Notre définition de Mauvaise Herbe

De Learning Lab Environnements Connectés
Révision datée du 14 octobre 2016 à 11:40 par NicolasJouzeau (discussion | contributions) (Page créée avec « '''«Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.» - Margaret Mea... »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

«Ne doutez jamais qu'un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. En fait, c'est toujours comme cela que ça s'est passé.» - Margaret Mead (1901 - 1978) - Anthropologue.

Croissance démographique, pollution, gaspillage, surconsommation, maltraitance animale …
Toutes ces choses donnent parfois envie de quitter les villes pour s’installer en campagne et cultiver son jardin. Mais la ville n’est pas incompatible avec un mode de vie sain en harmonie avec la nature.
En effet, il est possible de pratiquer l’écologie dans le milieu urbain. Bien qu’il soit différent de ses analogues naturels, l’écosystème urbain est un milieu dynamique, où se rencontre une diversité d’espèces animales et végétales, qui œuvrent sans que l’on ne s’en rende compte pour notre bien être et notre survie.
C’est le cas des plantes. Même si ces discours donnent parfois envie de sourire, aujourd’hui nul n’ignore que c’est grâce à la forêt que l’on respire. Et ces plantes, aussi insignifiantes qu’elles puissent paraître, jouent des rôles fondamentaux, notamment dans la constitution des sols, dans l’attraction des insectes, dans la rétention des eaux, et aussi dans le design urbain.

Alors pourquoi s’obstiner à détruire ce que la nature produit pour nous rendre service ? Pourquoi ne pas concevoir les espaces urbains comme des espaces plus verdoyants ? Pourquoi ne pas laisser les mauvaises graines devenir de belles plantes ?

Pour cela il faut d’abord revenir sur un consensus de quelques définitions biologiques.
Qu’est ce qu’une mauvaise herbe ?
Tout d’abord il faut savoir que d’un point de vue biologique il n’existe pas de « mauvaise herbe ». Elles sont définies ainsi par l’homme quand elles ne sont pas directement exploitables dans l’agroalimentaire ou lorsqu’elles se développent là où l’on ne les désire pas.
Les herbes poussent quand les conditions nécessaires à leur survie sont réunies. Et comme chaque êtres humains après leur naissance qui débute à la germination de la graine, elles vont grandir, se métamorphoser, s’adapter, se reproduire et tout faire pour subsister jusqu’à leur mort.
Les plantes qui se trouvent en ville, sont dites généralistes, c'est-à-dire qu’elles ont un fort potentiel d’adaptation au milieu qui est normalement peu favorable à leur développement.
En effet, les sols sont pauvres en nutriments, les températures sont plus élevées, la composition atmosphérique est modifiée par les activités humaines et il y a peu d’insectes pollinisateurs.
Alors quand elles y parviennent il faut cesser de leur attribuer le nom de « mauvaise herbe » qui est incorrect.

En effet ces plantes citadines apportent trois catégories de bienfaits :
• Des bienfaits environnementaux : de manière générale elles abaissent le phénomène d’îlot urbain, permettent de stocker le CO2 responsable de l’effet de serre, perméabilisent et stabilisent les sols. Et de manière spécifique, certaines de ces plantes sont capables de dépolluer les sols, ont des vertus médicinales, sont exploitables notamment pour faire des cosmétiques ou sont comestibles.
• Des bienfaits humains : en assainissant le milieu, les individus ont une meilleure santé. Les espaces verts permettent de tisser des liens sociaux et de pratiquer des activités physiques.
• Des bienfaits économiques : la végétation permet une valorisation du bâti. L’économiste Erik Orsenna a écrit « C’est une question de lien social et la santé mentale… Il faut mesurer la richesse avec d’autres outils que le PIB, il faut y introduire des éléments de bien être, de santé, d’accomplissement »

Le workshop 2016

L’objectif du workshop de cette année 2016 est de créer un outil de médiation pour répondre à un appel d’offre fictif de la mairie de Saint-Etienne, visant à faire accepter aux habitants de la cité du design une gestion plus raisonnée du milieu urbain dans le cadre de « zéro phyto ».
Le projet permet de réunir des étudiants des masters « design de communication : innovation médiation numérique » et  « éthologie-écologie » autour de cette problématique, et présenter un projet à l’issue d’une semaine de collaboration.
Le workshop a lieu du lundi 10 au vendredi 14 octobre. Il se clôturera définitivement la soirée du vendredi 20 octobre avec la diffusion des vidéos retraçant l’évolution et les objectifs des différents projets.

