Récit d'étonnement Audrey : Différence entre versions

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(Mercredi 9 mars)
(Les pistes de réflexion/idées clés pour mémoire pro)
 
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=Trace écrite journalière=
 
=Trace écrite journalière=
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== Dress code et autres us et coutumes ==
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A l'EM on a à coeur semble-t-il de donner une image de marque. Les hôtesses d'accueil dans l'entrée du bâtiment principal ont une tenue identique, une tailleur-jupe sombre. Les professeurs ne viennent pas en costumes-cravates mais les tenues trop relâchées ne sont pas vraiment légion ici. La chemise/veste de costume est plutôt répandue et les femmes sont relativement apprêtées, sans ostentation non plus.
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En bref, on croise quelques jeans et autres pull bariolés tricotés mains, mais peu. J'ai donc troqué mes tenues d'étudiantes pour retrouver mon vestiaire d'enseignante, clairement plus approprié. De son propre aveu, Dan ne sait pas s'habiller, il aborde donc, selon les jours, des pulls camionneurs/jeans ou alors des vestes de trappeurs canadiens assez décalées.
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Le tutoiement est de vigueur, à l'image de ce qui se pratique dans les écoles. Les gens s'appellent par leur prénom ou un diminutif (Greg pour Grégory) par exemple mais pas de surnom ni autres familiarité visible, si ce n'est entre Véro et Dan qui entretiennent des rapports amicaux de longues dates. Dan est "Daninou" pour Véro, plutôt comique lorsqu'on voit le personnage, très grand et assez imposant.
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Les vulgarités sont plutôt courantes au sein d'Indigo, surtout de la part de Véro (suis fan) qui corrige ses copies en ligne en face de moi et se parle souvent à elle-même, commentant les inepties de ses étudiants. Dan balance souvent des "bullshit"ou autres "Fuck" en plaisantant, et Kevin n'est pas en reste, surtout lorsqu'il parle d'Estelle. Si j'aime la vulgarité, mais attention, bien choisie, inattendue et de la part de personnes qui savent manier le langage par ailleurs, je ne me permets pas d'en user ici. Comme l'a très bien compris Véro, ma position de nouvelle arrivée m'impose une certaine retenue. 
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== L'open space ==
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voici à quoi ressemble l'espace dédié, actuellement, à l'équipe Indigo. Au rez de chaussée du bâtiment B, au fond d'une aile et bien en retrait des autres. D'importants travaux sont en cours et l'équipe va déménager dans qq mois pour intégrer le premier étage, un grand espace au coeur du bâtiment, incontournable et vitré, pour qu'il devienne un carrefour et un lieu de passage. (photos à venir)
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== Rôle et missions d'InDiGo ! ==
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typiquement,  voici le genre de mail que l'équipe reçoit plusieurs fois par jour :
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"Bonjour chère équipe Indigo,
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Petit constat du jour, les étudiants inscrits dans BPCEA session 03 et 06 voient sur leurs calendriers qu’ils ont cours aujourd’hui….or, ce n’est pas le cas...
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Autre constat (lié probablement), dans Celcat, il y a une salle de réservé pour BPCEA_01 : BPCEA/01 PCE Atelier A_0342 V (Bâtiment A)
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Je n’avais rien réservé pourtant…. Et encore une fois, pas de cours aujourd’hui.
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Pourriez-vous faire quelque chose ? " mail d'une assistante pédagogique et de programmes.
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Kevin est davantage tourné vers les Mooc et les animations numériques de cours<br />
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Greg s'occupe des QCM automatisés, de l'évaluation des prof via Blue<br />
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Claudine et Alex sont des "Online coordinator", c'est-à-dire qu'elles sont là pour assister les profs, assistants pédagogiques et autres à résoudre les difficultés sur le LMS.
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Claudine a une formation de documentaliste.<br />
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Véro est une prof de l'EMLyon qui par ailleurs s'est intéressée au blended learning et e-learning, elle a quitté son bureau alloué dans les UPR et vient travailler dans l'open space Indigo. Elle vient d'être nommée référente blended pour aller "répandre" la bonne parole auprès des autres profs et des UPR. <br />
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Estelle est "chief" sur le LMS, avant elle était assistante
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L'équipe a été montée par Kevin et Dan, il y a environ 2 ans. Elle devait assurer la bascule vers le numérique : amont, bascule et accompagnement des profs.
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but : mettre en place la digitalisation d'un point de vue pédagogique. Une semaine de boulot au départ pour faire des recherches, des préconisations et rendre rapport sur choix du LMS, des modifs à faire...
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Ensuite Greg a écrit à Dan pour indiquer qu'il était partant pour intégrer l'équipe qui se montait. Et il a ainsi été recruté et donc débarqué du service informatique.
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Missions :
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'''veille''' en innovation pédagogique autour d'outils web;
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aide au '''design thinking''' dans l'élaboration des. cours; 
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soutien à la bascule sur le '''LMS, assistance'''
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== La position de stagiaire ==
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Je n'ai pas voulu ouvrir cette rubrique dès la départ car j'avais besoin de temps pour observer, chercher à comprendre, démêler ce qui relevait de mes projections, des réalités et ce qui semble intrinsèquement lié au statut de stagiaire.
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Plusieurs semaines se sont donc écoulées et j'ai la sensation d'avoir un avis plus étayé que je peux exposer. Le rapport d'étonnement que Dan m'a demandé de présenter fin mars m'a par ailleurs permis de faire le point sur ces aspects. <br />
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'''La façon dont je suis perçue''' : dans l'équipe, j'ai trouvé une place, tout du moins je m'entends très bien avec tout le monde, je propose mon aide régulièrement, on me fait rentrer dans les confidences, les private joke, on me demande mon avis sur des formations à élaborer, des orientations à prendre ce qui me laisse à penser que l'on accorde un crédit à mon opinion. Hier (mardi 5 avril) par exemple, Véro m'a demandé de lui accorder 40 min pour que nous examinions ensemble le plan de formation "Innovation pédagogique" qu'elle va présenter à la doyenne. Elle veut savoir ce que j'en pense, écoute mes conseils, opère des motifs en fonction de ce que je lui dis. Elle est bien plus experte que moins, bardée de diplômes prestigieux, brillante enseignante :  cette confiance qu'elle m'accorde est structurante, valorisante. <br />
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'''Mes missions''' : toujours pour mon rapport d'étonnement de fin mars, j'ai pris le temps de faire un "camembert" présentant les différentes missions sur lesquelles j'ai travaillé proportionnellement au temps que je leur ai consacré. Cela m'a permis d'y voir plus clair mais aussi de réaliser que je n'ai pas rien fait, finalement. (cf, doc publié) Entre doc de synthèse internes, articles de blogs détaillés sur des outils, travail sur Print&Scan, recherches, j'ai pu me raccrocher à ces réalités pour mettre en sourdine cette petite voix intérieure qui trouvait que je ne travaillais pas tant que ça. Le pbm, je pense, c'est que depuis 10 ans j'ai tellement consacré d'heures à la préparation de mes cours, les corrections, les refontes de programme, les copies d'examen pour Lyon 1, les projets... que finalement je bossais tout le temps, suivant un rythme que je perçois aujourd'hui comme hallucinant. Quand je pense que j'entends si souvent dire "Les profs ne font rien, sont toujours en vacances..." Ce stage m'a permis d'interroger cet aspect de moi-même.
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Bref, je crois simplement, pour observer les gens travailler autour de moi ici, que l'on peut travailler, remplir ses objectifs et missions, sans pour autant sacrifier tout son temps libre et ses soirées. J'ai du travail à faire sur moi-même pour accepter que mon rapport au boulot est à revoir, que le souci d'exhaustivité, d'exigence que je m'impose et qui m'a rendu les choses parfois si difficile en début de Master (la question des choix à faire car on ne peut mener tout de front avec la même exigence) s'avère parfois un handicap. C'est formateur.
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'''être un stagiaire à l'EMLyon''' : école qui se targue d'une exigence de niveau et de formation très haute. Résultat, je me suis sentie plusieurs fois, lorsqu'on me demandait mon cursus, mal à l'aise d'expliquer que je venais d'un parcours universitaire et que je n'étais "que" prof dans le secondaire. Comme si je devais presque en avoir honte, ici, où les doctorats et autres diplômes étrangers et de grandes écoles sont légion. L'université, c'est le parent pauvre de la voie supérieure. Bien sûr, tous les employés de l'école n'ont pas de hauts diplômes, mais ceux qui n'en ont pas justement restent les petites mains, dans l'ombre, au service de ceux qui brillent. Même l'intitulé de mon Master semble accessoire, on me dit qu'il faut absolument que je fasse une thèse, comme si c'était une évidence, un passage obligé, une suite logique. Et ça ne l'est pas, je ne le sais que trop bien. Les pbmatiques financières et d'employabilité ne semblent pas rentrer en ligne de compte ici, plusieurs enseignants prennent des congés sabbatiques, ont des sociétés à côté de l'école, n'envisagent même pas que leurs enfant fassent leurs études en France (et pire encore, dans le public !) : c'est un autre monde, dédaigneux aussi. Un monde qui parfois me dérange, j'ai des réticences avec l'élitisme, notamment quand il se fait grâce à l'argent. Bien peu d'enfants issus de l'immigration dans les listes d'étudiants. Des étrangers, oui, mais souvent de familles très aisées. Des Kamel, Samia, Fathé et autres ? Ils doivent se cacher, je ne les vois pas.
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== Les étudiants, le LMS et ... la triche ==
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La bascule sur du blended-learning, et surtout sur le LMS a bien évidemment entraîné à sa suite une vague d'étudiants qui utilisent les outils web contre le système mis en place à l'EM, contournant les plateformes, trichant lors des quiz en ligne et autres. Nombreux sont ceux qui ne visionnent pas les vidéos de cours ou ne viennent tout simplement pas aux cours (surtout dans les grands amphis) et ensuite, peuvent réussir les quiz grâce à un système plutôt élaboré de tricherie.
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Véro pense que ce qui compte, à l'EM, pour le étudiants français, c'est simplement d'intégrer l'école. Dès que cela est fait, l'objectif est atteint et une partie des étudiants cherche simplement à obtenir la moyenne, pas question de fournir des efforts. Les étudiants étrangers et les boursiers sont souvent bien plus sérieux et impliqués dans leur travail, les enjeux (financiers entre autre) étant nettement plus importants. Pour autant, le travail attendu durant le cursus est colossal, d'après ce que j'entends des professeurs, mais bien peu le fournissent réellement.
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Bien sûr, la tricherie fait partie du jeu, qui dit règles dit rébellion, qui dit système dit hackers. Le travail de flicage est bien inintéressant pour les profs, frustrant, mais les plaintes des étudiants sérieux sont légions. Véro en a reçu un dans l'open space il y a peu.
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Du coup, Indigo doit régulièrement traiter des cas de triches avérées ou suspectées, mais aussi des soucis liés aux fermetures programmées de dépôt de dossiers sur Brightspace, laissant des étudiants de bonne foi n'ayant pu se connecter en temps voulus incapables de rendre le dossier par exemple.
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"le jeu du chat et de la souris" d'après Véro.
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Les solutions mises en place pour le moment sont :
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- l'outil anti-plagiat (Urkund ou simicheck)
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- le Locked down Browser (qui devrait être opérationnel en mai)
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- la surveillance traditionnelle : des surveillants payés pour circuler dans les salles (mais fort peu efficace, la plupart étant des retraités et donc, n'ayant pas conscience qu'ouvrir un double affichage par exemple est une forme de tricherie)
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Ex de mail reçus par Indigo :
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"Bonjour Indigo whoever, c'est bizarre 3 étudiants m'ont répondu ça ...(voir échanges ci-dessous)Peuvent-ils réellement avoir déposé leur dropbox et qu'elle ait disparu ?
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Ou alors ils me bananent ?Qui veut bien mener l'enquête technique pour moi SVP ?
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Merci, Alice "(prof de marketing)
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mail de l'élève en lien : "Bonjour,je vous remercie de votre message, je fais partie des étudiants ayant fait le travail demandé et l'ayant rendu sur la dropbox. Vous pouvez donc imaginer le sentiment d'injustice que j'ai pu ressentir à la lecture de votre mail. Je ne sais pas pourquoi mon travail n'a pas été pris en compte par le système mais vous pouvez voir sur cette copie d'écran, mon fichier avec la date et l'heure de la dernière modification pour vous prouver ma bonne foi. Je n'ose même plus ouvrir le fichier puisque cela modifiera irrémédiablement la date de modification et effacera toute preuve de mon innocence. Vous souhaitant une bonne journée.
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Cordialement, XXX"
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ou alors ce type d'échange :
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- mail élève : "Bonjour Madame et Monsieur,
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Je me permets de vous contacter au sujet de ma note du module Crossknowledge, mais aussi du manque de certains rendus. J'ai récemment eu de gros problème avec mon ordinateur et je suis actuellement obligé de demander le sien à un ami, de ce fait je n'ai pas pu faire ces quizz sur ma session. J'ai rendu le maximum de devoir que j'ai pu faire par ailleurs. J'espère que nous pourrons trouver une solution afin que je puisse quand même valider. Bien cordialement, XXX, Msc In Management - E2MS1<br />
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- et réponse du prof (via Indigo) : "Bonsoir XXX, en effet, Brightspace indique que vous n'avez rendu que 2 dropboxs sur les 6.
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Vous perdez donc automatiquement des points. Le fait que vous vous connectiez avec l'ordinateur d'un copain n'est pas grave en soi.
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Mais ne m'obligez pas à vous expliquer plus en détail que "être noté sur sa progression dans Brightspace" signifie évidemment, sous VOTRE compte et pas celui de votre voisin, de votre colocataire ou celui d'un gentil camarade.
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Tant mieux si ces emprunts vous ont permis d'appendre, tant pis si la note de "progression Brightspace" n'a pu le détecter.
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Salutations"
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== Les pistes de réflexion/idées clés pour mémoire pro ==
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'''Innovation pédagogique :''' <br />
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- oblige à bien ''dissocier artefact utilisé et objectif visé.'' Toujours interroger le "pourquoi faire ? quelle pertinence ? quel but ?" <br />
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- conduit à un ''changement de paradigme'', il faut opérer modifications de manières de penser, nos schémas établis, nos traditions. (notamment, chez les parents d'élèves, il faut lutter contre une vision rétrograde de l'enseignement)<br />
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- pour innover il faut ''commencer par observer l'existant'' avant tout, suspendre l'activité. Se "mettre au bord de la boîte" pour mieux en saisir les rouages avant de penser les changer.<br />
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- oblige à ''repenser notre rapport à l'erreur''. Innover  = tenter, possibilité de l'échec mais philosophie du "Fail Fast"<br />
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- il faut ''publier'' sur l'innovation, mettre en avant ce qui se fait dans un établissement, participer à des conf, des articles, proposer des journées de l'innovation pédagogique pour obtenir retours d'expériences, créer des communautés... Mettre la lumière SUR, ''diffuser largement'' pour donner à voir et à analyser ailleurs ce qui a été fait. <br />
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- Accepter que seul ''un petit groupe va commencer'' l'expérimentation  et permettre de faire tâche d'huile.<br />
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- envisager les innovations en lien avec le numérique (flipper classroom, Mooc...) comme faisant partie d'une ''sorte de mallette de l'enseignant'' qui doit pouvoir piocher en fonction de ses besoins pour un groupe précis, une séquence d'enseignement précise. <br />
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- si e-learning, impératif absolu de ''créer et surtout d'animer des forums, des communautés'', sinon trop de décrochage et pas d'interactions ni de progression réelle. Il faut proposer un suivi, une communication avant et après l'outil qui ne peut suffire<br />
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- ''ouvrir le dialogue régulier'' avec les élèves/étudiants/apprenants sur la forme que prend le cours, le cursus... afin d'obtenir feedback en temps réel ou presque et pouvoir être réactif.<br />
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- pour motiver enseignants à innover, nécessité de ''repenser les modalités de rétribution, avancement, temps de travail'' devant élèves ou autre pour permettre équité : se lancer dans e-learning ou autre équivaut à un temps de travail très long, un temps caché qui décourage s'il n'est pas pris en compte. Une politique de certification semble indispensable, avec évaluation par pairs et externes <br />
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- ''favoriser échanges entre élèves et intervenants extérieurs dans des temps de questions/réponses,'' pas de conf genre cours magistral, pour donner une visibilité, un sens aux apprentissages, aux compétences acquises ou à acquérir. Lier privé/éduc<br />
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- question de ce qu'est une école dans un monde où tous les contenus sont accessibles en ligne ? Il faut ''trouver une valeur ajoutée dans le présentiel''<br />
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- envisager de nouveaux enseignants : accompagnateur, Instructeurs, "learning designer" ou "content developper" <br />
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- travail de ''marketing de l'enseignement'' à faire, dans le sens noble : réinterroger nos pratiques, mettre à plat, définir nouveaux axes. <br />
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- associer étroitement ''innovation pédagogique et évaluations'' : il faut se préoccuper des effets sur les apprentissages, chercher à mesurer la qualité, l'apport. cf exemple de Northampton  <br />
  
 
==Lundi 01/02==
 
==Lundi 01/02==
Arrivée à l'EM, j'ai déjà des difficultés pour trouver le parking sur lequel j'ai le droit de me garer, situé loin à l'arrière des bâtiments. 5-7 bonnes minutes de marchent sont nécessaires pour rejoindre l'entrée principale. L'EM se compose d'un ensemble de grands bâtiments, idée du campus Dan, mon "chief Officer" vient me chercher à l'accueil car je suis incapable de retrouver les bureaux de son équipe InDiGo (que j'intègre) : je ne suis venir ici qu'une seule fois, fin octobre, et le site est immense. Il m'accompagne jusque dans l'openspace. Une affichette accueille le visiteur : "Life is short. Do stuff that matters". Voilà qui plante le décor. Je débarque au beau milieu d'une discussion passionnée, dans un mélange français-anglais. Des insultes fusent, destinées non pas aux interlocuteurs présents mais comme je le comprends très rapidement au « propriétaire » intellectuel de la plateforme LMS sur laquelle l’EMLyon vient de basculer depuis qq mois. La plateforme se retrouverait propriétaire intellectuel des données produites par les étudiants et profs de l’EML : inadmissible ! Mais finalement, en reprenant le contrat, le fournisseur est propriétaire de l’algorithme, pas des données produites, le calme revient. En fait j’arrive dans le cœur du sujet : l’équipe InDiGo est dédiée à la mise en place, l’accompagnement des enseignants, élèves et personnels concernés par la bascule sur un LMS Une certaine tension est très rapidement perceptible concernant ce fameux LMS, cible de toutes les crispations, au niveau du staff INDIGO (à cause du travail fourni pour aider à devper les usages par les profs) comme du côté des enseignants. J'apprends que les enseignants se divisent donc en 3 catégories, les heavy users, les usagers qui l’utilisent un peu (mais déjà plus de la moitié moins que la première catégorie) et enfin ceux qui se refusent à basculer sous cette plateforme. Les deux dernières catégories se plaignent, visiblement auprès du directeur de l’école, et l’équipe doit trouver une solution, faire un état des lieux dans les 15 jours des pbm rencontrés et proposer comment aider les enseignants à dépasser leurs craintes, résoudre leurs problèmes, inventer des solutions. En fait, de l'aveu même de Dan, ce LMS ne facilite pas le travail du prof car cette plateforme est tournée vers le client, donc l’étudiant, pas vers l’enseignant. En effet, dans ce type d'établissement supérieur privé, les frais de scolarité des étudiants sont très élevés et par conséquent, ils sont les "clients" de l'école. L'EMLyon a choisi un mode SAS, payant par élève (prix qui varie en fonction du nombre d’élèves inscrits dans l’école. EMLyon c’est environ 4000 élèves donc prix fort, environ 20 euros par an) La plateforme propose un bouquet de service, l’EML a choisi ceux qui l'intéressaient. Fin de matinée : réunion Brightspace. Réunion de crise autour du mécontentement des profs par rapport au système LMS : il faut trouver une solution comment ? Estelle prend en charge la réunion comme si elle était la chef, Dan qui m’explique qu’il laisse chacun manager sa partie, il lui donne le "lead" comme il dit et se met en retrait. Il n’intervient que pour aider si besoin. Cette première réunion me surprend : le ton plutôt sec et cassant d'Estelle me déstablibilse, je trouve qu'elle prend ses collègues de hauts, distribuant les tâches et les consignes sans ménagement. D'ailleurs, chacun des participants en dehors de moi à reçu de la part d'Estelle le matin même une liste bien longue de points à traiter "due today". J'examine la position qu'elle adopte, la façon dont elle prend des notes, répond, regarde ses interlocuteurs et je trouve l'ensemble très emprunté, comme si elle jouait à faire le chef. Néanmoins, le vocabulaire est précis, souvent recherché, on sent qu'elle a à coeur d'être prise au sérieux. Personne ne discute ses ordres.
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Arrivée à l'EM, j'ai déjà des difficultés pour trouver le parking sur lequel j'ai le droit de me garer, situé loin à l'arrière des bâtiments. 5-7 bonnes minutes de marche sont nécessaires pour rejoindre l'entrée principale. L'EM se compose d'un ensemble de grands bâtiments, idée du campus même si les étudiants vivent un peu plus loin.
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Dan, mon "chief Officer" vient me chercher à l'accueil car je suis incapable de retrouver les bureaux de son équipe InDiGo (que j'intègre) : je ne suis venir ici qu'une seule fois, fin octobre, et le site est immense. Il m'accompagne jusque dans l'openspace. Une affichette accueille le visiteur : "Life is short. Do stuff that matters". Voilà qui plante le décor. Je débarque au beau milieu d'une discussion passionnée, dans un mélange français-anglais. Des insultes fusent, destinées non pas aux interlocuteurs présents mais comme je le comprends très rapidement au « propriétaire » intellectuel de la plateforme LMS sur laquelle l’EMLyon vient de basculer depuis qq mois. La plateforme se retrouverait propriétaire intellectuel des données produites par les étudiants et profs de l’EML : inadmissible ! Mais finalement, en reprenant le contrat, le fournisseur est propriétaire de l’algorithme, pas des données produites, le calme revient. En fait j’arrive dans le cœur du sujet : l’équipe InDiGo est dédiée à la mise en place, l’accompagnement des enseignants, élèves et personnels concernés par la bascule sur un LMS Une certaine tension est très rapidement perceptible concernant ce fameux LMS, cible de toutes les crispations, au niveau du staff INDIGO (à cause du travail fourni pour aider à devper les usages par les profs) comme du côté des enseignants. J'apprends que les enseignants se divisent donc en 3 catégories, les heavy users, les usagers qui l’utilisent un peu (mais déjà plus de la moitié moins que la première catégorie) et enfin ceux qui se refusent à basculer sous cette plateforme. Les deux dernières catégories se plaignent, visiblement auprès du directeur de l’école, et l’équipe doit trouver une solution, faire un état des lieux dans les 15 jours des pbm rencontrés et proposer comment aider les enseignants à dépasser leurs craintes, résoudre leurs problèmes, inventer des solutions. En fait, de l'aveu même de Dan, ce LMS ne facilite pas le travail du prof car cette plateforme est tournée vers le client, donc l’étudiant, pas vers l’enseignant. En effet, dans ce type d'établissement supérieur privé, les frais de scolarité des étudiants sont très élevés et par conséquent, ils sont les "clients" de l'école. L'EMLyon a choisi un mode SAS, payant par élève (prix qui varie en fonction du nombre d’élèves inscrits dans l’école. EMLyon c’est environ 4000 élèves donc prix fort, environ 20 euros par an) La plateforme propose un bouquet de service, l’EML a choisi ceux qui l'intéressaient. Fin de matinée : réunion Brightspace. Réunion de crise autour du mécontentement des profs par rapport au système LMS : il faut trouver une solution comment ? Estelle prend en charge la réunion comme si elle était la chef, Dan qui m’explique qu’il laisse chacun manager sa partie, il lui donne le "lead" comme il dit et se met en retrait. Il n’intervient que pour aider si besoin. Cette première réunion me surprend : le ton plutôt sec et cassant d'Estelle me déstablibilse, je trouve qu'elle prend ses collègues de hauts, distribuant les tâches et les consignes sans ménagement. D'ailleurs, chacun des participants en dehors de moi à reçu de la part d'Estelle le matin même une liste bien longue de points à traiter "due today". J'examine la position qu'elle adopte, la façon dont elle prend des notes, répond, regarde ses interlocuteurs et je trouve l'ensemble très emprunté, comme si elle jouait à faire le chef. Néanmoins, le vocabulaire est précis, souvent recherché, on sent qu'elle a à coeur d'être prise au sérieux. Personne ne discute ses ordres.
  
 
Une partie de ces deux premières journées est dévolue aux questions pratiques d'une part : Création des comptes pour accès internet, messagerie, badge, parking, cantine, informatique : on rentre dans un grand organisme, je suis totalement perdue dans tous les sigles utilisés et surtout, l'anglais omniprésent, davantage presque que le français. Visite des locaux, salle de cours, bibliothèque toute neuve et espace modulaires de co-working, fablab. Par ailleurs, je cherche à comprendre aussi précisément que possible cette question du LMS. Qu'est-ce que c'est ? La distinction Brightspace et Connexions, les problèmes qui en découlent...
 
Une partie de ces deux premières journées est dévolue aux questions pratiques d'une part : Création des comptes pour accès internet, messagerie, badge, parking, cantine, informatique : on rentre dans un grand organisme, je suis totalement perdue dans tous les sigles utilisés et surtout, l'anglais omniprésent, davantage presque que le français. Visite des locaux, salle de cours, bibliothèque toute neuve et espace modulaires de co-working, fablab. Par ailleurs, je cherche à comprendre aussi précisément que possible cette question du LMS. Qu'est-ce que c'est ? La distinction Brightspace et Connexions, les problèmes qui en découlent...
  
