Stage de Master 1 (Sam)
J'ai choisi volontairement de ne pas publier en ligne mon carnet de route, qui restera pour moi un outil personnel, gardé bien au chaud dans mon ordinateur. Cette page sera donc destinée à accueillir une synthèse de ce que j'ai pu faire pendant ce stage de 3 mois au sein d'IRAM, et le prochain qui se déroulera au sein du Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole pour une durée de 3 semaines, du 1er mai au 25 mai.
Sommaire
IRAM
Relationnel au sein d'IRAM
Mes missions au sein d'IRAM
Disons que la situation dans laquelle je me trouve en arrivant à Iram ce premier jour de stage est particulier. Le stress n'est finalement pas là puisque je connais déjà l'équipe qui travaille au sein de la structure, cependant la position à adopter n'est pas la même qu'en tant qu'étudiant. Quelque peu perturbante à la base, la situation est rapidement devenue "simple" grâce à l'ambiance conviviale qui règne au sein des locaux. L'autonomie fut le maître-mot de ce stage et ce, dès la première semaine, dès le premier jour je dirais même. Lorsque nous avions convenu du stage, il était question de redéfinir précisément les missions auxquelles je devrais m'atteler lors de ce fameux premier jour. Malheureusement Loic E. ne pouvant pas présent pendant quelques jours, il a bien fallu prendre des initiatives. Ainsi commença mon stage au sein d'IRAM, les deux pieds dans le plat.
Les portes ouvertes
Ce fut la première mission de ce stage. En arrivant à IRAM, je n'avais que très peu d'éléments sur ce que je "devais" faire. Durant la semaine suivante de mon arrivée, était prévu de se dérouler les Journées Portes Ouverte. Cependant rien n'avait encore été prévu. Jean-Rémi s'était occupé de TSE, où un stand pour IRAM devait être installé, mais rien au sein des locaux. Anne-Cécile et Amélie voulait tout de même prévoir quelque chose, mais n'avait pas forcément le temps nécessaire pour cela. Je me suis donc proposé pour m'en charger et les aider à imaginer l'acceuil des visiteurs à IRAM.
Le Babet
La mission au Babet fut assez particulière et pas vraiment simple à appréhender. Un premier RDV qui à exposé les différentes pistes de travail vers lesquelles j'aurais pu me tourner. L'idée de départ était d'envisager une sorte d'alternance entre IRAM et le Babet. D'abord par un temps d'observation pour comprendre le fonctionnement et les différentes actions menées puis un temps d'intervention au sein de la structure.
Une idée abordée était de réfléchir à un outil interne de mise en commun, de mise en visibilité des divers projets menés. Le constat étant que beaucoup de projets sont menées, mais qu'il n'y a pas forcément de fil conducteur entre les acteurs, de fil conducteur administratif et organisationnel.
Une autre idée était de penser à un nouveau modèle d'apprentissage concernant e-administration à destination des habitants du quartier. Il s'agissait entre autre de réfléchir à une nouvelle utilisation de l'EPN. D'autant plus que ce dernier est au centre de tous les pôles du centre, chacun s'en sert.
Première observation : Le jeudi matin se déroule une permanence au sein du centre à destination des personnes en difficultés sociales et ayant également des lacunes en langue française tant écrite que parlée. J'ai donc assisté à une de ces séances. Le constat : des personnes qui ont besoins d'aide régulièrement pour les démarches administrative. La question étant comment faciliter cela ? Cependant, une autre chose est à soulignée. Certaines de ces personnes se servent de l'excuse des démarches administratives afin de parler avec d'autres habitants, de faire des rencontres. Ce moment est pour eux un moment de lien social. C'est majoritairement le cas pour les personnes qui vivent seule ou qui n'ont que très peu d'amis.
Ce que cela m'a apporté : prendre connaissance d'une catégorie d'habitants qui fréquentent le centre. Et leurs besoins. Cependant cela ne correspondait ni à mon projet professionnel, ni aux questionnements de mon mémoire. Et donc pas aux missions que j'envisageaient de faire pendant ce stage.
