Note d'intention Audrey

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Note d’intention

Audrey Paillard – Master 1 In.Co.Nu

1. Titres et sous titres

Numérique et nouvelles pratiques pédagogiques : inventer l’école de demain. - En quoi le numérique a-t-il bouleversé le rapport enseignant/apprenant ? - Quel peut-être le rôle de l’enseignant dès lors qu’il est en concurrence avec Internet et le savoir à portée de clic ? - Quelles nouvelles pratiques pédagogiques peuvent permettre de concilier nouvelles technologies et apprentissage efficace ?


2. Préambule

L'expl'Orateur (portrait que j’ai rédigé de Baptiste Ginter) Quelle accroche choisir pour présenter Baptiste Ginter ? Quel angle privilégier ? Une date peut-être ? Septembre 2014 - une nouvelle aventure commence pour Baptiste qui pose ses valises parisiennes sur le sol stéphanois. Une aventure disais-je ? Une exploration anthropologique pourrait-on dire plutôt tant cet humaniste curieux des autres s'attache à découvrir, comprendre, questionner. Tel un journaliste, dont il étudie les techniques en Licence, il sait user des talents de communicant acquis lors de son parcours pour aller vers l'autre, créer du lien, du sens. Exit le bon vieux dictaphone et l'appareil argentique, Baptiste surfe à présent sur les technologies numériques, ce gars connaît son affaire et suit les vents favorables. Son audience ? Large, lorsque Baptiste s'exprime, on écoute, il fait partie de ceux dont la voix grave et le sourire emportent l'adhésion. Rien à caviarder dans son parcours, pas même cette première année en fac de droit, toute expérience permet d'éclairer la trajectoire. Un scoop peut-être ? Non, un secret plutôt, car mes sources sont de premier plan, j'évoquerai ses infidélités au fleuve parisien qui l'amène à longer les bords du Rhône ou de la Saône lorsque le manque se fait trop fort, toujours prêt à lever l'ancre.


De la craie au TBI (mon portrait, écrit par Baptiste Ginter) Quelle pression …. Brosser le portrait d’une personne ce n’est déjà pas facile mais alors quand il s’agit d’une prof de lettre je peux vous assurer qu’il y a de quoi se casser les dents. Petites précautions pour l’oral pour éviter de froisser Madame Paillard : je pose ma voix, je fais attention aux liaisons, et je respecte la ponctuation…. 1979 est une année sombre en France l’affaire des diamants de Bokassa éclate, le gangster Mesrine est abattu, outre-manche Thatcher prend le pouvoir … Certes de nombreux évènements glauques, mais une note positive. Audrey naît ! Cette gamine se passionne dès son plus jeune âge, pour la littérature c’est ce qui la mène de façon assez naturelle vers des études de Lettres dans un premier temps à l’université de Saint-Etienne où elle obtient une licence. Par la suite elle effectue une virée dans la capitale des gaules pour préparer une maîtrise qui lui permet de se spécialiser en littérature médiévale. Dans la foulée elle obtient son CAPES de Lettres Modernes. La jeune fonctionnaire débute en faisant des remplacements à cheval entre le Rhône et la Loire dans des établissements secondaires. Jusqu’au jour où elle est titularisée dans un collège Couramiaud, dans lequel elle restera six années. Malgré la routine et les difficultés elle tient bon. C’est un projet mené par la cité du design ayant pour thématique « l’innovation à l’école par le design qui produit en elle un déclic. Elle décide de s’engager dans une nouvelle aventure et de reprendre ses études. Quelques temps plus tard une lettre arrive, celle-ci lui annonce son acceptation à l’IRAM. Audrey décide de franchir le pas. La voici qui va passer de la posture de prof à celle élève. Pour elle c’est un saut dans l’inconnu car le numérique n’était jusqu’à présent pas sa tasse de thé, mais les défis ça ne lui fait pas peur. Audrey c’est comme un chat, elle a plusieurs vies, de plus elle brise en mille morceaux l’image du fonctionnaire plan-plan qui se complait dans son train-train quotidien. Après cette formation peut être qu’elle reviendra prof, mais attention New génération, ou peut-être qu’elle changera totalement de voie ? Pourquoi pas dans le design me confie-t-elle...

Ce portrait qu’a fait Baptiste de moi en septembre 2015 est révélateur pour deux raisons distinctes : on peut y voir l’incertitude, réelle, qui était la mienne sur l’issue de cette reprise d’études engagée comme un saut dans l’inconnu/In.Co.Nu, mais Baptiste a su rendre aussi mon envie de changement, d’actions. Je n’aime pas rester en zone de confort très longtemps, j’aime la prise de risques. Je ne suis pas tout à fait d’accord avec sa remarque sur le fait que le numérique ne soit pas « ma tasse de thé », au contraire, je voulais justement me former, apprendre comment mieux utiliser cette technologie indispensable aujourd’hui professionnellement mais aussi personnellement.