 
Bilan : intégrer l'EM, ne serait-ce que pour un stage, cela impressionne !
 
Bilan : intégrer l'EM, ne serait-ce que pour un stage, cela impressionne !
 
  
 
==Mercredi 3 février==
 
==Mercredi 3 février==
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==Lundi 8 février== :[modifier]
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==Lundi 8 février==  
 
J'apprends lors de la réunion du matin que les étudiants de l'école évaluent leurs enseignants grâce au système Blue. Selon Dan, il faudrait que les résultats de ces évaluations soient affichés, tout du moins accessibles à tous dans un souci de transparence d'abord puis pour montrer aux étudiants qu'on entend leur retours, qu'on y prête attention. Certains profs pourraient peut-être améliorer leur rémunération en fonction du taux de satisfaction obtenu par exemple. Cette logique, à l'américaine, n'est pas du goût de plusieurs professeurs qui s'y opposent. Comme pour le LMS, ici la logique s'oriente clairement sur la satisfaction de l'étudiant, qui est un client. Le reste de la matinée est consacré à des recherches et au visionnage de vidéos tutorielles sur le langage LaTeX dont je vais avoir besoin pour élaborer les QCM automatisés. l'après-midi, Dan me propose de l'accompagner pour une réunion avec deux collègues de chez IBM : le sujet est d'importance puisqu'il s'agit de finaliser ce qui va être présenté par Thierry Picq devant le comité de direction concernant l'orientation à donner à l'enseignement à l'EM, non pas sur le contenu des cours mais sur les finalités visés, les compétences attendues dans le monde du travail, les modalités d'évaluation, la prise en compte des activités annexes des étudiants (à faire rentrer dans la notation ?)... La réunion est menée d'abord par Dan qui présente un powerpoint impressionnant : liste des objectifs, grille de référence à l'appui, synthèse de ses recherches sur ce qui se fait à l'international, schéma proposant 3 possibilités d'orientation. On discute de ce qui est possible ou pas dès la rentrée prochaine, on réfléchit à ce que IBM peut proposer comme outil regroupant toutes les fonctionnalités citées, une interface étudiant avec tous les onglets jugés indispensables...
 
J'apprends lors de la réunion du matin que les étudiants de l'école évaluent leurs enseignants grâce au système Blue. Selon Dan, il faudrait que les résultats de ces évaluations soient affichés, tout du moins accessibles à tous dans un souci de transparence d'abord puis pour montrer aux étudiants qu'on entend leur retours, qu'on y prête attention. Certains profs pourraient peut-être améliorer leur rémunération en fonction du taux de satisfaction obtenu par exemple. Cette logique, à l'américaine, n'est pas du goût de plusieurs professeurs qui s'y opposent. Comme pour le LMS, ici la logique s'oriente clairement sur la satisfaction de l'étudiant, qui est un client. Le reste de la matinée est consacré à des recherches et au visionnage de vidéos tutorielles sur le langage LaTeX dont je vais avoir besoin pour élaborer les QCM automatisés. l'après-midi, Dan me propose de l'accompagner pour une réunion avec deux collègues de chez IBM : le sujet est d'importance puisqu'il s'agit de finaliser ce qui va être présenté par Thierry Picq devant le comité de direction concernant l'orientation à donner à l'enseignement à l'EM, non pas sur le contenu des cours mais sur les finalités visés, les compétences attendues dans le monde du travail, les modalités d'évaluation, la prise en compte des activités annexes des étudiants (à faire rentrer dans la notation ?)... La réunion est menée d'abord par Dan qui présente un powerpoint impressionnant : liste des objectifs, grille de référence à l'appui, synthèse de ses recherches sur ce qui se fait à l'international, schéma proposant 3 possibilités d'orientation. On discute de ce qui est possible ou pas dès la rentrée prochaine, on réfléchit à ce que IBM peut proposer comme outil regroupant toutes les fonctionnalités citées, une interface étudiant avec tous les onglets jugés indispensables...
  
mardi et mercredi, une gastro me tient au lit
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mardi et mercredi : arrêt maladie (merci gastro)
  
 
==Jeudi 11 février : de la problématique de l’espace : la guerre des territoires ==
 
==Jeudi 11 février : de la problématique de l’espace : la guerre des territoires ==
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'''Remarques en vrac''' : J'entends Véronique discuter avec son nouveau directeur d'UPR sur les recherches qu'elle a menées durant son congé de recherches. Elle explique les différentes méthodes d'e-learning et de blended learning mais surtout ses conclusions après les avoir mises en place depuis septembre. J'ouvre les écoutilles car le sujet m'intéresse au plus haut point. Selon elle :
 
'''Remarques en vrac''' : J'entends Véronique discuter avec son nouveau directeur d'UPR sur les recherches qu'elle a menées durant son congé de recherches. Elle explique les différentes méthodes d'e-learning et de blended learning mais surtout ses conclusions après les avoir mises en place depuis septembre. J'ouvre les écoutilles car le sujet m'intéresse au plus haut point. Selon elle :
- ces nouvelles méthodes d'apprentissage ne plaisent pas trop aux parents d'élèves qui ont l'impression que leurs enfants passent tout leur temps devant un ordo, moins en présentiel avec un prof et donc : pourquoi paient-ils si cher ???
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- ces nouvelles méthodes d'apprentissage ne plaisent pas trop aux parents d'élèves qui ont l'impression que leurs enfants passent tout leur temps devant un ordi, moins en présentiel avec un prof et donc : pourquoi paient-ils si cher ???
- ces méthodes ne conviennent pas à tous les élèves car certains ne sont pas assez mûrs ou motivés pour faire le travail demandé en distanciel et d'autres ont vraiment besoin de passer par du présentiel pour activer les apprentissages
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- ces méthodes ne conviennent pas à tous les élèves car certains ne sont pas assez mûrs ou motivés pour faire le travail demandé en distanciel et d'autres ont vraiment besoin de passer par du présentiel pour activer les apprentissages. Pour elle, il faut proposer des parcours qui mélangent présentiel et e-learning, surtout pas envisager de passer majoritairement au tout distanciel. Elle pense que pour un niveau donné, les responsables d'UPR doivent être en mesure de quantifier combien d'e-learning sur un niveau et tout matière confondue, il faut une vision d'ensemble, pas juste une vision à l'intérieur d'un cours.
 
- Il y a donc toujours une partie des élèves qui restent mécontents.
 
- Il y a donc toujours une partie des élèves qui restent mécontents.
 
- son cours, qu'elle a donc entièrement adapté, est à ce jour fait par les étudiants, elle se contente de distribuer les travaux à faire, le parcours, les équipes... et pour bcp, c'est vraiment efficace de devenir acteur du cours et plus juste auditeur.
 
- son cours, qu'elle a donc entièrement adapté, est à ce jour fait par les étudiants, elle se contente de distribuer les travaux à faire, le parcours, les équipes... et pour bcp, c'est vraiment efficace de devenir acteur du cours et plus juste auditeur.
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D'ailleurs, Greg finit par m'avouer que le fonctionnement de Dan et de Thierry Picq lui pèse parfois lorsqu'ils parlent outils avant tout (on va acheter des tablettes, mais des pas chères) et lorsqu'on prend des stagiaires au lieu d'embaucher une pointure dans un domaine précis alors qu'on souhaite avoir une équipe de grande qualité. "Je ne dis pas cela pour toi" m'assure-t-il. Ah bon ? Parce que clairement, c'est exactement ma situation, non ?  
 
D'ailleurs, Greg finit par m'avouer que le fonctionnement de Dan et de Thierry Picq lui pèse parfois lorsqu'ils parlent outils avant tout (on va acheter des tablettes, mais des pas chères) et lorsqu'on prend des stagiaires au lieu d'embaucher une pointure dans un domaine précis alors qu'on souhaite avoir une équipe de grande qualité. "Je ne dis pas cela pour toi" m'assure-t-il. Ah bon ? Parce que clairement, c'est exactement ma situation, non ?  
  
=== Instaurer l'esprit d'équipe : ===
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=== Instaurer l'esprit d'équipe ===
 
Qui veut manger à l'extérieur aujourd'hui ? lance Dan ce matin. Silence, regards croisés, pas de réponse. Dan se tourne vers Claudine puis moi, pourquoi pas. Greg se laisse convaincre aussi au lieu d'aller courir, tout comme Kevin. Réservation faite dans ces chinois proposant des buffets à volonté.  
 
Qui veut manger à l'extérieur aujourd'hui ? lance Dan ce matin. Silence, regards croisés, pas de réponse. Dan se tourne vers Claudine puis moi, pourquoi pas. Greg se laisse convaincre aussi au lieu d'aller courir, tout comme Kevin. Réservation faite dans ces chinois proposant des buffets à volonté.  
Moment agréable, on ne parle pas travail, on parle alimentation des uns et des autres (Greg est végétarien depuis 3 ans, Dan n'a pas droit à certains aliments à cause de sa goutte...), courses prévues le weekend... Kevin a eu droit à son cocktail et l'humeur est détendue. Nous étions d'accord pour payer chacun notre part (deal de départ) mais Dan refuse finalement, il paie la totalité du repas. Visiblement, ce genre de déjeuner n'avec (presque) toute l'équipe n'était encore jamais arrivé.   
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Moment agréable, on ne parle pas travail, on parle alimentation des uns et des autres (Greg est végétarien depuis 3 ans, Dan n'a pas droit à certains aliments à cause de sa goutte...), courses prévues le weekend... Kevin a eu droit à son cocktail et l'humeur est détendue. Nous étions d'accord pour payer chacun notre part (deal de départ) mais Dan refuse finalement, il paie la totalité du repas. Visiblement, ce genre de déjeuner avec (presque) toute l'équipe n'était encore jamais arrivé.   
 
 
Après-midi : j'ai réussi à obtenir un rdv au Learning Hub avec Emilie Rousseau, l'une des responsables, pour évoquer les OER et voir avec elle ce qui pourrait m'aider à opérer un tri, un classement. Dan ne lâche pas le morceau sur ce point, c'est fondamental pour lui. Je la retrouve à 15h dans son bureau. Elle s'excuse par avance, n'aura finalement pas de temps  me consacrer, nous allons devoir fixer un autre rendez-vous. Je la sens agacée et je comprends au fur et à mesure qu'elle me l'explique qu'elle n'est pas du tout d'accord avec Dan pour cette histoire de PLP et d'OER à mettre en avant. Le PLP d'accord, mais les OER ??? Pourquoi faire du push pour des ressources en Open Access alors qu'à l'EM, au Learning Hub, les étudiants ont accès à une sélection de plates-formes de très grandes qualités dont l'EM paie les abonnements au prix fort, et qui permettent d'obtenir les réponses à leurs questions précises. Elle trouve la lubie de Dan sans intérêt, une perte de temps et d'énergie, les OER sont à destination des pays en voie de dévpt, pas des étudiants d'une école payante et de haut niveau comme l'EM. Apparemment, elle a tenté plusieurs fois de faire passer le message à Dan qui selon elle, "n'écoute pas" et n'en fait qu'à sa tête. Je sens que je ne vais pas réussir à obtenir d'elle la moindre aide, elle m'annonce d'ailleurs que "si c'est le sujet de votre stage, il va falloir en changer". Terrain miné.
 
Certains de ses arguments sont pertinents, je lui fais sentir que je comprends que sa position à elle est délicate, elle doit justifier des investissements qui sont faits au Learning Hub et ce n'est pas en mettant l'accent sur les OER qu'elle va pouvoir le faire. Je reviens auprès de Dan, lui explique en souriant que ce rdv était un piège et que j'ai eu la sensation d'être attendue avec un pistolet chargé. Il semble surpris, je lui explique la teneur de mon quart d'heure avec Emilie et essaie de prendre un peu sa défense. Dan comprend mais trouve sa réaction rétrograde, les OER, c'est l'avenir, point barre. Je retourne mi-mars dans le bureau d'Emilie pour un ddv de 2H, c'est pas gagné...
 
  
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Après-midi : j'ai réussi à obtenir un rdv au Learning Hub avec Emilie Rousseau, l'une des responsables, pour évoquer les OER et voir avec elle ce qui pourrait m'aider à opérer un tri, un classement. Dan ne lâche pas le morceau sur ce point, c'est fondamental pour lui. Je la retrouve à 15h dans son bureau. Elle s'excuse par avance, n'aura finalement pas de temps à me consacrer, nous allons devoir fixer un autre rendez-vous. Je la sens agacée et je comprends au fur et à mesure qu'elle me l'explique qu'elle n'est pas du tout d'accord avec Dan pour cette histoire de PLP et d'OER à mettre en avant. Le PLP d'accord, mais les OER ??? Pourquoi faire du push pour des ressources en Open Access alors qu'à l'EM, au Learning Hub, les étudiants ont accès à une sélection de plates-formes de très grandes qualités dont l'EM paie les abonnements au prix fort, et qui permettent d'obtenir les réponses à leurs questions précises. Elle trouve la lubie de Dan sans intérêt, une perte de temps et d'énergie, les OER sont à destination des pays en voie de dévpt, pas des étudiants d'une école payante et de haut niveau comme l'EM. Apparemment, elle a tenté plusieurs fois de faire passer le message à Dan qui selon elle, "n'écoute pas" et n'en fait qu'à sa tête. Je sens que je ne vais pas réussir à obtenir d'elle la moindre aide, elle m'annonce d'ailleurs que "si c'est le sujet de votre stage, il va falloir en changer". Terrain miné.
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Certains de ses arguments sont pertinents, je lui fais sentir que je comprends que sa position à elle est délicate, elle doit justifier des investissements qui sont faits au Learning Hub et ce n'est pas en mettant l'accent sur les OER qu'elle va pouvoir le faire. Je reviens auprès de Dan, lui explique en souriant que ce rdv était un piège et que j'ai eu la sensation d'être attendue avec un pistolet chargé. Il semble surpris, je lui explique la teneur de mon quart d'heure avec Emilie et essaie de prendre un peu sa défense. Dan comprend mais trouve sa réaction rétrograde, les OER, c'est l'avenir, point barre. Je retourne mi-mars dans le bureau d'Emilie pour un rdv de 2H, c'est pas gagné...
  
 
== Lundi 7 mars ==
 
== Lundi 7 mars ==
 
J'arrive juste à temps, Kevin part justement pour une réunion où se trouvent déjà Greg et Dan. Je peux venir ? Oui, ramène toi !
 
J'arrive juste à temps, Kevin part justement pour une réunion où se trouvent déjà Greg et Dan. Je peux venir ? Oui, ramène toi !
Nous filons dans le learning lab, waow, il y a beaucoup de monde, je ne m'attendais pas à cela du tout. Mais c'est quoi au fait cette réunion ? Kevin s'est éclipsé, j'aperçois Dan affairé devant les écrans géants, visiblement il va présenter quelque chose, et Greg déjà assis. Les tables ont été installées en U, je compte une trentaine de personnes présentes environ. Je me glisse auprès de Greg et lui demande l'objet de cette réunion : faire le point sur SBS. Aïe, cela ne m'éclaire pas davantage, toujours leurs sigles, je n'en ai pas encore fait le tour...Wendy dirige la réunion, à sa façon, très extravertie, rythme survolté et humour parfois limite. Je ne suis pas très à l'aise avec ce type de management à l'américaine (elle est hollandaise et a une grande expérience en pays anglos saxons)
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Nous filons dans le learning lab, waow, il y a beaucoup de monde, je ne m'attendais pas à cela du tout. Mais c'est quoi au fait cette réunion ? Kevin s'est éclipsé, j'aperçois Dan affairé devant les écrans géants, visiblement il va présenter quelque chose, et Greg déjà assis. Ce fameux Learning Lab, je ne cesse d'en entendre parler. Très gros investissement, tout n'est visiblement pas encore fini (des câblages restent à faire) et l'EM est passé par un prestataire, SMART. Du coup, pas évident de comprendre vers qui se tourner lorsque tout ne se met pas en route comme il faut, entre écrans géants qui peuvent servir de tableaux blancs, d'écran d'ordi... Les tables ont été installées en U, je compte une trentaine de personnes présentes environ. Je me glisse auprès de Greg et lui demande l'objet de cette réunion : faire le point sur SBS. Aïe, cela ne m'éclaire pas davantage, toujours leurs sigles, je n'en ai pas encore fait le tour... Après recherches, SBS est le service qui dirige, englobe le processus de digitalisation de l'école. Il veille aux différents projets et c'est Wendy qui le dirige. Elle anime d'ailleurs la réunion, à sa façon, très extravertie, rythme survolté et humour parfois limite. Je ne suis pas très à l'aise avec ce type de management à l'américaine, parfois brusque (elle est hollandaise et a une grande expérience en pays anglos saxons)
 
Résumé de la réunion : il est question de faire le tour des 13 différents chantiers en cours, tous liés à la pratique numérique, les données, l'individualize learning.
 
Résumé de la réunion : il est question de faire le tour des 13 différents chantiers en cours, tous liés à la pratique numérique, les données, l'individualize learning.
 
De grandes colonnes sont dessinées sur les murs laqués blancs, des blocs notes de couleurs devant nous : objectif = en une phrase, un verbe, caractériser en 10 min pour chacun des 13 projets son "quoi" ? et son "pourquoi" ? Chose faite, on colle nos post it dans les bonnes colonnes et ensuite les chefs de projets viennent collecter les infos, rectifier ce qui est vrai, ce qui est incomplet ou faux et résumer leur chantier en 2 min. J'en apprends pas mal sur tout ce qui se trame de concert à l'EM. Tout cela converge sur le PLP, le projet porté par Dan et IBM sur lequel j'ai déjà aussi un peu travaillé. Présentation de Dan (et Pauline), remarquable de clarté. Les slides sont éclairants, les explications pertinentes, l'assemblée est silencieuse. Il s'agit donc bien là d'un très important programme, unique encore dans ce type de grandes écoles, l'EM veut jouer l'innovation, miser sur les compétence, l'employabilité  et l'individualisation des parcours/des apprentissages au maximum. Il est enfin demandé à tous de réfléchir à la façon dont leur chantier peuvent permettre d'alimenter la "learning machine" qui va collecter toutes les données possibles sur chaque étudiant pour lui proposer un dashboard totalement personnalisé. Je suis bluffée de voir à quoi correspondent les différentes session de travail auxquelles j'ai participé sur ce sujet. Le travail en amont aussi bien qu'à venir est colossal mais très intéressant.   
 
De grandes colonnes sont dessinées sur les murs laqués blancs, des blocs notes de couleurs devant nous : objectif = en une phrase, un verbe, caractériser en 10 min pour chacun des 13 projets son "quoi" ? et son "pourquoi" ? Chose faite, on colle nos post it dans les bonnes colonnes et ensuite les chefs de projets viennent collecter les infos, rectifier ce qui est vrai, ce qui est incomplet ou faux et résumer leur chantier en 2 min. J'en apprends pas mal sur tout ce qui se trame de concert à l'EM. Tout cela converge sur le PLP, le projet porté par Dan et IBM sur lequel j'ai déjà aussi un peu travaillé. Présentation de Dan (et Pauline), remarquable de clarté. Les slides sont éclairants, les explications pertinentes, l'assemblée est silencieuse. Il s'agit donc bien là d'un très important programme, unique encore dans ce type de grandes écoles, l'EM veut jouer l'innovation, miser sur les compétence, l'employabilité  et l'individualisation des parcours/des apprentissages au maximum. Il est enfin demandé à tous de réfléchir à la façon dont leur chantier peuvent permettre d'alimenter la "learning machine" qui va collecter toutes les données possibles sur chaque étudiant pour lui proposer un dashboard totalement personnalisé. Je suis bluffée de voir à quoi correspondent les différentes session de travail auxquelles j'ai participé sur ce sujet. Le travail en amont aussi bien qu'à venir est colossal mais très intéressant.   
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(re)formation sur AMC (Print and Scan) et langage Latex. Elle est à destination en priorité de Claudine et d'Alexandra mais je la suis aussi pour prendre des notes. La dernière fois, le combo visioconf/exercice d'application en même temps/prise de notes n'avait pas été efficace, impossible pour moi de garder une trace cohérente de toutes les étapes indispensables. Je vois Claudine et Alex sortir leur cahier de notes, je leur propose de le faire pour nous trois, en direct, sur l'ordi, comme ça elles peuvent mieux se concentrer sur la démonstration de Greg.  
 
(re)formation sur AMC (Print and Scan) et langage Latex. Elle est à destination en priorité de Claudine et d'Alexandra mais je la suis aussi pour prendre des notes. La dernière fois, le combo visioconf/exercice d'application en même temps/prise de notes n'avait pas été efficace, impossible pour moi de garder une trace cohérente de toutes les étapes indispensables. Je vois Claudine et Alex sortir leur cahier de notes, je leur propose de le faire pour nous trois, en direct, sur l'ordi, comme ça elles peuvent mieux se concentrer sur la démonstration de Greg.  
 
Nous passons 2H à travailler sur un QCM test, les étapes sont nombreuses et ce n'est pas simple pour qui ne connaît pas. Pour autant, et cela m'étonne moi-même, j'aime bien ce genre de travaux. C'est rigoureux.  
 
Nous passons 2H à travailler sur un QCM test, les étapes sont nombreuses et ce n'est pas simple pour qui ne connaît pas. Pour autant, et cela m'étonne moi-même, j'aime bien ce genre de travaux. C'est rigoureux.  
Repas tous ensemble avec Véro et Alex en plus, c'est la première fois depuis mon arrivée. Ambiance très détendue, il faut dire qu'Estelle n'est pas là depuis plus d'une semaine (arrêt) et on perçoit tout de suite la différence. D'ailleurs, Véronique me confie à la pause déjeuner que mon statut "d'extérieure" pourrait permettre de faire passer un message à Dan au sujet d'Estelle justement. Je vais voir.
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Repas tous ensemble avec Véro et Alex en plus, c'est la première fois depuis mon arrivée. Ambiance très détendue, il faut dire qu'Estelle n'est pas là depuis plus d'une semaine (arrêt) et on perçoit tout de suite la différence. D'ailleurs, Claudine me confie à la pause déjeuner que mon statut "d'extérieure" pourrait permettre de faire passer un message à Dan au sujet d'Estelle justement. Je vais voir.
 
Dan en a oublié son atelier "Gradebooks" du mardi midi trente, il s'en rend compte à 13h et je l'entends pester "je veux trop bien faire, parfois". Oui, je crois que c'est le moins que l'on puisse dire.  
 
Dan en a oublié son atelier "Gradebooks" du mardi midi trente, il s'en rend compte à 13h et je l'entends pester "je veux trop bien faire, parfois". Oui, je crois que c'est le moins que l'on puisse dire.  
Il a passé sa visite médical ce matin, comme Greg. A la question : "sur une échelle de 1 à 10, colombien attriburiez-vous à votre niveau de stress au travail ? Dan a répondu "ah oui, je me sens stressé quand même, je dirais.. 3 ? " toute l'équipe en plaisante mais le pire c'est qu'il est sérieux. Claudine dit à voix haute ce que tout le monde doit penser tout bas : "Dan, tu en fais trop, tu es trop gentil, attention à toi". Pour plaisanter, Greg nous explique qu'à la même question, il a répondu "ben 13 !"
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Il a passé sa visite médicale ce matin, comme Greg. A la question : "sur une échelle de 1 à 10, combien attriburiez-vous à votre niveau de stress au travail ? Dan a répondu "ah oui, je me sens stressé quand même, je dirais.. 3 ? " toute l'équipe en plaisante mais le pire c'est qu'il est sérieux. Claudine dit à voix haute ce que tout le monde doit penser tout bas : "Dan, tu en fais trop, tu es trop gentil, attention à toi". Pour plaisanter, Greg nous explique qu'à la même question, il a répondu "ben 13 !"
 
Je ne trouve pas que le niveau de stress soit exceptionnellement élevé dans cette équipe mais j'entends dire que certains craquent ici à cause des pressions de toutes part.
 
Je ne trouve pas que le niveau de stress soit exceptionnellement élevé dans cette équipe mais j'entends dire que certains craquent ici à cause des pressions de toutes part.
  
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== Mercredi 9 mars ==
 
== Mercredi 9 mars ==
Ce matin, recherches sur le social learning network dans les entreprises. Dan veut que l'on trouve un moyen de créer une sorte de communauté, de réseau social interne à l'école qui permette de mutualiser des données, des docs, des infos sur des cours ou autre. Le plus ouvert possible, cette communauté pourrait récompenser, valoriser tout au moins les étudiants qui déposeraient le plus de ressources ou seraient les plus actifs (avec un système de badge visible sur LinkedIn par exemple). Du coup, je dois chercher quelles entreprises ont déjà mis en place ce genre de pratiques, comment elles parviennent à motiver la participation de chacun... D'articles en sites je tombe sur un doc qui me parait partirent, je l'envoie à Dan et là, effet boule de neige : il lit l'article en anglais, achète l'ébook dans il est tiré, me l'imprime en PDF (178 pages recto verso en anglais, omg) et se lance dans un email à Thierry Picq, le directeur innovation, pour lui dire que nous devons lancer une expérimentation sur les réseaux sociaux d'entreprises, le système de validation par badge des compétences transversales mises en oeuvre au travers de telles pratiques... et que  "This would be a nice study for Audrey to look into and help implement". Ah bon ? je crois que je viens de me faire refiler le sujet, carrément vaste, pour études et analyses...
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Ce matin, recherches sur '''le social learning network''' dans les entreprises. Dan veut que l'on trouve un moyen de créer une sorte de communauté, de réseau social interne à l'école qui permette de mutualiser des données, des docs, des infos sur des cours ou autre. Le plus ouvert possible, cette communauté pourrait récompenser, valoriser tout au moins les étudiants qui déposeraient le plus de ressources ou seraient les plus actifs (avec un système de badge de validation visible sur LinkedIn par exemple). Du coup, je dois chercher quelles entreprises ont déjà mis en place ce genre de pratiques, comment elles parviennent à motiver la participation de chacun, ce fonctionnement de badge... D'articles en sites je tombe sur un doc qui me parait pertinent, je l'envoie à Dan et là, effet boule de neige : il lit l'article en anglais, achète l'e-book dont il est tiré, me l'imprime en PDF (178 pages recto verso en anglais, omg) et se lance dans un email à Thierry Picq, le directeur innovation, pour lui dire que nous devons lancer une expérimentation sur les réseaux sociaux d'entreprises, le système de validation par badge des compétences transversales mises en oeuvre au travers de telles pratiques... et que  "This would be a nice study for Audrey to look into and help implement". Ah bon ? je crois que je viens de me faire refiler le sujet, carrément vaste, pour études et analyses...
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Le reste de la journée est donc consacré à ces recherches, je trouve beaucoup trop de choses, il va falloir faire du tri.
  
