Projet Pro Gérald Porro

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Parler de mon projet pro

Description brève du projet

L’infolab est un espace collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration de données. Dans le cadre de ce master, mon mémoire de recherche interroge sur l'infolab comme dispositif de médiation capable de démocratiser une culture critique de la donnée. Mon projet consiste en la création d'un plan d'action et de communication pour l'infolab académique d'IRAM, qui à ce jour est encore en phase de conception. Concrètement, il s'agira d'une part de lui créer une identité visuelle accompagnée des premiers supports de communication (illustrations, site web, print) et d'autre part de réfléchir aux modalités de médiation et d'animation qui lui seront inhérentes (outils méthodologiques, matériels, logiciels, intervenants..). Dans cette optique, j'ai réalisé mes deux stages au sein du learning lab IRAM en participant activement à la gestion de ce projet, et en accompagnant l'équipe en charge lors de divers événements liés à cette thématique. Ce stage m'aura donc servi à la fois de terrain de recherche théorique, de terreau d'accueil à mon projet.

Constats de départ

Des expériences vécues durant mon master, j'ai pu tirer certains constats : Le terme infolab est un « fourre-tout » qui traduit mal la diversité des structures, puisqu'il faut savoir que l’identité et la fonction d'un infolab varie énormément selon le public visé, son positionnement ou encore sa structure d'accueil, L'infolab représente le projet phare d'IRAM Lab, une des 4 composantes d'IRAM, la plateforme étant rattachée à l'école d'ingénieur télécom saint étienne qui fait partie de l'université Jean Monnet, L'infolab reste à ce jour un concept qui ne parle qu'à un cercle fermé d’initiés et de spécialistes dans le domaine, ce qui est un comble puisqu'à la base, il a été pensé pour s’adresser au grand public.

Enjeux

Avec l'expansion constante du numérique, on assiste chaque jour à la naissance de nouveaux métiers et l'infolab n'échappe pas à la règle. Derrière le terme « infolab manager » on retrouve un certain nombre de compétences qu'on pouvait déjà observer dans les métiers de médiateurs numériques, animateur multimédia ou chargé de développement/communication numérique. Proposer au sein d’une structure académique, d’autres manières de se former et de s’informer Préfigurer les caractéristiques d’un nouveau métier : infolab manager

Bête à cornes

Pour résumer en un schéma, je me suis servi d'un outil d'analyse fonctionnelle : la bête à cornes qui permet de mettre en lumière quelques grands points du projet : Tout d’abord à qui mon produit rend-il service ? IRAM, les étudiants concernés, et plus largement les différents acteurs universitaires, qui représentent donc les cibles principales de mon projet. Comment ? Comme expliqué brièvement en entrée mon projet consiste en la réalisation d'un plan de communication comprenant des réalisations multimédias ainsi qu’un plan d’action comprenant des formats de médiation, d’outillage & d’aménagement. Pourquoi, dans quel but ? Dynamiser le développement de l'infolab

Objectifs

Les principaux objectifs inhérents à mon projet sont les suivants : - De par sa position stratégique et géographique, IRAM bénéficie déjà d'un réseau d'acteurs susceptibles d'être intéressé par l'infolab. - Me jeter dans le grand bain et voir si je m'en sors Au vu de mon implication, ce projet n'est pas juste une note sur le bulletin, il se doit d'avoir une finalité pratique et concrète et de présenter une utilité pour la communauté infolab.

Objectifs personnels

Je me suis toujours intéressé de près ou de loin aux questions d'identité numérique et je me rends compte de l'importance de bien maîtriser ces questions de données numériques, puisqu'il s'agit du point de départ qu'il me faudra donc maîtriser avant de réfléchir à d'autres sujets.

Investissement personnel

Dans cette optique, j'ai récemment pris l'initiative de rejoindre la school of data, ou l'école des données, un projet de l'open knowledge foundation, qui est en fait une association qui milite pour que le citoyen puisse perçoive la donnée numérique comme un outil d'empowerment. J'ai eu la chance de participer à différentes journées de rencontre de la communauté infolab, d'envergure national : à la fondation Mozilla à Paris, ou plus récemment durant les interconnectés à Lyon. En parallèle, j'ai également assisté à des ateliers menés au sein de différents infolabs déjà existants. Je me suis également appliqué à mener une veille sur internet, des lectures qui ont nourri mon mémoire ; même s'il n'existe pas encore d'écrits à proprement parlé sur les dispositifs infolab, des auteurs spécialistes de l'open data tel que Simon Chignard aborde néanmoins un certain nombre de points en lien avec le sujet. Je visionne régulièrement des TED, conférences vidéos où interviennent des spécialistes qui traitent d'un sujet donné de façon romancée. J'ai assisté aux journées PACAP (pour Panoplie de CAPtation) à la cité du design, qui sont des séminaires où des spécialistes internationaux abordent la donnée sous différents angles (scientifiques, juridiques, esthétiques, sociaux, philosophiques).