Lorsque j’ai pris la décision de reprendre mes études grâce à un congé formation, j’avais mille envies et la crainte de ne pas faire un choix judicieux : Histoire de l’art ? Psycho ? Info Com ? Préparation à l’IRA ou au concours de chef d’établissement… ? De nature très curieuse, j’ai parfois eu la sensation que cet aspect de ma personnalité pouvait me desservir car je suis sans cesse happée par de nouvelles découvertes, au détour d’une lecture, d’un reportage, d’une exposition, d’une rencontre qui me poussent à m’intéresser à d’autres domaines que le mien et de fait, je reconnais « papillonner » sans prendre réellement le temps d’inscrire dans la durée mes investigations ; ce qui provoque ensuite chez moi un goût d’inachevé. Pourtant, je me suis construite autour d’un centre de gravité, la littérature, qui fait partie de ma vie depuis l’apprentissage de la lecture. C’est à travers elle, grâce à elle que j’ai trouvé ce qui, je le croyais, était une vocation solide : enseigner le français, partager l’amour des mots, faire découvrir les classiques. Aux premières années qui m’ont vue alterner des moments d’exaltation intense mais aussi de désenchantement, évoqués dans le portrait, se sont succédées des phases de doute sur ma place de professeur, d’ennui parfois puis de colère devant les incohérences, les lourdeurs, l’immobilisme aussi de cette institution. Ce choix d’intégrer le Master 1 s’explique par le besoin de prendre du recul pour mieux analyser le malaise que je ressens dans mon métier et m’investir totalement, enfin, dans un champ disciplinaire autre. Après cette première année de Master, j’ignore comment je pourrai poursuivre en Master 2 (du fait de mon obligation de retourner enseigner au moins trois ans) ce qui pourtant est mon souhait. Si tel était le cas, alors j’aimerais ensuite me lancer dans une thèse sur le rapport entre le numérique et l’école, ce que cette technologie a profondément bouleversé dans le rapport enseignant/élève notamment. J’aimerais travailler sur l’innovation pédagogique et/ou sur la formation des enseignants qui, à l’heure actuelle, n’est plus du tout adaptée et totalement insuffisante. Ces quatre mois de formation, pour courts qu’ils puissent paraître de l’extérieur, m’ont apporté tellement que je sais aujourd’hui ne pas m’être trompée dans mon choix. Je suis convaincue qu’il me faut continuer dans cette voie, même si cela ne peut se faire qu’au prix de certains sacrifices.

3. Le stage

Je n’ai pris conscience que tardivement (à savoir le jour de la rentrée) que ma formation à l’IRAM imposait un stage de trois mois dès février. J’avoue avoir été relativement paniquée à l’idée de devoir démarcher rapidement pour obtenir un stage. D’abord parce que cela ne me laissait que peu de temps pour définir exactement vers quoi me tourner, je ne voulais surtout pas me tromper, ensuite certainement parce que l’on m’a ressassé, depuis deux ans, qu’un enseignant du secondaire n’intéressait personne dans le privé : trop spécialisé, souffrant d’une réputation peu flatteuse et peu rompu aux problématiques économiques. Qui voudrait de l’étudiante/prof que j’étais ?

J’ai choisi, au départ, de me tourner vers la Cité du Design. En effet, c’est une expérimentation menée dans mon établissement il y a un an, en partenariat avec la Cité, qui a fini de me convaincre de demander un congé formation pour entrer en Master In.Co.Nu. J’ai développé depuis de nombreuses années un intérêt tout particulier pour tout ce qui touche au design, particulièrement le design industriel et graphique. Lorsque j’ai appris l’implantation de La Cité du Design à Saint Etienne, j’ai eu très vite envie de trouver comment travailler avec eux mais mon champ de compétence me paraissait trop limité pour les intéresser. De fait, lorsque l’opportunité s’est présentée, je n’ai pas hésité un instant. Le projet sur lequel j’ai pu m’impliquer lorsque j’enseignais encore concernait l’innovation à l’Ecole par le design. Suite à mes échanges avec leur équipe durant le projet et particulièrement suite à la présentation que j’ai faite lors du colloque « Le design, levier d’innovation dans l’école ? », j’ai senti combien ce lien école/design était porteur de sens et vecteur d’innovations réelles. Ainsi, lorsque j’ai appris que ma formation en Master 1 passait notamment par un stage de trois mois, je me suis immédiatement tournée vers Caroline d’Auria-Goux, Chargée de l’expérimentation au Pôle recherche de la Cité du design, afin de savoir s’il m’était possible de faire mon stage dans leurs services. Lors de l’entretien que nous avons eu, début octobre, elle m’a indiqué qu’une équipe travaillait activement sur la parution de « L’Etat de l’art » recensant les innovations à l’école qu’ils avaient commandé pour l’expérimentation à laquelle j’avais participé. J’avais bien entendu consulté, en partie, cet imposant ouvrage et je semblais toute désignée d’après elle pour participer à ce projet. En effet, d’un ouvrage de sept cent pages, il fallait opérer un tri pertinent pour le réduire au quart de son volume, proposer une réécriture du contenu, une sélection des images, aider au travail d’introduction du propos et recueillir les retours d’expériences des participants.

