Mon stage

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Introduction

Qui aurait pu croire qu’en envoyant un simple mail de candidature sur une adresse que j’ai retrouvé parmi tant d’autres sur internet, que j’allais réussir à intégrer, d’abord pour une première fois pendant 4 semaines l’année dernière, et 8 semaines cette année, le magazine AMINA. « The » magazine de la femme noire depuis plus de 40 ans. Celui que ma mère feuilletait pendant des heures essayant de trouver les dernières tendances coiffures et mode ou encore pour voir la dernière grande figure de réussite noire qui a été mise en avant. Elle a été d’ailleurs très fière lorsque je lui ai annoncé que j’avais réussi à dénicher un stage chez AMINA, elle s’est empressée de le raconter à toutes ses copines. En proposant à AMINA d’intégrer leur équipe pour mon stage de fin d’études, je voulais particulièrement découvrir la communication dans le domaine de presse ethnique en France, et par la même occasion découvrir pleins d’autres aspects que je n’ai pas eu le temps de voir lors de mon précédent stage de 4 semaines qui fut assez rapide. Le moins que l’on puisse dire est que mon stage fut particulièrement riche en expériences. Le présent rapport se veut le témoignage du déroulement de ce stage de fin d’étude, mené dans le cadre du cursus du Master 2 Information et Communication Numérique à l’Université de Jean Monnet. Dans ce compte rendu vous aller voir que j’ai touché à plusieurs métiers qu’on peut retrouver dans une rédaction de presse féminine et qui rentre parfaitement dans le cadre de mes projets futurs.

Les missions effectuées ont été très intéressantes et enrichissantes pour mon expérience professionnelle. En effet, ce stage m’a vraiment permis d’entrevoir entre autre en quoi consiste la profession de chef de publicité, de community manager et de rédactrice au sein d’une structure telle que AMINA. Aussi, j’ai découvert certains aspects de la vie en entreprise que j’ignorais complètement, J’ai pu approfondir et appliquer mes connaissances sur des situations concrètes. Lors de ces différentes missions, j’ai toujours été encadré par mon maître de stage, Thierry Bernath qui m’a laissé néanmoins une grande autonomie d’action.

Ce rapport de stage va vous permettre de découvrir mes différentes missions et ce que ces expériences dans une agence de communication montréalaise m’ont apporté

1ère Partie : L’entreprise et son secteur d’activité

AMINA Magazine

AMINA Magazine est le premier mensuel généraliste consacré aux femmes Africaines et Antillaises. Il a été fondé en 1972 au Sénégal par Michel de Breteuil, qui a hérité de la société éditrice de presse créée par son père, Charles de Breteuil, en 1933. Pour des raisons politiques, la rédaction s'est installée à Paris en 1975, en effet à cette période les Africains voulaient récupérer la maîtrise et le contrôle des médias. Le magazine est né dans un contexte où des changements sociaux s'opéraient pour les femmes africaines tandis qu'aucun titre n'existait encore à l'époque. Á l'origine, AMINA n'était qu'un roman-photo d’une trentaine de pages qui a connu un grand succès. C'est en 1989 qu'un supplément visant un lectorat résidant en France et en Europe est créé. Aujourd’hui AMINA Magazine se dit « Le Magazine de la Femme Africaine et Antillaise ». Sa ligne éditoriale est de mettre en avant des réussites féminines, pour qu’elles servent d’exemples aux lectrices du magazine. La société éditrice d'AMINA, située au 11 rue de Téhéran dans le 8ème arrondissement à Paris, est une entreprise familiale qui compte aujourd’hui neuf salariés. Le fondateur Michel de Breteuil, âgé aujourd’hui de plus de 80 ans, fait toujours parti de l’équipe ; il assure la coordination des textes, oriente les priorités éditoriales et la gestion financière. Il est assisté par sa fille, Nathalie de Breteuil. Le département « Communication/Publicité » compte deux salariés permanents. L'équipe rédactionnelle est composée de 2 salariées permanentes: Kadidiatou Bah et Marine Rebut. Le magazine collabore avec 200 pigistes dont 50 à 60 tous les mois, basés en Afrique francophone, aux Antilles et en Europe. Certains sont journalistes professionnels, d'autres non.