 
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Bribes de conversation :
les pires personnes pour mettre en place un processus de digitalisation sont les IT
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"les pires personnes pour mettre en place un processus de digitalisation sont les IT"
Alex me dit que le souci ces derniers temps c'est que les gens ne comprennent pas quel est l'environnement à présent. Qui fait quoi, tout est devenu flou.  
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Alex me dit que le souci ces derniers temps c'est que les gens ne comprennent pas quel est l'environnement à présent. Qui fait quoi, tout est devenu flou depuis ce processus de digitalisation.  
Pour Véro, il faut faire un point d'évaluation, fixer clairement ce qui va être fait l'an prochain, identifier les personnels ressources. cette digitalisation est une "horreur" selon ses propres mots.  
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Pour Véro, il faut faire un point d'évaluation, fixer clairement ce qui va être fait l'an prochain, identifier les personnels ressources. Cette digitalisation est une "horreur" selon ses propres mots (et pourtant, elle a vraiment travaillé sur le sujet...)
Faire du tête-tête avec les profs pour qu'ils aient un gradebooks, mettent leurs cours sur Brightspace...voilà ce qui devrait être l'objectif pour la rentrée. Thierry Picq passe dans l'après-midi et Véro lui soumet l'idée d'une approche par campagne : gradebook et dropbox. Il donne son "go"
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Faire du tête-tête avec les profs pour qu'ils aient un gradebooks, mettent leurs cours sur Brightspace...voilà ce qui devrait être l'objectif pour la rentrée. Thierry Picq passe dans l'après-midi et Véro lui soumet l'idée d'une approche par campagne : gradebook et dropbox seraient l'objectif de la prochaine campagne. Il donne son "go"
  
 
Alex me dit comprendre son périmètre d'activités mais pas son environnement. Quand on y réfléchit, c'est déroutant.  
 
Alex me dit comprendre son périmètre d'activités mais pas son environnement. Quand on y réfléchit, c'est déroutant.  
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'''SBS''' : Smarter Business School
 
'''SBS''' : Smarter Business School
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== Jeudi 10 mars ==
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Ce matin , nous avons fixé un rdv boulot Claudine, Alex et moi pour nous atteler à un QCM qu'il faut automatiser. Donc, cession de mise en pratique de la formation Print & Scan faite par Greg mardi. Ambiance détendue, je sens que les filles s'adressent bien plus facilement à moi, me confient des indiscrétions sur les uns ou les autres sur le mode de la plaisanterie (notamment sur Estelle qui est de retour aujourd'hui, - très très court vêtue ce qui fait dire à Kevin qu'elle a "des choses à rattraper" - et qui d'ailleurs ne prend même pas la peine de me dire bonjour...)
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Nous commençons l'exercice, il s'agit d'un QCM que Greg doit traiter pour demain. Il s'en est déjà occupé hier, l'a fait en 30 min, voici donc notre challenge du matin : faire aussi vite ou à peine moins.
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Bon, si le début fonctionne plutôt bien, nous ne parvenons pas à transformer le doc word en langage code Latex sur l'éditeur de texte et nous sommes rapidement bloquées... Ainsi va se dérouler le reste de la journée : dès que Greg repasse par l'open space, nous lui demandons de nous aider à avancer un peu et ainsi de suite jusqu'à la fin d'après-midi. Les opérations s'avèrent bien plus difficiles que prévue, il nous faut aussi connaître quelques Expressions Régulières. Je peaufine mon doc de résumé de la procédure à suivre pour basculer un QCM sous Word à un QCM automatisé sous AMC.
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Greg m'explique qu'il a passé 12h pour un QCM assez complexe mêlant images, graphiques, tableaux, appariements... Je m'interroge : mais où est le gain de temps et à qui profite-t-il ? Si le prof n'a plus à passer des heures en correction, Greg lui passe parfois des heures en montage des docs : principe des vases communicants ? Où est l'intérêt hormis celui du prof ? Ce cas est exceptionnel m'assure-t-il, d'habitude il passe 1H environ pour un QCM.
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== Vendredi 11 mars ==
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Journée travail sur les badges (un peu) et les réseaux sociaux dans l'entreprise : j'essaie de traduire autant que possible le fameux pdf de Jane Hart imprimé par Dan. 35 pages seulement de balayées au bout d'une après-midi de travail... sentiment de "sur-place" et j'avoue me sentir bien inutile des journées comme celle-là. Nous échangeons avec Dan sur la problématique des "comportements" qui doivent davantage nous intéresser que les outils : distribuer à tout va des outils, des liens ou des articles décrivant de nouveaux outils pédagogique ne peut suffire, il faut nous tourner vers ce qui permettre la rencontre, l'usage réel des enseignants.   
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== Lundi 14 ==
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Matin : recherches sur les badges de validation, sujet réellement passionnant. Intérêts ? Problèmes soulevés ? Modèle qui sera prédominant dans les années à venir ?
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Dan absent, je suis avec Alex, Claudine, Véro et Greg mais ce matin ambiance très studieuse, l'open space est silencieux.
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Retour du déjeuner, Dan arrive, je lui fais part de mes découvertes (notamment le VTÉ = vitrine technologies éducation qui a pour mission de guider les choix des établissements d'enseignement supérieur québécois en matière de technologie éducative..) "Tu trouves toujours des trucs super !" me dit-il. Euh... suis pas bien sûre mais il ne peut pas s'empêcher, à son habitude, de valoriser le travail de chacun.
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ePIC 2016 : the 14th conference on ePortfolios, Open Badges, Personal Ledgers, Identities, Trust, Blockchains... se tiendra les 27-28-29 Octobre 2016 à Bologne. Peut-être une conférence à laquelle il faudrait assister ?
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=== De la difficulté d'être leader ===
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Dan, comme je l'ai écrit, est "fait pour" mettre en valeur le travail de ses collaborateurs/étudiants. De son propre aveu, sa formation dans un collège Jésuite l'a profondément marqué, le dévouement aux autres, à leur bien-être... Mais Aujourd'hui je décèle deux failles :
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- la première, il est très mal à l'aise dans les conflits et refuse de trancher. Impossible de ne pas voir, ressentir, l'animosité qui existe entre Estelle et d'autres membres de l'équipe, pourtant il n'intervient pas. Il fait le tampon, fait passer les infos, tente la médiation mais ne prend pas position. Parfois, cela peut en exaspérer certains qui attendent de lui un bon coup de poing sur la table. Mais cela n'arrivera pas, c'est d'ailleurs à l'exact opposé de sa façon de faire : "coooool" répète-t-il à l'envie. Oui, cool d'accord mais parfois, manager une équipe, c'est aussi devoir recadrer certains membres, non ?
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- la seconde : il est "radin" comme il dit. Enfin, radin, ce n'est peut être pas le bon terme. Il est plutôt le moins dépensier possible, n'investit dans rien et déteste sortir son argent perso (Pour un docteur en Economie, je trouve cela ironique) Mais pas seulement. Ainsi, aujourd'hui Véro, Alex et Claudine décident de faire une commande de matériels de bureaux (agrafeuses, ciseaux, stylos...) et la somme atteint rapidement 200 euros. Dan fait des bonds : "putain, 200 euros pour des ciseaux ? What's the fuck? " Véronique le tacle sans ménagement : "Dan, arrête, ça fait 1 an que je demande une pauvre agrafeuse, on peut tout de même obtenir cela, non ? "
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Tout sourire, Dan réplique qu'il faut commencer par fouiller les placards pour faire le tour de ce que nous avons déjà, il prétend être en mesure de trouver des ciseaux et autres en cherchant bien. Ce qu'il fait sous l'oeil exaspéré de Véro. Puis il vient auprès de Claudine pour vérifier avec elle la liste des fournitures sur internet, fait modifier les agrafeuses pour en commander des moins chères, dit qu'il va aller les acheter à Carrefours plutôt que sur Office Dépôt... Véro lève les yeux au ciel d'agacement. Je décide d'en rire, il finit par valider la commande mais on sent qu'il trouve la dépense exagérée.
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== Mardi 15 mars : des inégalités en milieu digital/pédagogique ==
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Ce matin, j'ai enfin ma fameuse réunion de travail avec Emilie Rousseau, responsable du Learning Hub de l'EM sous la direction "Ressources groupes".
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J'avoue que j'avais une certaine appréhension à devoir retourner au Learning Hub pour la voir vu la teneur de notre première rencontre. Je prends donc la précaution de bien revalider notre rdv 15 min avant, histoire de ne pas me faire à nouveau "chasser" de son bureau car finalement elle n'est plus dispo.
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10h-12h : que va-t-on se dire durant tout ce temps-là ?
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Je demande à Dan une dernière mise au point de ce qu'il veut que je traite avec elle : <br />
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- Comment les étudiants opèrent-ils un tri, un choix, dans les ressources qu'ils utilisent ? <br />
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- Quelles sont les ressources les plus utilisées ? <br />
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- quid de l'évaluation de ces ressources par leurs pairs ? <br />
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- obtenir qq infos de présentation de leur nouvel outil, le Webib<br />
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Elle m'accueille dans son bureau, qu'elle partage avec Khatira Odin, la responsable adjointe du Learning Hub, et m'invite à venir m'assoir de son côté. 1h45 plus tard :
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Au final, il en ressort que je n'ai quasiment aucune des réponses que j'étais venue chercher mais par contre j'ai récolté un certains nombre d'informations sur le fonctionnement du LH et les relations LH/Indigo. Selon Emilie, il y a une injustice évidente : Indigo, conduite par Dan, est sous l'oeil bienveillant de la direction académique. Dan est suivi, écouté, considéré. Emilie, pourtant responsable elle aussi d'une équipe au même titre que Dan, mais dépendant d'une autre direction, est considérée comme mineure, sans grande importance. On n'écoute pas ce qu'elle a à dire et pourtant, des bonnes idées, elle en a. "Mais je les garde pour moi. Je rends à l'école ce qu'elle me donne. C'est-à-dire pas grand-chose". Enfin, pas grand-chose, pas au niveau du travail et de l'implication disons, juste pour ce qui est du partage des idées. D'ailleurs, elle dit que depuis 10 ans qu'elle travaille à l'EM, elle ne cesse d'halluciner sur la façon dont les décisions sont prises, à l'encontre parfois du bon sens et uniquement à travers un prisme de compétitivité et d'économie financière. Elle reste pour les boursiers, les étudiants qui se collent 50 000 euros de dettes pour faire leur cursus ici et qui en veulent vraiment, qui bossent dur. Ceux-là, dit-elle, méritent qu'elle se donne à 100%, ils méritent le meilleur de ce que l'école peut donner.
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En vrac (à reprendre) :
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=== Concernant le fonctionnement du LH, son travail de gestion du système d'info  ===
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Explication du fonctionnement des bases de données, des chiffres récupérés, à quoi servent-ils, pour qui et quoi l'école paie-t-elle ?
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Parcours d'Emilie : diplômée de l'ENSIB. Revendique haut et fort ses compétences d'ingénierie de système d'informations, aimerait que cela soit reconnu et valorisé ce qui visiblement n'est pas le cas. Elle n'est la responsable du LB que depuis 1 an.
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J'oriente l'entretien en fonction des questions sur lesquelles Dan attend des réponses : quelles sont les bases sur lesquelles les étudiants font le plus de téléchargement : '''Diane''', '''bussiness source complete''', factiva,  sciences directes, tagzerfi dans les plus utilisées.
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On ne peut pas pour l’instant remonter la granularité jusqu'à obtenir : "c’est tel étudiant qui suit tel cursus qui va le plus sur telle base ou type de doc"
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Chaque éditeur négocie avec chaque agrégateur la disponibilité des publications auxquelles il aura accès et ce chaque année
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donc pas possible de faire manuellement l'état des lieux listant à quelles revues chaque agrégateur à accès par périodicité (plus de 20 000 revues pour l'EM)
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de fait, attention, certaines ressources doc ou pdf peuvent ne plus être accessibles d’une année à l’autre en fonction de la variation des périodicités acquises par les agrégateurs
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Webib est leur nouvelle plate-forme à venir, plus intuitive et efficace. On y tagg les infos + publications des profs dans la visée du PLP
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Fait pour ce qui figure dans les syllabi mais ils sont tous différents, incomplets
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Etudiants peuvent commenter les bases de données, pas forcément les docs
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(sauf pour une base d’ebooks). Avec système d’étoiles et de commentaires
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Avis des lecteurs
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Recommandations de lecteurs en lien avec la ressource lue. Travail de catégorisation à faire peut-être pour sélectionner quels étudiants, selon quels parcours, choisissent quelles ressources.
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Formation continue et master spécialisés sont les plus reconnaissants de tout ce que le Hub fait pour eux : ils veulent conserver accès aux bases de données payantes lorsqu’ils rentrent ou retournent dans le privé. Preuve s'il en est pour Emilie de la grande qualité des ressources mises à disposition. Les OER ne sont pas d'une grande aide pour qui veut monter sa boîte et avoir un aperçu sur les business plan de ses concurrents, les positionnements...
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Le PLP ne prend pas en considération le pbm de la gestion du système d'info
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Les étudiants AST passent au travers des mailles du filet car trop nombreux mais Emilie considère qu'ils ont déjà un bagage en autonomie grâce à leur passage par l'université. LH a mis en place des Tutoriels d’auto formation en ligne pour faire des recherches efficaces sur les différentes bases de données.
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Sources primaires = document ciblé sur une source ciblée
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Dans les projets à venir : l'an prochain EZPAARSE : parseur de logs
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le LB va l'accoler à EZPROXY = reverse proxy = IP + SIMULATEUR
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EZPAARSE va être déposé sur EZPROXY et ainsi, dès qu'un étudiant, peu importe sa localisation, va se connecter sur la base de données, on sera en mesure de voir son lot et donc, de le tracer.
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ON FAIT DU TRACKING SUR CHAQUE étudiant
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Sur ezproxy, on obtient actuellement seulement stat générique par base de données
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Avec ezpaarse, on obtient des stat individuelles de connexion par profil d’utilisateur et par granularité de ressources. Très intéressant pour le PLP !
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Des outils vont être fournis pour traiter les datas fournies : comment les exporter, les comprendre, les traduire
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Déjà développé dans une autre école. C'est la façon de faire d'Emile : "je ne veux pas réinventer la roue". Elle regarde ce qui se fait ailleurs, avantages et inconvénients puis elle en tire les conclusions ad hoc avant de se lancer avec un outil.
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=== Concernant les pbatiques à l'EM, les (mauvais) choix opérés ===
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il faudrait que le LH soit associé à l'équipe Indigo pour que les choses aillent dans le bon sens avec intelligence. Le LH est rattaché à la direction des ressources, dirigé par un financier, ce qui complique les choses grandement : on pense, plus haut dans la hiérarchie, qu'elle gère des tables et des chaises, du matériel quoi. Aucune reconnaissance de son travail qui est en fait considérable et vraiment important
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Lors de la refondation de l'organigramme, LH et Indigo devait être dans un grand pôle "innovation" mais cela à capoté car la future directrice pressentie n'avait pas de PHD (doctorat) et le Comex n'a pas vu d'un bon oeil ce choix de directrice. Ils l'ont écartée et avec elle, le projet d'une direction de l'innovation.
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Afin de me prouver que le travail des ingénieurs du LB est dévalorisé, elle me montre un doc que la RH vient de lui faire passer,  doc sur lequel la RH fait la comparaison avec d'autres responsables de LH dans d'autres écoles de commerce afin d'en faire sortir qu'elle fait trop d'accueil ici à l'EM et que donc, il y a trop de personnel au LH pour faire ce job ! Volonté affichée de réduire l'effectif du LH, quitte à placer les gens dans un autre service pour "dégonfler" artificiellement les chiffres puisqu'il ne s'agit en fait que du principe des vases communicants.
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Parfois Indigo et le LH font des choses similaires et se marchent mutuellement sur les pieds, rendant le travail fait de chaque côté inutile ou redondant. D'où la prise de bec par écrans interposés entre Emile et Greg qui proposait un outil de détection de plagiat alors que le LB tourne avec Urkund depuis un bon moment. A quoi sert cette débauche de nouveaux outils si on a déjà des outils qui fonctionnent ? 
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Pbatique de la sérendipité : découvrir des choses sans que cela soit prévu. Quelque part, le PLP va à l'encontre de cette possibilité.
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Trop cibler infos à pusher, cela enferme les étudiants dans un chemin qui peut être clivant. Emilie me montre un article provenant du journal des étudiants de l'EM; Une jeune étudiante partie en stage en Chine qui reconnaît être entrée formatée à l'EM, objectif bien gagner sa vie et faire de la rentabilité, qui décide finalement, au contact de l'humain, de s'engager dans des ONG.
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Singularity University : s'en méfier ! Les décideurs sont-ils conscients de ce qu'ils signent lorsqu'ils engagent leur école ?
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=== Fin de la journée ===
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discussion avec Greg sur mon entretien du matin avec Emilie Rousseau. Je lui expose les difficultés à se positionner, finalement, car je me retrouve à entendre les points de vue de personnes, responsables ou non, qui ont forcément des arguments très convaincants et parfois pourtant contradictoires. Comment s'y retrouver ?
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Mettre en avant toujours de nouveaux outils ? Cesser un moment cette prospection et tenter de plancher sérieusement sur les usages effectifs des profs ? Comment standardiser des pratiques pédagogiques ? Est-ce seulement possible ou même souhaitable ? Impossible pour Greg, la fameuse "liberté pédagogique"...
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Pour Greg, l'école a fait le choix d'arrêter de payer des logiciels à prix fort et préfère louer, chaque mois, les fonctionnalités de ces outils. C'est un choix qui se défend car les outils sont très vite dépassés par d'autres qui arrivent sur le marché et sont encore plus performants. Seulement, on finit par payer bcp plus cher pour cette "location longue durée".
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A 'l'inverse, payer le prix fort une fois, investir lourdement fait prendre le risque de se retrouver très vite avec un outil obsolète : c'est un risque mais cela laisse le temps de faire un retour sur investissement, d'assoir des pratiques.
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Greg est de l'avis de Dan : il vaut mieux tester les nouveaux outils qui arrivent, avec des tests, des versions bêta... histoire de se faire une opinion quitte à ne les utiliser qu'une seule fois : à une situation précise correspond un outil, il ne faut pas chercher forcément à n'utiliser que les mêmes et "investir". Facile à dire mais pour un prof, je vois mal comment concilier les exigences de contenus de cours, de correction, de publications et aller chercher, comprendre et utiliser de nouveaux outils à chaque situation.
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la doyenne F. Dany a voulu récupérer le boulot de Véro sur le blended learning pour le présenter à un haut niveau en rapport avec la gestion des RH.
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== Mercredi 16 mars ==
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Arrivée tôt, je trouve dans ma boîte mail un courriel d'Emile Rousseau qui répond à ma demande de la veille au soir : je lui faisais part de mon envie de monter un questionnaire à destination des étudiants (un panel seulement) qui me permettrait d'obtenir enfin qq indices sur les choix qu'ils opèrent lorsqu'ils sélectionnent de l'aide en ligne, des OER...
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J'avais bien tourné mon mail de façon à la remercier pour l'entretien du matin et lui faire sentir que son éclairage pro était d'une grande importance pour moi. Elle me renvoie donc plusieurs liens susceptible de m'intéresser, dont l'un vers un PDF résumant les résultats d'un questionnaire donné en 2014 aux étudiants, concernant leurs habitudes, usages et attentes vis à vis de la bibliothèque.  Super, j'en parle à Dan qui me répond tout sourire : "Great ! je l'ai vue hier et elle était ravie de votre rencontre, elle m'a dit que tu étais super, que vous aviez bien travaillé ensemble..." Bon, j'ai réussi à l'apprivoiser un peu, tant mieux, ce n'était pas gagné.
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Matinée dédiée à la lecture des docs envoyés par Emilie ainsi qu'à la gestion d'un QCM en Print&Scan que je fais enfin entièrement seule : on avance !
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Je suis relativement seule avec Alex aujourd'hui, Kevin en congés pour la semaine, Claudine et Greg en off pour la journée et Dan qui navigue de réunions en réunions. je poursuis mes recherches sur les réseaux sociaux d'entreprises, j'avoue que je pique du nez parfois. Passer d'un travail où l'on anime des heures de cours devant des élèves, être à 100% de ses capacités, avoir un oeil partout, utiliser l'espace... puis se retrouver des heures durant devant un ordi pour faire des recherches : le choc est parfois difficile. A dire vrai, j'ai la sensation qu'une heure de cours devant mes collégiens me prenait autant d'énergie que celle d'une matinée entière ici. Je ne trouve pas que le boulot soit difficile ici, au contraire. j'ai l'esprit libre en rentrant le soir chez moi, j'ai enfin de vrais weekend sans corriger des copies, préparer des cours ou autre et ça change la vie. Je mesure à quel point mon travail rythmait totalement mes semaines, mes soirées, mon weekend et surtout le nombre d'heures que j'y consacrais. C'est peut-être aussi cela qui m'a épuisée. Ici c'est presque des vacances pour moi si je dois comparer. Par contre, je sens l'endormissement me guetter de près plusieurs fois par jour ce qui ne m'arrivait pas lorsque j'enseignais, pas le temps pour ça !
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== Jeudi 17 mars ==
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Journée de conférence à Paris, organisée par EducPros, sur le thème : Innovations pédagogiques, quels retours sur investissements ?
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Avant cette journée, Dan m'avait demandée sous quel titre je souhaitais qu'il m'inscrive sur les listes de participants : enseignante, stagiaire, étudiante ? Je lui réponds que cela m'est égal, il insiste en me demandant "qu'est-ce qui te met le plus en valeur ?" Je ne suis pas du tout sensible à ce genre de positionnement d'ego, je lui en fais part, en l'état je me sens étudiante et je l'assume totalement.  "Va pour étudiante !"
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Je pars le mercredi soir, dors sur Paris afin d'être bien à l'heure ce jeudi matin. Honnêtement, je suis vraiment impatiente de voir le déroulé de cette journée. A 550 euros le billet "d'entrée" visiteur (Dan m'a indiquée comme son accompagnatrice et donc, je n'ai pas eu besoin de payer ma place...), je veux en profiter pleinement. La qualité des intervenants est très impressionnante, je m'en frotte les mains d'avance.
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Arrivée 8H50 dans le hall des locaux d'EducPros/l'Exress/lire/l'Etudiant...
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Je me présente l'accueil, mon nom figure bien sur la liste, OUF.
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Dan arrive assez vite, fatigué par une nuit courte et "sans wifi" dans l'hôtel, ce qui l'a mis de méchante humeur vu qu'il bosse tout le temps. Dingue ce rythme de vie, je me demande comment il tient d'autant qu'il est très lève tôt. En fait, je me demande s'il dort plus de 4H par nuit. Nous sommes invités à prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage ou presque. N'ayant jamais pu assister à ce genre de conférence très "sélective", je suis attentive à tous les détails : la façon dont les hôtesses nous accueillent, le badge nominatif, le sac que l'on peut remplir des publications du groupe disposées sur la table, les deux bars servant boissons et viennoiseries, petits fours et repas au fil de la journée. On peut dire que la qualité du service est soignée, à la hauteur que l'on est en droit d'attendre.
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La salle, sur les toits avec un accès terrasse, est très lumineuse, des fenêtres partout, assez vaste. Un estrade avec 3 fauteuils, un pupitre, des grand écrans. 7 rangées d'une dizaine de chaises et plus loin, 6 grandes tables rondes pour s'installer plus confortablement avec son ordinateur. Dan et moi nous installons sur une table, autant prendre les notes directement sur l'ordinateur.
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Prise de notes de la journée :
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"I never teach my pupils ; I only attempt to provide the conditions in which they can learn". Einstein
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Intro de la nouvelle directrice de la rédaction de l’Etudiant qui en profite pour se présenter ainsi que les objectifs ciblés par la rédaction.
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=== Nicole REGE-COLET ===
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1. Trois conditions pour des innovations pédagogiques durables – Nicole Rege-Colet.
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« Inertie de l’institution, difficultés de bouger ».
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Souvent innovations de courtes durée « innovations cosmétiques », difficulté à les installer dans le durée, effet de mode.
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Sa méthode ? Approche système, avec des communautés différentes.
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Innovation est un chemin qui mène nécessairement à un changement de paradigme. Quand ? Quand apparaît une crise durable, profonde, qui remet en cause notre manière de penser et d’agir.
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Dernière crise en date : la Renaissance. Penser l’enseignement qui va changer.
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Travaux Otto Charmer : théorie U (traduite en français)
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5 ruptures pour qualifier la crise :
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écologique, technologique, économique, philosophique (sens ? Valeurs ?), organisationnelle
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qq métaphores
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« Aller au delà des frontières », « penser hors de la boite », « sortir de sa zone de confort »
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Penser hors de la boîte implique de pouvoir identifier les limites de sa boîte.
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Enjeux majeur : pouvoir se mettre au bord du système pour en comprendre le fonctionnement.
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Donc, comprendre pour pouvoir changer
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Un peu de psycho cognitive
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Conceptions
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Façon de voir les choses
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Système de croyances
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Conscience de soi
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Approches
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Façon de faire les choses
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Répertoire de stratégies
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Mode opératoire
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Innover nous invite à prêter attention à la manière dont :<br />
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- Nous pensons le système<br />
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- Nous disons le système<br />
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- Nous agissons dans le système
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Théorie U (à creuser)
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Un chemin vers l’apprentissage transformationnel (dessin du passage d’un sommet à un autre)
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Phase d’observation, puis de réflexion et action
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La conduite du changement implique de :<br />
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-  Aider le système à se voir<br />
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- Aux acteurs du système à prendre responsabilité pour leurs actions et leurs conséquences<br />
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- Etre le changement que nous voulons être
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 +
'''Trois conditions'''
 +
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1. Expérimenter =
 +
Prototypage
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- Appel à projets
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- Fonds d’innovation pédagogique
 +
- Prix de l’enseignement
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Espace de liberté et de sécurité
 +
- Oser prendre des risques
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- Lâcher le résultat
 +
- Echouer rapidement et apprendre vite (accepter échec, revoir notre rapport à l’échec)
 +
 +
2. Réfléchir sur cette expérience
 +
S’appuyer sur l’intelligence collective pour promouvoir le travail collaboratif et renforcer collégialité
 +
- Communauté de pratiques
 +
- Cercles de coaching
 +
 +
3. Favoriser les conversations génératives = ce qui permette de faire analyse en profondeur
 +
Du discours réflexif – empathique et connecté à l’autre au discours génératif
 +
- s’exprimer à partir de ce qui met en mouvement
 +
- se connecter aux autres et au projet commun
 +
- expérimenter la co-création et le feedback formatif
 +
- vivre une transformation identitaire/ de Soi
 +
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Cette démarche permet aux individus de devenir des créateur et des innovateurs dan un système à fortes contraintes
 +
 +
'''Les freins'''
 +
 
