Borne de RA Low-Tech : Différence entre versions
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Version du 13 octobre 2016 à 00:05
L’histoire de notre projet : focus
THE ORDINARY WORLD
Deux promotions d’étudiants vivent leur train-train quotidien d’universitaires. Les cours, les TDs, les sorties, etc… Rien ne saurait troubler ces habitudes ; et pourtant !
THE CALL TO ADVENTURE
Un appel d’offre est lancé par la mairie de Saint Etienne ! La nouvelle se répand très vite, on peut lire sur l’affiche : - Blabla - Blablall -
« Les mauvaises herbes ont besoin d’aide ! » Les étudiants de l’UJM, fougueux créatifs qu’ils sont se massent devant l’écriteau.
REFUSAL OF THE CALL
Il viennent d’endroits différents, n’ont pas les mêmes valeurs, les mêmes acquis mais pourtant, tous se sentent concernés ! Mais déjà on entend dans la foule les craintes légitimes de certains face à l’ampleur de la tâche ! « Mais je n’y connais rien moi en mauvaises herbes ! » gémit une timide étudiante de l’IRAM. « Hey les Nerds ca craint, on va devoir communiquer, dur ! ».
MEETING WITH THE MENTOR
C’est dans toute cette agitation qu’apparaissent les éléments qui donneront une direction, une armature à toute cette aventure. Ils ont une dizaine, ils sont beaux, ils sont brillants, leur aura rassure… Bref, les profs les dispersent et sur leurs conseils la masse estudiantine se mélange. On fait des groupes, ou iramiens et métariens se côtoient pour la première fois de mémoire d’étudiant !
Les profs, avec leur clairvoyance légendaire, pointent dans le ciel étoilé du possible, les sombres nuages à éviter, nombreux écueils dont la « mauvaise définition du sujet » serait le pire…
Madame Panneau nous ouvre les yeux sur les domaines du possible dans l’art de l’affichage public (moult types de parchemins, panneaux directionnels et autres tables d’enchantements…). Elle est dégage quelque chose de mystique Madame Panneau, avec ses mises en gardes et ses histoires de tombeaux celtes…
Monsieur QRCode, personne respectée dont on raconte au bourg qu’il viendrait d’une autre planète, semble très préoccupé par un art nouveau qui implique des glyphes, sortes de portails qui renverrait vers ce qu’il appelle ‘l’InTeRnEt’…
Et puisque comme les rois mages ils sont trois a parler, il ne faudrait pas oublié l’intervention de Captain Obvious qui en laissa plus d’un perplexe. Le dernier des sages à parler rappelle à l’assemblée que le temps est compté … et pas par n’importe qui ! En effet, chose qu’on sait trop peu, il rappelle que c’est Gant, divinité intraitable, qui gère chaque grain de sable dans le sablier de la vie d’un projet réussit !
Enfin, tous s’accordent à rappeler l’importance de la tâche incombée ainsi qu’une solennelle requête, celle de marquer l’histoire ! Mais la encore, pas n’importe comment. Quand on s’apprête à devenir un héros des temps modernes, on marque son temps dans un WIKI !
Aussi mystérieusement qu’ils étaient apparus, nos érudits retournent vaquer à leurs occupations.
CROSSING THE THRESHOLD
L’excitation remplace peu à peu la panique parmi nos jeunes aventuriers ! On s’active, on se réchauffe, on se jette à l’eau, on se présente !
Les plus ou moins compliqués… Chacun raconte son parcours, ses aspirations, ses passions, ses envies… Tous s’attache à vendre leurs compétences mais très vite on en vient aux fêlures difficilement avouables. Un expert botaniste confirmé se révèle être une bête furieuse quand il n’a pas mangé. L’homme fort aux bras musclé qui s’annonçait bon maçon se trouve –être un (trop)grand bâtisseur mégalomane… Heureusement pour notre équipe, un vice maitrisé est une grande qualité. Chacun ayant bien conscience de la nature des ses démons et de ceux de ses camarades, nos joyeux énergumènes décident de se réunir sous la bannières de «l’Ordre du Chaos». Un joyeux chaos que tous espèrent créateur. Un joyeux chaos qui commence avec la revendication du territoire « Espace Détente » qu’ils colonisent sans grands problèmes. Très vites installés, le garde-manger bien remplit s’annonce être un refuge primordiale pour les longues journées froides à venir… Il fait froid. Mais les cerveaux jeunes et dynamiques de nos cinq étudiants fument. On évoque les problématiques liées au sujet. Qui sont réellement ces mauvaises herbes ? De quoi souffrent-elles ? Qu’elle est leur histoire ? Qu’en pensent les gens ?