Le magazine est tiré, selon le mois, entre 30.000 à 100.000 exemplaires. Son audience est internationale ; en effet il est distribué en Europe, Afrique et aussi en Amérique. Chaque continent à sa propre édition. Par exemple l’édition « métro » se concentre plus sur l’actualité des femmes africaines vivant en Europe. Afrique 63,9% Métropole 19,1% Antilles 12,12%

L'âge de son lectorat se répartit de manière homogène entre 15 et 50 ans. AMINA propose diverses rubriques : mode (surtout des créateurs africains), société, politique, culture, santé etc. Le magazine est constitué de beaucoup d'interviews qui rendent compte d'une diversité de parcours : femmes politiques, scientifiques, militantes associatives, étudiantes, sportives, artistes, policières, restauratrices, ingénieures, commerçantes, médecins, professeures…

La stratégie d’AMINA Magazine

a) Le numéro 1 des magazines féminins afro antillais

Se présentant comme le « magazine des femmes africaines et antillaises » et destiné aux femmes noires d’Europe, d’Afrique, des Antilles et d’Amérique du Nord, le titre fait l’objet de plusieurs éditions dans le monde. C’est le principal magazine féminin d’Afrique noire francophone, mais aussi des femmes noires de France. En 1970, Michel de Breteuil, directeur de la publication, s’inspire du magazine anglophone Drum consacré à l’apartheid, pour mettre au point plusieurs magazines sur les femmes noires en Afrique. En 1972, il finit par regrouper les différentes publications en une seule : AMINA. Cela fait quarante ans que le premier numéro de AMINA est sorti et les lectrices sont toujours au rendez-vous. Nathalie de Breteuil, ancienne journaliste et aujourd’hui cogérante du magazine l’affirme, « nous devons notre succès aux femmes ! ». Le magazine, lu de par le monde, est acheminé par bateaux et avions en Afrique, mais est aussi disponible aux Antilles, en Amérique du Nord et en Europe notamment en Belgique, au Luxembourg et en Suisse. Amina se vend à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires chaque mois. AMINA donne la parole à toutes les femmes, de la vendeuse de beignets au coin de la rue, à la Première Dame de la République. C’est aussi ce qui plaît aux nombreuses lectrices du magazine. Cela donne des exemples de femmes qui ont des projets, un vécut intéressant et surtout qui réussissent. Les lectrices s’identifient à l’image de la femme véhiculée par le mensuel, « ça encourage », déclare une des lectrices. Une autre, Khady, ajoute, « l’image me correspond, celle des femmes qui ont réussi, des femmes battantes ». « Ce qui me plaît, ce sont les parcours, proches de nous. Ça encourage à persévérer », poursuit une autre lectrice. C’est d’ailleurs la ligne éditoriale du magazine, il s’agit de mettre en avant des réussites féminines, toutes les réussites pour qu’elles servent d’exemples. Le magazine veut donner la parole à toutes les femmes, qui ont réussi dans un domaine particulier. Montrer des parcours de femmes « sous un jour positif », quel que soit leur domaine professionnel, c’est ce que fait AMINA, depuis quarante ans. Il n’existe pas beaucoup de magazines destinés aux femmes noires, il y a beaucoup de magazines sur les femmes mais qui ne sont pas forcément destinés aux femmes africaines. AMINA est un précurseur. La rubrique beauté, particulièrement appréciée mais aussi le roman-photo. Du premier aux treizièmes numéros, Amina était un roman-photo de trente-deux pages, en noir et blanc, seule la « une » et la quatrième de couverture étaient imprimées en couleurs. Aujourd’hui, bien vrai qu’AMINA reste numéro 1, d’autres magazines afro antillais sont disponibles sur le marché. Nous avons entre autre Miss Ebène, Brune ou encore Divas.