 +
- L’état d’esprit réactif
 +
- Les caractéristiques que nous attribuons au système dans lequel nous agissons. Soit les caractéristiques que JE projette sur le système : contraignant, qui surveille, qui soutient…
 +
 +
'''Un terreau fertile c’est'''
 +
 +
- Une situation problème, un questionnement
 +
- Des personnes engagées
 +
- Une étincelle, une idée à suivre
 +
- Des convictions et de la curiosité
 +
 +
Schéma du U de Scharmer et Kaufer, 2013
 +
 +
'''Objectifs :'''
 +
 +
- Offre de formation qui reflète un contrat social négocié
 +
- Enseignement au service des apprentissages des étudiants
 +
- Les étudiants au volant
 +
- Enseignants devenus apprenants
 +
- Des communautés d’apprenants
 +
- Sciences de l’apprentissage remplacent les sciences de l’éducation
 +
 +
Confusion outil et sa finalité souvent faite.
 +
D’abord coût en temps : il faut se poser et réfléchir ensemble puis distribution des rôles. Faire feuille de route.
 +
 +
Comment faire durer ?
 +
Innovation sans cesse en marche ou bien peut-on, une fois cette étape passée, s’installer à nouveau dans une zone de confort ?
 +
 +
Prendre tous les présidents des universités françaises et leur demander ce qu’ils voient pour l’université française dans 100 ans
 +
 +
Il faut être clair sur la destination que nous souhaitons sinon tout le passif revient au galop
 +
Quel contrat social voulons-nous ?
 +
Changements vont s’opérer sur un bout de chemin, 25, 50 ans. On ne peut faire qu’un bout de chemin, former des étudiants qui poursuivront le travail
 +
 +
On retombe toujours sur les mêmes profs qui sont partants pour les innovations, ils se fatiguent
 +
Faire des publications sur ce que les profs font en terme d’innovation
 +
Les publications et recherches scientifiques sont un point central pour certaines écoles dont on juge le classement en fonction de ces recherches. Difficile donc de demander encore plus aux profs…
 +
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Idée : Equilibrer les axes pour les profs pour évaluation triennale
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- Axe recherches
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- Axes enseignement et innovation (ils doivent montrer leurs innovations)
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- Axes servicies (contribution à l’institution)
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Comment prouver impact, retombées, effet des innovations ?  Il faut du temps. 10, 15 ans pour mesurer de tels effets
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=== Héloïse DUFOUR ===
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Classe inversée, blended Learning : quelle valeur ajoutée ?
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Elle cite Eric Mazur, Harvard
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Sortir du « lecturing » inefficace et mettre les élèves en activités
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Classe inversée : def = Mettre en autonomie les tâches de bas niveau cognitif pour passer plus de temps en présentiel en activités
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 +
Trois façons de faire de la classe inversée
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Places des étudiants :
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- Acteurs : sont acteurs en cours, ils maîtrisent leur parcours d’apprentissage
 +
- Producteur : ils produisent le matériel qu’ils doivent retenir
 +
- Concepteur : Jean Charles Caillez
 +
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Peer Instruction
 +
Poser une question simple à laquelle ils ne peuvent pas tous avoir la bonne réponse. Vote.
 +
Laisser discuter après premier vote, expliciter processus cognitif puis revote ensuite
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Permet de diminuer les décrochages ou abandon des étudiants
 +
 +
Classe inversée :
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Ce n’est pas donner un poly à l’avance et attendre les questions, ils ne s’approprient pas le doc
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S’est structurer l’acquisition des connaissances à distance, utilisation de questionnaires notés par exemple
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Mettre en ligne les cours filmés = non
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Mais fournir des vidéo digestes 6-8 min
 +
 +
 +
'''Messages clés de la classe inversée :'''
 +
Facilitation de la mise en activité en cours
 +
Réflexion sur la séquence pédagogique, pas juste faire des vidéos pour les élèves.
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 +
Peut faire partie de la mallette des enseignants, pas à faire sur tous les cours, à utiliser selon les objectifs de la séquence.
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! Congrès CLIC 2016 congrès 1 et 2 juillet !
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=== Henri Benoît ===
 +
directeur UFR APS, Amphi inversé, univ Grenoble AlpesMise en place d’un système blended suite à expérimentation dans fac de médecine (dont les résultats montrent que cela favorise les boursiers, réduit les écarts entre ceux qui réussissent non boursiers et les boursiers
 +
 +
Taux de décrochage en cours magistraux très rapide
 +
Absentéisme sur l’année qui s’amplifie
 +
Boitiers électronique pour faire sondage tous les 15 min
 +
Pas de places dans les amphis, saturés
 +
 +
Après le parcours en distanciel, étudiants sont invités à poser toutes le questions qu’ils veulent, leur pbm sur des forums
 +
Bâtir un cours en présentiel à partir de toutes les questions des étudiants
 +
Mais étudiants posent peu de questions donc souci
 +
Evaluation toutes les trois semaines
 +
Cellules de soutien/tutorat, en groupe de 6 étudiants
 +
 +
Heures en présentiel diminuent
 +
Avant on donnait pareil à tous
 +
Maintenant, on donne plus de présentiel à ceux qui en ont besoin
 +
Donc présentiels supérieurs aux années précédentes pour les élèves en difficultés
 +
Il trouve que globalement les notes augmentent
 +
Ne favorise pas les meilleurs élèves, profite aux moins bons élèves d’après études.
 +
Taux de décrocheur qui diminuent, taux de réussite équivalent voire plus élevé
 +
Salles collaboratives, achats de boitiers électronique
 +
Faire le moins de CM possible : échange deux heures de CM contre deux heures de TD
 +
 +
Quid des bons élèves ? « Comment les faire courir plus vite ? » demande d’une directrice de lycée.
 +
Mais nos bons élèves sont bons, est-il besoin de creuser de nouveau, encore, un écart ? les bons fonctionnent, peu importe la méthode
 +
Intervention de Dan sur « Flex » aux Etats Unis
 +
Il faudrait permettre aux élèves de passer plus facilement d’un niveau à un autre s’ils avancent plus vite, miser sur le parcours personnalisé comme ça tout le monde avance, mais chacun à son rythme.
 +
 +
Sentiment d’auto efficacité augmente donc étudiants qui réussissent réussissent mieux, surtout. Pas forcément plus d’étudiants qui réussissent.
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 +
Cas pratique :
 +
=== Marc Prunier, PériScope Lab d’innovation pédagogique, Grenoble EM ===
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Ré-apprendre l’improvisation aux enseignants et aux élèves
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Saxo !
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« Un cours, c’est de l’émotion. S’il n’y a pas d’émotion, il n’y a pas d’intelligence ». Deleuze
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 +
Outils d’observation des systèmes
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Periscope, morceau de Bill Evans
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 +
Lab nomade, ils vont où ils veulent, choix de lieux inspirants
 +
Plexus, nom de leur Fablab
 +
Le GEM Learning model
 +
Modèle d’apprentissage et de dvpt de compétences inventé à GEM pour généraliser l’adoption de pratiques pédagogiques
 +
 +
How to transform your symphonic
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Into a jazz band
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Les parents se plaignent parfois du faible volume horaire des cours par semaine, ils ne comprennent pas les stratégies derrière le blended Learning, veulent être rassurés sur ce qu’ils paient, et le présentiel est leur schéma de base
 +
 +
=== Bruno DONDERO, prof de droit Sorbonne ===
 +
Les réseaux sociaux : gadget ou vrai levier pédagogique ?  droit, pas d’incitation réelle à changer de modèle, peu d’échanges avec élèves, ce fonctionnement est établi et peu remis en cause
 +
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Twitter comme aide avant le cours :
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Permet aux étudiants de savoir de quoi on va parler
 +
Les twitt d’étudiants posés au fur et à mesure du cours sont regardées par intermittence par le prof qui du coup oriente, personnalise son propos
 +
Il peut aussi demander à une personnalité de poser une question durant le cours afin d’ajouter interactions avec l’extérieur
 +
 +
Permet de créer lien entre les étudiants car ils ne connaissent pas bcp dans les amphis
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=== Bertrand MOCQUET : Twitter et le Sup’, premiers résultats d’une enquête sur l’usage du micro-blogging dans l’enseignement sup et la recherche ===
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Twitter comme outil de médiation des travaux de recherches ? Permet de faire lien avec la société et les travaux de recherches.
 +
Parmi les résultats obtenus :
 +
- Usage en pédagogie : pour provoquer des échanges
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- Usage pour la recherche : pour communication externe avec société civile et ensuite, provoquer échange, valoriser travail
 +
- Usage pour le service : pour valoriser l’établissement
 +
 +
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pbm : ne va-t-on pas laisser des profs sur le côté, des « has been » qui n’auront pas envie ou les compétences pour s’embarquer  dans ce type d’innovation ? Il y a des heures cachées, comment les valoriser et rester juste par rapport à la rémunération, la valorisation ? 
 +
Impact managérial non négligeable, peut être peut on proposer de l’accompagnement sur les projets des profs, plus de formations collectives, du cas par cas.
 +
 +
 +
=== Joséphine Bouchez, Ticket for Change ===
 +
 +
Leur expérience de design thinking :
 +
- Apprendre à désapprendre toutes les intuitions de départ, les convictions.
 +
- Il faut apprendre à écouter
 +
- Apprendre à se lancer, premiers pas, même pour échouer
 +
- Apprendre de chaque étape
 +
 +
Le bénéficiaire est le plus à même de dire de quoi il a besoin, il faut partir de lui. Ce qui compte : La question du sens que l’on donne à ses études, ses cours, son parcours : à quoi ça sert ?
 +
 +
=== Triple intervention sur le retour ROI ===
 +
Qu’est ce qu’une école à l’heure où tous les contenus sont en ligne ? Pour être attractif il faut trouver une valeur ajoutée : par exemple, faire un contenu original que je crée et peut-être, un présentiel
 +
Le digital prend tout et plus on est gros, plus on est fort
 +
Le digital ne va pas nous faire gagner de l’agent, plutôt tuer nos business historiques
 +
Le digital permet la notoriété internationale ce qui, du coup, va attirer les étudiants dans les salles de classe
 +
Les acteurs qui se font de l’argent sont les plateformes, mass model, le plus fort prend tout.
 +
Faut pas croire que ce qui arrive dans le domaine des médias, de la musique n’arrivera pas dans le domaine de l’éducation ?
 +
Starification du système
 +
Aie aie aie
 +
 +
Intervention de Dan (récupérer slides)
 +
20000 euros pour un MOOC actuellement, pour l'équipe INdiGO : budget qui dépasse 500000 euros incluant salaires…
 +
Partenariat avec IBM coûte TRES cher. Dan est très clair avec les chiffres, ne cache rien ce qui tranche totalement avec les interventions des autres, notamment le prof d'économie d'une école de management rivale à côté de lui qui refuse de donner des chiffres précis.
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J'ai la sensations retrouver cette façon de faire très américaine, on est cash avec les coûts, il faut dire les choses comme elles sont : innover coûte souvent très cher. Ici, Wendy fonctionne de la même façon.
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Intervention d'un participant : "De nombreux MOOC pas très innovant d’un point de vue pédagogique : filmer un prof devant un tableau blanc, pas très innovant"… je suis bien d'accord
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Réponse : Allier formation à distance avec un experienciel très fort. Voilà ce qui est préconisé.
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MOOC ne vont pas aider à l’employabilité car dès qu’on rend les choses plus accessibles et plus largement atteignables, cela ne favorise pas l’employabilité.
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Pas de ressource rare donc pas de valeur économique
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Dan pas d’accord car MOOC = opportunité d’apprendre avec d’autres personnes dans une situation éphémère
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C’est pas que le content qui compte, c’est de partager avec d’autres personnes
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== Vendredi 18 mars ==
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Réunion Indigo ce matin : point sur Blue, sur les améliorations du LMS, et les deux Beam qui vont revenir à Indigo visiblement
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'''BEAM'''
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Au départ, objectif = faire participer étudiants qui ne pouvaient se rendre en cours : donc tourné vers public empêché
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au final, ce beam est souvent voire très souvent utilisé pour des réunions avec l'étranger, surtout de la part du directeur avec ses collaborateurs... On sent très clairement une critique du côté très "bling bling high tech" du directeur qui aimerait visiblement bien en mettre plein la vue. Regards entendus. Les deux machines sont actuellement hébergées par le student affair mais c'est incohérent : cela demande dispo importante des deux personnes "ressources" (mais parachutées comme ça), pour amener et ramener les machines, faire les connexions... sauf qu'ici les deux personnes ressources ne savent pas faire certaines connexions lorsque les conditions ne sont pas réunies. Elles ne trouvent aucune aide ici et se sentent mal placées pour gérer les Beam. Elles demandent donc si Indigo peut reprendre la gestion des Beam.
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"la technologie au service des apprentissages", voilà la fonction d'Indigo rappelle Dan. Ici, les usages du Beam ne sont donc pas pédagogiques : cela ne revient pas à Indigo selon Dan.
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4 Beam : deux ici, un à Saint-Etienne et un qui va partir à Casablanca
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Belletante doit, selon Dan, gérer son beam avec son staff perso, en fait on "refile" beam à des gens qui ne sont ni formés ni habilités à le gérer. On décide de provoquer une réunion avec le staff de la gestion informatique, jamais dispo, pour poser à plat le pbm. Indigo ne récupère donc pas les Beam.
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'''LMS'''
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une formation structurée pour "on-boarding" à chaque début d'année serait à prévoir, mais pas besoin de réunion en cours d'année.
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profs aimeraient avoir réunion tous les mois pour retour d'expériences, sur le modèle des réunions mensuelles avec assistantes pédagogiques pour stimuler les échanges et l'utilisation des outils numériques. Dan soupire : encore des réunions ?
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Véro annonce à l'assemblée qu'elle vient d'être nommée référente blended par la doyenne, Dany. Elle doit "évangéliser" les profs, dans les UPR.
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Pauline, d'IBM, vient d'animer des ateliers avec les profs, pour évaluer l'usage par les profs de Brightspace. D'près ce qui en ressort, 93% des cours sont alimentés dans Brightspace. On dénombre un "top users" d'une quinzaine de profs, un gros ventre mou qui s'est contenté de basculer ce qu'ils faisaient sur Icampus à Brightspace. 
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73% des étudiants satisfait de Brightspace mais bien sûr il faut que les cours soient alimentés en amont. Et là, on observe une très forte disparité entre les cours, évidemment...
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Retour de l'idée de Véro : objectif dropbox avec dates de limites et gradebook (qui constitue selon elle le seul vrai time saver)
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Véro et Estelle sont d'accord pour travailler ensemble afin de gérer ces réunions avec les profs. (Estelle est surprenante de conciliation aujourd'hui : souriante et affable, je ne le reconnais pas)
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Idée : obliger les étudiants à passer par les forums, refuser les mails d'étudiants comme cela ils sont tenus de passer par le LMS
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idée du minimum requis par enseignant autour de l'utilisation du LMS (à mon avis, c'est un INCONTOURNABLE)
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nouvelles fonctionnalités du LMS :
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- améliorations de l'import export
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- arrivée de l'app Pulse gratuit pout étudiant, agenda sur portables et tablettes, peuvent voir leurs notes...
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- les libérations conditionnelles négatives : tu n'as pas fait ça, donc qqch se déclenche
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rôle des trois plateformes :
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- ''test'' (là où l'on va amener les évolutions, amener nouveau widget, nouvelles fonctionnalités...) ensuite on écrit des scénarios de migrations que l'on va jouer sur préprod
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- ''préprod'' (est à l'image de prod) réservé aux admins plateforme de sécurité, sorte de sas
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- ''prod'' (celle sur laquelle on travaille)
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Marche à suivre si l'on souhaite faire tester avant d'implanter un nouvel outil :
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faire demande au niveau du chantier LMS pour implémenter cette nouvelle fonctionnalité sur "test" ensuite on est convié à venir valider l'intégration.
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'''Blue''' et Learning Lab :
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le learning lab n'est pas suffisamment utilisé. Il faut donc réfléchir à la façon dont on peut promouvoir les usages possibles de cette salle qui est seulement présentée, actuellement, comme une vitrine, qqch pour faire bien, faire joli. Pas assez orienté "création", plus "réunion de travail high tech"
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Dan dispose de pleins d'outils d'animation de cours, qu'il a collecté, conservé à Indigo. Il se propose de les cataloguer.
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Il ressort aussi de cette réunion les très fortes pressions qui pèsent par rapport au campus de Paris, délais, équipements en temps et coûts records.
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étudiants ne vont sur connexions qu'ils y sont obligés, reconnaissent ne pas être assez matures pour y aller seuls, sans crontraintes
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posture d'indigo : aider les profs à être innovants.
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Indigo ne peut pas uniquement promouvoir Brightspace et connexions.
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On se met d'accord sur une démarche collective : si un prof vient voir Indigo pour demander une aide "voilà les outils possibles pour faire cela, ceux que nous avons trouvé dans notre veille pédagogique.. par contre, on ne peut vous soutenir techniquement que sur untel."
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Après-midi : je me lance sur des QCM à basculer sur Print&Scan toute seule (bon, Greg n'est pas loin, d'accord). Je fais le premier en 1H20, c'est pas extraordinaire mais j'ai fait aussi la mise en page, les codes à insérer pour gagner de la place sur les feuilles... Je suis contente de moi.
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Du coup, Greg m'en donne un autre à faire, un peu différent, pour lundi dernier délai. Je ne peux que le commencer, à fini lundi matin sans faute, donc.
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== Lundi 21 mars ==
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Je m'attèle au QCM qui m'attendait, je bloque, la partie "questions ouvertes" me donne du fil à retordre. J'ai fait des erreurs dans mon code, clairement, mais où ? Greg est très pris ce matin, je ne parviens pas à trouver de solution... Bon, je remets le nez dans ma documentation, allez, faut trouver ce qui bloque...
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La commande de fournitures de bureau arrive, éclats de rire général dans l'équipe à l'évocation du comportement de Dan lors de la commande. Véro est ravie, comme une petite fille, de récupérer ses cahiers et autres ciseaux, agrafeuse...
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Vrac : le chantier LMS
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Wendy a fait passer la semaine dernière un doc par mail qui indique à chacun quelle part de son temps de travail il doit consacrer au chantier LMS.
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Greg et Kevin se retrouvent avec une indication : 0,6 EQTP. C'est-à-dire 3 jours par semaine à consacrer sur Brightspace. Ils ne comprennent pas trop cette répartition. Estelle cherche à filer du boulot, clairement. Elle a des comptes à rendre, à Wendy notamment, et met une forme de pression aux garçons. 
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Dan dit qu'il a discuté avec Wendy et que tout ce que les gars font actuellement rentrent dans Brightspace. Estelle n'est pas r'accord. Il faut travailler le plans e charge. Il faut donc faire remonter éléments factuels pour qu'Estelle puisse reprendre les choses. Elle dit qu'on va lui reprocher de ne pas faire avancer le chantier alors qu'elle a une foule de gens dispo : comment le justifier ?
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Qui va faire le boulot de Greg : QCM, Blue... s'il doit passer 3 jours par semaine sur le LMS ?
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LockDown Browser : comment empêcher les étudiants d'aller pomper lorsqu'ils passent un quizz en ligne.
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Greg doit faire le point. Tout ceux qui utilisent les quizz sur Brightspace le demandent, à cause de la triche.
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question des ipad pour faire les quizz
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pbm de la triche en distanciel, là on ne répond pas au pbm
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fournisseur, Respond Us, partenaire de D2L.
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Brighstpasce est préconfiguré pour ce Lock down browser (copie site de Respond Us : LockDown Browser® is a custom browser that locks down the testing environment within Blackboard Learn, Brightspace, Canvas, Moodle, Schoology, ANGEL, and Sakai. When students use LockDown Browser they are unable to print, copy, go to another URL, or access other applications. When an assessment is started, students are locked into it until they submit it for grading.)
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Pancarte sur le mur : "adapt or die" avec un dinosaure barré :  ça donne le ton...
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le "murge" à définir
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crossknowledge : difficulté avec les licences, coût important, on ne peut pas ouvrir à tout le monde. Ces ressources externes sont un souci supplémentaire car il faut adopter une politique pour les accès, vérifier...
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Session Open ClassRoom sur le langage HTML 5 et CSS 3 : comme proposé, Claudine, Alex, Kevin et moi nous mettons sur nos ordis, dans une salle réservée, et nous commençons les premières leçons. On en visionne plusieurs, durant 1h, jusqu'au quiz de fin de première session. Bien sûr (et je n'aurais jamais cru pouvoir dire cela un jour), j'ai un sérieux avantage puisque mes cours de code à l'IRAM m'ont permis de saisir une bonne partie des bases. Je ne suis donc absolument pas perdue pour cette première session, j'explique même certains points à Claudine.
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== Mardi 22 mars ==
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QCM à automatiser
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rdv avec un prof pour innovation
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teammates  : outil web visiblement excellent pour permettre aux étudiants de s'évaluer à l'intérieur des groupes, à aller voir !
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Alex entreprend de démarrer des entretiens  : elle commence par Véro sur usages et intégrations des nouveau outils numériques dans la pédagogie. But de ces interviews : promouvoir les usages en interviewant les profs qui font de l'innovation dans leurs cours afin de motiver les plus rétifs. Alex s'intéresse surtout aux profs qui ne sont pas déjà identifiés comme "top users" digital, sinon pas d'impact sur le ventre mou
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A ma demande, j'accompagne Alex qui interview aujourd'hui Hector (professeur foldingue) prof de RH
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sujet : les peer quiz
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Il se dit attentif aux évaluations et aux modalités d'évaluation : comment s'y prend-on pour évaluer ?
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Qu'est ce que l'on veut que les gens retiennent ? Donc, donne la priorité aux objectifs
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sur un cours, sur les stratégies de RH
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peer évaluation sont intéressantes car les étudiants se mettent à la place du prof
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les étudiants montent les quiz en fonction des champs d'action donnés par le prof (thématique salaire, thématique formation...) ils font sur Brightspace, le soumettent au prof, le mettent en ligne et le font passer aux autres étudiants. Ensuite, les élèves qui ont élaborés le quiz doivent commenter les résultats du quiz, dire ce qui va bien et pourquoi, ce qui ne va pas et pourquoi, comment progresser.
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sur Brightspace, fonction Survey (ou enquête) en fin de cours en mode anonyme crée par Véro permet un debrief en temps réel avec les étudiant
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outil pédagogique : quiz à la volée
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étudiants voient, par l'ordinateur du prof relié à l'écran, les réponses en temps réel.
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elle leur avait demandé ce qu'ils avaient aimé le plus dans le cours, le moins, et les améliorations à proposer.
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bcp d'idées fausses sur la digitalisation d'après Véro : c'est un processus qui ne propose pas de vrais time saver, il faut consacrer bcp de temps pour le prendre en main et être en mesure de l'utiliser avec intelligence. La différence est donc surtout '''qualitative'''. 
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Est-ce un point à mettre en avant particulièrement ? faire accepter aux profs que cette bascule numérique ne leur fera pas gagner du temps en préparation de cours mais uniquement en qualité de travail pour leurs étudiants ?
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formation Animoto avec Kevin
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Animoto est un outil web qui permet de une série de données constituées de vidéos très courtes, audio, photos...
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utile pour restituer une journée de formation sorte de souvenir
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== Mercredi 23 mars ==
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Je termine le QCM sur lequel j'ai fini la journée d'hier et que je n'arrivais pas à finaliser. Entretemps, Greg a regardé mon fichier source et trouvé qu'il manquait un antislash au beau milieu d'une ligne de code, voilà ce qui bloquait. Rageant quand même.  Je corrige le tout, fais qq motifs sur le code de la mise en page et je peux enfin envoyer au prof pour validation. Une tâche close.
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Dan me demande ce matin si tout va bien, si j'ai assez de travail. Difficile à dire finalement, du boulot j'en ai plein mais les missions sont très larges, il s'agit surtout de recherches à mener mais on pourrait en avoir pour des mois ! J'essaie de me fixer des objectifs de mi-parcours, d'élaborer des docs de synthèse mais je ne sais pas clairement jusqu'où je dois aller dans les recherches. Je me laisse un peu de temps (fin de semaine) pour tenter d'y voir plus clair.
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Discussion du matin entre Dan, Estelle et Véro. Profs doivent être conduits jusqu'aux Dropbox pour septembre. Changement de mentalité qu'il faut mettre en place, gros travail à mettre en oeuvre d'ici là, Dan semble assez peu convaincu de la possibilité d'opérer un tel changement dans un délai si court. Rôle des assistantes très important selon lui, il faut s'appuyer sur elles. Estelle pense qu'il faut mâcher le boulot aux profs pour les aider à démarrer.
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Véro a fait passer un doc de synthèse de l'utilisation relative, voire faible, de Brightspace par les profs, avec statistiques, préconisations et plan de campagne. Thierry Picq l'a fait parvenir en haut lieu par mail, afin d'impliquer les directeurs d'UPR pour qu'ils fassent pression sur leurs profs.
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Ce mail se clôt sur la formule suivante : "L’équipe Indigo doit se mettre en ordre de bataille pour préparer et lancer cette campagne d’envergure"
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ça tique en un peu chez Indigo ce matin, du coup, car cette formule donne un peu l'immersion que jusqu'ici, rien ou presque n'a été fait.
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Mathieu Cotterreau a répondu à ma demande de rencontre concernant mon projet de questionnaire auprès des étudiants. Nous nous rencontrons cet après-midi dans son bureau pour défricher la question, j'attends pas mal de cette rencontre.
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concernant le temps de travail que l'équipe Indigo doit consacrer pour soutenir le projet SBS : Kevin en reparle à Dan, il ne comprend pas à quoi correspond les deux jours et semai qu'il doit. Dan explique que cela ne s'est pas passé ainsi. C'est lui qui a chiffré ce temps de travail, il prend en compte tout ce qui a été fait déjà et le travail à venir. Peut-être qu'il a surévalué ce temps de travail alloué mais en tout cas, il ne s'agit pas de faire du travail en plus, seulement de quantifier, identifier ceux qui participent au chantier SBS d'après Dan.
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RDV Mathieu : très intéressant
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sur le rapport aux étudiants dans l'école : étrange d'après lui. Les étudiants identifient l'école comme l'administration, des gens "pas fun" et qqch de rigide avec lequel les rapports sont très codifiés. Sous-culture, développement de réseaux parallèles pour contrer le système, contourner. En fait Mathieu, en poste depuis presque 3 ans, reconnait que les étudiants sont assez difficiles à appréhender, aborder, ici on cloisonne bcp. Il se demande si c'est pareil dans les autres grandes écoles du même genre.
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Je lui indique la raison de ma démarche, les objectifs visés et il m'aide à identifier les réseaux, les communautés susceptibles de répondre favorablement à mon questionnaire.
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Même cette idée de faire passer un simple questionnaire en ligne est complexe : sur Brightspace, on peut faire une enquête que par communauté, les étudiants sont inondés d'infos en tous genres et donc répondent peu du fait de cette sur-sollicitation. Mathieu craint que je ne reçoive que peu de réponses.
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Débrief "Estelle" avec Kevin et Alex : nous avons clairement noté un changement radical d'attitude, elle est polie, dit bonjour, bavarde, demande des conseils ou de menus services. Je ne la reconnais pas, et je ne suis pas la seule.  Comment expliquer un tel changement en si peu de temps ? Sa relation avec Aymeric est assez étrange car nous en sommes les témoins malgré nous. On assiste à ses coups de fils auxquels elle raccroche après lui avoir signifié une fin de non recevoir ou un "j'ai pas le temps, lâche-moi" qui nous mettent mal à l'aise. Il vient la chercher dans l'open space et je me sens mal pour lui lorsqu'il trouve son bureau vide et qu'il doit bredouiller une excuse navrante pour justifier pourquoi il la cherche ainsi. C'est limite du harcèlement, ce que croit Véro d'ailleurs.
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Les choses s'accèlerent un peu aujourd'hui, j'ai avancé sur le "comment m'y prendre pour le questionnaire", reste à présent à l'élaborer, et vite, les étudiants pour certains vont finir leur cursus. Je suis identifiée comme personnel ressource pour les QCM automatisé, d'ailleurs Greg vient de mettre en place un Trello pour que nous puissions nous partager le travail à faire pour les QCM qui vont tomber en masse en cette période d'examens. Dan vient de plus de me demander de faire une intervention vendredi prochain et exposer une sorte de "rapport d'étonnement" à mi-parcours de mon stage, dire sur quoi je travaille, ce que j'ai observé, ce qui fonctionne ou pas.
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Les badges cela avance aussi, j'ai contacté, à la demande de Dan, Alex Kane qui est responsable de...... pour lui demander dans quelle mesure les badges sont intégrable sur IBM Connexion, il va se renseigner et me débrieffer à ce sujet.
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Enfin, j'ai le sentiment que j'ai des objectifs, des délais à respecter, des retours à faire. Pression, un peu, mais je suis ravie de cette accélération.
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Bon, j'ai du boulot quoi...
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Dan est "passé de l'autre côté du miroir" comme dit Véro. Il ne donne plus de cours, n'en a plus besoin car il ne fait plus partie du corps professoral de l'EM. Son supérieur n'est plus la doyenne mais Thierry Picq. Véro, elle, dépend d'une UPR et de la doyenne, Dany. Elle est tenue d'assurer ses cours m^me si elle a migré dans l'équipe Indigo pour son attrait pour le blended learning et l'innovation pédagogique.
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== Jeudi 24 mars ==
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Matin, rendez-vous avec Robert Revat qui souhaite se lancer dans un MOOC mais ne s'est pas penché jusque là sur les impératifs préalables. Il veut nous soumettre, à Kevin et moi, ses idées, le concept de ce cours et voir avec nous comment structurer l'ensemble, comment fonctionne Coursera...
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Entretien démarre donc par un rapide débrief de ce dont traite son cours : Enseigne les études de marché, donc comment on utilise les infos recueillies auprès d'un panel de testeurs/consommateurs pour prendre des décisions en marketing, en positionnement de produits...
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Il veut faire travailler les étudiants sur les cas (Robert en a une quinzaine de prêts qui balaient tous les types de cas que l'on peut rencontrer)
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Actuellement, son cours se déroule sur 8 séances, 24H au total. Les étudiants ont bcp de cas à étudier, plus de 100 h de boulot perso pour eux avec Robert.
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Trois grandes phases de la démarche marketing : les cas sont toujours structurés de la même manière (proposé à la centrale des cas)
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- Définir pbm,
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- transforme pbm en diagnostic, en pbm d'études : de quoi j’ai besoin ?
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- Phase méthodo et ensuite, décision après les résultats
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Principe de la vidéo de départ, il en a déjà fait une qu'il nous montre (des slides powerpoint commentés par lui-même qui apparaît dans un petit encart en bas à droite, filmé devant son écran d'ordo, chez lui) en 7-8 min, qu’on va réduire à 3 min et on ajoute des puces qu’on peut ouvrir pour contenus additionnels.
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Reflexion se fait en cours de conversation, les idées de Robert fusent : associer Ipsos, les experts responsables études pour les mettre en valeur, les laisser donner leur avis
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« Y’ a plus qu’à » d’après Kevin.
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Il faut donc lancer
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Juste avant le repas, retour de Véro, qui se met à pleurer : ses étudiants (enfin deux groupes) étaient en évaluation ce matin et ils n'ont pas cessé de tricher lors des quiz en ligne : certains s'ouvrent des doubles écrans avec d'un côté le cours, de l'autre le quiz, certains sont allés le passer en dehors de la salle de classe, à plusieurs, en trichant à foison. Le matin, avec Alex, elles ont "fliqué" les étudiants et ont pris sur le fait plusieurs d'entre eux.
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Au final, le refus de travailler des étudiants est évident. Après débrief, certains demandent une version papier des slides avec tous les commentaires, ne veulent pas regarder les vidéos avec tout le cours, loi du moindre effort. Véro se dit écoeurée. Elle est très affectée par ces réactions stupides, explique qu'elle a travaillé très dur pour ce cours en blended, pas de reconnaissance et encore moins de respect. Elle explique qu'elle a passé l'âge de faire la police, qui plus est à des étudiants de ce niveau là, qu'elle se sent humiliée. Evidemment, je comprends ce qu'elle ressent et pourtant, je sais que ces stratégies étudiantes sont on ne peut plus courantes, la triche fait partie intégrante du jeu. Chacun essaie de la réconforter. La solution du locked browser Respond Us bientôt dispo, en mai Greg espère.
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De retour dans l'après-midi, elle trouve Kevin assis à sa place (car Claudine a besoin de l'imac à sa place)
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-" J'ai une équipe sympa, j'ai pas vraiment une place à moi, mais bon (regard appuyé sur Kevin qui s'est installé à sa place aujourd'hui).Qu'est-ce que ça te fait d'être à ma place ? <br />
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- j'ai un sentiment de puissance"<br />
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éclats de rire général. On est soulagé de la voir rire à nouveau.
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repas avec Marie du Learning Hub, Alex et Kevin. Sujet : Estelle.
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La façon dont elle s'adresse aux gens, le fait qu'elle n'a aucune légitimité à se prendre pour une chef, qu'elle cherche des gens à diriger, insupportable pour ses collaborateurs. Visiblement, à plus haut niveau, son attitude difficile est connue mais personne ne la remet en place et sa relation avec Aymeric, le directeur financier, la met à l'abri.
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Marie nous apprend qu'un poste va être fermé au LH. Un remplacement qui ne sera pas reconduit et départ à la retraite anticipé. D'après marie, les RH ne savent même pas en quoi consiste son travail. Elle part dans qq jours en congé maternité et ne sait même pas si elle pourra être remplacée. Elle dit qu'ici, si on est compétent, on ne grimpe pas dans les échelons, au contraire. ceux qui connaissent une ascension rapide sont utilisés pour faire les sales besognes, puis éjectés au bout d'un moment. "Tout dépend de ton réseau, ici", rajoute Alex. C'est ça qui compte, pas les compétences.
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Il n'est pas évident pour moi de faire la part des choses entre les griefs habituels des employés envers la direction, qui font partie de la règle du jeu, et les problématiques réelles de l'EM qui semble mener une politique de RH assez difficile à comprendre. Multiplication des "chief" mais de quoi ? Auprès de qui ?
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Intervention de Abdelassis Moktari, prof d'économie, qui vient dans l'openspace. Il veut fixer une réunion avec Dan et Greg pour trouver les leviers d'action dans les UPR : faire plus utiliser Brightspace par les profs. 
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Il explique que profs sont contre la multiplicité des outils, surtout pour le coût d'inscription à chaque fois. On montre les outils et ensuite il faut que les profs achètent une licence et ça bloque. Et oui ! On en revient à cette multiplication des outils dont on ne sait pas toujours vers quoi ils mènent.
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Kevin dit qu'on n'arrive pas à investir totalement dans les outils, à l'EM, il reconnaît que c'est un pbm. (cf : la conversation avec Greg sur achat de licences ou juste "trial")
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barrière technologique importante chez les profs. Saut qualitatif indispensable d'après Abdelassis.
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== Vendredi 25 mars ==
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copie d'échanges de mails entre Dan et profs sur l'idée de la campagne Dropbox/Grade book pour septembre. C'est important car cela va donner la ligne de conduite d'Indigo pour les mois à venir.
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'''Prof 1''' :
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"Je salue l’idée d’un training/accompagnement des profs, mais est-ce suffisant et/ou optimal ?
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J’ai personnellement suivi les 4 modules de formation BS et pense être plutôt favorable et à l’aise avec ces outils. Pourtant, il y a qq semaines, j’ai eu besoin de créer un gradebook, une dropbox et y mettre un feedback. Je ne savais plus comment faire et ai dû demander de l’aide.
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Donc je ne suis pas convaincu qu’une campagne de formation, sur une période courte, soit nécessairement l’approche la plus efficace. Je suggère plutôt :
 +
- des formations régulières tout au long de l’année, car tout le monde ne créée pas tous ses cours en juillet (par ex, quand ils se tiennent en 2S ou en 3B)
 +
- des formations, pas seulement des profs, mais aussi des assistantes et des onlines- car ce sont les personnes qui sont susceptibles d’aider les profs et de mieux se souvenir des processus, étant amenées à les répéter.
 +
- des manuels, « how to », videos, simples et facilement accessibles. Actuellement la page de bienvenue de BS propose des videos (beaucoup) mais qui ne couvrent pas tous les domaines. Indigo a également fait des videos, mais je ne sais plus comment on y accède. Les blogs, FAQ, et assimilés ne sont pas non plus toujours adaptés car ils nécessitent de chercher (parfois longtemps) la réponse. Bref, perso, je préfère un système d’aide bien fait permettant d’apporter une réponse rapide au moment où j’en ai besoin, plutôt que d’avoir à compter sur ma mémoire (défaillante) ou de devoir consulter mes notes (qui ne sont pas faciles à retrouver quand on a… une mémoire défaillante)."
 +
 +
'''réponse autre prof :'''
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"Bonsoir, à mon tour de partager un commentaire avec vous.
 +
Je reviens sur « qui fait quoi ? »
 +
En septembre 2015, nous avons indiqué aux professeurs qu’ils devaient être autonomes dans l’utilisation de BS, pour les fonctions quotidiennes, c’est à dire:
 +
-          Mettre leur syllabus sur le LOR
 +
-          Créer les modules de leurs cours
 +
-          Télécharger les documents dans un module (supports de cours, articles…)
 +
-          Consulter  les travaux des étudiants, dans les dropbox et mettre l’évaluation en ligne.
 +
 +
Créer une dropbox, ou un gradebook, ne sont pas des opérations quotidiennes. Ce type d’opération n’est à faire qu’une fois pour chaque cours. De ce fait, les profs risquent de ne pas pratiquer assez pour maitriser. Ces opérations sont plutôt réalisées par les assistantes ; celles-ci assurent la mise en œuvre opérationnelle de 20 à 25 cours par semestre, elles pratiquent donc régulièrement toutes ces fonctions.
 +
 +
Naturellement, cela n’empêche que certains veuillent maitriser ces fonctions.
 +
En outre, même si ils ne maitrisent pas la création d’une dropbox ou d’un gradebook, il est important qu’ils connaissent leur existence afin qu’ils les intègrent dans leur design pédagogique. En revanche, si certains profs ne maitrisent pas les fonctions quotidiennes, alors il faut vraiment remettre l’accent sur leur maitrise par les profs."
 +
 +
'''réponse Dan :'''
 +
"I will give you my opinion (which I believe coincides closely with that of Brigitte)…For me, there are 3 roles similar to when you build a Factory: The Architect - The Builders – and the Operator
 +
A. The Architect (professor) designs the course. Blended. Learning goals, methods, etc. in partnership with other stakeholders
 +
