Mémoire Quiblier Catherine
Du print au web 2.0 : modifications des stratégies et pratiques communicationnelles dans le secteur de la culture.
Elaboration d’une problématique La révolution numérique* (définition à introduire) a touché tous les secteurs d’activité et le secteur de la culture n’a pas été exempte de ses impacts sur son cœur de métier* (définition à introduire) à savoir la mise en relation d’un artiste ou d’une œuvre avec un public. En effet tous les acteurs culturels (institutions plus ou moins importantes, artistes plus ou moins connus) ont été amenés à penser différemment leur rapport au spectateur en tant qu’individu ou au public en tant que groupe social constitué, ce dans le champ de la communication (par opposition à celui de la relation directe par l’acte artistique en soi). Cette relation était autrefois (jusqu’aux années 90 environ) bâtie sur les moyens de communication alors en vigueur : communication de masse (affiches, tracts notamment), médiatisation (par le biais des journaux et magazines), médiation (par le biais de la relation publique ou de l’action culturelle) voire pour les plus modernes d’une communication marketing « one to one » grâce à l’envoi en nombre (courrier ou courriel à partir d’une base de données constituée). A partir de l’avènement du web pour tous et du web 2.0*(définition à introduire), la diffusion d’informations à propos d’une œuvre ou d’un artiste a pris un nouveau tournant : multiplication des outils de communication multimédias élaborés par les institutions culturelles ou les artistes (news letters, e-tracts, blogs, page face book, compte twitter), médiatisation pléthorique (sur les sites des journaux historiques mais aussi sur ceux des nouveaux médias pur player), accès volontaire du public à des informations disponibles sur le net. La relation entre une œuvre ou un artiste et son public potentiel s’en est trouvé profondément changée tant dans sa nature que dans son contenu. Se posent alors les questions suivantes : - contexte de ce changement - impact sur les contenus (textes, photos, vidéos = références à la médiologie) - impact sur le travail des producteurs d’information (communicants culturels) - impact sur le travail des diffuseurs d’information (médias et nouveaux médias) - résultantes sur la nature de la relation (communication descendante VS interaction) - etc……
Méthodologie d’investigation Afin d’être au plus proche de la réalité terrain vécue par les acteurs de la culture, la méthodologie d’investigation procédera de l’enquête qualitative avec interview en face à face dédits acteurs selon une grille de questions préalablement établie et commune à tous. Bien évidemment, ces interviews seront mises en rapport avec les outils numériques utilisés par ces mêmes acteurs afin de mettre en résonance les discours sur les stratégies digitales voulues et leurs réalisations effectives ou pas (écarts possibles entre l’idéal et le concret en raison de freins budgétaire, RH ou autres....). La constitution d’un échantillon d’interviewés se fera afin d’aboutir à la prise en compte d’une réalité diversifiée mais toujours dans le champ circonscrit des stratégies digitales voulues ou/et mises en œuvres afin de favoriser la rencontre entre une œuvre ou un artiste et un public. Ainsi, seront notamment interrogés des acteurs agissant : - dans le domaine du spectacle vivant (grande richesse des contenus de communication), - dans le domaine des musiques actuelles (grande modernité dans les outils digitaux utilisés) - dans le domaine des institutions muséales (grande importance accordée aux budgets de com)
Interprétation des résultats de recherche (documentaire et terrain) Dans la mesure où il n’y a pas de « one best way » en matière de communication et a fortiori dans le champ extrêmement large de la communication numérique, les interviews réalisées ne visent pas à évaluer en soi les stratégies digitales élaborées par les acteurs culturels mais plutôt à en faire état et à les mettre en perspective. C’est pourquoi, seront interrogés aussi bien de grandes institutions dotées de budget (Les Biennales de Lyon, Le musée des Beaux Arts de Lyon ou/et celui des Confluences, l’Opéra de Lyon, …) que des acteurs plus modestes (structures culturels subventionnées par les villes, compagnies artistiques locales, …). Ceci afin que les éventuels freins à la mise en œuvre de ses stratégies pensées « sur mesure » (freins souvent d’ordre budgétaire ou relevant des ressources humaines disponibles ou pas) ne soient pas trop impactants sur le paysage ainsi dressé des stratégies et pratiques digitales voulues/réalisées par les acteurs de la culture afin de relever le défi de l’entrée du numérique dans la communication ayant pour but de favoriser la fréquentation d’une œuvre ou d’un artiste par un ou des publics.
Plan schématique du mémoire (à ce jour)
1)Contextualisation de la recherche-action
1-1) Du print au web 2.0
1-2) Impact sur le métier de communicant culturel
2)Choix d’une méthodologie d’investigation : l’audit qualitatif
2-1) La problématique posée (et les hypothèses)
2-2) La constitution d’un échantillon (segmenté a priori en 3 grands groupes de cibles)
2-3) L’élaboration d’un guide d’entretien
3)Réalisation de l’audit cible par cible
3-1) Résultats des entretiens et interprétation critique
3-2) Analyse des outils numériques en usage
3-3) Comparaison entre les discours stratégiques émis et les mises en œuvre effectives
4)Mise en parallèle et en perspective des résultats obtenus sur les 3 cibles définies
4-1) Ecarts constatés (ou pas) entre les 3 cibles quant à leurs stratégies et pratiques numériques
4-2) Analyse de ces éventuels écarts et conclusions
4-3) Mise en perspective des conclusions et des hypothèses de départs