b) Un management assisté

Lors de mon premier stage chez AMINA, je lui reprochais un management délaissé et faible, de par l’absence d’un leader ou même d’un manager. Aussi, la partie commerciale n’avait aucune tenue et pas d’encadrement. Bien évidemment, aucune répartition des secteurs ou encore une classification n’avait déjà été faite au préalable. Il était donc difficile pour une seule commerciale, de se voir gérer un portefeuille clients conséquent, inconnu et obsolète. Chose qui me semble avoir été pris en main par l’équipe dirigeante. Cette fois ci, il y a eu un vrai suivi et un accompagnement notamment par Thierry Bernath mon maître de stage sur les opérations commerciales. La communication interne a été bien recadré ce qui a eu un impact très positif sur la communication externe. De ce fait, les ventes publicitaires ont relativement augmentées.


c) Le profil de la clientèle

Le magazine AMINA attire et cible principalement les marques de cosmétiques, les salons de coiffures et les instituts de beauté. Les annonceurs font 60 % du chiffre d’affaires d’AMINA, le reste est partagé par les abonnements et les achats dans les kiosques qui eux représentent seulement 36 % du chiffre d’affaires et enfin le magazine contient une rubrique « petites annonces », où les lecteurs peuvent publier leurs annonces pour 10€. Cette rubrique représente 2% du chiffre d’affaires. On peut donc dire que le magazine est essentiellement financé par la vente de publicité.  

Le secteur de la presse ethnique en France

La presse féminine noire a émergé en France à la fin des années 1980 à l’intersection de la presse féminine, qui existe depuis plus de deux siècles, et de la « presse noire », apparue dans les années 1920. Son essor est lié à la conjugaison de trois facteurs : la féminisation des flux migratoires, l’essor du marché de la cosmétique ethnique et l’invisibilité des femmes noires dans la presse féminine généraliste. Elle emprunte à la presse féminine sa vocation de conseiller, de distraire et d’informer les femmes, non sans ambivalences, et à la presse noire sa volonté de fédérer un lectorat au-delà de ses diverses origines. Cette partie vise à saisir les spécificités de ces deux familles de deux presses, afin de mieux comprendre l’émergence de la presse féminine noire comme genre à part entière.  

2ème Partie : Les missions effectuées

Mon stage chez AMINE m’a permis de mettre en pratique les outils théoriques et méthodologiques acquis au cours de la formation, d’identifier mes compétences et de conforter mon objectif professionnel.

Le métier de chef de publicité junior

La mission de chef de publicité junior est de convaincre les annonceurs potentiels de la qualité du contenu de son support. Le travail du chef de publicité est plus commercial que créatif. On peut d’ailleurs le considérer comme un responsable commercial. Il exerce diverses activités en fonction du lieu, tel que l’agence ou encore la régie publicitaire. Au sein d’une régie, il va jouer un rôle essentiel d’interface entre l’équipe créative et l’annonceur. En bon chef d’orchestre, il lie tous les ingrédients nécessaires à la réalisation d’un projet. Ses missions doivent être effectuées dans un ordre précis et cohérent : d’abord, entrer en contact avec le client et définir avec lui les objectifs à atteindre. Puis fixer un budget. Dans un deuxième temps, il doit réunir un maximum d’informations sur la parution. A partir de ces observations, il propose au client une stratégie de campagne adaptée et négocie les budgets. Il supervise le tout, du 1er échange à la maquette finale.