The output of this work is multiple resources (links to resources, favorite web sites, videos, ..) but probably most importantly the syllabus.
 +
B. Once the Architect has finished, the Builders (Prof/Assistants) get to work.
 +
In my opinion this is a collaborative effort.
 +
- The Gradebook, dropboxes, creation of forums, build grading rubrics based on the syllabus, build grading schemes based on syllabus and other ONE time activities should be done by UPR assistants – as Brigitte explains. The syllabus provides them the blueprint to follow. What has to be created. They can do this in many courses and develop a skill mastery.
 +
-  The module structure, uploaded documents and other materials that are updated/modified regularly should be added by the professor into the 00 master for example.
 +
Obviously this is a collaborative work. For example, when quizzes are created – many people may be involved…Professors may write the questions, assistants can help design them, Indigo helps review the quiz settings, etc.
 +
At some point “common sense” and team collaborative efforts come into play.
 +
C.      Once the Building is created, the Operator (professor) needs to Animate what happens in the factory
 +
-          Open dropped of documents, grade them
 +
-          Respond to questions in the forum
 +
-          Add feedback
 +
-          Grade assignments and update the gradebook with the grades assigned along with any feedback
 +
-          Follow the class and detect any “decrochage”
 +
-          Update course content…
 +
-          ….
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Obviously, to access a dropbox and grade items, or add items to a gradebook, professors need to know how the tools work. This learning can be with the help of Assistants, Online Instructors & Coordinators, videos, Indigo sessions, workshops, etc…"
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'''Réponse Thierry Picq (le directeur académique)'''
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"Merci à tous,Je trouve qu’on avance. En s’appuyant sur la proposition de départ d’Indigo, on commence à être plus précis sur un cahier des charges. 
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Pour ma part, je retiens 2 principes structurant pour construire une offre : 
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-        Il s’agit d’une campagne d’accompagnement (et non de formation), où des experts rencontrent les équipes (prof et assistantes) en "one on one" pour mettre en œuvre les outils en question sur leurs propres cours. La période du printemps-été est propice, puisque c’est là qu’on prépare la rentrée.
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-        Il faut bien préciser/distinguer les activités qui doivent être assurées par les profs, celles qui doivent être assurées par les assistantes et celles qui concerne un collectif (prof + assistantes). L’accompagnement devra donc cibler les différentes populations.
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-        Tout cela étant complété par des ressources accessibles à tout moment et pour tout le monde, tout au long de l’année (how to documents, tutorials…) + accompagnement humain de proximité à organiser (au sein de chaque UPR, au plus près des équipes) )
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Etes-vous d’accord avec ces principes ? Je vous laisse continuer à construire ensemble une proposition d’accompagnement la plus adaptée possible aux besoins. Prenons du temps à nous mettre d’accord. Nous serons d’autant plus efficace et pertinent dans la mise en œuvre. Nous sommes vraiment dans la bonne direction.
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On se donner 2-3 semaines pour boucler les contours d’une campagne de printemps ?"
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'''Réponse Wendy (Directrice du projet de la Transformation Digitale)'''
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Je profite de l’occasion des échanges pour revenir sur quelques point qui à mon sens sont clés dans la réussite du plan d’adoption que nous devons continuer à construire ensemble. Au-delà de l’accompagnement individuel du corps professoral et des assistantes qui est nécessaire dans tous les cas, avant de déployer un dispositif d’accompagnement il me semble important de :
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-  Clarifier le positionnement de chacun des outils avec pour objectif de créer une expérience client homogène et sans coutures
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-  Assurer que l’outil serve la pédagogie, et non pas l’inverse. Pour ce faire, il est essentiel de déterminer les « règles d’utilisation » en fonction des usages souhaités par les professeurs, non pas en partant de ce que l’outil permet en termes de fonctionnalités
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-  Partager une position / message commun à porter par tout ceux qui vont à l’encontre des utilisateurs pour les aider à mieux travailler dans ce nouvel environnement – qui inclut les deux plateformes qui constituent aujourd’hui l’environnement d’apprentissage de nos étudiants.
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Vous trouverez ci-joint une proposition de positionnement des plateformes, pour discussion, en complément des éléments qu’Estelle a pu vous partager suite aux recueils des retours des utilisateurs. Il serait utile d’organiser une réunion de travail pour caler les éléments et construire un plan d’actions commun et partagé pour exécuter collectivement au printemps.
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s'ensuivent deux documents longs et complexes qui mettent en avant les chiffres d'utilisation Brightspace et les conditions préalables à un déploiement plus large.
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pbm : il y a des questions pour lesquelles Indigo ne fournit pas de réponses et des questions pour lesquelles ils sont plusieurs à répondre. Dan veut organiser tout cela, faire passer les gens par le forum. Il a mission Alec et Claudine pour mettre en place ce trajet.
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faire passer message "question prise en compte, réponse d'ici 48h, à aller voir sur le forum" pour inciter à aller sur Brightspace
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Aujourd'hui, je rencontre enfin des étudiants, enfin je les vois en action, TADAM !
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Suite à un mail, le staff a été invité à assister à l'exercice de la douche/pitch par les étudiants (dans le cadre du cours Marketing Connexion, travail mené par les profs Alice Riou et Robert Revat). Intervenante ce jour : directrice marketing Evian
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3 équipes de trois étudiants qui ont planché sur un aspect marketing en particulier viennent présenter sur scène, en 2 min, leur boulot.
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Chaque orateur a deux minutes pour convaincre qu’ils ont une excellente idée dans son équipe. Il doit présenter le concept. Chaque attaquant a droit à une question critique sur l’adversaire. 
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demande d'Évian : booster une autre cible prometteuse : les séniors (La silver economy). 
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Présentation de trois campagnes de pub pour booster impact auprès des séniors. Euh... c'est ça le concept ? un très mauvais travail de pubards ? Super décevant...
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Débrief de la directrice d'Evian : Le marketing, ce n’est pas que l’élaboration de campagnes de pub, attention !
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Etude de cas ensuite puis R&D. Bon, rien qui m'emballe, je trouve l'ensemble assez peu convaincant mais j'ignore combien de temps ils ont eu pour le préparer. 
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Conclusion d'Alice et Robert : quel mot pour définir un marketeur selon sondage étudiants EM = créatif avant tout. Pourtant, pas un créatif plus que tout
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Ouvert, réflexif, méthodique, interactif, concret.
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Après-midi
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je devais aller en réunion avec Emilie du LH et Dan sur les ressources pédagogiques. Ces ressources externes sont payantes, soit à l'unité soit par Licences, en fonction du nombre d'ouverture de consultation demandé. le LH a besoin de connaître les demandes des profs pour l'année à venir afin de négocier au mieux les tarifs et anticiper les potentielles explosions de frais liées aux ouvertures de consultation non prévues.
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Lorsque j'arrive, personne n'est là. Je cherche Marie qui m'informe qu'Emilie, la responsable, est en arrêt. Comme je sais que Marie part bientôt en congé maternité et qu'elle est débordée, je lui demande si je peux être utile en quoi que ce soit, je sens bien que c'est dur dur au LH depuis qq temps. Elle me fait signe de m'asseoir et me parle d'un questionnaire qu'il faudrait monter à destination des profs afin de connaître, justement, leurs besoins en ressources externes pédagogiques. Je prends note de ce qu'elle m'explique et lui dit que je vais m'en charger. Retour dans l'open space, j'explique cela à Dan et je demande à Greg par quel outil il passerait pour faire un questionnaire en ligne de qualité. Bien sûr je connais Google Forms mais la qualité et les fonctionnalités sont limitées, je cherche qqch de plus professionnel. Il me parle de l'outil Sphynx et Dan m'indique Questback. Va pour Questback, outil payant mais très complet. Il me fait une petite démo/prise en main, interrompant son travail. Fin de journée sur le questionnaire. J'envoie une version Word à Marie pour qu'elle valide avant de lancer le Questback mardi ou mercredi.
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== Mardi 29 mars ==
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=== du malheureux mélange Politique/RH... ===
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Discussion ce matin avec Alex et Greg, nous ne sommes que trois dans l'open space. Je cherche à comprendre comment l'équipe s'est constituée. J'apprends ainsi que la valse des sous-directeurs et autres "chief" d'un niveau un peu important est monnaie courante à l'EM, ceux qui dirigent l'école "placent" leurs connaissances ou anciens collaborateurs, en dépit des bons résultats ou du consensus fait autour d'eux par les gens déjà en place. on "débarque" les employés sans trop de scrupule... Il semble assez compliqué de faire une longue carrière ici dès lors qu'on occupe un poste assez important. Mieux vaut rester dans les "petites mains" et tenter de se rapprocher de personnes qui, comme Dan, ont de réelles valeurs dans la gestion RH. 
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Ce fonctionnement me perturbe. Je reconnais qu'au sein de l'Education Nationale, les profs sont avant tout un NUMEN et il est quasiment impossible de "déloger" un prof qui le refuserait. Je n'ai donc jamais senti que mon poste (sauf lors des réductions heures/postes qui menacent dans tous les établissements) était sur la sellette, que je risquais de me faire gentiment montrer la porte de sortie après bons et loyaux services. Difficile, dans de telles conditions, de donner le meilleur de soi-même je trouve. Finalement, l'environnement peut apparaître tour à tour peu sécurisant ou au contraire porteur d'espérances puisque certains gravissent les échelons assez rapidement et changent de postes presque chaque année. L'heure est actuellement aux réductions de coûts, et donc de postes.
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== Mercredi 30 mars ==
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je soumets mes deux questionnaires (profs/ressources péda et étudiants/ressources open access) à Mathieu et Marie pour qu'ils me fassent leur retours. Ensuite il me faudra encore les traduire puis les faire valider par Dan avant de les basculer.
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je dois avancer aujourd'hui sur mon rapport d'étonnement pour vendredi, Dan a prévu 10 min pour moi, je dois rassembler mes remarques et les organiser.
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=== Réunion du personnel en présence de Bernard BELLETANTE ===
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Je me rends à cette "grand messe" qui fait suite aux conseils d'administration. Le directeur, Bernard Belletante, vient faire le point sur les chiffres, les finances de l'école, les projets et surtout, comme nous l'avons appris hier par mail à la surprise générale, le rapprochement entre GEM (Grenoble Ecole Management) et l'EMLyon.
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Cette réunion du personnel se tient dans le grand amphi IBM. très instructif à bien des égards :
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'''Point chiffres''' : actuellement, 410 équivalents temps plein, l'école a perdu la subvention de plus de 3 millions d'euros qu'elle percevait jusque là et doit aussi payer les loyers sur Ecully. De plus, il y a 4 millions huit cent mille euros d'investissement pour le campus de Paris.
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Entre les dépenses et le mécénat (d'importantes sommes ont été versées par une banque et un laboratoire), le budget se tient plutôt bien, les chiffres sont bons.
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'''Point digitalisation''' : ce projet impacte l'école à près de 80%. L'alliance avec IBM est structurante, porte ses fruits.
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Deux projets forts en cours :
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- le contrat de transformation digitale
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- la convention de partenariat académique (menée par Thierry Picq)
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'''Points des axes à améliorer, les faiblesses''' : selon le directeur, pas encore assez d'innovation, il faut qu'IBM pousse l'école à aller encore plus loin. Ici, il y a une forte tendance à reproduire l'existant qu'il faut dépasser. Une véritable innovation pourtant : le PLP. Il concentre plusieurs axes : confrontation des données, question de la privacy de ces données, l'analyse du cycle étudiants avant de passer au cycle de la vie professionnelle.
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'''Nouveaux territoires''' : conquête du territoire américain (EM pas présente) : volonté de proposer une sorte de Villa Médicis des Early Makers vers San Francisco afin d'accélérer les connexions de relations d'affaires, les partenariats académiques. Cibles : les profs et les étudiants auxquels il faudrait pouvoir trouver des stages là-bas.Pas normal qu'une école comme l'EM ne soit pas présente sur de tels territoires.
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effet d'annonce : '''le rapprochement avec GEM'''
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théâtralisation de l'annonce avec court-circuitage astucieux de Belletante qui annonce d'emblée qu'il n'y avait pas d'autres façons de préparer et d'annoncer ce genre d'alliance "si vous en connaissez d'autres, je suis preneur" : bon, cela coupe court aux discussions sur la façon dont les profs, le staff, a appris la nouvelle, en gros, au pied du mur.
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but de l'opération : aller chercher les écoles du top trio, surtout HEC et l'Essec. Ce qui est visé : accroître l'excellence, développer la croissance de ces deux écoles, jouer sur le territoire qui est en notre faveur et pouvoir ainsi profiter d'éventuelles subvention régionales puisque les autres sont coupées.
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Ambition de Belletante de faire se rapprocher les profs pour allier, compléter les compétences
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Grenoble dispose d'un savoir faire différent sur l'innovation pédagogique, chacun a donc des choses à apprendre de l'autre. Le MBA de ces deux écoles est mal noté dans les classements internationaux, ce peut être l'une des possibilités de le faire évoluer.
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Ce type d'alliance entre écoles de haut du tableau ne s'est jamais fait auparavant, de cette manière (à savoir, on ne veut pas faire de la simple addition, ici Task Force qui sera en charge de creuser les intérêts et projets possibles avant de rendre un verdict final, donc pas dans la précipitation)
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"Rien n'est fait, encore", martèle-t-il. Alex, assise à côté de moi, sourit : "ben voyons, il nous a fait le même coup pour Saint Etienne !"
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Belletante explique que le périmètre et la profondeur de cette alliance sont à inventer, pas de doc signé actuellement.
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== Jeudi 31 mars ==
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Aujourd'hui télé travail, une première, mais avec trois enfants à la maison cause grève école et crèche, autant dire une vraie galère.
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Je dois remettre en ordre toutes mes remarques et pistes de réflexion pour demain matin, finaliser mon questionnaire sur Questback (mais j'attends encore le retour de Marie...) et regarder de plus près l'outil web Whatfix car j'ai rdv demain matin de bonne heure avec Florent qui gère les intégrations de nouveaux outils sur la plate forme test.
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== Vendredi 1 avril ==
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Rdv avec Florent, du service support, pour discuter de l'intégration de l'outil Whatfix sur Brightspace : quelles modalités ? Quels freins ?
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En 30 min, nous définissons la marche à suivre et identifions ce qui pourrait poser pbm, notamment l'impossible granularité des tutoriels mis en place (tous les utilisateurs vont y avoir accès, sans prise en compte des besoins réels de chacun).
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'''Réunion Indigo''' : présents Claudine, Kevin, Véro, Alex, Greg, Mathieu, Estelle, Florent, Claire, Dan et moi.
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D'abord Dan qui demande à tous de fermer les ordinateurs et déposer les téléphones dans une corbeille au centre de la table : volonté claire que chacun écoute les autres, vraiment. Je sens qu'Estelle, qui est assise à côté de moi et ne lâche jamais son téléphone sur lequel elle pianote sans cesse, est agacée par la demande. D'ailleurs, sa main va plusieurs fois aller effleurer le téléphone dans la corbeille au centre de la table, on sent qu'elle
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Ensuite, il demande à chacun de lister des points qui nous rendent fiers de ce que l'école à accompli depuis 18 mois. Réactions mitigées à cette annonce mais on s'exécute. Personnellement, je note : le Learning Hub, le PLP et l'alliance EMLyon/GEM.
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Tour de table, Dan note sur un tableau blanc les points cités et les commente. Florent ne trouve rien à écrire et explique que "c'est bien joli tout ça, mais le service support ne voit rien de tout ce qui se fait"
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Florent dénonce le climat social déplorable depuis qq temps, il explique qu'on peut être fier de ce qui se fait peut-être mais certainement pas de la façon dont les choses sont faites. "Ah,le vernis brille, mais faut pas regarder les mécanismes !"
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Dan, pour sa part, trouve que la bascule sur le LMS s'est plutôt bien faite. Il se dit "bluffé" (c'est l'un de ses termes préféré) par la façon dont les profs ont accepté de se déplacer dans les petites salles de formation d'InDiGo pour apprendre comment utiliser le LMS, les Grade books...
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Dan insiste sur le fait qu'il faut apprendre de ses échecs, et pour cela, qu'il faut ESSAYER ! Mot d'ordre : '''Fail fast'''
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Pour la prochaine réunion, il nous demande de venir avec le récit d'un échec à partager aux autres, pour montrer que chacun essaie et se trompe. Si l'on n'a pas d'échec à relater, c'est qu'on n'essaie pas.
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Demande faite aussi à Alex et Claudine de préparer une journée Indigo à l'extérieure pour planifier et discuter de la ligne de conduite 2016-2017. Ah, enfin une ligne directrice à venir ! Il se trouve justement que sur mon powerpoint de présentation du rapport d'étonnement, j'indique que cette absence de ligne directrice claire est à relever.
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Pour Dan, il est essentiel de soutenir la réussite du LMS qui est au coeur du projet
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Besoin d'identification des personnes références pour faire remonter les pbm, quels qu'ils soient. Dan est désormais celui par qui doivent transiter les pbm sur Brightspace pour qu'il en fasse état lors de la réunion hebdomadaire. Volonté : centraliser toutes ces remarques éparses et opérer un entonnoir pour les traiter au mieux.
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Claire (prof qui vient de soutenir sa thèse sur ce que le numérique a changé dans les entreprises) aborde le point qui m'interroge particulièrement : les outils. On en parle trop, et pas assez des usages réels possibles. Ben oui, c'est exactement ce que je pense aussi...
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Dan met en avant le fait qu'Indigo reçoit bcp de questions techniques sur Brightspace mais peu de question de pédagogie pure, de design thinking. L'école n'a pas assez aidé les gens à développer un comportement communautaire. Le travail par projet se met petit à petit en oeuvre et c'est déjà mieux que rien, ou mieux qu'avant, d'après Estelle. Véro pas du tout d'accord, trouve que tout est pire depuis la digitalisation.
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"Essayons d'écouter vraiment la voix des users !" clame-t-elle. "Depuis plusieurs mois, l'école va dans le mur pour plein de monde, Dan" rajoute-t-elle. Fidèle à ses habitudes, Dan est bien plus mesuré et optimiste, il refuse de se concentrer sur le négatif mais il semble désappointé par les remarques de Véro qui sont très agressives "On ne bâtit pas sur des échecs my dear" répond-il...
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Estelle et Florent nous quittent, ils ont une autre réunion. A peine sortis, Dan demande à Kevin de nous montrer le Powerpoint de présentation/état des lieux des Moocs dans l'école. Avant de commencer, Kevin lance, rageur : "Et pourquoi je le ferais puisque toute l'équipe n'est plus au complet ? Elle n'est restée que pour parler des sujets qui l'intéressent, après elle se casse, et ce que les autres ont à dire, elle s'en fout !" Evidemment il parle d'Estelle. "c'est soit elle fait partie de l'équipe Indigo et elle reste jusqu'au bout, elle décale sa réunion, soit elle n'en fait plus partie et au moins on sait ce qu'il en est". Dan acquiesce mais refuse d'ouvrir le débat, comme à son habitude. Tension...(enfin personnellement, je souris intérieurement, l'aplomb de Kevin et son antipathie pour Estelle me font rire)
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Kevin présente rapidement les 8 MOOCs sur lesquels il travaille, ceux qui sont déjà opérationnels et ceux en cours ou en projets. (Pour info, il savait qu'il avait ce doc (36 slides) à présenter depuis 1 semaine, comme moi pour mon rapport d'étonnement, mais il ne l'a commencé que hier en fin de journée et fini ce matin, juste à temps pour la réunion : ce garçon m'épate. Il me dit qu'il a appris à Sciences Po à improviser dans les prises de parole, à reprendre les arguments des autres pour les renverser... Il n'est stressé par rien, surtout pas le boulot. Et il me dit "je suis très fort pour faire croire qu'il y a des heures de boulot derrière mes docs", clin d’œil en prime.)
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Dan et Claire commentent les slides de présentation, cette impulsion pour les MOOCs est réelle et à aider, d'ailleurs Claire demande comment les profs peuvent s'y retrouver financièrement, étant donné le travail énorme qu'il y a derrière chaque MOOC. Il y a un modèle économique à trouver, l'école doit avoir une politique favorisant le soutien aux profs qui voudraient se lancer dans des MOOCs. Et puis il y a gros boulot d'animation des forums, promotion des MOOC... et il faudrait trouver qqun pour aider Kevin : "ben on prend Audrey !" lance Kevin. "Pourquoi aller chercher ailleurs qqun alors qu'on a la ressource sous la main, qui connaît l'équipe et l'école ? ". je dois être écarlate tant je ne m'attendais pas à cette remarque. Réaction de Véro : "c'est sûr, tout le monde voudrait la garder, Audrey". Réaction de Dan : "non, ce n'est pas possible, il faut la laisser finir ses études et puis elle a vendu son âme à l'Education Nationale". Aïe, et oui, c'est sûr, ça va bloquer de toute façon ces trois années que je dois comme fonctionnaire, l'EM n'est pas estampillé Educ Nat... Honnêtement ça me gonfle au plus haut point cette chaîne à mes pieds, Educ Nat mon désamour...
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Étrange aussi cette façon qu'ils ont de parler de moi comme si je n'étais pas présente : pour ne pas me mettre mal à l'aise ?  Kevin me glisse à l'oreille "faudra en reparler avec Dan, plus tard". Il est sympa ce Kevin, déroutant mais sympa, et cette marque d’estime me touche vraiment, surtout venant de qqun d'aussi critique et exigeant. J'apprendrai plus tard dans l'après-midi que la veille, alors que j'étais en télé-travail, l'équipe a justement évoqué l'idée d'embaucher qqun et mon nom a été plus qu'évoqué par Kevin, Véro et Alex, sauf que Dan pense que ma situation va bloquer une quelconque proposition et que donc, il faut abandonner l'idée...
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Fin de la présentation de Kevin, il reste peu de temps pour mon rapport d'étonnement alors je raccourcis autant que possible. Dan prend des notes sur ce que je dis, commente parfois d'un "bonne remarque, je note" mais c'est tout. je ne sais que penser. Je finis par un point "Auto critique" dans lequel j'explique que je ne suis experte en rien, ici, et que je ne parviens pas à voir en quoi je suis utile réellement. De plus, je pense que les recherches que me demande Dan me mènent souvent très, trop loin, et qu'il m'est difficile de savoir où et quand les stopper. Regards entendus de Dan et Claire qui me dit "tu es chercheuse, Audrey ? " et bien, non, pas vraiment. "parce que tu devrais faire une thèse, tu as vraiment le profil parfait pour ça". AH ? Pourquoi ? "la question d'être expert en rien, des recherches que l'on suit parfois comme dans un labyrinthe : tu as la posture !". Eclats de rire généralisé, surtout que Kevin, par le biais de son ordi encore branché dans la salle, fait passer un morceau de violon lancinant et triste en déclarant : "experte en rien, allez, tu veux nous faire pleurer, là ? Regarde, je t'ai mis le fond sonore approprié". Suis un peu décontenancée je l'avoue, je dois rire ou pas, là ?
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Déjeuner avec Dan, Véro, Greg : Véro veut reprendre la conversation sur l'école qui va dans le mur et cette digitalisation qui a des effets ravageurs mais Dan n'est pas d'humeur, il essaie d'orienter la conversation sur du "small talk", peine perdue. De guerre lasse, il finit par indiquer à Véro qu'elle a parfaitement le droit de penser cela mais que pour lui, c'est indispensable d'avoir l'esprit corporate et d'être fier de ce que l'on fait, sinon il vaut mieux cesser de travailler ici.Réponse de Véro : "j'étais fière de bosser ici jusqu'à l'an dernier, depuis, c'est fini". Sujet clos.
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Après-midi calme, je relance par mails ceux dont j'attends le retour pour avancer sur mes questionnaires. J'echange qq mails avec la plateforme de Whatfix pour obtenir une démo de qq jours afin de travailler dessus et Claire me demande de lui envoyer mon rapport d'étonnement ou bien, si je suis d'accord, de le publier sur la communauté : est-ce la preuve que mon boulot a été bien reçu ?
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=== Rapport d'étonnement : voir dans la section "Mes travaux" et "Présentation EM"===
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== Lundi 4 avril ==
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matinée assez tranquille, entre réunion LMS hebdomadaire et échanges de mails concernant les questionnaires. J'avance aussi sur mes recherches de RSE. Dan part demain pour 8 jours aux USA (vacances), il me demande d'assister à la prochaine réunion LMS à sa place mais je serai aussi en congés. Mon travail de la journée est essentiellement consacré aux échanges de mails, modification des questionnaires et attente de validation. Dan valide mon questionnaire étudiants, je poursuis mes recherches sur le RSE (lectures de Livres Blancs sur le sujet...)
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j'ai quasiment finis mes slides de synthèse sur les badges de validation : intérêts, ressorts, freins/pièges, types, processus de création...
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br />
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Lors de la réunion LMS, j'ai relevé des usages particuliers des pronoms personnels dans le discours d'Estelle, notamment :
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-"pour cette communication, ce sera à '''vous''', équipe Indigo, de porter le message" ou "'''vous''' allez devoir expliquer ce problème" : comment ça, "VOUS" ? Elle ne fait donc plus partie d'Indigo ? Etrange cette façon qu'elle a de ne pas s'inclure dans l'équipe alors qu'elle en fait partie (même si son bureau dans l'open space est quasiment toujours vide et qu'elle travaille visiblement de plus en plus sur "le plateau SBS". Suis-je la seule à avoir remarqué ce changement de langage ? (Non, dès le lendemain, j'entends Greg demander à Kevin avec un sourire s'il était au courant d'une bascule définitive d'Estelle sur SBS. "Pourquoi ?" demande Kevin "Parce que lors de la réunion hier, elle a toujours dit "vous, équipe Indigo", jamais "nous", alors bon...)
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Autre remarque du jour :
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S'adresser aux élèves est décidément relativement compliqué, il faut prendre un nombre considérable de précaution, attendre des validations d'Untel et de tel autre, j'avoue ne pas saisir pourquoi il faut en passer par tous ces détours.
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== Mardi 5 avril ==
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Dan en congés, lorsque j'arrive toute l'équipe (sauf Estelle) est là, silencieuse, les têtes derrière les ordis. Je m'occupe de la version anglaise de mon questionnaire ainsi que de petites tâches. Déjeuner avec Véro :
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retours sur les pbm soulevés par la digitalisation, le fait que les profs sont exaspérés, rien ne fonctionne dans les salles, on ne sait jamais qui doit s'en occuper, comment faire, ce n'est pas opérationnel. Et du coup, les étudiants se retrouvent devant des salles suréquipées qui ne fonctionnent pas, "expérience usager" pas top, clairement. Le souci, selon Véro, c'est qu'on oublie que l'EM est avant tout une école, il faut absolument s'intéresser aux retours des profs qui actuellement se retrouvent un peu prisonniers des décisions prises par le pôle SBS, un pôle sans prof où se décide les actions menées...
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Vero m'informe qu'elle doit écrire un livre en anglais (on la presse de le faire depuis 2 ans, une prestigieuse maison d'éditions spécialisées, sur "l'intrapreneuriat", son sujet de recherche depuis 15 ans, l'a sollicitée) mais elle n'est plus très motivée. Ce par quoi elle est passée depuis 2 ans (maladie et décès de son mari, dépression...) n'a pas aidé. Elle a envie de se consacrer à l'innovation pédagogique et d'ailleurs, j'apprends qu'ils préparent avec Dan une analyse fine des usages faits durant cette première année de bascule sur le LMS.
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Nous échangeons sur ce qui permet ou pas une innovation, ses remarques sont toujours d'une très grande perspicacité. Elle se reconnaît un caractère fonceur, elle va au front et prend les coups mais elle aime essayer, innover, lancer des idées. Et des idées, elle en a en permanence.
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== fin de semaine ==
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Dan en congés, le rythme se trouve largement ralenti au sein de l'équipe. Je sens que chacun s'astreint à être sur le pont et efficace bien davantage lorsque Dan est là, d'autant qu'il donne dans la journée des directives. J'ai fini mon questionnaire étudiants mais je n'ai toujours pas reçu la validation de la personne propriétaire de la communauté pour le faire passer : j'ai l'impression parfois qu'il y a pas mal de "fonctionnaires" ici aussi, enfin dans la façon de gérer le travail. <br />
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Réunion jeudi après-midi avec Alex, Claudine, Kevin et Mathieu pour discuter de la façon dont nous devons repenser la communauté Indigo sur Connexion, comment répondre plus efficacement aux questions. Sans Dan, les langues se délient, chacun parle librement de son ressenti actuel sur la situation, les rapports de force, les profs et leur comportement d'enfants gâtés pour une partie. Dan qui est pourtant particulièrement apprécié, cherche trop à contenter tout le monde, faire plaisir, ce qui se retourne parfois contre lui ou contre l'équipe.
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Discussion autour de connexion et brightspace :
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Arrêter Outlook, plus de mails, tout basculer sur les communautés : il  ne faut pas laisser le choix entre plusieurs outils pour ce qui est de la communication interne. Mails et communautés/forums se font de la concurrence. Apparemment piste déjà évoquée mais non suivie.
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Profs, pourquoi ce refus d'une partie d'entre eux d'utiliser réellement le LMS sans se contenter du minimum  ?
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Les pros ne cherchent même pas, pour certains, ils commencent déjà par dire que c’est compliqué, difficile : état d’esprit qui n’y est pas.
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Accompagnement qui n’y est pas pour certains, d'autres pensent que les profs sont au contraire trop assistés, ils attendent qu'on leur fasse tout, surtout ici puisqu'ils ont une assistante dédiée par UPR. Souvent, travailler avec/pour eux, c'est faire de la « garderie non rémunérés » selon Alex.
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Indigo se trouve de moins en moins sollicitée pour les formations car trop identifiée comme SAV brightspace
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Indigo serait peut-être en train d’être mis un peu sur la touche, plus haut, on sent une volonté de ralentir le dvpt pour mettre davantage en lumières SBS (d’où migration d’Estelle peut-être, elle a senti le vent tourner et s’est rapproché de ce qui est plus «intéressant» dans la stratégie qui se met en place : on ne la voit plus du tout dans Indigo, elle semble avoir quitté l'équipe mais personne n'en a été informé si c'est le cas)
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Les profs sont gâtés, pouvoir terrible ici, ils peuvent planter le projet digital pédagogique.
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Ras le bol de Kevin qui avoue avoir été à rien de passer voir le docteur pour se mettre en arrêt. Plus du tout motivé.
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L'équipe, selon lui, crée des jalousies et donc un effet de déséquilibre : à Indigo, chef sympa, ouvert au dialogue, pas de pression de rentabilité ou de finances, grande diversité des missions...ce n'est pas le cas de tout le monde ici.
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Quand le chat n'est pas là, les souris dansent... : Kevin est parti en milieu de matinée aujourd'hui, pas venu mercredi après midi, Greg absent hier, tout le monde parti hier 16h20 et moi je procrastine bcp, clairement... J'aurais été plus efficace de chez moi cette semaine. Travailler dans un open space  où on bavarde bcp, Kevin et Alex nous envoient des âneries par mail... pas évident de se concentrer que quoi que ce soit. Bref, on ne peut pas dire que l'équipe bosse à fond quand le "chief" est absent. Temporalité différente, plus calme, plus tranquille. Et pourtant, Dan n'est pas anxiogène ou pressant.
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== Lundi 18 ==
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Retour après une semaine de congés, je retrouve l'open space et les collègues, Greg en moins (congés)
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Les vacances de Dan aux Etats-Unis n'ont visiblement pas été particulièrement sympa, je le sens fatigué ce qui va s'avérer de plus en plus vrai au fil de la journée.
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journée intéressante à bien des égards :
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- je passe tout le matin en réunion avec Alejandro Armellini que Dan et Véro ont fait venir de Northampton pour discuter sur l'innovation, la formation de profs et une éventuelle certification. 3h de réunion en anglais, dur dur, mais j'ai appris bcp et son expérience est une piste de reflexion. (voir prise de notes) Il va revenir pour les deux jours de formation Carpe Diem qui aura lieu début mai.
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Au cours de la réunion, je rencontre enfin la doyenne de la faculté, Françoise Dany, qui vient exposer (en anglais toujours) ce qu'elle souhaite mettre en place à l'EM, ses questionnements, voilà qui éclaire ma lanterne
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prise de notes :
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Réunion lundi 18 avril avec
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  Ale Armillini – Véronique Bouchard – Daniel Evans et Françoise Dany
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teaching and learning formation des profs, innovation,
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900 profs
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Quid des différences entre enseignants, notamment sur le délai entre évaluations/travaux et feedback du prof ?
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Réponse Ale :  c’est une question de politique globale. Il n’est pas acceptable que certains profs prennent 1 semaine, et d’autres 3 mois pour faire un feedback, il faut des exigences communes que les profs respectent.
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D’où question des « standards de qualités » pour un cours : sujet très épineux.
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Conseil : il faut conserver des éléments d’enseignement traditionnel et proposer une « mixte diet »
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Northampton Bussiness School : proposent un système qui fait la part belle au e-learning au fil des années : début de cursus, bcp de présentiel, peu de e-learning puis cela évolue avec les années et la maturité jusqu’à inverser la courbe : e-learning majoritaire en fin de parcours. (Objectif = ne pas perdre trop d’étudiants au départ)
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NB : à l’EM, politique inverse. 
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intervention de Françoise Dany : déclinaison des Pbm principaux :
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- Digital demande bcp de temps et les profs s’en plaignent, le dénoncent. C’est un réel pbm car freine les profs dans leur envie/besoin de s’investir.
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Il faut donner l’opportunité aux profs de gagner en compétence sur le digital
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- Nécessité de changer la façon dont on évalue les profs : Comment ?
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(on passe d’un système basé sur le Learning hours au lieu de teaching hours)
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- Changer mentalité des enseignants ? introduire de nouveaux rôles ?
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Volonté faculté que les profs ici aient une aide (on-line instructor par exemple)
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pour avancer sur la voie du digital. Volonté de proposer une certification des profs qui s’engagent dans le blended
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- création de nouveaux postes/ nouveaux rôles ?  Les coordinateurs et instructeurs, chacun ayant un rôle différent qui va aider les profs. Attention, les assistantes à l’EM vont être enlevées si on ne prouve pas qu’elles ont des compétences indispensables
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Quel est l’avis d’Ale sur training et certification pour coordinateur, instructeur et profs ?
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Synthèse d’Ale :
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Message is « blended is the new normal », « this is your job ». Etre intransigeant là-dessus.
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Interêt du blended (et LMS) ? Qu’est-ce que cela apporte ?
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- Permettre aux étudiants d’opérer des choix,
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- gagner en flexibilité,
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- gagner de nouveaux marchés…
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Premier point : éviter l’erreur commune d’interroger les étudiants tout de suite après un changement dans les apprentissages. Il faut attendre un peu (plusieurs mois) avant d’interroger les étudiants et leur demander un feedback sur les innovations. Ils ont besoin de recul.
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Comment faire pour évaluer, rétribuer équitablement les enseignants dans un système blended ?
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à Northampton, on alloue un nombre d’heures pour gérer un groupe de 25 élèves (5, 6 ou 7 heures par semaine pour cela)
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ces heures peuvent correspondre à des moments en présentiel, des travaux de groupes dirigés, des discussions sur forums… C’est au prof de s’organiser.
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(MAIS parfois ce système ne fonctionne pas, certains passent 2h par semaine, d’autres, bien plus que les 7 heures allouées) 
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= la partie blended est très dure à quantifier et à rémunérer correctement.
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Système pyramidal de l’innovation à Northampton :
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Trois types de postes spécifiques ont été crées.
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Le Learning technologist = il doit trouver ce qui va fonctionner le mieux et le moins bien en fonction de ce qu’on lui demande. Formation Master au minimimum et background académique dans l’enseignement
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il développe un goût pour ce qui est en rapport avec les nouvelles technologies. Ce type de profil n’est pas celui qui coûte le plus cher, entre 25 et 30 000 euros par an. (Pour exemple, il y a 7 Learning Technologist à Northampton)
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ils ont aussi une équipe comme Indigo plus qualifiée pour trouver des nouveaux outils, former des groupes entiers…
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Attention aux profs « récalcitrants », il ne faut pas les laisser sur le bord du chemin.  Ne rien faire pour ces profs là causent des dommages auprès des étudiants.
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Solution proposée à Northampton : the Content Developper s’assure que les profs récalcitrants ont le minimum nécessaire pour développer des cours en digital. Il travaille en tête à tête avec les profs, les accompagne sur un projet…
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1 personne seulement dédiée à ce travail et pourtant, ça marche
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Enfin, 4 Learning designers (un cran au dessus dans la pyramide), qui ont plus de crédit d’un point de vue académique. Personnes tournées vers « pedagogy issue »
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ils ne s’occupent pas de la mécanique des outils mais de la structure des cours Elaboration des formations style carpe diem…
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Ils sont appréciés, ont de l’expertise et ils sont reconnus, ont des profils différents et coûtent plus cher (55 à 70 000/an) ils ont plus de responsabilités et certains ont des compétences plus fines que d’autres
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- j'apprends dans le courant de l'après-midi que Claudine est en CDD, fin de contrat en juin, et elle ignore ce qu'il va advenir de son poste par la suite. Poussée par Alex et moi, elle demande un moment à Dan pour lui exposer son mal-être dont je n'avais rien soupçonné et qui paraît important. Toute la conversation qui s'ensuit, lorsqu'elle nous raconte son entretien avec Dan, me permet de mieux comprendre la situation actuelle : Dan ne parvient pas à diriger l'équipe, les collaborateurs souffrent d'un manque d'objectifs, de fonctions clairs, certains ont la sensation de ne faire que des choses redondantes par rapport à d'autres, quémander du travail, chercher leur place. Dan a d'ailleurs reconnu ne pas savoir "gérer une équipe", avoir "raté qqch avec Kevin ces derniers temps" (puisqu'il veut partir) et il doit absolument trouver rapidement un axe directeur pour l'équipe, c'est vital. Estelle a donc bien quitté Indigo, et là encore, personne n'en a été clairement informé, tout se passe dans le non-dit, c'est déroutant.
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== Mardi 19 ==