Je pensais donc mon stage trouvé et, enthousiaste, j’ai exposé la situation à Loïc Etiembre. Mon optimisme ne fut pas clairement communicatif et sa moue désapprobatrice me fit réaliser dans l’instant que mon projet ne lui semblait pas le plus opportun. Ses réticences tenaient au fait qu’il craignait que je sois « utilisée » : le stage ainsi présenté ne lui paraissait pas m’offrir réellement de quoi me nourrir, progresser, réfléchir. Selon lui, je les aidais eux, mais que m’apportaient-ils ? C’est alors qu’il m’a parlé d’un contact qu’il avait avec le directeur de l’EM Lyon, Monsieur Thierry Picq. Sans autre précisions, il m’a donné ses coordonnées en me conseillant vivement de prendre contact rapidement car Monsieur Picq lui avait fait parvenir une demande de stagiaire pour intégrer l’une de ses équipes. Je reconnais avoir été tout d’abord décontenancée de l’accueil réservé au stage que j’avais trouvé. Il m’a fallu un peu de temps pour mieux saisir ce que Monsieur Etiembre avait voulu me faire comprendre. Je n’avais pas vu plus loin que le bout de mon nez, ou plutôt que mon envie réelle d’intégrer la Cité, même si ce ne devait être pour moi qu’une parenthèse, une bulle qui ne me mènerait nulle part. Mauvais calcul.

Retour à la case départ, donc. Ce stage, il me faut l’investir différemment, le considérer comme une opportunité pour amorcer le virage, questionner ce que je peux en retirer comme expérience exploitable, ne pas perdre une chance de sortir du carcan Education Nationale qui me pèse tant. Reprenons : Thierry Picq. Directeur académique de L’EM Lyon Business School. D’après ce que j’en apprends sur Internet, il s’agit d’une grande école supérieure de commerce et de gestion créée en 1872 à Lyon. L’EM Lyon ce sont surtout des chiffres : un campus principal à Écully, à 20 minutes du centre-ville de Lyon, qui s’étend sur une surface de 6 hectares et dispose de 30 000 m² de locaux ; 2 800 étudiants dont 40 % d’étudiants étrangers ; 105 enseignants-chercheurs (dont 50 % de nationalité étrangère), 72 professeurs visitants et invités étrangers et plus de 500 intervenants extérieurs (professeurs, consultants ou responsables d’entreprise) qui forment l'équipe pédagogique de l'École ; des frais de scolarité qui se situent autour de 14 000 euros. Cela me paraît bien loin de mon univers.

J’adresse un mail à Monsieur Picq, nous convenons d’un rendez-vous téléphonique au cours duquel il m’explique être à la recherche d’un étudiant IRAM plutôt doué en montage vidéo pour collaborer à des MOOC. Je ne corresponds pas du tout au profil recherché, soyons lucide, je le lui fais remarquer, mes compétences sur Première Pro étant très limitées. Il entend mes réticences mais souhaite malgré tout en savoir davantage sur mon parcours et mes motivations, notamment concernant ma reprise d’études à l’IRAM. Notre conversation autour de la révolution numérique et de la nécessaire adaptation de l’Ecole et des filières post-bac l’amène à me proposer de me prendre en stage bien que je ne sois pas une personne ressource sur les logiciels de montage vidéo. Il m’affirme que son équipe « innovante » correspond exactement à ce que je recherche et que nous saurons fixer ensemble des objectifs intéressants et porteurs pour nous deux.

C’est ainsi que j’ai rencontré en octobre, dans les locaux de l’EM, Monsieur Daniel Evans, Chief Innovation Officer. Il est le responsable d’INDIGO, une équipe de cinq personnes expertes en multimédias, design, communications et logistique qui travaillent à plein temps sur l’innovation pédagogique et technique. Afin d’être compétitif et surtout attractif sur ce marché des études supérieures de Management, l’EM Lyon propose d’autres manières d’apprendre, notamment grâce à son « learninglab », c’est-à-dire un centre d’expérimentation des nouvelles pratiques pédagogiques au regard notamment des nouvelles technologies, ou bien par la production de MOOC (leur MOOC « effectuation » permet d’apprendre en cinq semaines les grandes lignes de l’entreprenariat - en 2014, 10.000 personnes ont participé à ce cours en ligne qui est également certifiant). L’EM doit rester à la pointe de l’innovation, proposer des parcours, des projets, des pédagogies qui permettent de se différencier et d’attirer de nouveaux étudiants. Cette pression économique majeure entraine ainsi une politique d’exigence qualitative des enseignements proposés.

La rencontre avec Daniel Evans finit de me convaincre totalement qu’il s’agit bien là d’une réelle opportunité à ne pas laisser passer. Son discours, les objectifs que son équipe poursuit, les modalités de mise en œuvre : je trouve ce que je suis venue chercher. Je sens une volonté sincère de valoriser les enseignants, leurs succès et de les accompagner dans cette révolution numérique, pas de les brusquer. L’équipe se montre visiblement disponible, à l’écoute des interrogations et travaille à leurs côtés pour les aider à identifier les problèmes, trouver comment les résoudre et leur permettre de mettre en scène leurs idées. Participent de cet engagement les choix budgétaires, l’investissement du personnel, la conviction partagée que cette révolution numérique est davantage un atout qu’un handicap à prendre à compte. Les freins que j’ai identifiés au sein de l’Education Nationale, à mon niveau, n’ont pas le même impact dans ce type d’établissement supérieur. Trois MOOC sont en cours d’élaboration, il semblerait que je sois pressentie pour travailler sur ces projets, mais toutes les idées que Monsieur Evans me présente par ailleurs me tentent aussi, que ce soit le lancement d’une activité d’e-portefeuilles, de Big-Data, d’évaluation à distance et j’en passe. A l’heure actuelle, nous n’avons pas encore défini précisément les tâches qui me seront dévolues mais je suis sans crainte aucune sur ce que ce stage va m’apporter comme expérience. Un stage dans une équipe motivée, bienveillante et entièrement dédiée à l’innovation pédagogique, que demander de plus ? Je vais me trouver au cœur de mon sujet de réflexion, pouvoir mesurer ce qui fonctionne, pourquoi ? Comment ? Echanger avec des spécialistes de ce type de problématique, m’enrichir de leurs anecdotes, de leurs expérimentations qui pourront éclairer mon travail. Mon mémoire, orienté sur les innovations pédagogiques en lien avec le numérique, pourra j’en suis sûre grandement s’appuyer, s’enrichir des différentes pratiques innovantes que je vais être amenée à observer. Participer de l’intérieur aux réflexions, questionnements, tâtonnements qui conduisent à proposer de nouveaux parcours pédagogiques correspond totalement à ce qui me motive et ce sur quoi je veux pousser mes recherches.

