Exposition Dis Vert City

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Le Workshop "Mauvaise Herbe" a commencé par des rencontres. Si certaines d'entre nous étions déjà des amies, le projet a débuté par "Salut, on va travailler ensemble alors ! Comment tu t'appelles ?", et l'aventure était lancée.

Pendant sept jours, nous avons travaillé à bâtir, à partir de rien, un projet complet dans un but : répondre à l'appel d'offre fictif de la mairie, visant à faire accepter à la population stéphanoise le choix de la mairie de laisser évoluer les mauvaises herbes dans la ville. Comment changer le regard des gens sur la végétation sauvage de leur ville ?

Les membres de l'équipe

Logo de la Green Team

Nous sommes cinq : Lucie et Marion, étudiantes en InfoCOM à l'IRAM Saint Etienne, et Hillary, Émilie et Aourell, étudiantes en Écologie-Éthologie à la Faculté des Sciences.

Dis' Vert City

Flyer de l'expo
Plan remanié de l'expo

C'est une exposition temporaire ayant pour thème les mauvaises herbes. Cette exposition se déplace de quartier en quartier et adapte les plantes présentées en fonction de la saison et du lieu. Elle est en trois partie. Le but de l'exposition est d'amener les gens a changer le regard qu'ils portent sur les mauvaises herbes. Pour cela, nous avons pris le parti d'intriguer les gens avec un flyer plutôt mystérieux et de les attirer à l'exposition avec la promesse d'un buffet.

Le buffet

Prototype du quizz
Idée d'arche végétalisée pour l'entrée

Le visiteur est accueilli avec un petit quiz intitulé Quelle mauvaise herbe êtes-vous ? puis il doit passer sous une arche végétalisée qui lui permet d'accéder au buffet qui est réalisé en collaboration avec une des écoles de cuisine de la ville de Saint Etienne. Ce que le visiteur ignore au moment de la dégustation, c’est que le buffet propose uniquement des plats composés à partir de mauvaises herbes ou décorés avec. Le but de cette partie est d'intéresser le visiteur et de l'intriguer :
Quel est le lien entre la nourriture et le quiz ?
On commence ainsi par leur faire aborder les mauvaises herbes de façon différente, en faisant en premier appelle au sens du goût.

L'expo des plantes en boîte

Pan de mur de l'exposition
Prototype d'une boîte d'expo: pas de plafond, parois latérales transparentes

On arrive à la première salle par un couloir où sont affichés des panneaux parlant des produit phytosanitaires et de leurs différentes politique d'utilisation. Cet espace est le cœur de l’exposition, il est composé de duos de boîtes focalisant chacun sur une plante spécifique. Sur la face extérieure des premières boîtes, on peut voir des photos des plats cuisinés proposés au buffet et lorsqu'on ouvre les portes, on tombe sur la plante elle-même. Cela permet aux visiteurs de faire le lien entre ce qu'il a mangé et la plante mise en valeur. Les bacs contenant la plante sont en verre et sur la face interne des portes, on trouve des informations sur l’usage culinaire, pharmaceutique ou écologique de la plante. L’exposition contient également des tables ludiques avec lesquelles les visiteurs peuvent éveiller leurs sens en sentant des parfums ou en touchant différentes textures et matières. Au fil de l’exposition, on passe de plantes comestibles à des plantes avec un intérêt purement écologique et les photos sur le devant de la boîtes changent en fonction. Le but est d'intéresser et d'amuser les visiteurs avec les plantes comestibles puis de graduellement l’amener parler à l’écologie, un sujet qui n’intéresse pas toujours spontanément les gens.

Photos d'art

Les visiteurs trouvent dans cette salle des clichés des mauvaises herbes pris dans la ville. Cette partie est réalisée en collaboration avec une fac d’art ou des photographes amateurs. Les photos sont esthétiques afin de mettre en valeurs les plantes exposées. Le but de cette partie est d’interroger le visiteur : pourquoi ces plantes qu’il a trouvées savoureuses, amusantes ou intéressantes dans les parties précédentes devraient être supprimées ?

Le dernier panneau de cette partie est un message : si cette exposition a été possible, c’est grâce à la politique de la mairie zéro phyto. Le lien URL vers le site de la mairie est disponible, permettant au visiteur de trouver de plus amples informations sur le sujet.

Avant de quitter l’exposition, le visiteur a la possibilité de récupérer gratuitement un livret de recettes culinaires, pharmaceutiques ou cosmétiques, à base des plantes présentées tout au long de l’exposition. Cela permet à la personne d’emporter avec elle le nouveau regard sur les mauvaises herbes, acquis durant sa visite.