Les missions principales et annexes

Le métier de chef de publicité implique une maitrise des concepts de communication étant donné que son rôle est identique à celui d’un communicant. L’objectif premier du chef de publicité en régie publicitaire est de vendre de la publicité et de développer son propre portefeuille clients. Ainsi, pour réaliser ces objectifs, il faut mettre en avant ses compétences liées à la communication. Ce sont les arguments qui priment d’un point de vue commercial, publicitaire mais aussi ceux liés à la communication de marque. La mission principale d’un chef de publicité est tout d’abord de réaliser une prospection détaillée et pointue. Pour cela il faut connaitre le support que l’on va vendre et le commercialiser, c’est-à-dire l’étudier et identifier sa cible mais aussi son positionnement et les différents axes qui sont abordés au sein du support de presse. Pour identifier la cible (lecteurs) d’un magazine, il faut analyser et détecter la ligne éditoriale. Ce qui correspond au ton donné par le magazine (texte mais aussi visuel), le type de langage utilisé, le genre et les thématiques choisies. Avec tous ces éléments, la typologie de la cible peut être définie. Donc une fois que les lecteurs sont identifiés, la partie publicitaire intervient et la prospection des annonceurs peut démarrer. Pour assurer une bonne prospection, il faut définir et répartir les secteurs d’activité. Chaque commercial (chargé de clientèle ou chef de publicité) a son ou ses propres secteurs d’activité. Par exemple le commercial A va prendre en charge la mode et le design, et le commercial B va s’occuper de l’hôtellerie et de l’automobile. Certaines régies publicitaires préfèrent également répartir selon l’importance du prospect ou de l’annonceur, c'est-à-dire, d’un côté les clients « grands comptes » et de l’autre ce qu’on appelle les petits commerces de proximité. Pour ma part, j’ai été en chargé des salons de coiffures Parisiens. Pour ce type de commerce, il faut réussir à créer le besoin de communiquer car s’il s’agit de grands salon de coiffure ils ont déjà beaucoup de clients voir surbooké, et s’il s’agit au contraire d’un salon qui vient d’ouvrir, ils n’auront certainement pas assez de budget pour communiquer. Le pourcentage de signature est faible par rapport à tous les prospects contactés. Il faut donc augmenter les chances de signer en contactant un maximum de prospects. La première partie du travail, qui est aussi la mission principale du chef de publicité dans une régie, est donc de prospecter et de gérer son portefeuille clients, en fonction des différents échanges avec les annonceurs. La deuxième mission consiste à « vendre le support », c’est-à-dire, à déployer l’argumentaire qui va convaincre le prospect à acheter de la publicité. Cela va plus loin que la simple partie commerciale, il faut, en amont connaitre son prospect pour pouvoir s’adapter à lui et adopter un discours qui va le séduire et le pousser à signer avec le magazine. Le rôle du communicant intervient et prend tout son sens dans cette étape. Il faut aller plus loin que «de vendre simplement de la publicité», il faut convaincre le prospect qu’il a besoin d’être présent dans tel support, afin de répondre à un problème de communication. Une fois le prospect séduit et convaincu, une partie administrative vient se greffer, puisque c’est ici qu’apparait le bon de commande (ordre d’insertion). Ce document est essentiel dans la démarche commerciale puisqu’il assure la validation de l’échange entre les deux parties (support et client). Une fois le bon de commande signé, le chef de publicité doit récupérer les éléments techniques de l’annonceur, et ce dernier doit en aval, valider le BAT. Il arrive parfois que le chef de publicité, spécialement au sein d’une petite structure, réalise la maquette lui-même (PAO). Enfin, le chef de publicité doit veiller au bon suivi de ses clients, le but étant que ceux-ci renouvellent leur parution. C’est donc tout simplement un travail de fidélisation que doit opérer le chef de publicité. Au sein de petites structures, le chef de publicité peut être polyvalent et peux assurer également la promotion du support, mais aussi contribuer à la réalisation du chemin de fer, ainsi qu’au 1er jet du montage du magazine.


Les ressources et les outils pour prospecter sont multiples et essentiels afin de décrocher des signatures et assurer le bon suivi des clients : carte de visite, contrats, logiciels de suivi clients, ordinateur, téléphone, GPS etc.