4. Le projet professionnel

Je crois profondément en l’Ecole publique et laïque, au rôle indispensable joué par les enseignants pour former des esprits instruits et critiques, pour aider à la construction personnelle des futurs citoyens, pour favoriser dès le plus jeune âge le vivre-ensemble. Voilà ce qui m’a, notamment, poussée à suivre la voie de l’enseignement. Pourtant, je ne pense pas que les modalités de mises en œuvre telles qu’elles sont préconisées actuellement soient les plus pertinentes ni les plus efficientes, loin s’en faut. De refonte des programmes en réformes, les choix opérés le sont parfois en dépit du bon sens, obéissant avant tout semble-t-il à des logiques d’économies de personnels et de moyens. Les résultats du programme PISA pointent les faiblesses de nos méthodes et du degré d’acquisition des compétences fondamentales de nos élèves qui laissent de plus en plus d’entre eux en marge du système scolaire. Les pays qui ont choisi de faire de leur système scolaire une priorité nous donnent des pistes dont nous pourrions nous inspirer concrètement à défaut de les citer seulement, tout comme il serait judicieux d’ouvrir nos pratiques plus largement aux réussites des écoles dites « alternatives » orientées vers les pédagogies inspirées des méthodes Montessori, Freinet ou Steiner par exemple. Et que dire de tous ces jeunes que le système conservent dans la voie générale jusqu’à 16 ans, parfois contre leur volonté, sans qu’il ait été possible de les aider dans les apprentissages ? Il me semble que la révolution numérique peut favoriser un élargissement des pratiques, une mise à plat de ce qui ne fonctionne pas comme des voies à explorer et permettre une « révolution pédagogique ». Comment ? Par l’obligation que le numérique entraine de repenser la place de l’enseignant au plus près des élèves, au sein d’interactions plus individuelles ou en petits groupes, de phases de mises en pratiques, d’explicitations des points d’achoppement plutôt que d’apprentissage des théories qui pourront être déléguées aux moyens technologiques à disposition notamment.

Voilà donc ce qui constitue le terreau de mon projet professionnel à l’heure actuelle : je souhaite réfléchir à la façon dont le numérique peut être vecteur de réussite dans les apprentissages et plus largement participer d’une refonte des pédagogies que je nommerai « à sens unique ». J’aimerais que mes recherches puissent m’amener par exemple à proposer des outils, des orientations, un accompagnement des enseignants pour qu’ils n’aient plus peur de se tourner vers le numérique. Voilà un des axes qui m’intéresse : la formation et l’accompagnement des enseignants du primaire et secondaire prioritairement. La formation des enseignants, en France, est problématique, peu adaptée et surtout, très insuffisante de l’aveu même des jeunes titulaires. Il peut donc s’agir d’une entrée pertinente pour mes recherches. Mais l’innovation pédagogique est un vaste terrain de réflexion, de jeu intellectuel pourrais-je dire, et, s’il paraît d’emblée fondamental de se fixer une ligne directrice afin de ne pas se perdre totalement dans les ramifications très nombreuses qu’elle engendre, je ne suis pas suffisamment avancée dans ma réflexion pour repousser d’autres pistes. Ainsi, la société dans laquelle nous vivons désormais voit naître des bouleversements tels que j’aimerais aussi, pourquoi pas, réfléchir aux grands enjeux auxquels l’Ecole va devoir faire face dans les années à venir, penser l’Ecole de demain dans sa globalité, pas seulement le renouvellement de ses méthodes d’apprentissages. Quels sont les besoins, les attentes en terme de formation, de compétences, de valorisation des expériences auxquelles l’école de la république doit/devra répondre dans notre société actuelle et à venir ? Quelles nouvelles disciplines pourraient, pourquoi pas, s’inscrire dans le cursus obligatoire ? Quelles adaptations envisager concernant le présentiel ? Au fil de mes premières lectures est apparu enfin la question de la motivation des apprenants, moteur indispensable pour que le processus d’apprentissage fonctionne. Comment déclencher cette motivation, quels en sont les ressorts ? Cette dernière piste, passionnante, pourrait aussi constituer une entrée pour mes recherches.