Compétences convoquées

Pour mener à bien toutes ces missions, je serais essentiellement seul, donc je vais devoir me montrer multi-tâches. Parmi les compétences qu'il va me falloir convoquer, je peux citer la communication numérique, le webdesign et la programmation, la médiation, l'infographie et la gestion de projet.

Finalités

Faire de l'infolab d'IRAM le premier infolab académique de France, aussi bien sûr le plan chronologique qu'en terme de leadership.

Idéologiquement, il s'agira de résorber une certaine forme d'inégalité sociale vis à vis, en faisant de l'infolab un levier d'action contre la de la fracture numérique. On peut également faire le parallèle entre deux visions tirées de la littérature, le roman dystopique de George Orwell « Big Brother » qui dépeint une société basée sur la surveillance et le contrôle de masse en bafouant le respect à la vie privée. De l'autre côté, Howard Bloom et cette idée de cerveau global, sur laquelle je me suis attardé plus en détails l'an passé sur le projet de trame, où cette fois il s'agirait de vivre dans une société reposant sur l'intelligence collective, où tous les cerveaux des individus seraient reliés entre eux grâce aux systèmes informatiques afin de former un superorganisme, une forme d'intelligence collective.

Limites et difficultés

Tenir les délais. Faire au mieux avec un budget restreint. Rester réaliste vis à vis de la quantité des réalisations à produire.


Solutions de repli

IRAM à récemment subit une refonte de son site web hébergé sur wordpress, une solution serait de créer sur ce site une partie consacrée à l'infolab plutôt que de lui dédier tout un domaine, ce qui représenterait un temps considérable.

Points de vigileance

L'enjeu sera de me montrer suffisamment convainquant en défendant mes choix et mes idées au titre de « chef de projet », pour ne pas devenir un « simple exécutant ». Bien entendu, je resterais toutefois ouvert aux conseils et discussions émis par le reste de l'équipe.

Budget

Le total des frais de personnel représente en fait ma rémunération « fictive », ou plutôt ce a quoi correspond le temps que j'ai prévu d'investir dans ce projet. Il peut paraître important, mais il faut savoir que je me suis basé sur un smic horaire, et qu'à titre d'exemple, j'ai étudié des devis de graphistes freelance où la formule d'entrée de gamme tournait autour de 400€/jour. Concernant les frais de déplacement pour la série de portraits vidéos, j'ai déjà eu l'occasion d'en parler avec les membres de la FING qui ont proposé de couvrir intégralement ces frais, qui s'effectueraient principalement sur la moitié sud de la France

Analyse de l'existant

D'autres initiatives similaires de créer des infolabs au sein d'une structure académique émergent sur le reste de la France. Dans cette optique s'est formé un réseau d'infolabs académiques afin que chaque acteur puisse faire part de son expérience.

Identité visuelle

Au niveau des réalisations, quelques mots sur le logotype : j'ai souhaité jouer sur l'historique de saint étienne, son patrimoine, puisqu'il s'agira du premier infolab situé dans cette ville. La mine de charbon était un symbole de la révolution industrielle, au même titre que l'infolab pourra être considéré comme un élément emblématique dans la révolution numérique que nous vivons actuellement. Les plus bilingues d'entre vous auront peut-être lu le nom « data mine » (utilisation du possessif) et j’apprécie assez ce double sens puisqu'il s'agit en quelque sorte de se réapproprier la donnée. Pour la petite histoire, le design en low polygones tire ses origines de la modélisation 3D, et servait à faire des rendus animés en basse résolution. On a donc cette idée de révéler le médium, et de travailler un matériau brut pour aboutir ensuite à un rendu de qualité supérieure.

Boîte à outils

De par ma veille sur internet, j'ai créé un tableau collaboratif en ligne dans lequel je relève les différentes ressources susceptibles de servir à l'infolab académique. Il faut savoir que cet infolab se basera sur 4 moments où intervient la donnée : l'exploration, l'extraction, l'exploitation et la visualisation. Pour chacune de ces parties, j'ai pu identifier différents formats de médiation, à savoir la méthodologie, l'animation, le logiciel, les spécialistes, qui sont donc autant de ressources susceptibles d'être mobilisées.

Scénographie

Pour ma scénographie, j'envisage d'investir la salle une, deux et trois d'IRAM et de présenter les différentes facettes de mon projet sous la forme d'un parcours à partir de différentes techniques de datavisualisations physiques et numériques.