Déroulement du Workshop

Premier jour

Après les présentations, nous avons commencé à discuter ce que le thème du Workshop évoquait pour nous et de comment on pouvait mettre en commun nos compétences. Puis nous avons discuté idée puisque'il nous fallait en trouvé 3. Et voilà celle que nous avons retenue pour la restitution qui avait lieu le jour même :

  • Jardin communautaire

Un jardin où l'on pourrait cultiver des mauvaises herbes afin d'apprendre à les connaitre et à les cuisiner.

  • L'exposition interactive

Une exposition où les sens des visiteurs sont mis à contribution pour leur faire découvrir/redécouvrir les "mauvaises" herbes.

  • Shaz'à Flore

Une application qui permet d'identifier les plantes de la ville avec son smartphone

Deuxième jour

Plan de l'expo

[[Fichier:ProtoGT.jpg|200px|thumb|right|Prototype des boîtes d'expo En gardant en tête les commentaires que nous avaient fait nos encadrants et de nos camarades, nous avons réfléchi au concept qui serait le plus intéressant à développer. Et nous avons choisi l'exposition interactive qui à ce moment là n'avait toujours pas de nom. Nous avons créé un plan de l'exposition ainsi que plusieurs croquis tournant autour de notre concept phare: la boîte de présentation des plantes. Nous avons aussi défini que l'exposition aurait 3 parties, qui ont pour but d'amener le visiteur à reconsidérer l'existence des mauvaises herbes en ville. De plus, pour attirer les visiteurs, nous avons pensé à une distribution de flyers dans la rue. Nous sommes aussi sorties prendre des photos des mauvaises herbes présentent dans le quartier de la cité du design afin d'avoir une idée plus précise des plantes qui pourraient être exposer. Puis nous avons choisit comme de présenter le Pissenlit comme modèle d'expo pour notre maquette.

Troisième jour

C'est là que les choses sérieuses ont commencé. Puisque que toute le partie discussion et mise au point du concept était terminée , nous avons attaqué la partie "construction/réalisation" des livrables.

  • La maquette

Elle représente notre fameuse boîte de présentation des plantes, nous avons choisi de l'accompagner d'un flyer, d'un plan et d'un prototype du livret de recettes. Nous avons commencé par créer un pan de mur que nous avons peint sur lequel on a découpé deux rectangles pour insérer les boîtes. Nous avons aussi créer une boîte, la deuxième n'étant pas nécessaire puisque nous voulions la représenter fermée.

  • La vidéo

La première partie est un teaser de 30 secondes. Il est réalisé entièrement en animation, simple et volontairement mystérieux, le teaser est là pour piqué la curiosité. La deuxième partie est filmée et sert de transition à la troisième partie, une animation en stop motion qui décrit la façon dont se déroule l'exposition.

Quatrième jour

Hélène

"LA" journée chargée par excellence, nous avions un planning très serré et avons fait face à pas mal d'imprévu. Si la partie stop motion était belle est bien prévue, nous n'avions pas pensé à y faire apparaître un personnage. Il a donc fallu en catastrophe partie en quête d'une poupée que nous avons nommé Hélène. Suite à des conseils, nous avons aussi remagné le plan de l'exposition, plutôt qu'un couloir, nous avons choisi une enfilade de salle qui laisse plus de liberté aux visiteurs. Nous avons aussi repensé que l'entrée de l'expo : les visiteurs seraient accueillis par des arches végétalisées et il leur faudrait passer en dessous pour atteindre le buffet. Les passages entre les salles seraient aussi végétalisés afin de plonger les visiteurs dans l'univers des mauvaises herbes. En parallèle de tout ça, nous avons terminé la maquette et travailler sur la vidéo. En résumé ce jour là nous avons :

  • terminé le premier livrable : la maquette
  • terminé le flyer et le livret de recette
  • déterminé notre logo
  • enregistré la voix off de la vidéo
  • réalisé la majorité des prises de vue nécessaires à la réalisation de la vidéo

Cinquième jour

C'est la dernière ligne droite !
Ce jour là, nous avons tourné, plusieurs autres scènes en stop motion et terminé le montage de la vidéo ainsi que le livret recette. Nous avons aussi réfléchi au speech de présentation de la vidéo prévu pour la dernière restitution.

Retour sur expérience

Malgré les conditions un peu difficile de début de la semaine, rélaiser notre projet a été pour chacun une expérience enrichissante. Le workshop a été l'occasion d'échanger des idées, de travailler avec de nouvelles personnes, d'une manière qui parfois nous était étrangère, en suivant un planning établi (et serré !). Chaque membre de l'équipe a su apporter ses compétences, son point de vue, et sa vision personnelle du projet. Le plus dur lors de cette semaine a été la gestion et les modifications de dernières minutes suite aux conseils. Et plus particulièrement, pour les étho-éco du groupe, concevoir un projet qui ne s'adresse pas à un public de scientifique a été un peu déroutant au début. Cependant lier ces deux mondes que sont l'écologie-éthologie et la communication a été une expérience intéressante, tant du point de vue du travail effectué que du point de vue humain.