J’ignore encore de quelle façon mes recherches pourraient être porteuses de sens et exploitables par mon Institution ni ce vers quoi peut m’emmener un tel chemin : devenir un personnel ressource, quitter l’Education Nationale et me rapprocher de cabinet de consulting ou bien rester dans le système pour mieux l’analyser de l’intérieur ? Mon envie de me lancer dans des travaux de recherches, que j’aimerais poursuivre lors d’une thèse, m’éloigne a priori de l’enseignement dans le secondaire. Je n’ai pas encore pris le temps de regarder vers quels types de postes je pourrais m’orienter à terme, j’ignore d’ailleurs si de tels postes existent. Ainsi que je l’ai écrit au début de cette note d’intention, ce congé de formation en Master 1 se révèle être pour moi, à tous égards, une plongée dans l’In.Co.Nu.

5. Le mémoire de recherche

a. Aux origines du choix de mon sujet Pour reprendre ce que j’ai expliqué à la suite de mon portrait, après plus de dix ans passés dans l'enseignement secondaire, j’ai commencé à ressentir une lassitude grandissante que j’ai longtemps refusé de reconnaître, persuadée que ma vocation était inébranlable et que mon rôle auprès des élèves avait du sens. Pourtant, comment ne pas constater chaque jour le fossé grandissant qui s’est creusé entre l'école et les élèves, par manque de réactivité face aux enjeux du numérique, de l'actualité, de par la particularité même des nouvelles générations devant lesquelles nous enseignons, habituées à zapper, à consommer. L'école ne me paraît plus remplir suffisamment les fonctions pour lesquelles je me suis engagée, elle n’est aujourd'hui que trop rarement un lieu d’émulation positive, de bienveillance, d’adaptation des pédagogies aux différents publics. Le décalage est trop important entre le fonctionnement de cette Institution et les attentes, les besoins des élèves. Comme l’écrit le philosophe Michel Serres dans Petite Poucette, nos élèves actuels et à venir ne lisent ni ne désirent "ouïr l'écrire dit" car "ce savoir annoncé, tout le monde l'a déjà. En entier. A disposition. Sous la main. [...] Nul n'a plus besoin des porte-voix d'antan, sauf si l'un, original et rare, invente". Il faut donc inventer des "espaces de circulation" dans lesquels on permettrait l' "oralité diffuse, [les] mouvements libres, [la] fin des classes classifiées". Je fais partie de ces enseignants qui croient au renouvellement, à la pédagogie de projets, à l’indispensable place du numérique dans les pratiques, à la remise en cause du statut du professeur assis derrière son bureau à « réciter » son cours. Or, à l’heure actuelle, l’Education Nationale brille par son incapacité à former, aider, accompagner ses enseignants à la bascule numérique. Il en résulte un raidissement, pour ne pas dire un franc rejet, de ce qui touche aux innovations pédagogiques en rapport avec le numérique pour tout un pan du corps des enseignants qu’on laisse se débrouiller seuls entre directives ministérielles/ rectorales, programmes interminables et public qui désinvestit l’école. On attend que de bonnes idées surgissent des pratiques de certaines équipes très investies pour envisager les étendre sur un plus large territoire, on propose certaines formations mais qui ne touchent que les enseignants qui font déjà preuve d’une certaine appétence pour ces questions. Mais qu’en est-il de tous les autres enseignants ? Oui, le changement effraie, il n’est pas évident de devoir céder ses prérogatives, repenser son rôle et ses fonctions, envisager reprendre la quasi-totalité de ses cours, laisser de côté des méthodes dépassées. Il faut accompagner les enseignants, écouter les élèves, analyser les besoins qui leur sont propres dans la société actuelle et repenser la liaison enseignant – apprentissage – élève. C’est de ce constat que je suis partie pour décider de l’orientation de mes recherches.

b. Récit d’une expérience en lien avec mon sujet. Je n’ai pas, à proprement parler, vécu d’expériences reliant innovations pédagogiques et numérique spécifiquement. En effet, faire utiliser ponctuellement des tablettes aux élèves durant les cours, les faire travailler sur des batteries d’exercices en ligne ou encore leur demander des recherches sur Internet ne constitue pas, à mon sens, une innovation au sens où je l’entends. Néanmoins, j’ai enseigné les six dernières années dans un collège qui s’est lancé sur de nombreux projets innovants sous l’impulsion conjointe d’une équipe enseignante très dynamique et d’une principale adjointe force de propositions. Deux d’entre eux m’ont permis d’engager des pistes de réflexion. J’ai ainsi fait l’expérience des « semaines interdisciplinaires » dont je vais décrire brièvement le fonctionnement. Ces semaines, au nombre de deux au cours d’une année scolaire, renversent totalement les emplois du temps, les classes et les disciplines fixés. L’équipe éducative choisit un intitulé (par exemple « Mens sana in corpore sano » ou bien « Lumières ») et chacun doit proposer un atelier, seul ou à plusieurs (avec des intervenants extérieurs, d’autres enseignants, des agents de vie scolaire…) sur le thème. L’idée générale est de sortir de sa matière, s’aventurer sur des sujets différents, parfois très éloignés de nos champs disciplinaires. Ensuite, une semaine de cours se trouve « banalisée » et les élèves sont regroupés arbitrairement en équipe de 8 (deux élèves de chaque niveau et de classes différentes). Ils doivent sélectionner ensemble, sur le catalogue préalablement constitué, les ateliers qui vont composer leur parcours de découvertes de la semaine. Chaque équipe se choisit un nom ainsi qu’un projet final à présenter au jury, projet qui doit être nourri des différents ateliers suivis. Les élèves élaborent par ailleurs un journal de bord individuel de leur semaine et sont tenus de travailler ensemble au sein de leur équipe, de se répartir des rôles, de faire preuve de créativité. Les présentations de fin de semaine sont évaluées selon une grille de compétences uniquement, aucune note n’étant autorisé durant ces semaines-là. Cette expérience de pédagogie de projets, à laquelle j’ai participé à quatre reprises, m’a permis d’identifier certaines dynamiques qu’il me semble intéressant de creuser. Pour n’en citer que quelques-unes, je dirais que j’ai pu constater les bénéficies de ces temps de « cassure » du rythme scolaire très calibré ; les groupes favorisent une cohésion au sein des élèves de l’établissement ; les ateliers font appel à d’autres compétences que celles purement disciplinaires et permettent une valorisation de certaines capacités des élèves que notre système met de côté ; la réalisation d’un projet dans sa globalité et sur une semaine, est motivante et fait prendre conscience aux élèves des liens évidents qu’ils peuvent tisser entre les disciplines…