C’est vrai ca, qu’en pensent les gens ?! La décision est vite prise : deux équipes partent en mission pour recueillir des informations parmi la plèbe.
Un constat claire se dessine de retour au campement : personne ne connaît les mauvaises herbes en ville. Pire, beaucoup sont retissent à l’idée de les côtoyer. Dans les meilleurs cas, les habitants pensent pouvoir s’en accommoder si elles sont contrôlées, parquées et restreintes.
Se dur constat est intéressent. Les gens de la cité ont une appréhension du sujet et des connaissances asses uniformément faibles et négatives… Notre cible est homogène !
Brainstroming :
Confortés dans l’idée que l’enjeu est de taille, l’Ordre du chaos s’active à proposer des plans. Ils sont osés, innovants, douteux, simples, compliqués…Mais ils sont là :
- Projet 1 Application « Un jour une plante ». Cette application proposerait de faire découvrir à l’utilisateur une plante par jour (à quoi elle ressemble, à quoi elle sert etc.).
- Projet 2 Géoplanting : Reprise de l’idée de Géocatching. Le but étant de disposer des caches près des mauvaises herbes. Ces caches contiendraient des informations relatives à la plante près de laquelle elles sont disposées. Elles contiendraient aussi la plante que l’on aurait séchée et monté à la façon d’un herbier (pour pallier au fait que la plante ne sera pas présente sur le lieu de la cache toute l’année ni même d’une année sur l’autre). Idée de mettre également une reproduction plastifiée, à l’échelle, des insectes éventuellement en interaction avec cette plante.
- Projet 3 Table d’orientation ou borne : le but de la borne serait de montrer à l’utilisateur l’évolution de l’écosystème si on enlève telle ou telle plante. Cela permettrait à l’utilisateur de se projeter et de comprendre pourquoi il est important de maintenir ses « mauvaises herbes » en milieu urbain.
- Projet 4 Mise en valeur des « mauvaises herbes » par du mobilier évolutif (ex : bancs, chaises). L'idée étant de poser la structure dans un endroit et de la laisser se faire coloniser, naturellement par les mauvaises herbes. Le but de cette structure est de faire comprendre à la population l’intérêt esthétique que peuvent avoir les mauvaises herbes partant du postulat que les gens ne sont pas déranger par les choses qu’ils considèrent comme ‘belles’.
- Projet 5 Pots de fleurs participatifs : l’usager peut planter sa mauvaise herbe lui-même dans un pot mis à sa disposition et ainsi interagir directement avec la plante. Prendre conscience de son existence, de son éventuel esthétisme. Les pots de fleurs seraient accompagnés de petits cartels pour donner des informations sur la plante (nom, usages etc.).
Chacun des projets est mis à l’épreuve. Ceux qui nécessitent l’utilisation d’un Smartphone sont écartés ou modifiés. En effet, la plupart des usagers rencontrés dans le bourg ne possèdent pas de tels dispositifs. Le côté « info/anecdote » du projet « 1jour 1 plante » est jugé intéressant, pertinent et simple à mettre en place. L’idée des reproductions plastifiées de plantes du projet géocaching est appréciée. Elle permet de s’affranchir de l’aspect éphémère des mauvaises herbes qui disparaissent aussi vites qu’elles apparaissent dans l’année. L’idée du mobilier urbain apporte un support à la découverte et à la contemplation. Les usagers de la rue y sont déjà habitués… L’action de planter de jolies mauvaises herbes du projet « pot de fleurs participatif » pourrait dénaturer le sujet. Notre mission est de faire accepter la mauvaise herbe en tant que telle !
C’est décidé ! L’Ordre du Chaos se lance dans l’élaboration d’un projet qui saura répondre à son ambition : montrer l’invisible, raconter une histoire et faire réfléchir !
Le dispositif devra attirer les habitants vers une fenêtre sur leur rue mais aussi les envoyés aux quatre coins du quartier à la découverte des mauvaises herbes.
On ne peut plus faire demi-tour, la borne est née !
TESTS, ALLIES AND ENEMIES
- Toutes les plantes ont une histoire. Certaines ont des propriétés par exemple ! Mais elles restent rares et c’est pourquoi il serait dangereux de mettre cette utilité de la plante au cœur de notre projet.
- Rendre visible l’invisible c’est augmenter notre perception de la réalité ! Vive la RA !
- Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple. Vive le LowTech !