Version actuelle datée du 19 avril 2016 à 10:22

Sommaire

Consignes

Principales étapes: Tenir un carnet d’observation produire, à partir de ce carnet, un écrit préliminaire au “rapport de stage et d’expérience”, l’écrit d’étonnement sur le WIKI Séminaire collectif d’accompagnement de projet en Avril, sous forme d’un entretien élève- étudiant

Carnet d’observations: Comment marche la communication en générale La com’ sur le DD Comment sont organisé les burreaux / hierarchie Espace de créativité Points compétences Points organisation travail Points organisation de l’entreprise Points sur mon statu Points sur les relations sociale Points sur les compétences techniques Les codes (culturels/ socials …)

Calendrier Février/ Mars/ Avril 2016: Stage obligatoire

Travail d’observation participante: carnet de travail, prise de notes, collectes d’informations et prise d’images ... Avril 2016 : séminaire collectif d’accompagnement de projet Retours sur les écrits d’étonnements Échange d’expériences et des problématiques Aide à la rédaction définitive des rapports de stage et d’expériences Juin/ septembre 2016: remise des rapports de stage et d’expériences Tenir carnet d’observation sur le wiki, actif, écrire chaque jour. 2 manières de prendre des notes : - En situation Reprendre les prises de notes et thématiser : points compétences, points statut, points formation….