La deuxième mission d'observation fut pendant les vacances de février. Lors de la semaine, j'ai pu travailler avec les animateurs du centre aérée du Babet. Cela s'est traduit par jouer avec les enfants. Pour le coup j'ai vraiment eu l'impression de perdre mon temps. Je ne voyais pas en quoi cela pourrait m'avancer dans mon projet. Quel intérêt pour moi de garder des enfants ? Le BAFA ok mais c'est pas vraiment mon objectif pour le coup ...
A ce stade là l'observation n'est pas allé plus loin au sein du centre. Ma position à ce moment été délicate et je me suis retrouvée très désorientée vis à vis du stage. Je dépendais d'IRAM, il n'était donc pas concevable pour moi de "travailler" pour le centre sans qu'il n'y ait de retour pour IRAM. Comment arriver à concilier les deux ? Comment réaliser un projet qui puisse me servir, servir le Babet et servir IRAM ? Il s'agissait du gros dilemme du moment. Un dilemme qui m'a beaucoup perturbé. Quoi faire ? Comment le faire ? Avec qui ? ... Sont des questions que je ne cessais de ressasser.
Pour résumer
Workshop allumer la ville / Cours d’intentionnalité
Plaquette Licence pro 6
Logo Licence pro 6
Iram Factory / Junior Entreprise
Musée d'art moderne et contemporaine de Saint-Etienne Métropole
Relationnel au sein du MAMC
Mes missions au sein du MAMC
Avancée du projet professionnel
Ce stage m'a finalement permis de développer certaines capacités en communication mais ces derniers mois furent surtout révélateurs pour mon futur projet professionnel et mon mémoire qui ont tous deux engagé un nouveau tournant. Grâce aux acteurs que j'ai pu rencontrer et ceux avec qui j'ai pu discuter ou même simplement écouter, de nouveaux questionnements se sont mis en route.
Mon idée de départ était liée à des questionnements personnels, que je désire évoquer dans mon mémoire. Pour résumer : Quel intérêt de lier les pratique des Tiers-lieux au sein de l'écosystème des musées ?
Pour en savoir plus c'est sur ma page "Un mémoire (Sam)" que ça se passe.
L'idée de base qui date d'octobre 2015 : Coordonner une exposition, si possible avec un des musées de la ville. Une expo dont le sujet, les œuvres, la manière de les présenter et d'en faire la médiation serait conçu par des non-professionnel de cet écosystème.
MAIS ! En y réfléchissant : idée de l'expo qui est bien mais qui pourrait être améliorée. Quelque chose de plus réfléchi et pourrait apporter plus d'intérêt. Surtout pour mon mémoire et pour tester de nouvelles choses. Faire quelque chose de plus "Fun" qu'une expo. Par fun j'entends moins classique. Quelque chose de plus dans l'ère du temps. Dans la veine de Museomix, Bibliomix, Start-up Week-end, Hackaton...
Construire ce projet en partant du thème Tiers-lieux, plutôt que du côté Musée. But : expérimenter un peu plus les formes issus de ces tiers-lieux. Pourquoi ? Meilleur connaissance du monde des musée, de la médiation. Alors partir du côté tiers-lieux semble un meilleur moyen de comprendre le fonctionnement et voir justement comment l'adapter aux musées.
Il faut : observer et décrire les différentes formes de musées, et la médiation qui y est faite. Un musée d'archéo, un musée de beaux-arts, un musée d'ethno, un éco-musée. Chaque forme implique des fonctionnements différents. Le but est de décrypter ces fonctionnements.
PUIS / ET faire un état des lieux des différents types de tiers-lieux et de leur actions. Comprendre leur fonctionnement, ce qu'ils font... Leur ligne de conduite et si ce qu'ils annoncent correspond bien avec ce qu'il y font. Voir les types de tiers-lieux et faire des listes transformée en carte ==> CartoDB ?? Peut être utile pour faire de la datavizualisation. DONC faire une base de données excel.