Comme l’indique Baptiste dans mon portrait, j’ai eu la chance par ailleurs de pouvoir m’investir, entre 2014 et 2015, dans un projet qui m’a semblé réellement innovant. C’est donc cette expérience que j’ai choisie de décrire plus en détails ici. Ce projet, intitulé « Innover dans l’école par le design », en partenariat avec la Cité du Design se fixait pour objectif d’imaginer, concevoir et définir de nouvelles formes scolaires, proposer un parcours d'élève plus efficace et adapté, propice à la réussite de tous. Comment ? En transposant au sein de l'école des techniques issues du design. Mon établissement (le collège Jean Rostand à Saint Chamond) a ainsi accueilli en résidence une équipe pluridisciplinaire (designers, architecte, anthropologue) qui avait pour mission de nous aider à représenter différemment et concrètement une nouvelle forme d'école à partir d'une analyse proche de ceux qui la vivent. Ce projet m'a tout de suite interpellée car l'interdisciplinarité est pour moi un élément clé. Il paraît de plus en plus évident que les différents champs de connaissances ont beaucoup à s'apporter les uns aux autres afin d’imaginer de nouvelles méthodes.

Ce projet s’est décomposé en trois phases. La première phase, dite de résidence, devait permettre un constat général, établir un état des lieux. L'équipe a mené des entretiens auxquels chacun d'entre nous était convié individuellement. Lors de mon entretien, j'ai été amenée à évoquer mes pratiques pédagogiques, les freins que je pouvais rencontrer, mesurer la distance entre discours d'intention et réalité du terrain in fine et les idées qui étaient les miennes en matière d'innovation. Mettre en mots le malaise, la démotivation qui guette mais aussi les envies, les rêves mêmes d'une école idéalisée m'ont personnellement permis de mesurer le décalage que je ressentais entre mes convictions et mon travail actuel d'enseignante. L'équipe design a par ailleurs assisté à certains cours afin de mesurer ce qui était fait dans l'établissement et dans les écoles d'un point de vue collectif mais aussi individuel, dans chaque classe. A l'issue de cette première phase de travail qui a duré plusieurs mois, l'équipe design a remis un cahier de scénarios (plus d'une cinquantaine de propositions sommairement décrites) qui ont inauguré la seconde phase du projet, la "phase-test". Si plusieurs scénarios ont retenu mon attention, je me suis concentrée avant tout sur ceux qui abordaient les pratiques pédagogiques et offraient des pistes qui allaient dans le sens de mon questionnement personnel : favoriser l'adéquation entre le fonctionnement de cette nouvelle génération d'élèves "connectés" et nos ambitions en terme d'apprentissage. J'ai choisi de faire partie des enseignants volontaires pour aller plus avant dans l'expérimentation en m’attelant au scénario « Formats de cours » et nous avons commencé les réunions de travail. L'équipe au sein de laquelle j'ai évolué (composée de quatre enseignants et de deux designers dont le chef de l'équipe design) s'intéressait à trois scénarios spécifiquement. Nos réunions poussaient chacun des enseignants à avancer dans son travail en dépassant ses appréhensions, à se départir des barrières auxquelles nous sommes formatés (cela nous a valu des discussions parfois difficiles car il n'est pas évident pour un enseignant de faire son auto-critique !), à trouver des solutions concrètes. A titre d'exemple, l'équipe design m'a permis de croire "matériellement" possible l'instauration des formats de cours différents en proposant l'annualisation des heures-cours de chaque enseignant, en ouvrant des pistes pour composer des emplois du temps. Si je devais expliciter ce scénario, voilà ce que je pourrais en dire : il propose de faire correspondre le format du cours à ce que l'enseignant s'est fixé comme objectif final. Autrement dit, c'est le contenu qui doit créer le format de cours et non le format de cours type qui doit décider du contenu. Si le format du cours devient variable en fonction de l'objectif visé, cela participe à la dynamique que souhaite impulser l'enseignant au lieu de le contraindre arbitrairement à calibrer son contenu pour le "faire rentrer" dans la plage horaire institutionnelle. Afin d’être un peu plus précise, voici quelques exemples des pistes que nous avons identifiées : - Un format très court, type 15 ou 30 min, pourrait se prêter davantage à une sollicitation brève mais plus intense de l'attention des élèves. Cela pourrait permettre un contrôle rapide, un retour sur l'actualité (un fait divers qui nécessite une mise au point avec les élèves sur les tenants et les aboutissants par exemple. Voilà un point fondamental sur lequel l'école se doit d'être présente pour replacer le savoir, les connaissances historiques et culturelles qui permettent de faire cesser les croyances, les "on m'a dit que" pétris