- Les gens aiment l’interaction tactile, manuelle ! Il faut des boutons, des manivelles, des choses qui bougent, pivotent…
- Les gens aiment les chasses aux trésors. L’information est un trésor.
Une fois le projet bien ancré dans les esprits, il faut se confronter à la réalité des lieux. On embarque un APN et hop, direction la rue ! Une simple feuille de papier percée d’une fenêtre et on peut débuter notre échantillonnage. On rapporte quelques cadrages intéressants et des emplacements possibles pour notre borne.
- Erreur lors de la création de la miniature : Fichier avec des dimensions supérieures à 12,5 MP
- Erreur lors de la création de la miniature : Fichier avec des dimensions supérieures à 12,5 MP
- Erreur lors de la création de la miniature : Fichier avec des dimensions supérieures à 12,5 MP
- Erreur lors de la création de la miniature : Fichier avec des dimensions supérieures à 12,5 MP
On choisit quelques créatures à détailler : Achillea millefolium, Morosphinx, Capsella bursapastoris…
La maquette prend forme !
- Ordrechaosmaquette.jpg
Borne fraichement bombée couleur socialiste !
APPROACH
THE ORDEAL
THE REWARD
THE ROAD BACK
THE RESURRECTION
RETURN WITH THE ELIXIR
L’aventure en 5 jours
Jour 1
Présentation des membres de l'équipe
Tout à tour chacun des membres de l'équipe se présente.
Nous avons déterminé des questions de bases auxquels nous devons répondre afin de nous connaître :
- D’où vient-on ?
- Quel est notre parcours scolaire/universitaire ?
- Quelles compétences avons-nous qui puissent être utiles dans le cadre de ce Workshop ?
- Donner des exemples de réalisations personnelles pour illustrer cela
- Quels sont nos domaines d'intérêts ?
- Quels sont nos défauts et nos "handicaps" ? Ce qui pourrait nous desservir dans le cadre du Workshop ?
Programme de la journée
- Nous faisons un premier tour de table afin de faire part aux autres membres de l'équipe des premières idées que nous avons eues lorsque nous avons pris connaissance du sujet.
- Nous évoquons les problématiques que le sujet nous évoque
- Nous définissons des cibles et leurs attentes / et imaginons des personas
- Nous faisons un état de l'art pour prendre connaissance de l'existant
- Nous organisons un micro-trottoir entre midi et deux afin d'en apprendre plus sur ce que la population stéphanoise sait/pense des mauvaises herbes (Qu'est-ce qu'une mauvaise herbe ? En connaissez vous ? Peuvent-elles être utiles ? Aimeriez vous en apprendre plus sur les mauvaises herbes ?)
- Nous revenons sur nos idées de départ et les faisons évoluer en fonction des étapes précédentes et de l'évolution de nos points de vue
- Nous sélectionnons quelques idées afin de les présenter lors de la plénière de fin de journée :
- Projet 1 Application « Un jour une plante ». Cette application proposerait de faire découvrir à l’utilisateur une plante par jour (à quoi elle ressemble, à quoi elle sert etc.).
- Projet 2 Géoplanting : Reprise de l’idée de Géocatching. Le but étant de disposer des caches près des mauvaises herbes. Ces caches contiendraient des informations relatives à la plante près de laquelle elles sont disposées. Elles contiendraient aussi la plante que l’on aurait séchée et monté à la façon d’un herbier (pour pallier au fait que la plante ne sera pas présente sur le lieu de la cache toute l’année ni même d’une année sur l’autre). Idée de mettre également une reproduction plastifiée, à l’échelle, des insectes éventuellement en interaction avec cette plante.
- Projet 3 Table d’orientation ou borne : le but de la borne serait de montrer à l’utilisateur l’évolution de l’écosystème si on enlève telle ou telle plante. Cela permettrait à l’utilisateur de se projeter et de comprendre pourquoi il est important de maintenir ses « mauvaises herbes » en milieu urbain.
- Projet 4 Mise en valeur des « mauvaises herbes » par du mobilier évolutif (ex : bancs, chaises). L'idée étant de poser la structure dans un endroit et de la laisser se faire coloniser, naturellement par les mauvaises herbes. Le but de cette structure est de faire comprendre à la population l’intérêt esthétique que peuvent avoir les mauvaises herbes partant du postulat que les gens ne sont pas déranger par les choses qu’ils considèrent comme ‘belles’.