Idée actuelle à faire évoluer : Un événement sur deux/trois jours dans la veine de Museomix, mais de manière améliorée. Ne pas avoir simplement des professionnels. L'idée est de réussir à intéresser les habitants. Donc l'enjeu est de trouver un moyen de les impliquer, de leur montrer qu'ils sont concerné par leur territoire et qu'ils peuvent participer à son développement. Impliquer les destinataires des dispositifs. On ne pense pas pour eux, ils pensent et créent. On supprime la boucle rétro-action : Quelqu'un créer puis on fait tester, on demande l'avis et on réajuste en fonction des retours que l'on a eu. En impliquant le public cible on gagne du temps, potentiellement de l'argent, et on multiplie l'intérêt et la pertinence du dispositif créer. Dispositif matériel ou immatériel.
Un autre enjeux : la discussion. En rencontrant des personnes intéressées par les même chose, on créer une émulation, on voit que l'on est pas seul, que des choses se font ==> création de motivation. On est pas seul à agir, mutualisons nos effort pour avancer plus vite.
Le format court d'événement de quelques jours est efficace pour rassembler et créer une communauté. Le temps réduit imparti est également stimulant, tout se passe vite, il faut avancer, créer. Le temps n'est pas aux discussion mais à l'action.
C'est donc intéressant de voir et d'analyser pourquoi ? Quel impact sur les comportements quand on et restreint dans le temps ? La qualité est-elle réduite ? Comment faire que la communication soit efficace ? Pourquoi on met de côté nos intérêts personnels au profit de l'intérêt communautaire. On ne cherche plus à produire quelque chose pour sa propre satisfaction mais pour le bien commun.
Important aussi : lors de e type d'événement, il y a souvent une coupure brutale, un essoufflement évidemment. On imagine des prototypes mais ces prototypes tombent rapidement dans l'oubli. Pourquoi ? Et surtout comment éviter cela. Il faut également réfléchir à cette notion dans ce projet professionnel.
Il y a donc trois temps fort :
- Avant : comment intéresser les gens, leur montrer que ça les concerne. Aller au delà de la simple communication habituelle type flyers, mails, affiche... Et transformer cette communication en véritable médiation ?
- Pendant : construire un dispositif pertinent pour le développement de projets, favorisant les rencontres, les discussions, les échanges. Construire quelque chose de cadré mais qui n'anihile pas la créativité des participants. Il faut les aider, pas les bloquer. Entre en jeu le Design Thinking. Trouver un dispositif qui permet tout cela.
- Après : faire que l’essoufflement habituel n'est pas lieu. Les prototypes imaginés pendant l'événement ne seront pas abouti, du moins c'est ce qu'il se passe habituellement, alors comment faire pour que la dynamique se poursuive dans le temps ? C'est là que l'idée de communauté est importante. Ce qu'on a imaginé doit pouvoir servir à quelque chose. Il faut rendre l'utilité à ces démarches, montrer qu'elles servent à quelque choses et qu'elles ne restent pas dans la sphère utopiste.
==> Un projet professionnel (Sam)
Avancée du mémoire
Les cours auxquels j'ai pu assister, les personnes qui j'ai pu discuter pendant ce stage ont beaucoup nourris les questionnements autour de mon mémoire. Il y a trois mois, je n'avais encore que trois mots clés en tête : Musée / Tiers-Lieux / Médiation. Grâce au stage toute les réflexions que j'ai pu avoir auparavant, qui été totalement déstructurées, ont enfin commencée à former un ensemble cohérent et surtout enrichi.
Pour jeter un œil au premières réflexions c'est sur ma page Un mémoire (Sam) que ça se passe !
Conclusion
On peut dire que ce stage ne fut pas celui auquel je m'attendais car pas forcément dans mes compétences de bases (médiation numérique, médiation culturelle et gestion de projet), cependant je ne vois aucune raison de le regretter.
- J'y ai acquis de nouvelles compétences en terme de communication et graphisme, j'ai appris à contourner les difficultés et les tourner à mon avantage en compensant de façon astucieuse avec les compétences que je savais avoir.
