Openedition fatma
I. Intro
Open Edition : plateforme destinée au tirage illimité en ligne.
L'édition repose sur l'économie de la rareté : la rareté du bien fait qu'il est très demandé et, en contre partie, peu disponible sur le marché. Il en acquière donc une valeur inestimable.
La différence par rapport au numérique est que, dans un format numérique, le propriétaire ne se dépossède pas de son bien, et peut le partager à l'infini.
L'économie de l'attention : il est, dans le cas du numérique, difficile à l'ouvrage/bien d'attirer l'attention du lecteur/consommateur. La crise de la presse écrite en est un exemple d'actualité. La mise en place d'un abonnement à un journal web ferait que les consultations en ligne diminueraient sensiblement.
Certaines exceptions existent, comme Mediapart, en ayant adopté le modèle de la rareté, et imposé l'abonnement dès le départ. La plupart des grands titres ont opté aujourdh'ui pour un modèle hybdride ; laissant les articles ordinaires ouverts au public, et conditionnant la consultation d'autres par un abonnement, en mettant suffisamment de texte en libre consultation afin d'"allécher" le lecteur.
Le modèle Freemium et Shareware :
Le modèle de services freemuim est en opposition au statut de premium, le service est disponible gratuitement en version complète aux utilisateurs, parallèlement avec les comptes premium, afin d'augmenter automatiquement les souscriptions aux services premium.
La stratégie adoptée par le NYT consiste à faire le compte des consultations en ligne de ses lecteurs, et à faire rémunérer les lecteurs à partir d'un certain nombre de consultations.
Metadonnées : des informations concernant les données traitées
la plateforme Open Edition adopte un modèle économique Business to business (en contraste, on a le Business to consumer, comme celui du NYT) : en proposant ses services aux bibliothèques universitaires, par exemple.
La connaissance est censée etre un bien "non rival", contrairement à la réalité où les ouvrages conmprenant cette meme connaissance sont de purs biens rivaux.
II. L'édition nativement numérique
Le Gutenberg Project (gutenberg.org) est un projet des plus anciens de plateforme d'édition en ligne, datant de 1971. Le père Roberto Busa, en 1949, a créé l'index thomisticus, avec l'aide d'IBM, toujours existant d'ailleurs. Les deux plateformes reposent sur la numérisation des ouvrages et leur mise en ligne, à l'instar de Gallica.
Afin de limiter les dégats causé par la numérisation de basse qualité ou du à l'endommagement des ouvrages numérisés, l'outil de reconnaissance optique de caractère ou ROC est utilisé notamment dans la reconstitution de symboles et lettres endommagées du texte traité, avant sa mise en ligne.
Le souci du multiformat/multisupport des ouvrages est les occasionnelles rupture de charge dans le workflow ; le fait de changer d'outil de "transfert" du bien à chaque étape est conséquent en matière de cout. Afin de limiter ces ruptures, dans l'édition, on traite le texte/bien dans un format XML, répondant à chaque modification à partir du fichier source, ce qui permet de diffuser les modifications aux autres déclinaisons du texte présents sous des formats différents : c'est le principe du Single Source Publishing ou SSP.
III. Edition nativement en ligne :
Elle fait cohabiter les trois ages, et généralement est une édition collaborative (comme Wikipédia). Elle est commentable, et comprends la possibilité du rétrolien. Ce dernier a été créé par les blogs. On peut citer un article A à travers les commentaires sur un blog B, ainsi, l'article A reçoit une notification de citation/un PING dans ses commentaires.