La fracture numérique au sein du territoire rural (Mémoire Aurélien Bouteille)

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BREF RÉCAPITULATIF

J’ai décidé d’aborder la fracture numérique au sein des territoires ruraux. Etant originaire d’un village de moins de 2500 habitants, j’ai toujours vu une certaine disparité entre espace ruraux et espace urbains. Les villes témoignent de plus de moyens, de cultures, d’informations, et cela se fait ressentir dans l’espace public. Ce n’est que récemment que j’ai pu prendre la pleine mesure de cette disparité en adoptant un regard différent vis à vis de ces deux territoires et également du numérique.

Ce mémoire est constitué de plusieurs étapes qui permettent de mieux définir, comprendre et analyser la fracture numérique. Ce phénomène complexe ne se limite plus aux problématique qui ont émergé aux Etats Unis il y a déjà 20 ans. La distinction faites à ce moment entre « ceux qui ont » et « ceux qui n’ont pas » n’est plus vraiment d’actualité. D’une part l’émergence technologique à complètement chamboulé l’organisation sociale, économique et politique établit. Et d’une autre elle a bouleversé nos habitudes, notre consommation, nos rapports à la technologie. Ainsi l’analyse de la fracture numérique à évolué, elle peut être représenté en 3 niveaux distinct. La fracture par l’accès : La fracture par l’accès peut être définit comme un accès aux ressources donnant accès à l’information et la communication. Ces ressources technologiques prennent plusieurs formes, comme l’accès haut débit, la possession d’outils comme les ordinateurs, téléphones mobiles, etc… La fracture par l’usage : Issus des outils technologiques, ce type de fracture découle de la complexité des nouvelles technologies et de l’interaction que l’homme développe avec sa « machine ». Des différenciation d’usage sont alors visible, on voit donc sur ces outils des profils très différents: utilisateurs confirmés, experts, novices, amateurs, etc… La fracture cognitive : Se réfère à la connaissances, aux compétences qui permettent de chercher, de recueillir, d’échanger de l’information. Cette connaissance s’acquiert et se développe différemment selon notre formation, nos origines sociales, notre pays, notre culture, etc… La fracture numérique cognitive en tant que telle est synonyme d’incapacité ou de capacité à faire usage des TIC, de leurs donner un sens et d’en tirer des bénéfices sociaux ou économiques Ces trois types de fractures regroupe un ensemble de distinction entre individu bien plus large mais elles résument à elles seules l’ensemble des problématique liées à la fracture numérique. A travers l’étude qu’est le mémoire, je m’efforce dans un premier temps de définir la fracture, ses origines, ses différentes formes, etc afin de traiter correctement la fracture numérique territoriale par la suite.

Les territoires ruraux sont perçus comme des territoires de fragilité. En effet l’économie locale ne suffit plus à dynamiser ces espaces. De nombreux rapports analysant la fracture numérique sur le territoire sont mis en place, de nombreux moyens sont développer afin de faire bénéficier à tous des avantages technologiques, notamment au sein des espaces ruraux. A travers une étude de la fracture numérique urbaine vs rurale, je m’efforce de faire un constat neutre sur les pratiques et usages du numérique au sein de ces espaces. De comprendre comment les habitants ruraux accèdent, utilisent et tirent profits de l’information, la communication, etc issus des TIC. Le but n’est pas de mettre en évidence le retard accumulé par les espaces peu ou moyennement peuplé, mais de comprendre les raisons qui ont mené à ce constat. Si à première vue, ces espaces sont globalement peu développé il n’en reste pas moins des zones à fort potentiel. Ou rien n’a était établit pour freiner/structurer/cadrer le développement technologique. En ce sens, peut être que les espaces ruraux peuvent être perçu comme des nouveaux territoires fertiles de développement des TIC, des usages, besoins, pratiques, qui en découle. Qu’ils soient perçu comme des zones d’opportunités plus que des zones de fragilité.

Pour résumé ce mémoire peut être une des réponses aux questions suivantes: Le manque d’accès, d’usage et d’appropriation aux technologies de l’information et la communication peut il être perçu comme un moyen de développer, d’intégrer, de tester de nouveaux usages et services numériques au sein des collectivités peu densément peuplé? Et aussi résoudre des problématiques plus globales dépassant les frontières locales? (Les zones rurales sont elles des zones de fragilité vis à vis de la fracture ou des zones d’opportunités? Doit on voir le verre à moitié plein ou à moitié vide?)