Open édition prises de notes Audrey
Marin Dacos Texte en italique- directeur du centre pour l'édition électronique ouverte. Parcours à la croisée de trois discipline : informatique - sciences humaines - édition Présentation d'un point de vue professionnel d'open edition. marque déposée (anciennement IBM) = idée tirage illimité (on fait autant de tirage que nécessaire grâce au numérique) Il s'agit d'un nouveau paradigme.
Paradigme historique de l'édition/presse : celui de la rareté. Le bien est rare, plusieurs personnes en concurrence pour l'avoir, en jouir, le posséder. Le bien que je perds est un bien rival (je le donne je le perds) Grâce au numérique, la rareté n'est plus de mise, nous entrons dans une autre économie, celle de l'attention. C'est l'attention du public qui devient rare du fait de la profusion de documents disponibles sur Internet. (quand je donne le bien je ne m'en dépossède pas, biens non rivaux) Chance historique.
Modèle du péage pour reproduire artificiellement de la rareté choisi par certaines presses. Ne fonctionne pas, réduit le lectorat. Obligation d'inventer de nouveaux modèles économiques. Exception Médiapart (mais pour le moment seulement !), ils sortent des affaires, font du buzz et donc créent de la rareté et des abonnements. Modèles économiques hybrides choisis par Libé, le Figaro... : accès abonnés pour une partie du contenu et une autre partie en accès ouvert. Mais revenu insuffisant pour faire vivre de tels grands groupes de presse.
Modèle freemium : je peux jouer et gagner sur un jeu en ligne par exemple Ex : Dropbox. Toutes les fonctionnalités dispo gratuitement avec 2 Gigas , mais donc espace limité. Pari qu'entre 5 et 8% pourraient passer potentiellement au modèle premium. Skype au départ était freemium (dès que plus de 2 utilisateurs en visioconf, passer en payant)
Interêt initial : faire que les lecteurs nous lisent; Ensuite, passer au freemium. Mais comment ? le cookie du New York Times qui comptabilise le nombre d'articles lus et bloque l'accès aux internautes au bout d'un certain nb de lecture gratuites en ligne. Mais très faiblement coercitif. B2C (il suffit qu'on change de session pour avoir un accès de nouveau) Le coût de transaction = le coût matériel, le temps que je passe à faire une transaction avec qqun.
Ici, on s'adresse aux bibliothèque universitaires. B2B. Cible : usage non intensif. On ne vend pas de contenu normalement. Ce qui sera payant c'est des fichiers pdf et EPUb (formats spécifiques). cible : le chercheur qui a une immense bibliothèque et veut avoir la même chose sur son disque dur.
4 plateformes : revues.org, calenda, hypothèses (carnet de recherches, blogs de chercheurs), OpenEdition Books
Histoire de l'édition : Wikipédia (années 2000) modèle le plus achevé d'édition éléctronique 1971 : projet Gutemberg. un étudiant à qui on prête un ordinateur et qui tape la déclaration d'indépendance des USA en ASCII . Ce projet existe toujours. 1949 : père Roberto Busa (ecclésiastique italien) qui s'associe avec IBM. Fait des études sur Saint Thomas d'Aquin et fait un Index Thomisticus (30 ans, 56 volumes édités)
trois temps qui cohabitent dans l'édition numérique : temps 1 = numérisation (ex : projet Gallica de la BNF ou Google Books) text mining ou fouille de texte = on essaie de sortir du texte des informations, possible qu'après avoir numérisé le texte. Google fouille des textes par exemple. Le plus connu en fouille de texte c'est Google Ngram grâce à de la ROC (reconnaissance optique de caractère, en anglais OCR). Ensuite il propose de chercher la fréquence d'un terme. mais on ignore ce que contient le corpus. OpenEdition Lab : création de l'outil Bilbo. On lui dit comment on comprend une référence et on lui fournit 3000 références de départ qui servent d'apprentissage. 400 000 docs Persee.fr et Jstor.org temps 2 : édition nativement numérique. . Milieu des années 1980. Elle utilise les éditions numériques dès le début. Passe par la PAO. What you see is what you get (WYSIWYG) permet de voir le rendu graphique immédiatement ce qui n'était pas le cas auparavant (il fallait coder les termes en gras...) le code est indispensable si l'on ne veut pas se faire maîtriser par lui (données cachées sous word par exemple qui gonflent le volume du fichier) sorte de palimpseste, attention, on peut donc parfois revenir sur les versions effacées et retrouver le texte que nous avions choisi de gommer. cf support Dominique ROUX : en devenant numérique, l'édition n'est plus mono support. Avec le multisupport, intervient le pbm des ruptures de charge dans le workflow (= circuit de traitement, de l'auteur au livre final. ) On essaie de réduire ces ruptures de charge (notamment dans les transports) meta données = données sur les données (sur un livre = titre, auteur, nb de pages...) le procédé habituel des éditeurs est le FDCTT (faire et défaire c'est toujours travailler) ici, procès du SSP = single source publishing. Graal encore peu atteint aujourd'hui. Système d'informations pensé par un architecte des systèmes d'info. Tout est lié, pas de rupture de charge; un format pivot sur lequel je peux faire les modifs successives et qui peut produire la modifs sur tous les supports dont j'ai besoin.
Les formats pivots sont très souvent en XML, centré sur le fond, la structure, au lieu du PAO (utilisé habituellement), centré sur l'apparence
temps 3 : édition nativement en ligne ex : wikipedia caractéristiques = elle s'appuie sur le nb d’utilisateurs et de producteurs, elle est commentable retro-lien = inventé par les blogs. les "ping" signalant qu'un blog en cite un autre Définition : qu'est-ce qu'un RÉTROLIEN ? Une définition d'un rétrolien également appelé backlink ou trackback ou lien inverse : http://dicoblog.canalblog.com/archives/2008/11/17/11399790.html "Je pourrais vous dire que le rétrolien est un système de liens semi-automatisé entre deux ou plusieurs blogs, permettant à l'auteur et au lecteur d'un message de savoir quel autre blog a créé un lien vers ledit message. Les rétroliens ne sont pas utilisés par les blogueurs, qui savent de toute façon quels sont les liens qui pointent vers leurs messages par leurs statistiques ou par l'intérmédiaire de sites tels que Technorati..."