Prendre en compte dimension sociale et dimension technique Organigramme et activités, ok, mais rester rapide. Mieux vaut axer sur comment nos compétences sont mises en œuvre, notre parcours au sein de la structure Interroger le statut de stagiaire, les formules d’adresse, le rapport

Réfléchir aux raisons qui créent des conflits dans les situations de travail : pourquoi untel en arrive à créer des tensions avec un autre, qu’est-ce qui amène à cette situation dans les délais intenables par exemple, les pressions exercées… Interroger les relations de travail, ce qui va faire « tiquer » les collègues dans les salutations, dans les actes, pourquoi ? Voir doc. Principales étapes : - Tenir un carnet d'observations : Malinowski : tenait aussi des carnets d'observations, publiés par sa femme à sa mort, dans les années 60. http://www.persee.fr/doc/rfsoc_0035-2969_1987_num_28_2_2407

Repérer les rituels : Erving Goffman. http://www.revue-emulations.net/enligne/Degand Rituels d'accès : ex. du "bonjour", du "ça va" du matin. Goffman : c'est dans ces petits signes que se cache la société. (cela peut être par exemple des signes d'offense : ignorer qqun le matin)

2 postures d'observation / d'observateur : - La posture du chercheur anthropologue : repéré, observation "à découvert" = Malinowski, facilement identifiable comme observateur lorsqu'il est dans une tribu - Observateur participant : Goffman. = nous en stage (Observateur participant incognito , cf. le texte L'établi.)terrain de stage = terrain d'étude. - Produire à partir de ce carnet un écrit d'étonnement - Ecrire un rapport de stage et d'expériences

L'écrit d'étonnement : la prise de note active doit donner naissance à l'écrit d'étonnement. Le travail se fait en continu

Le rapport fait suite au stage sera un rapport de stage "classique" ET un rapport d'expérience : regard critique sur notre expérience. Ne pas se contenter d'un simple "listing" de missions à accomplir mais DECRIRE (description fine) OBSERVATION DESCRIPTION ECRIRE

Stage : Prendre la bonne distance qui permet d'interroger sa pratique


Trace écrite journalière

Dress code et autres us et coutumes

A l'EM on a à coeur semble-t-il de donner une image de marque. Les hôtesses d'accueil dans l'entrée du bâtiment principal ont une tenue identique, une tailleur-jupe sombre. Les professeurs ne viennent pas en costumes-cravates mais les tenues trop relâchées ne sont pas vraiment légion ici. La chemise/veste de costume est plutôt répandue et les femmes sont relativement apprêtées, sans ostentation non plus. En bref, on croise quelques jeans et autres pull bariolés tricotés mains, mais peu. J'ai donc troqué mes tenues d'étudiantes pour retrouver mon vestiaire d'enseignante, clairement plus approprié. De son propre aveu, Dan ne sait pas s'habiller, il aborde donc, selon les jours, des pulls camionneurs/jeans ou alors des vestes de trappeurs canadiens assez décalées. Le tutoiement est de vigueur, à l'image de ce qui se pratique dans les écoles. Les gens s'appellent par leur prénom ou un diminutif (Greg pour Grégory) par exemple mais pas de surnom ni autres familiarité visible, si ce n'est entre Véro et Dan qui entretiennent des rapports amicaux de longues dates. Dan est "Daninou" pour Véro, plutôt comique lorsqu'on voit le personnage, très grand et assez imposant. Les vulgarités sont plutôt courantes au sein d'Indigo, surtout de la part de Véro (suis fan) qui corrige ses copies en ligne en face de moi et se parle souvent à elle-même, commentant les inepties de ses étudiants. Dan balance souvent des "bullshit"ou autres "Fuck" en plaisantant, et Kevin n'est pas en reste, surtout lorsqu'il parle d'Estelle. Si j'aime la vulgarité, mais attention, bien choisie, inattendue et de la part de personnes qui savent manier le langage par ailleurs, je ne me permets pas d'en user ici. Comme l'a très bien compris Véro, ma position de nouvelle arrivée m'impose une certaine retenue.


L'open space

voici à quoi ressemble l'espace dédié, actuellement, à l'équipe Indigo. Au rez de chaussée du bâtiment B, au fond d'une aile et bien en retrait des autres. D'importants travaux sont en cours et l'équipe va déménager dans qq mois pour intégrer le premier étage, un grand espace au coeur du bâtiment, incontournable et vitré, pour qu'il devienne un carrefour et un lieu de passage. (photos à venir)


Rôle et missions d'InDiGo !

typiquement, voici le genre de mail que l'équipe reçoit plusieurs fois par jour : "Bonjour chère équipe Indigo, Petit constat du jour, les étudiants inscrits dans BPCEA session 03 et 06 voient sur leurs calendriers qu’ils ont cours aujourd’hui….or, ce n’est pas le cas... Autre constat (lié probablement), dans Celcat, il y a une salle de réservé pour BPCEA_01 : BPCEA/01 PCE Atelier A_0342 V (Bâtiment A) Je n’avais rien réservé pourtant…. Et encore une fois, pas de cours aujourd’hui. Pourriez-vous faire quelque chose ? " mail d'une assistante pédagogique et de programmes.

Kevin est davantage tourné vers les Mooc et les animations numériques de cours

Greg s'occupe des QCM automatisés, de l'évaluation des prof via Blue

Claudine et Alex sont des "Online coordinator", c'est-à-dire qu'elles sont là pour assister les profs, assistants pédagogiques et autres à résoudre les difficultés sur le LMS. Claudine a une formation de documentaliste.

Véro est une prof de l'EMLyon qui par ailleurs s'est intéressée au blended learning et e-learning, elle a quitté son bureau alloué dans les UPR et vient travailler dans l'open space Indigo. Elle vient d'être nommée référente blended pour aller "répandre" la bonne parole auprès des autres profs et des UPR.

Estelle est "chief" sur le LMS, avant elle était assistante


L'équipe a été montée par Kevin et Dan, il y a environ 2 ans. Elle devait assurer la bascule vers le numérique : amont, bascule et accompagnement des profs. but : mettre en place la digitalisation d'un point de vue pédagogique. Une semaine de boulot au départ pour faire des recherches, des préconisations et rendre rapport sur choix du LMS, des modifs à faire... Ensuite Greg a écrit à Dan pour indiquer qu'il était partant pour intégrer l'équipe qui se montait. Et il a ainsi été recruté et donc débarqué du service informatique.

Missions : veille en innovation pédagogique autour d'outils web; aide au design thinking dans l'élaboration des. cours; soutien à la bascule sur le LMS, assistance

La position de stagiaire

Je n'ai pas voulu ouvrir cette rubrique dès la départ car j'avais besoin de temps pour observer, chercher à comprendre, démêler ce qui relevait de mes projections, des réalités et ce qui semble intrinsèquement lié au statut de stagiaire. Plusieurs semaines se sont donc écoulées et j'ai la sensation d'avoir un avis plus étayé que je peux exposer. Le rapport d'étonnement que Dan m'a demandé de présenter fin mars m'a par ailleurs permis de faire le point sur ces aspects.
La façon dont je suis perçue : dans l'équipe, j'ai trouvé une place, tout du moins je m'entends très bien avec tout le monde, je propose mon aide régulièrement, on me fait rentrer dans les confidences, les private joke, on me demande mon avis sur des formations à élaborer, des orientations à prendre ce qui me laisse à penser que l'on accorde un crédit à mon opinion. Hier (mardi 5 avril) par exemple, Véro m'a demandé de lui accorder 40 min pour que nous examinions ensemble le plan de formation "Innovation pédagogique" qu'elle va présenter à la doyenne. Elle veut savoir ce que j'en pense, écoute mes conseils, opère des motifs en fonction de ce que je lui dis. Elle est bien plus experte que moins, bardée de diplômes prestigieux, brillante enseignante : cette confiance qu'elle m'accorde est structurante, valorisante.

Mes missions : toujours pour mon rapport d'étonnement de fin mars, j'ai pris le temps de faire un "camembert" présentant les différentes missions sur lesquelles j'ai travaillé proportionnellement au temps que je leur ai consacré. Cela m'a permis d'y voir plus clair mais aussi de réaliser que je n'ai pas rien fait, finalement. (cf, doc publié) Entre doc de synthèse internes, articles de blogs détaillés sur des outils, travail sur Print&Scan, recherches, j'ai pu me raccrocher à ces réalités pour mettre en sourdine cette petite voix intérieure qui trouvait que je ne travaillais pas tant que ça. Le pbm, je pense, c'est que depuis 10 ans j'ai tellement consacré d'heures à la préparation de mes cours, les corrections, les refontes de programme, les copies d'examen pour Lyon 1, les projets... que finalement je bossais tout le temps, suivant un rythme que je perçois aujourd'hui comme hallucinant. Quand je pense que j'entends si souvent dire "Les profs ne font rien, sont toujours en vacances..." Ce stage m'a permis d'interroger cet aspect de moi-même. Bref, je crois simplement, pour observer les gens travailler autour de moi ici, que l'on peut travailler, remplir ses objectifs et missions, sans pour autant sacrifier tout son temps libre et ses soirées. J'ai du travail à faire sur moi-même pour accepter que mon rapport au boulot est à revoir, que le souci d'exhaustivité, d'exigence que je m'impose et qui m'a rendu les choses parfois si difficile en début de Master (la question des choix à faire car on ne peut mener tout de front avec la même exigence) s'avère parfois un handicap. C'est formateur.

être un stagiaire à l'EMLyon : école qui se targue d'une exigence de niveau et de formation très haute. Résultat, je me suis sentie plusieurs fois, lorsqu'on me demandait mon cursus, mal à l'aise d'expliquer que je venais d'un parcours universitaire et que je n'étais "que" prof dans le secondaire. Comme si je devais presque en avoir honte, ici, où les doctorats et autres diplômes étrangers et de grandes écoles sont légion. L'université, c'est le parent pauvre de la voie supérieure. Bien sûr, tous les employés de l'école n'ont pas de hauts diplômes, mais ceux qui n'en ont pas justement restent les petites mains, dans l'ombre, au service de ceux qui brillent. Même l'intitulé de mon Master semble accessoire, on me dit qu'il faut absolument que je fasse une thèse, comme si c'était une évidence, un passage obligé, une suite logique. Et ça ne l'est pas, je ne le sais que trop bien. Les pbmatiques financières et d'employabilité ne semblent pas rentrer en ligne de compte ici, plusieurs enseignants prennent des congés sabbatiques, ont des sociétés à côté de l'école, n'envisagent même pas que leurs enfant fassent leurs études en France (et pire encore, dans le public !) : c'est un autre monde, dédaigneux aussi. Un monde qui parfois me dérange, j'ai des réticences avec l'élitisme, notamment quand il se fait grâce à l'argent. Bien peu d'enfants issus de l'immigration dans les listes d'étudiants. Des étrangers, oui, mais souvent de familles très aisées. Des Kamel, Samia, Fathé et autres ? Ils doivent se cacher, je ne les vois pas.

Les étudiants, le LMS et ... la triche

La bascule sur du blended-learning, et surtout sur le LMS a bien évidemment entraîné à sa suite une vague d'étudiants qui utilisent les outils web contre le système mis en place à l'EM, contournant les plateformes, trichant lors des quiz en ligne et autres. Nombreux sont ceux qui ne visionnent pas les vidéos de cours ou ne viennent tout simplement pas aux cours (surtout dans les grands amphis) et ensuite, peuvent réussir les quiz grâce à un système plutôt élaboré de tricherie. Véro pense que ce qui compte, à l'EM, pour le étudiants français, c'est simplement d'intégrer l'école. Dès que cela est fait, l'objectif est atteint et une partie des étudiants cherche simplement à obtenir la moyenne, pas question de fournir des efforts. Les étudiants étrangers et les boursiers sont souvent bien plus sérieux et impliqués dans leur travail, les enjeux (financiers entre autre) étant nettement plus importants. Pour autant, le travail attendu durant le cursus est colossal, d'après ce que j'entends des professeurs, mais bien peu le fournissent réellement. Bien sûr, la tricherie fait partie du jeu, qui dit règles dit rébellion, qui dit système dit hackers. Le travail de flicage est bien inintéressant pour les profs, frustrant, mais les plaintes des étudiants sérieux sont légions. Véro en a reçu un dans l'open space il y a peu.

Du coup, Indigo doit régulièrement traiter des cas de triches avérées ou suspectées, mais aussi des soucis liés aux fermetures programmées de dépôt de dossiers sur Brightspace, laissant des étudiants de bonne foi n'ayant pu se connecter en temps voulus incapables de rendre le dossier par exemple. "le jeu du chat et de la souris" d'après Véro. Les solutions mises en place pour le moment sont : - l'outil anti-plagiat (Urkund ou simicheck) - le Locked down Browser (qui devrait être opérationnel en mai) - la surveillance traditionnelle : des surveillants payés pour circuler dans les salles (mais fort peu efficace, la plupart étant des retraités et donc, n'ayant pas conscience qu'ouvrir un double affichage par exemple est une forme de tricherie)

Ex de mail reçus par Indigo : "Bonjour Indigo whoever, c'est bizarre 3 étudiants m'ont répondu ça ...(voir échanges ci-dessous)Peuvent-ils réellement avoir déposé leur dropbox et qu'elle ait disparu ? Ou alors ils me bananent ?Qui veut bien mener l'enquête technique pour moi SVP ? Merci, Alice "(prof de marketing)

mail de l'élève en lien : "Bonjour,je vous remercie de votre message, je fais partie des étudiants ayant fait le travail demandé et l'ayant rendu sur la dropbox. Vous pouvez donc imaginer le sentiment d'injustice que j'ai pu ressentir à la lecture de votre mail. Je ne sais pas pourquoi mon travail n'a pas été pris en compte par le système mais vous pouvez voir sur cette copie d'écran, mon fichier avec la date et l'heure de la dernière modification pour vous prouver ma bonne foi. Je n'ose même plus ouvrir le fichier puisque cela modifiera irrémédiablement la date de modification et effacera toute preuve de mon innocence. Vous souhaitant une bonne journée. Cordialement, XXX"

ou alors ce type d'échange : - mail élève : "Bonjour Madame et Monsieur, Je me permets de vous contacter au sujet de ma note du module Crossknowledge, mais aussi du manque de certains rendus. J'ai récemment eu de gros problème avec mon ordinateur et je suis actuellement obligé de demander le sien à un ami, de ce fait je n'ai pas pu faire ces quizz sur ma session. J'ai rendu le maximum de devoir que j'ai pu faire par ailleurs. J'espère que nous pourrons trouver une solution afin que je puisse quand même valider. Bien cordialement, XXX, Msc In Management - E2MS1

- et réponse du prof (via Indigo) : "Bonsoir XXX, en effet, Brightspace indique que vous n'avez rendu que 2 dropboxs sur les 6. Vous perdez donc automatiquement des points. Le fait que vous vous connectiez avec l'ordinateur d'un copain n'est pas grave en soi. Mais ne m'obligez pas à vous expliquer plus en détail que "être noté sur sa progression dans Brightspace" signifie évidemment, sous VOTRE compte et pas celui de votre voisin, de votre colocataire ou celui d'un gentil camarade. Tant mieux si ces emprunts vous ont permis d'appendre, tant pis si la note de "progression Brightspace" n'a pu le détecter. Salutations"


Les pistes de réflexion/idées clés pour mémoire pro

Innovation pédagogique :

- oblige à bien dissocier artefact utilisé et objectif visé. Toujours interroger le "pourquoi faire ? quelle pertinence ? quel but ?"

- conduit à un changement de paradigme, il faut opérer modifications de manières de penser, nos schémas établis, nos traditions. (notamment, chez les parents d'élèves, il faut lutter contre une vision rétrograde de l'enseignement)

- pour innover il faut commencer par observer l'existant avant tout, suspendre l'activité. Se "mettre au bord de la boîte" pour mieux en saisir les rouages avant de penser les changer.

- oblige à repenser notre rapport à l'erreur. Innover = tenter, possibilité de l'échec mais philosophie du "Fail Fast"

- il faut publier sur l'innovation, mettre en avant ce qui se fait dans un établissement, participer à des conf, des articles, proposer des journées de l'innovation pédagogique pour obtenir retours d'expériences, créer des communautés... Mettre la lumière SUR, diffuser largement pour donner à voir et à analyser ailleurs ce qui a été fait.

- Accepter que seul un petit groupe va commencer l'expérimentation et permettre de faire tâche d'huile.

- envisager les innovations en lien avec le numérique (flipper classroom, Mooc...) comme faisant partie d'une sorte de mallette de l'enseignant qui doit pouvoir piocher en fonction de ses besoins pour un groupe précis, une séquence d'enseignement précise.

- si e-learning, impératif absolu de créer et surtout d'animer des forums, des communautés, sinon trop de décrochage et pas d'interactions ni de progression réelle. Il faut proposer un suivi, une communication avant et après l'outil qui ne peut suffire

- ouvrir le dialogue régulier avec les élèves/étudiants/apprenants sur la forme que prend le cours, le cursus... afin d'obtenir feedback en temps réel ou presque et pouvoir être réactif.

- pour motiver enseignants à innover, nécessité de repenser les modalités de rétribution, avancement, temps de travail devant élèves ou autre pour permettre équité : se lancer dans e-learning ou autre équivaut à un temps de travail très long, un temps caché qui décourage s'il n'est pas pris en compte. Une politique de certification semble indispensable, avec évaluation par pairs et externes

- favoriser échanges entre élèves et intervenants extérieurs dans des temps de questions/réponses, pas de conf genre cours magistral, pour donner une visibilité, un sens aux apprentissages, aux compétences acquises ou à acquérir. Lier privé/éduc

- question de ce qu'est une école dans un monde où tous les contenus sont accessibles en ligne ? Il faut trouver une valeur ajoutée dans le présentiel

- envisager de nouveaux enseignants : accompagnateur, Instructeurs, "learning designer" ou "content developper"

- travail de marketing de l'enseignement à faire, dans le sens noble : réinterroger nos pratiques, mettre à plat, définir nouveaux axes.

- associer étroitement innovation pédagogique et évaluations : il faut se préoccuper des effets sur les apprentissages, chercher à mesurer la qualité, l'apport. cf exemple de Northampton

Lundi 01/02

Arrivée à l'EM, j'ai déjà des difficultés pour trouver le parking sur lequel j'ai le droit de me garer, situé loin à l'arrière des bâtiments. 5-7 bonnes minutes de marche sont nécessaires pour rejoindre l'entrée principale. L'EM se compose d'un ensemble de grands bâtiments, idée du campus même si les étudiants vivent un peu plus loin.

Dan, mon "chief Officer" vient me chercher à l'accueil car je suis incapable de retrouver les bureaux de son équipe InDiGo (que j'intègre) : je ne suis venir ici qu'une seule fois, fin octobre, et le site est immense. Il m'accompagne jusque dans l'openspace. Une affichette accueille le visiteur : "Life is short. Do stuff that matters". Voilà qui plante le décor. Je débarque au beau milieu d'une discussion passionnée, dans un mélange français-anglais. Des insultes fusent, destinées non pas aux interlocuteurs présents mais comme je le comprends très rapidement au « propriétaire » intellectuel de la plateforme LMS sur laquelle l’EMLyon vient de basculer depuis qq mois. La plateforme se retrouverait propriétaire intellectuel des données produites par les étudiants et profs de l’EML : inadmissible ! Mais finalement, en reprenant le contrat, le fournisseur est propriétaire de l’algorithme, pas des données produites, le calme revient. En fait j’arrive dans le cœur du sujet : l’équipe InDiGo est dédiée à la mise en place, l’accompagnement des enseignants, élèves et personnels concernés par la bascule sur un LMS Une certaine tension est très rapidement perceptible concernant ce fameux LMS, cible de toutes les crispations, au niveau du staff INDIGO (à cause du travail fourni pour aider à devper les usages par les profs) comme du côté des enseignants. J'apprends que les enseignants se divisent donc en 3 catégories, les heavy users, les usagers qui l’utilisent un peu (mais déjà plus de la moitié moins que la première catégorie) et enfin ceux qui se refusent à basculer sous cette plateforme. Les deux dernières catégories se plaignent, visiblement auprès du directeur de l’école, et l’équipe doit trouver une solution, faire un état des lieux dans les 15 jours des pbm rencontrés et proposer comment aider les enseignants à dépasser leurs craintes, résoudre leurs problèmes, inventer des solutions. En fait, de l'aveu même de Dan, ce LMS ne facilite pas le travail du prof car cette plateforme est tournée vers le client, donc l’étudiant, pas vers l’enseignant. En effet, dans ce type d'établissement supérieur privé, les frais de scolarité des étudiants sont très élevés et par conséquent, ils sont les "clients" de l'école. L'EMLyon a choisi un mode SAS, payant par élève (prix qui varie en fonction du nombre d’élèves inscrits dans l’école. EMLyon c’est environ 4000 élèves donc prix fort, environ 20 euros par an) La plateforme propose un bouquet de service, l’EML a choisi ceux qui l'intéressaient. Fin de matinée : réunion Brightspace. Réunion de crise autour du mécontentement des profs par rapport au système LMS : il faut trouver une solution comment ? Estelle prend en charge la réunion comme si elle était la chef, Dan qui m’explique qu’il laisse chacun manager sa partie, il lui donne le "lead" comme il dit et se met en retrait. Il n’intervient que pour aider si besoin. Cette première réunion me surprend : le ton plutôt sec et cassant d'Estelle me déstablibilse, je trouve qu'elle prend ses collègues de hauts, distribuant les tâches et les consignes sans ménagement. D'ailleurs, chacun des participants en dehors de moi à reçu de la part d'Estelle le matin même une liste bien longue de points à traiter "due today". J'examine la position qu'elle adopte, la façon dont elle prend des notes, répond, regarde ses interlocuteurs et je trouve l'ensemble très emprunté, comme si elle jouait à faire le chef. Néanmoins, le vocabulaire est précis, souvent recherché, on sent qu'elle a à coeur d'être prise au sérieux. Personne ne discute ses ordres.

Une partie de ces deux premières journées est dévolue aux questions pratiques d'une part : Création des comptes pour accès internet, messagerie, badge, parking, cantine, informatique : on rentre dans un grand organisme, je suis totalement perdue dans tous les sigles utilisés et surtout, l'anglais omniprésent, davantage presque que le français. Visite des locaux, salle de cours, bibliothèque toute neuve et espace modulaires de co-working, fablab. Par ailleurs, je cherche à comprendre aussi précisément que possible cette question du LMS. Qu'est-ce que c'est ? La distinction Brightspace et Connexions, les problèmes qui en découlent...