Le métier de Community Manager

Le métier de community manager est un métier assez récent. Il découle de la nécessité pour les entreprises de communiquer avec leur cible, de rédiger du contenu sur les médias sociaux et de faire de la veille concurrentielle. L'internaute utilise de nouveaux moyens de consommation dans son acte d'achat : les forums et les sites d'avis lui servent à récupérer les commentaires de la communauté sur un produit, une marque, une enseigne : ce sont ces commentaires et ces avis qui aujourd'hui, font office de gage de qualité. Le community manager a trois missions principales dans une entreprise: accroître la notoriété de l’entreprise, acquérir de nouveaux clients et fidéliser les anciens. Dans un premier temps, le community manager élabore la stratégie de présence de son entreprise sur les médias sociaux afin de répondre aux objectifs déterminés en concertation avec les différentes directions concernées (innovation, marketing, communication..). Ambassadeur auprès des internautes, le community manager communique le message de l’entreprise vers l’extérieur et fait part à l'entreprise des réactions de la communauté. Ce dialogue avec les internautes est primordial : il permet d'un côté de diffuser les conseils et le catalogue de l'entreprise et, de l'autre, de faire remonter les remarques ou critiques vers les services de l’entreprise concernés. Chez AMINA j’ai été en charge de la Communication sur les réseaux sociaux notamment sur leur page Facebook et aussi sur Twitter. Avant de concevoir mon planning de publications, je devais d’abord fixer mes objectifs c’est-à-dire que dois-je communiquer ? Qu’est ce qui peut intéresser les followers ? Quand publier ? Quel genre de publication est adapté à telle plateforme ? Etc. Une fois que j’ai eu la réponse à toutes ces questions, j’ai pu planifier mes publications sur les réseaux sociaux. Jusqu’aujourd’hui AMINA ne possédait pas encore un compte Instagram contrairement à ses principaux concurrents Miss Ebène et Divas, qui sur ce coup ont une prit une bonne longueur d’avance avec en quelques mois des milliers d’abonnés. Avec 300 millions d’utilisateurs actifs par mois et 70 millions de photos postées quotidiennement, Instagram est la première application de publication d’images dans le monde. Conviviale et très simple d’utilisation, la plateforme permet d’embellir ses photos avec des filtres puis de les rendre publiques dans un format carré. On peut suivre la production de tous les autres utilisateurs, effectuer des recherches et échanger avec la communauté. 86% des marques mondiales sont présentes sur Instagram. Tous les secteurs sont concernés : de l’automobile à la mode en passant par le tourisme, l’alimentaire, les loisirs et le luxe. Le plus souvent, la direction marketing et communication via son community manager gère le compte Instagram. Avec l’explosion mondiale de la photo mobile et l’impact d’Instagram (2,5 milliards de likes par jour), les communicants et marketers ne peuvent plus faire l’impasse sur ce réseau social et doivent l’intégrer dans leur stratégie digitale. Une photo publiée sur Instagram génère 60 fois plus d’engagement qu’un contenu sur Facebook. L’image est le moyen le plus efficace pour transmettre des émotions au plus grand nombre. De ces constats, avec l’accord de mon maître de stage j’ai ouvert le compte officiel instagram du Magazine AMINA. L’objectif était de promouvoir le magazine, enrichir notre bibliothèque d’images en y publiant les coulisses, les making of des shooting photo, etc ; et enfin en créant un lien social avec les lectrices mais aussi les marques de cosmétiques par exemple pour de futures collaborations.

Le métier de Rédacteur web

Le rédacteur web produit des contenus rédactionnels adaptés au web. Les règles d'écriture diffèrent de celles de la presse écrite : l'écriture doit être concise, rapidement compréhensible et le style dynamique. Cette écriture doit également prendre en compte la dimension interactive du web (commentaires, liens hypertextes...) et correspondre aux exigences des moteurs de recherche (densité de mots-clés, liens hypertextes...). Le rédacteur web produit l'intégralité ou une partie des contenus écrits d’un site en respectant des contraintes diverses : référencement naturel, charte éditoriale, normes et bonnes pratiques de rédaction web. Chez AMINA j’ai fourni un vrai travail de journaliste web. Entre recherche, écriture et mise en page, mes missions étaient diverses : - Etude du sujet de l’article : j’ai effectué beaucoup de recherche sur le sujet de l’article a traité et j’ai tiré des informations de gauche à droite de plusieurs sources (livres, internet, etc.) ; - Une fois les données recueillies, une phase de vérification est primordiale. Les informations sont-elles vraies ? Quelle en est la source exacte ? Les données sont-elles cohérentes l'une par rapport à l'autre ? Je devais faire le tri de tout ça, et m’assurer de l’exactitude des informations ; - Ensuite je passais à l’écriture. Il fallait écrire les articles et les contenus conformément aux attentes de mon responsable tout en respectant la ligne éditoriale. La reformulation est nécessaire pour éviter le plagiat, et la plume doit rester agréable et fluide pour attirer l'internaute. Le référencement (répétition de mots clefs) est primordial pour intéresser le lecteur ; - Enfin il fallait assurer la mise en ligne du contenu en respectant la taille de la police, l'affichage, les couleurs et autres détails qu'a déterminés le client. Grâce à ce travail, j’ai compris que pour une rédactrice, il est vraiment très important de respecter la ligne éditoriale de l’entreprise. Pour un article Shopping mode, je devais faire une sélection de vêtement et les présenter, et dans cette sélection j’avais beaucoup de modèles blanches aux cheveux lisses et blonds, et mon responsable m’a fait la remarque, car les lectrices ne s’identifient pas à ces femmes. Dans ce travail, j’ai essentiellement traité des sujets de culture, de beauté et de mode.