- J'ai appris à réfléchir pour tourner une situation compliquée et délicate à mon avantage, notamment avec mon expérience au Babet. Je dispose désormais d'un partenaire de choix pour mon projet pro, et des professionnels qui seront là pour me soutenir, me faire part de leurs conseils et me permettre de partager leur propre réseau professionnel. Finalement cette semaine de garderie... Un mal pour un bien ?
- Je me suis rendue compte que travailler en solo n'est vraiment pas fait pour moi. Ce n'est pas une situation dans laquelle je m'épanouie professionnellement et personnellement. Je comprends finalement le sens de mon projet professionnel. Qui par ailleurs, m'angoisse quelque peu. le fait de devoir le réaliser toute seule ne me convient pas du tout. Une fois encore comment tourner cela à mon avantage ? Après en avoir discuter avec Aurélien Beguet, CEO d'un agence de design de service, celui-ci m'a soumis l'idée de monter une équipe pour ce projet. Ainsi je ne serai pas seule à y travailler et il s'agirait d'une vrai gestion de projet. Tiens ! Ca tombe bien, ce n'est pas vers quoi je souhaite m'orienter ? Il faut dire que j'y avais pensé mais pas osé l'imaginer. Mais finalement, pourquoi pas ? S'il m'en parle c'est qu'il sait que j'en suis capable. Je ne l'ai jamais fait personnellement, mais suis forte de plusieurs expériences constructives dans ce domaine sur lesquelles m'appuyer et prendre exemple. A moi d'en tirer le meilleur.
Il faut donc que je définisse rapidement ce projet puis les acteurs qui peuvent y prendre part à la fois en tant que soutiens organisationnel sur le projet que partenaires et participants. Sachant que le Babet, le MAMC et un professeur des écoles semblent déjà intéresser par la démarche.
- J'ai pu prendre confiance en moi sur certains points même si je suis consciente qu'il reste encore beaucoup de travail à faire et que cela reste encore un des mes points faibles.
- Me lancer sur un projet tel qu' IRAM Factory m'a beaucoup inspiré, c'est un projet qui me semble prometteur pour la suite. Un projet tels que ceux que j'aimerais mener par la suite, qui va faire évoluer les choses et valoriser un écosystème. Voir que l'on peut apporter sa pierre à l'édifice est valorisant personnellement, on se sent utile, on sait que ce que l'on fait et la manière dont on le fait va pouvoir apporter quelque chose de productif. Et encore une fois porter ce projet à plusieurs renforce ces idées. L'engager toute seule n'aurait aucun sens pour moi.
- Finalement, j'ai beaucoup appris pour mon mémoire et mon projet professionnel. Je commence à analyser les choses de manière plus pertinente, à savoir me construire un point de vue en fonction de ce que j'entends, que je vois, ou que je lis. J'arrive à piocher des informations qui peuvent m'aider à construire ma réflexion, même si le sujet ne correspond pas forcément au mien. C'est une évolution importante, et qui me satisfait. Je me pose des questions là où je ne l'aurais pas fait auparavant. Je me dis que finalement mon opinion peut être pertinent, et non plus sans valeur. Et le plus important c'est que j'arrive à l'exprimer...enfin presque ! Mais je suis bien consciente du chemin qu'il reste encore à parcourir, de qu'il reste à apprendre et à matérialiser. Je prends conscience des erreurs que je fait, et qui me poussent à trouver des solutions pour surmonter les difficultés. Bien que mon projet professionnel s'est vu prendre un tournant radical, et qu'il reste encore à définir plus précisément, ce stage m'a permis de mesurer la pertinence de ce que je souhaitais faire, et d'en conclure qu'il était nécessaire de faire évoluer ce projet afin qu'il ne soit pas vide de sens, et qu'il soit un levier personnel et professionnel pour les années qui vont suivre.
- Pour conclure, ce stage fut enrichissant au niveau des compétences techniques que j'ai pu acquérir, mais surtout enrichissant au niveau professionnel et encore plus au niveau personnel.