d'informations détournées, incomprises et dangereuses qui circulent à toute vitesse entre les élèves), un accès au numérique dans l'école par le biais de médium variés : visionnage d'un extrait de film, d'archives, témoignage d'intervenants extérieurs par le biais d’un "skype"... - Un format un peu plus long permettrait à l'inverse, de façon ponctuelle, un cours à deux enseignants ou bien l'élaboration d'un projet dans sa globalité, de sa conception à sa réalisation en favorisant l'autonomie des élèves, le "faire". Mon travail a consisté à imaginer, développer des applications concrètes. J'ai élaboré, en ce sens, une séquence d'enseignement qui fonctionne uniquement sur le principe des formats de cours différenciés. J'ai mis à disposition ma séquence fin juin 2015 afin qu'elle puisse servir de piste de départ à défaut de modèle pour les collègues qui, après moi, prendront peut-être le relais du projet pour sa mise en application au sein d’un collège. Cette expérience a été décisive pour moi. En premier lieu car j'ai pu m'investir dans une dynamique réellement novatrice comme je le souhaitais, nul projet semblable n'ayant vu le jour ailleurs à l'heure actuelle. J'ai rencontré des professionnels issus de milieux très différents dont le regard critique sur l'Ecole, la relation professeur/élève, la pédagogie mise en œuvre m'a permis de cibler les lourdeurs, les répétitions, le manque d'efficacité dont souffrent nos pratiques et que je sentais confusément sans savoir comment opérer le changement. Ensuite, la phase de travail en réunions avec l'équipe était passionnante, nos échanges faisant jaillir des pistes bien plus intéressantes à mon sens que celles issues d'un collectif de professeurs. Nous avons tout à gagner à élargir la réflexion au-delà du seul cercle des personnels de l'Education. Enfin, lorsque j'ai élaboré ma séquence d'enseignement, j'ai senti immédiatement à quel point ce scénario était efficient, le gain de temps mais surtout l'appel d'air qu'il permettait, celui justement qui me manquait ces dernières années. J'ajouterais que ce projet a relancé l'enthousiasme qui me faisait défaut depuis quelques mois en ouvrant des perspectives intellectuellement captivantes. Pour autant, cet élan s’est trouvé stoppé net lors de la présentation à Madame la Rectrice. L’établissement dans lequel j’enseignais s’étant fait remarquer pour les innovations qu’il avait mises en place, elle s’est déplacée jusque dans nos locaux pour venir rencontrer les acteurs et constater la réalité du terrain. Nous lui avons présenté l’ensemble de l’avancée de nos scénarios. Lors du buffet qui a suivi, j’ai pu discuter avec elle plus personnellement. Elle m’a confié avoir trouvé le scénario que j’avais présenté « tout à fait opérant », qu’il s’agissait là de la piste qu’elle trouvait la plus intéressante et à n’en pas douter, pertinente… MAIS qu’il serait impossible d’élargir l’expérimentation car ses collègues et supérieurs refuseraient en bloc la question de l’annualisation des heures des enseignants, principe de base de ce projet. C’est à la suite de cette fin de non-recevoir que je me suis demandé quel pouvait être l’intérêt de s’impliquer sans compter dans des projets réellement novateurs et vecteurs de réussite si toutes les initiatives qui venaient bousculer un peu le fonctionnement rigide de l’institution recevaient ce type de réponse, pour le moins décourageante. Cela n’a fait que renforcer mon désir de rejoindre l’Iram pour m’ouvrir à d’autres horizons moins réglementés, limités, sclérosants.

Pour conclure, voici donc les différentes interrogations sur lesquelles je me propose de travailler, interrogations qu’il va me falloir reformuler, affiner, afin d’axer mon travail sur une focale plus précise. - Quels changements majeurs l’école va-t-elle devoir accepter pour répondre aux enjeux du numérique ? - Quelles orientations, quelles pistes se dessinent pour renouveler les pratiques pédagogiques à l’ère du numérique ? - En quoi la révolution numérique rend-elle incontournable une révolution pédagogique ?

6. Bibliographie indicative

Elaborer cette bibliographie m’a posé de nombreuses difficultés du fait du caractère encore trop généraliste, je le mesure totalement, de ma problématique. Je me suis retrouvée devant un nombre impressionnant d’articles, d’ouvrages, de rapports traitant de ce sujet ou de l’un des aspects qui m’intéressent. Comment opérer un tri pertinent ? La bibliographie présentée ci-dessous n’est donc en rien à considérer comme définitive ni même très pertinente peut-être car je n’ai parcouru que très rapidement pour le moment ces publications. Une analyse plus approfondi me permettra d’identifier celles qui sauront faire avancer ma réflexion et celles qu’il me faudra écarter pour les remplacer par des ouvrages plus spécialisés au fur et à mesure de l’avancée de mon mémoire.