Le métier de Journaliste

Lors de ce stage, j’ai pu de réaliser des interviews de créatrices de mode, d’artistes, d’associations etc. Et j’ai eu la chance de voir mon nom apparaître non pas sur le site internet mais cette fois dans le magazine papier même. Imaginez un peu la joie de ma mère, quand elle a découvert le nom de sa petite dans sa revue préférée, quelle chance ! Lorsque je devais réaliser une interview, je devais d’abord prendre contact avec la personne concernée pour fixer le cadre : date, heure, lieu etc. Ensuite la seconde étape consistait à préparer les questions de l’interview. Pour orienter mes questions, je faisais d’abord une vieille informationnelle sur la personne que j’allais recevoir. Ainsi je sais de quoi parler et quoi mettre en avant. Lors des interviews, je prenais toujours des notes et j’enregistrais également la conversation. Enfin pour rédiger l’article, je reprenais les réponses de l’interviewé, dès fois une légère correction est nécessaire sans dénaturé la phrase. Puis je rajoutais tout simplement un chapeau qui se devait d’être précis, accrocheur et court. J’ai beaucoup apprécié cet exercice en particulier car il m’a permis d’écrire sur des sujets très différents, de rencontrer des personnes aux profils très différents aussi et d’améliorer ma technique de rédaction également.

3ème Partie : Les apports personnels et professionnels

Apports personnels

1. La gestion de la distance Quitter sa famille, ses amis, son appartement pour aller vivre dans une ville totalement inconnue (ou presque) peut en freiner plus d’un(e). En effet, on part tous avec la boule au ventre en se demandant ce qu’il va nous arriver durant ces 3 mois, et si mon stage ne me plait pas ? Et si j’ai le mal de la ville ? Et si … ? D’autant plus que la dernière fois à Paris j’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à leur rythme et « mode de vie » en plus d’être tombé plusieurs fois malade là-bas, je n’étais pas du tout enthousiaste d’y retourner surtout pour 2 mois. C’est énorme 2 mois ! Mais finalement, à ma grande surprise, c’était plutôt une bonne expérience tout compte fait. Cette fois-ci j’ai occupé mes week-end à visité la ville, à sortir du quotidien métro-boulot-dodo, et prendre le temps d’apprécier un peu Paris. Grâce à cette expérience plus que positive, j’appréhende moins de quitter « mon chez moi » pour de nouvelles aventures qui se présenteront à l’avenir.

2. Confiance en moi Cette expérience à Paris m’a rendu plus confiante en moi et m’a permis de gérer la distance plus facilement car nous sommes rapidement en immersion. De plus, être en charge des réseaux sociaux et donc être lu par des centaines voire des milliers de personnes m’a donné une certaine confiance. Cela m’a rapidement permis d’anticiper certaines demandes de mon maître de stage. Les conférences de rédaction, mes prises de paroles ont fait qu’aujourd’hui je stress moins à l’idée de parler en public et j’arrive à m’exprimer de manière plus calme et précise.