- Projet 5 Pots de fleurs participatifs : l’usager peut planter sa mauvaise herbe lui-même dans un pot mis à sa disposition et ainsi interagir directement avec la plante. Prendre conscience de son existence, de son éventuel esthétisme. Les pots de fleurs seraient accompagnés de petits cartels pour donner des informations sur la plante (nom, usages etc.).
Nous avons essayé de suivre ce programme afin de structurer l'avancée de notre projet. Cependant, dans les faits, certains points se sont mixés naturellement avec d'autres. En particuliers lorsque nous avons évoquer les idées en même temps que les problématiques. Nous nous sommes rendus compte que ces deux points étaient inévitablement liés, nous les avons donc naturellement évoqué dans un même temps.
D'autre part, nous avons à peine évoqué notre cible, nous étions d'accord dès le départ. De plus que n'ayant pas encore fixé notre sélection nous n'avons pas souhaité approfondir la question, ni produire de personas. Il ne nous a pas paru indispensable de s'y pencher davantage à cette étape d'avancement du projet.
Jour 2
Programme de la journée
- Nous réfléchissons sur la mise en place du projet 3 (favoris des 5 projets car nous avons réalisé que le thème 'mauvaises herbes' n'était pas assez attractif pour que les gens prennent la peine de télécharger une application)
- Nous imaginons pouvoir mettre en place une borne à travers laquelle l’utilisateur pourrait regarder, voir le paysage et le comprendre
- Nous allons repérer les lieux (quartier Créatif, Place Carnot) afin d’essayer de trouver des endroits où placer la borne pour que ce soit le plus intéressant possible
- Nous commençons à réfléchir sur ce que l'on veut raconter à l'utilisateur à travers cette borne
- Nous arrivons à la conclusion qu'une borne par thème éviterait de surcharger l'utilisateur en informations et serait plus facile à mettre en place d'un point de vue technique
- Nous réfléchissons ensuite sur le fond et la forme de la borne
Utilisation de la borne
Le but est que lorsque l’utilisateur arrive devant la borne, il voit à travers une vitre le paysage (réel) se trouvant derrière la borne. En utilisant une tirette, l’utilisateur pourrait faire apparaître un calque devant lui. Le calque permettrait de faire un focus sur un élément du paysage en rendant flou tout le reste. L’attention serait donc focalisée sur un élément et le pourquoi de ce focus serait expliqué sur les côtés de la borne. De plus, à travers ces calques, l’utilisateur verrait apparaître des cibles qui pointeraient vers des objets (dans la réalité). Si l’utilisateur se dirige, dans la réalité vers ces cibles, il y trouvera un petit cartel en fer.
Petit cartel
Sur ce petit cartel figurerait un dessin (insecte ou plante) et une petite anecdote romancée sur la plante ou l’insecte dessiné. En bas de ce petit cartel, on trouverait une phrase comme « As-tu remarqué la borne ? » au cas où l’utilisateur tomberait d’abord sur le cartel avant de remarquer la borne.
Les écritures et les dessins seraient en relief afin de pouvoir poser dessus une feuille de papier et gratter avec un crayon à papier pour pouvoir repartir avec un "souvenir".
Forme de la borne
Borne Design avec un petit toit. Sur le toit seront écrit le nom du projet ainsi que quelques explications sur celui-ci.
Sur les côtés de l’ouverture, quelques explications en rapport avec le thème de la borne. En bas, une tablette écrite en braille qui traduit le texte écris juste au-dessus.
Ajout d’une petite marche pour les enfants (ou les petits adultes)
Réalisation 3D de la maquette sur le logiciel Sketchup
A la fin de cette journée, nous étions au clair avec la forme de notre projet. Nous savions quels seraient les thèmes de nos bornes (interactions trophiques et pollution), quelle forme allait avoir la borne, à quoi allaient ressembler les petits cartels. Ce projet nous permet de montrer aux utilisateurs le paysage et de focaliser son attention sur un élément en particulier. On raconte le paysage et on explique à l'utilisateur ce qu'il voit. On créé également sa propre expérience en lui permettant de ramener un petit souvenir papier. Il nous restait à donner un nom à notre projet, trouver un logo, construire les maquettes pour les bornes et les cartels, définir exactement le contenu informatif des bornes.
Jour 3
Programme de la journée
- Nous réalisons la maquette de la borne grandeur nature (récupération de carton sur le marché, baguette de bois, scotch, scie Stanley, scie à métaux, embout visseuse, mètre, visseuse)
- Nous réalisons la maquette du cartel (utilisation d’une tablette graphique + GIMP pour les dessins + photoshop pour la réalisation numérique du modèle du poster)