• Lundi 10 octobre : présentation de 3 idées sur posters
L’objectif est d’interpeller un maximum de personnes qui ne seraient pas sensibles à la présence des mauvaises herbes en ville, voire contre la présence de certaine. 3 idées et une complémentaire appelée 3 bis sont présentées à l’issue de cette journée. Il y a cependant une préférence pour la première idée qui nous paraissait être la plus ludique :

Idée 1 : Une application « mauvaise herbe go » : Il s’agit d’une application type « Pokémon go », où le joueur incarne le rôle d’un botaniste virtuel. Son objectif est de récolter un maximum de plantes dont la localisation est indiquée par des points GPS sur une carte virtuelle du quartier du design. A chaque localisation de la plante se trouverait également une planche avec une pancarte représentant un insecte ou un animal inféodé à cette dernière de façon à sensibiliser le public sur les relations plantes-insectes. Par la suite, l’utilisateur devrait compléter une encyclopédie virtuelle avec des questions de type « Quelle est la couleur de l’insecte ? Combien de pétales a la plante ? ».
En sachant que les plantes sont éphémères et présentes qu’une partie de l’année, le jeu serait un événement d’une semaine. Il serait prévu de pouvoir prêter des tablettes numériques aux personnes n’ayant pas les moyens d’avoir un smartphone.
Avantages : l’aspect ludique du jeu pourrait attirer du public notamment des enfants. On pourrait facilement transmettre des connaissances sur les plantes à travers le jeu, comme par exemple des attaques « épuration, détoxification » pour les plantes capturées.
Inconvénient : la mise en place de l’événement et la conception de la base de données. Le concept n’est pas très novateur car il se base sur une application déjà existante.

Idée 2: Un atelier de cuisine hebdomadaire sur des recettes réalisables à base de mauvaises herbes. Il existerait également un site web où l’on pourrait mettre les tutoriels des recettes.
Avantage : donner un aspect « utile » aux mauvaises herbes et à travers l’activité culinaire apprendre à les reconnaître.
Inconvénient : où se procurer suffisamment de mauvaises herbes ? En sachant que celles qui poussent en ville ne sont pas comestibles car trop polluées. Il faut bien prévoir la période associée à chaque recette et du personnel compétant pour faire les animations.

Idée 3 : Organisée un concours photo sur le thème de la mauvaise herbe. Les participants seraient alors eux même confrontés à la mise en valeur de ces plantes. Il faudrait donner en plus de la photo le nom vernaculaire et scientifique de la plante, ainsi qu’une légende pour exprimer le sentiment ressenti lors du cliché. Il s’agirait d’un événement à l’issue duquel il y aurait une exposition.
Il y aurait deux concours : un concours d’élection de la meilleure photo et un concours basé sur la reconnaissance des plantes exposées. Des lots seraient offerts aux deux vainqueurs.
Une soirée gala serait également organisée le soir de l’exposition.
Durant cette soirée un film « catastrophe » serait diffusé afin de montrer ce que serait la ville en absence de végétaux.
Avantage : L’aspect concours avec gain de lot à la clef peut motiver plusieurs personnes. Le fait de prendre des photos invite la personne à s’interroger sur ces mauvaises herbes par elle-même. L’exposition permet d’insister sur le fait que ces plantes ne sont pas forcément utiles mais simplement esthétiques.
Inconvénient : Organisation lourde à mettre en place, et nécessite un certain budget pour les lots, la salle d’exposition et la main d’œuvre.

Idée 3 bis : Faire un monument pour attirer le regard du passant et l’amener à s’interroger sur les mauvaises herbes.

• Mardi 11 octobre : choix de l’idée à développer pour le projet

• Mercredi 12 octobre : Début de la conception de la vidéo et de la maquette

Maquette : plan du quartier et zoom sur la structure
Choix du logo et du nom du projet : Pan’terre
Début de la vidéo : le scénario est en place. Il s’agit d’un teaser. La structure sort du sol
Faire le lien entre la forme de la structure et les mauvaises herbes : comparaison de la panthère et des mauvaises herbes