Apports Professionnels

Je fus rapidement intégrée à l’équipe de la rédaction, qui m’a accueilli non pas comme une stagiaire mais comme une réelle collègue de travail. Dès le début de mon stage une mission intéressante et importante m’a été confiée, celle d’interviewer une jeune femme créatrice d’une marque de cosmétique. J’avais deux jours pour sortir l’article, nous étions déjà en bouclage. Mes diverses missions m’ont permis d’intensifier certains traits de personnalités importantes en communication :



1. Responsabilité

Etre animatrice de communauté, est une responsabilité importante car tout ce que je publiais été potentiellement visible par des milliers de personnes. Il me fallait donc être très attentive aussi bien au fond qu’à la forme de mes publications et systématiquement contrôler mes informations et mes sources. Celà s’applique également aux articles mode ou beauté que je publiais sur le site web AMINA. Pareil pour les articles interviews de personnalités, il était de ma responsabilité de retranscrire correctement les interviews en respectant les idées de la personne interviewé et surtout faire en sorte que de part ce billet les lectrices puissent voir la vraie personnalité de l’interviewé.


2. Autonomie

J’ai également appris et compris l’importance de s’adapter rapidement à un nouvel univers et surtout rebondir face à un échec. La capacité à être autonome dans chaque situation professionnelle est essentielle et encourage les possibilités d’évolution au sein d’une structure. J’ai pu constater que mon autonomie et ma capacité à aller de l’avant a contribué à mon évolution au sein du magazine AMINA. En effet, suite à mon stage, il m’a été proposé de poursuivre au sein de la structure et intégré l’équipe en tant que pigiste.


3. Relationnel

J’ai également cerné l’importance de bien communiquer avec chaque interlocuteur, selon leur personnalité et leur activité. Il faut savoir aussi bien communiquer avec un petit qu’un gros client. Mon sens du relationnel s’est développé et je suis aujourd’hui beaucoup plus ouverte et plus confiante dans mes choix et prises de décision.   Conclusion

Je dresse un bilan très positif de ces 8 semaines de stage. Mon passage chez AMINA m’a apporté que de bonnes choses : Il m’a permis de mettre en pratique les formations théoriques et les outils pédagogiques que nous avions étudiés durant ce Master INCONU.
Il m’a servis de socle de départ pour mes projets professionnels, et dorénavant je serais capable de gérer les parties journalistiques, commerciales et gestionnaires d’un magazine.
Il m’a aidé à découvrir la vie active et connaître ce qu’est réellement le travail en entreprise notamment en régie publicitaire.
Il m’a autorisé à me faire des rencontres professionnels et à participer à des évènements qui ont fait grandir mon carnet d’adresse.
Il a contribué à me trouver un emploi partiel pour poursuivre ma passion de rédactrice.
Il a rendu ma mère fière et ça, ça n’a pas de prix !  


Bibliographie

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Rieffel Rémy, Que sont les médias ? : Pratiques, identités, influences, Editions Gallimard, 2005.

Serbin Sylvia, Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire, Editions Sepia, 2004.

Sagot-Duvauroux Jean-Louis, On ne naît pas noir, on le devient, Editions Albin Michel, 2004.

Rigoni Isabelle, Qui a peur de la télévision en couleurs ? La diversité culturelle dans les média, Editions Aux lieux d’être, 2007.

Rigoni Isabelle, « Editorial. Les médias des minorités ethniques. Représenter l’identité collective sur la scène publique », Revue Européenne des migrations internationales, 2010.

Eric Macé, Eric Maigret et Hervé Glevarec, Cultural Studie : Anthologie (ARMAND COLIN, 2008)

Ndiaye Pap, La condition noire : Essai sur une minorité français, Editions Calmann-Lévy, 2007. Ndiaye Pap, « Questions de couleur. Histoire, idéologie et pratiques du colorisme » dans De la question sociale à la question raciale ? Représenter la société française, Editions La découverte, 2006.

Fanon Frantz, Peau noire masque blancs, Editions Seuil, 1971.

Hall Stuart, Identités et cultures. Politiques des Cultural Studies, Editions Amsterdam, 2007.