Ouvrages :

• AMADIEU Franck, TRICOT André. Apprendre avec le numérique : Mythes et réalités. Paris, Editions Retz, 2014. 112 p. J’ai commandé cet ouvrage en espérant y trouver des réponses claires aux idées préconçues qui circulent sur ce que le numérique peut ou non apporter aux apprentissages.

• BOISSIERE Joël, FRAU Simon, Pedro Francesc. Le numérique: Une chance pour l'école. Paris, Armand Colin, 2013. 240 p. Cet ouvrage collectif m’a paru pertinent car il propose un tour d’horizon des pratiques efficientes, en rapport avec le numérique, à l’internationale. J’espère pouvoir y trouver des pistes d’innovations à creuser, adapter, afin de réfléchir en termes de propositions concrètes.

• KAMBOUCHNER Denis, MEIRIEU Philippe, STIEGLER Bernard. L’école, le numérique et la société qui vient. Paris, Editions Mille et une nuits, 2012. 202 p. Suivant les conseils de Loïc Etiembre, j’ai choisi de lire ce petit compte-rendu d’une conversation entre trois spécialistes dont les conceptions sur l’école divergent. Analyser la confrontation des points de vue me semble être une bonne entrée en matière pour faire un état des lieux des théories qui s’affrontent.

• KARSENTI Thierry, GARRY Raymond-Philippe, BENZIANE Abdelbak, GOY-FIAMA Balthazar Bitambile et BAUDOT Fabienne. La formation de formateurs et d’enseignants à l’ère du numérique : stratégies politiques et accompagnement pédagogique, du présentiel à l’enseignement à distance. Montréal, RIFEFF (Réseau international francophone des établissements de formation de formateurs)/ AUF (Agence universitaire de la Francophonie), 2012. 353 p.

Revues, articles, rapports :

• Note de synthèse, Apprendre avec les technologies numériques, article de recherche. Paris, revue Savoirs n°30, éditions L’Harmattan, 2012. 111 p. Il s’agit à nouveau d’une publication conseillée par Monsieur Etiembre dont je n’ai que parcouru les grandes lignes mais elle présente l’avantage d’avoir pris appui sur une quantité très importante d’articles afin de compiler leurs conclusions.

• L'école de demain. Les nouvelles technologies à l'école : Apprendre à changer. OECD Publishing (Organisation for Economic Co-operation and Development), 2001. 128 p. Publication qui s’attache à démontrer que les investissements dans l’équipement des établissements en matériel informatique et autres TIC ne peuvent suffire à permettre un changement pourtant incontournable pour l’école. « De nouveaux types de cursus et d’évaluation sont nécessaires de même que de nouveaux modes d’organisation des établissements scolaires si l’on veut tirer parti du formidable potentiel éducatif des TIC. Apprendre à changer, telle est la difficile question dont traite ce rapport international »

• L'école de demain. Réseaux d'innovation Vers de nouveaux modèles de gestion des écoles et des systèmes: Vers de nouveaux modèles de gestion des écoles et des systèmes OECD Publishing, 2003 - 192 pages Cet ouvrage complète les autres publications de l’OECD consacrés à l’innovation, aux scénarios d’évolution de l’école, aux TIC dans l’enseignement et à la fracture numérique en matière d’apprentissage et se donne comme objectif d’étudier des exemples de politiques et de réseaux éducatifs innovants.

• HOUSSAYE Jean. Pédagogie, le constat : le changement ne se fait pas. Revue Carrefours de l’éducation, (HS n° 2), Armand Colin, 2011. Pages 109 à 121 Le titre choisi pour cette contribution à un Hors-Série de la revue Carrefours de l’éducation m’a interpellée. Je n’ai pas encore eu le temps de vérifier s’il s’agit d’un constat circonstancié ou s’il propose des pistes d’analyse.

• BRONCKART Jean-Paul, GATHER THURLER Monica. Transformer l'école. Editions De Boeck Supérieur, collection Raisons éducatives, 2004. 256 p. Cette publication s’intéresse à la façon dont les sciences de l’éducation peuvent contribuer efficacement à la transformation de l’école. Construit sur la base d’un colloque scientifique, cet ouvrage rend compte de diverses expériences d’intervention sur les programmes, les méthodes et les pratiques didactiques, qui font apparaître certaines des conditions qu’il convient de remplir pour que les innovations soient véritablement prises en charge par les acteurs et présentent en conséquence un caractère durable.


Je ne suis pas encore parvenu à identifier mon « livre de chevet ». Je lis actuellement l’ouvrage d’Emmanuel Davidenkoff, Le tsunami numérique, qui pourrait occuper cette place. En ce qui concerne le planning de lecture, je vais commencer par les quatre ouvrages que j’ai placés au début de ma bibliographie. A raison de trois à quatre semaines consacrées à chaque ouvrage, je me fixe comme objectif de les avoir lus at analysés avant début juillet afin de me tourner sur des lectures plus courtes (articles…) jusqu’à fin août car je devrais, parallèlement, préparer mes cours pour la rentrée et notamment, me plonger dans les nouveaux programmes de collège.