Bilan : intégrer l'EM, ne serait-ce que pour un stage, cela impressionne !

Mercredi 3 février

J’arrive plus tôt, vers 8h, et l’ambiance est plus calme. Je récupère mon badge cantine, je découvre que mes frais de repas sont pris en charge, j’ai pu me faire prêter un badge d'accès au parking situé sur le campus, (Greg me prête le sien, comme il vient chaque jour en vélo il n'a donc pas besoin du sien) : je gagne du terrain, et du temps ! Mon accès à la plateforme LMS ainsi qu’au forum est ouvert : je me sens davantage intégrée.


Accéder à Brightspace m’est enfin ouvert : est-ce que l’accès à ce Graal dont tout le monde parle avec un avis très tranché va me permettre de mieux comprendre le coeur du problème ? Je rédige un article sur le blog de l'équipe InDiGo, reprenant la formation sur PowToon à laquelle j'ai assisté le matin même. Je rédige aussi une enquête en interne sur la généralisation possible d'un tel outil (intérêt ou non d'acheter une licence). Kevin me demande de travailler à du montage son/image pour un MOOC : enfin du concret ! Nous passons donc la journée à tenter plusieurs possibilités de montage vidéo, je travaille sur Première Pro et je tâtonne. Je demande à Dan s’il serait possible de rencontrer Thierry Picq, le responsable de l'innovation à l'EMLyon. C'est par son contact que j'ai pu intégrer l'école pour mon stage, je voudrais mettre un visage sur cet homme que je n'ai eu que par téléphone et mail. Dan m’assure que cela ne pose aucun pbm et lui envoie un mail. La réponse ne se fait pas attendre, il dejeunera avec Kevin et moi à midi. Grand, sourire et poignée de main franche, il me tutoie d’emblée et me dit que je peux en faire autant : aïe, je ne me sens pas du tout en mesure de le tutoyer d'emblée... Facile d’accès, il mange au self, se fait interpeller par deux personnes sur le ton de la plaisanterie : Chef de l’innovation très avenant, tel que l'on me l'avait décrit.

Stratégie qui se mettent en place en coulisses, démission d’une chef, trop de boulot, de pression, jeu de chaises musicales qui semblent se dessiner. Les gens tentent de se placer, de placer les conjoints de leurs amis. Pieds sur les tables, même Dan qui paraît fatigué et reconnaît qu’être chief officer n’est pas de tout repos Pression

Jeudi 04 février

Je fais du montage vidéo ce matin, associer toutes les diapos montées et basculées en ppt (enregistrée en bmp) et le son enregistré par les deux profs qui montent ce mooc. Ensuite bascule vers la plate-forme Adways et positionnement des calques : Insertion d’une vidéo powtoon et ajout de pop-up vidéo (les miens) qui viennent s’ouvrir en fonction des besoins spécifiques des étudiants. Adways est une plate forme qui permet de garder la main sur le contenu des vidéos, alors que d’autres plateformes n’étaient pas claires sur le propriétaire du contenu, obligeant à héberger les vidéos de l'EM sur leur plate-forme. Adways : système de paiement pour 10 projets, environ 1000 euros donc 100 euros le projet que l’on peut reprendre et modifier autant que possible Laissée à moi-même, un peu d’ennui, pas de mission encore très claire

Vendredi 5 février

Réunion d’équipe le matin mais incomplète : kevin absent car trop de boulot (mais pas toujours très efficace) et Greg checke ses mails Dan me félicite pour mon intégration réussie dans l’équipe et pour l’article du blog que j’ai publié sur PowToon car il a été lu et recommandé un grand nombre de fois, ce qui est rare visiblement. Après-midi : Kevin et Greg viennent en aide à un prof de RH qui fait une formation continue avec des gens du privée. Montage vidéo sur Imovie. Tentative de drague peu fine de la part de l'enseignant, un petit monsieur cinquantaine bien sonnée, cheveux blancs bouclés et hirsutes, petites lunettes rondes sur le bout du nez : je fais bonne mine mais trouve l'essai bien ridicule. Intervention de Greg : on ne touche pas aux stagiaires ! J’assiste au cheminement de la mise en place d’une expé avec des chirurgiens. Intervention d’un collègue qui met en place, guidé par le prof, le cadre et le suivi dans lequel la formation peut avoir lieu

Remarques en vrac récoltées au fil de la semaine :[modifier] Les codes à casser pour avancer avec le numérique : - profs pas contents - élèves qui se plaignent que biblio fait trop « récréative » et pas assez sérieuse pour travailler

Gymnase : on vient faire du sport le matin, le temps de midi, chacun prend sa pause déjeuner quand il le sent, bcp de liberté dans l’équipe. D’ailleurs, ils se croisent plus qu’ils ne travaillent réellement ensemble, chacun reliant l’openspace au cours de la journée en fonction des réunions et autres formations à donner.

Pause de midi, avec Dan : redevenir prof, profiter de la vie, pbmatique du télétravail qui permet de se couper de la pression Le système de l’évaluation par QCM corrigé par ordinateur

Pied sur la table – Véronique Bouchard – professeur de stratégie, engagée dans le e-learning et le blended. Claudine – formation de documentaliste Kevin – cursus d’histoire, Sciences-Po et Master sur les organisations Greg - informaticien Dan – docteur en économie

Bilan semaine 1 :


Lundi 8 février

J'apprends lors de la réunion du matin que les étudiants de l'école évaluent leurs enseignants grâce au système Blue. Selon Dan, il faudrait que les résultats de ces évaluations soient affichés, tout du moins accessibles à tous dans un souci de transparence d'abord puis pour montrer aux étudiants qu'on entend leur retours, qu'on y prête attention. Certains profs pourraient peut-être améliorer leur rémunération en fonction du taux de satisfaction obtenu par exemple. Cette logique, à l'américaine, n'est pas du goût de plusieurs professeurs qui s'y opposent. Comme pour le LMS, ici la logique s'oriente clairement sur la satisfaction de l'étudiant, qui est un client. Le reste de la matinée est consacré à des recherches et au visionnage de vidéos tutorielles sur le langage LaTeX dont je vais avoir besoin pour élaborer les QCM automatisés. l'après-midi, Dan me propose de l'accompagner pour une réunion avec deux collègues de chez IBM : le sujet est d'importance puisqu'il s'agit de finaliser ce qui va être présenté par Thierry Picq devant le comité de direction concernant l'orientation à donner à l'enseignement à l'EM, non pas sur le contenu des cours mais sur les finalités visés, les compétences attendues dans le monde du travail, les modalités d'évaluation, la prise en compte des activités annexes des étudiants (à faire rentrer dans la notation ?)... La réunion est menée d'abord par Dan qui présente un powerpoint impressionnant : liste des objectifs, grille de référence à l'appui, synthèse de ses recherches sur ce qui se fait à l'international, schéma proposant 3 possibilités d'orientation. On discute de ce qui est possible ou pas dès la rentrée prochaine, on réfléchit à ce que IBM peut proposer comme outil regroupant toutes les fonctionnalités citées, une interface étudiant avec tous les onglets jugés indispensables...

mardi et mercredi : arrêt maladie (merci gastro)

Jeudi 11 février : de la problématique de l’espace : la guerre des territoires

Véronique m’interpelle : « je peux te dire qqch » ? le ton est plutôt grave, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre et crains d’avoir commis une erreur importante… « Je pense qu’Alexandra considère que c’est son bureau » me dit elle en désignant la table à laquelle je m’assois depuis qq jours. Pourquoi ne vas-tu pas t’installer auprès de Greg, comme on l’a dit le premier jour ? Openspace en mouvement, aujourd’hui une cloison séparant les deux espaces a été enlevée, le jour de mon arrivée on a rajouté des bureaux derrière cette paroi vitrée : j’ai identifié la place de Dan, d’Estelle, de Véronique et de Greg, mais celles de Kevin et d’Alexandra, jamais, d’autant qu’Alexandra n’est descendue qu’une seule fois depuis que je suis arrivée. Je pense qu’il y a plutôt dans cette remarque un besoin de me rappeler où est ma place de « stagiaire », c’est-à-dire là où il reste une place vide, toujours vide. Soucieuse de ne pas créer de conflits latents avec Alexandra, j’envoie de suite un mail la priant de m’excuser si je l’ai heurtée en prenant par mégarde, SA place. Elle m’assure qu’il n’en est rien, qu’elle est d’ailleurs absente le jour même, le lendemain et la semaine suivante, la place se trouve donc libre.

Arrivée d’Estelle qui trouve la remarque de Véronique stupide et déplacée, m’assure qu’Alexandra se moque de ce genre de considération, qu’il faut que je sois "cool". Elle me dit que les rapports entre les filles de l'équipe n'ont pas toujours été simples, il y a des conflits. Estelle repart, arrive Dan qui, me voyant tout au fond de l’openspace prend la peine de vider tout un bureau pour que je sois mieux installée, d’autant que je suis "pâlotte" et qu’il faut "prendre soin de ma santé". Kevin m’explique les stratagèmes qu’Estelle aurait mis en œuvre pour changer de postes ces dernières années, obtenir des infos sur les salaires des uns et des autres, comment elle a mis le bazar dans les équipes auprès desquelles elle a travaillé… Bref, ils ne sont pas du tout sur la même longueur d’ondes et s’adressent peu la parole. « Quand elle parle, on ne comprend rien »

Question de rapports : Bienveillance de Dan, toujours. Il s’inquiète de ses collaborateurs, met en avant leur travail, propose d’aller me chercher un café ou un thé (ironiquement, on dit souvent que c'est le travail du stagiaire d'apporter les cafés. Dan me démontre qu'il n'en est rien dns son équipe, il veille à me considérer avec égard)

semaine de congés du 15 au 21 février

Lundi 22

Arrivée 8H10, je profite des vacances scolaires des enfants pour commencer la journée au plus tôt et partir un peu plus tard. Une partie du personnel et des étudiants est en congé, les locaux sont inhabituellement silencieux. Je tombe sur Dan qui arrive en même temps que moi, il ne prend pas de congés, ou très peu, d'après ce que j'entends dire. Kevin est déjà là, Véronique aussi, elle corrige des travaux d'étudiants. Ce matin, Dan me demande de chercher une version PDF française mais rigoureusement fidèle d'un test sur les profils d'apprentissage de Felder et Solomon, trouver quelque chose qui permettrait de comprendre selon quels critères les étudiants choisissent un article ou une page web plutôt qu'une autre quand ils ont besoin d'aide et donner mon avis (interface, prise en main, fonctionnalités) sur une application Ipad qui permet d'annoter et de travailler en réseau sur un même PDF (google App cabinet). A 11h15 se tient la réunion hebdomadaire "Brightspace", menée par Estelle. Kevin ne tient jamais à y aller eu égard à son peu d'estime pour Estelle. Aujourd'hui pourtant il vient avec moi mais, pas de chance, personne n'est là, il semblerait que la réunion ait été annulée sans que Kevin n'en ait été informé. Il prend la nouvelle avec flegme, ce n'est selon lui "pas étonnant de la part d'Estelle"... Nous en profitons pour discuter un peu autour d'un café, Kevin cherche à quitter l'EM pour un poste mieux payé ailleurs, d'ici là il peaufine son projet de lancer sa propre entreprise. Etre entouré de professeurs de marketing, éco, management... lui facilite la tâche, deux d'entre eux l'aident dans son projet. Il reconnait avoir "un coup de mou" depuis un certain temps, il cherche à retrouver de la motivation. Retour dans l'openspace. Dan prévient qu'il ira chercher des sushis pour Véronique et moi si cela nous fait envie, Kevin est en formation du temps de midi. L'attention est charmante et de fait, les sushis arrivent pour midi trente, c'est parfait. Seulement, je découvre que chacun mange devant son ordinateur : s'agit-il finalement d'une manoeuvre détournée pour sacrifier la pause déjeuner et travailler davantage ? Je trouve pourtant qu'une vraie pause déjeuner, ne serait-ce qu'au self de l'EM, permet d'engager la conversation ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Kevin absent, je me sens assez peu à l'aise entre Dan et Véronique qui partagent des liens d'amitié, une connivence intellectuelle et un statut (prof à l'EM) que je n'ai pas. Le repas est donc très studieux, et... silencieux. L'après-midi s'achève sur les mêmes recherches de mon côté, je ne trouve aucun article correspondant aux critères fournis par Dan, j'en suis à je ne sais combien de mots clés différents, rien. J'ai le sentiment d'être bien inutile d'autant que Kevin, reconnaissant lui-même qu'il n'est pas du tout organisé, n'a pas fait la liste de ce qu'il doit faire et sous quels délais donc il n'est pas en mesure de m'indiquer en quoi et sur quoi je peux l'aider aujourd'hui. Dan part tôt, aux environs de 16h, il parait vraiment fatigué, harassé dirais-je. Lui habituellement si tourné vers les autres, leur réussite, leur bien-être, je sens que quelque chose ne va pas mais il ne m'est pas possible d'oser demander ce qui se passe, nous n'en sommes pas aux connivences personnelles même s'il m'a déjà donné des informations sur sa situation familiale par exemple. Je me retrouve en tête à tête avec Véronique qui est d'humeur plus chaleureuse, je décide d'aborder le sujet "Estelle" afin de creuser davantage cette situation de conflit latent.

Le syndrome Confucius

Selon Véronique, Estelle souffre d'une sorte de construction psychique problématique. Elle a besoin de savoir "qui est au dessus et qui est en dessous" dans toutes ses relations professionnelles. Et de fait, elle ne supporte pas d'être en dessous et ne reconnaît l'autorité que de celui qui est son supérieur. Cette attitude a posé de nombreux problèmes au sein des équipes dans lesquelles elle a travaillé, chacune cherchant à se débarrasser d'elle d'une façon ou d'une autre. D'après Véronique toujours, Estelle a fait beaucoup de mal chez Indigo, rendant des collaborateurs "très tristes". Les choses se sont envenimées au point que toutes deux se sont violemment disputé il y a qq mois. Depuis les rapports sont tendus, ce qui est immédiatement perceptible lorsque l'on entre dans l'équipe. Véronique me défend l'esprit d'équipe, le fait d'aider ses collaborateurs dès que possible, ce qui n'est pas possible visiblement avec Estelle.


Mardi 23

Arrivée tôt, il n'y personne dans l'openspace. Je devais aider Kevin dès 8h à finaliser sa formation Prezi mais il n'arrive pas. Un mail de sa part m'annonce qu'il est malade et n'arrivera que pour midi : sur quoi vais-je bien pouvoir travailler ce matin sans Kevin ni Greg ? C'est là le souci principal auquel je commence à me confronter : bien sûr on me laisse faire ce qui me semble être intéressant pour moi, mais j'ai besoin de m'impliquer davantage dans l'équipe, avancer sur les projets. Dan arrive sur ces entrefaits et me demande de poursuivre les recherches sur les critères de sélection opérés par les étudiants lorsqu'ils font des recherches sur le Web. J'élargis mes recherches à la base de donnés ProQuest accessible sur le LearningHuB, je regarde les articles en anglais, j'en parcours quelques uns. Je piétine, le vocabulaire technique en anglais ralentit fortement mes recherches, je mesure combien mes compétences linguistiques sont inadaptées, d'autant qu'à l'EM tout ceux que je rencontre sont bilingues, pour le moins. Pause déjeuner, Dan vient de trouver un article correspondant à ses critères, je m'informe : quels mots-clés a-t-il tapé ? Quelle base données ? Evidemment, son article est en anglais et aucun des mots clés auxquels j'avais pensé ne figurent dans ceux qu'il a choisis. L'article est long (plus de 20 pages) et ardu pour moi, Dan le parcourt d'une traite et surligne les points essentiels pour me faciliter la compréhension d'ensemble. Au bout d'une heure d'efforts, je ne suis pas encore bien sûre d'en avoir saisi le quart... Bon, travailler mon anglais va devenir une priorité si je ne veux pas finir totalement dépassée. La fin de journée est relativement tranquille, Dan me présente un outil en ligne pour annoter, commenter et travailler en ligne à plusieurs sur des pdf : Kami. Nous le testons, je dois admettre que l'outil est fonctionnel, intuitif et fonctionne très bien. Travailler en ligne sur des pdf est souvent compliqué et Dan veut pouvoir proposer aux étudiants de l'EM une aide précieuse lorsqu'ils doivent étudier par exemple un cas pratique sur pdf. Il me parle ensuite d'une base de données très intéressante selon lui, le portail Merlot, crée par un regroupement d'universités américaines. Il me recommande d'aller voir car les ressources sont immenses et de grandes qualités, notamment en pédagogie. Voilà donc à quoi je consacre les deux dernières heures de la journée, Merlot est effectivement un site à connaître, je lis quelques articles sur "comment rendre actifs les élèves en classe" notamment.

mercredi 24

Arrivée 8h, l'openspace est désert. Je reprends les notes d'hier, je fais un tour sur le LMS de l'école et j'attends l'arrivée de Dan ou de Kevin. Je vois Alex arriver et je profite du calme matinal pour la questionner sur son poste, à cheval entre l'EM et Centrale. D'après les bribes de conversations auxquelles j'ai assisté, elle veut quitter Centrale où les choses ne se passent pas très bien pour basculer à temps complet à l'EM. Elle m'explique en détails les raisons de son choix : à Centrale "ils ne foutent rien car ils ne sont pas soumis à l'obligation de résultats". Et c'est là le coeur du problème selon elle, l'EM est une école privée, les gens ont des objectifs à atteindre, des missions à mener à bien, alors qu'on ne lui demande rien de plus que faire "acte de présence" à Centrale. Pas d'entretien annuel, pas d'objectifs, pas de missions, Alexandra s'ennuie et ne trouve aucun sens à son travail là-bas. Pourtant, on ne la laisse pas partir alors que les rapports sont tendus avec son supérieur à Centrale et que l'EM est d'accord pour la récupérer à plein temps. Kevin arrive et intervient dans la conversation pour apporter son point de vue : à l'EM aussi, on peut te faire miroiter beaucoup mais c'est une école élitiste et il faut très souvent être surqualifié pour obtenir un poste. Lui-même compte bien quitter l'école dès qu'une occasion se présente ailleurs, et ce même si Dan lui a indiqué qu'il serait le futur "chief innovation" d'ici deux ans (date de la retraite de Dan). C'est ainsi que des employées comme assistantes par exemple, pourtant extrêmement compétentes de l'avis de tous et qui passent des certifications en interne, ne peuvent pas obtenir de poste plus qualifiés d'encadrement, ce qui crée visiblement de nombreuses frustrations. Si l'EM permet de basculer très rapidement de postes en postes (Kevin a ainsi progressé très vite en 6 ans), il semble y avoir une sorte de plafond de verre qui marque la séparation entre les postes d'ultra-diplômés et les autres. Le poids des diplômes obtenus (si possibles dans de grandes écoles) est prépondérant. J'apprends ainsi que Greg compte bien partir lui aussi et je m'interroge : Dan a commencé à me poser des questions sur ce que je souhaite faire après le Master, me signifiant que si je ne comptais pas reprendre l'enseignement il fallait que nous restions en contact, il avait besoin de personnes qualifiées pour rejoindre l'équipe Indigo. Mais si les collaborateurs de l'équipe envisagent de partir, cela n'est-il pas le symptôme évident que quelque chose ne fonctionne pas ? Cette équipe tourne car ils sont soudés (sauf avec Estelle) du fait notamment de la bienveillance rare de Daniel qui emporte l'adhésion de chacun. De plus, ils sont vraiment très compétents : qu'en serait-il avec d'autres collègues ? En trois semaines, j'ai déjà identifié de nombreuses fêlures qui viennent forcément entacher l'image ultra positive que j'avais de l'école et de l'équipe. J'espère que ces fêlures ne vont pas laisser place à de la désillusion. Je m'enquiers auprès de Kevin d'une tâche à accomplir pour le soulager. Il travaille sur la refondation d'un exercice pour le compte d'une enseignante. Mené sur deux jours, les participants placés en groupe doivent, à partir d'un document décrivant une entreprise (son statut, ses produits, les marchés visés...) mener une véritable étude des investissements à faire, quelle R&D, quels marchés... Cet exercice date de trois ou quatre ans, Kevin et l'enseignante avaient choisi d'imaginer une entreprise de vélos qui souhaite élargir son offre mais il faut pour cette année reprendre tout le descriptif et parler d'une entreprise produisant des drones, du petit modèle ludique au modèle professionnel de transports de marchandises. Je me lance donc dans une recherche sur ces appareils, nous sélectionnons des modèles, je rédige des descriptifs, Kevin s'attelle à l'aspect réglementation (très stricte pour l'usage de ce type d'engins) et nous commençons à élaborer le nouveau document. Je m'aperçois assez vite que je prends trop de temps pour effectuer cette tâche. En fait, d'articles en liens vers des sites dédiés aux drones, je ne me contente pas de faire de la lecture diagonale pour sélectionner une ou deux informations. Je lis les articles en entier, je trouve le sujet très intéressant, entre problématiques de réglementation très/trop stricte et potentiels usages très prometteurs des drones, je me suis engouffrée dans le sujet. C'est là un de mes défauts et j'en suis consciente. Je vais devoir très vite modifier cette habitude car ici, on attend des résultats probants dans des délais très courts, les méthodes de travail sont différentes, elles visent l'efficacité.

Dan m'interrompt dans mes recherches en milieu d'après-midi et me demande de lui accorder quelques minutes pour qu'il me donne la liste des missions auxquelles il a pensé pour moi : enfin ! Comme je le sentais très fatigué depuis quelques jours, je n'osais pas trop formuler cette demande et j'allais chercher auprès de Kevin ou Greg des choses à faire. Dan me tend une feuille A4 contenant une liste en anglais et de nombreux sigles. Aie. Alors qu'il m'explique ce à quoi correspondent chacun des items, je comprends rapidement qu'une très grande partie de ces missions est liée à son travail sur le PLP. Il a besoin que je le décharge de certaines recherches et il souhaite mon avis sur des pistes qu'il a trouvées.

Liste de tâches donnée par Dan :

- faire le bêta-test ARÖPA sur la peer évaluation (évaluations de travaux par les étudiants entre eux), donner mon avis sur les fonctionnalités, interface... et surtout, comparer cette proposition avec le cahier des charges très précis auquel elle doit répondre (élaboré par un professeur de marketing de l'école).

- Faire le test de Self-directed assessment (le SDLRS-A), donner mon avis sur formulation des questions, pertinence... puis trouver s'il existe des options/traductions françaises à ce test américain et des licences à moindre coût.

- tester la version "trial" de brightspace qui va être mise en oeuvre dès avril. Il s'agit d'une mise à jour avec certaines modifications/améliorations. Il faut être en mesure de les comprendre, évaluer les qualités/défauts...

- faire un travail de recherche sur les OER utilisées en France : lesquelles dans le top ten, pourquoi, à quelle fréquence...

- contacter William HURST, directeur de la formation continue d’Audencia Group (ancien chargé de la Business Unit « Programmes sur Mesure » à l'EM puis du projet de filialisation de la formation continue. En 2009, il devient DGA de cette filiale d’Executive Education en charge de sa direction opérationnelle) pour qu'il nous explique plus en détails le système du modèle de compétences mis en place à Nantes.

Jeudi 25

Vendredi 26 : et si l'autonomie des profs bridait l'innovation ?

8H. En dehors de deux collègues à leur poste bien plus loin dans l'open space, je ne rencontre que la femme de ménage. Un mail m'informe que Kevin est en télétravail aujourd'hui pour finaliser l'intégration d'un MOOC au moins, je vais consacrer ma journée à avancer sur la liste de missions données par Dan. Enfin, peut-être pas, car Dan arrive et me demande d'écrire un article pour lui sur le blog de la plateforme Connexion. Des enseignants se plaignent que l'outil de quiz intégré sur le LMS n'est pas simple d'utilisation, Dan veut que je présente la suite logicielle Hot Potatoes, que j'insiste sur les fonctionnalités, les possibles exploitations pédagogiques, son interface car il lui semble que cet outil offre une alternative intéressante. J'apprends aussi que se tient à 10h la réunion PLP, suite du travail enclenché avec IBM. Dan veut que j'y assiste.

Réunion importante de mon point de vue car je touche enfin un point qui me questionne : comment faire en sorte que l'équipe des enseignants adoptent les outils numériques mis à leur disposition ? Faut-il les contraindre ? Wendy considère que les deux plateformes Connexion et Brightspace sont en train d'agoniser car elles sont sous utilisées. Dan nuance largement cet avis, il table sur la durée, arguant qu'il faut une moyenne de 2 ans pour mesurer réellement les modifications, l'adoption ou non des outils. Gilles fustige l'attitude du corps enseignant : on assiste selon lui à une starisation de certains qu'on n'ose pas contrarier, quitte à ce que cette attitude mène à torpiller des projets et des investissements.


Lundi 29

j'arrive à nouveau bien plus tardivement (9h40) après avoir passé 1H30 sur la route, m'être garée, du coup, sur le parking très éloigné puisque plus de place sur celui qui est juste devant l'entrée principale et, dans ma course pour réduire autant que possible mon retard, une gamelle sur les escaliers derrière les bâtiments de l'EM : la matinée commence mal. Chacun est déjà au travail, sauf Dan que je ne croiserai que vers 13h ce jour là, mais lorsque j'ouvre ma boite mail de l'EM, il y a plusieurs envoi de sa part. Je m'interroge : quand a t-il fait tout cela ? Je regarde de plus près les dates et heures d'envoi : samedi, 10H30, 15H22, 18H26 et d'autres dans la soirée, deux mails datant de dimanche à 7H43 : mais il n'arrête donc jamais de travailler ? Greg s'échine à checker ses 500 et quelques mails reçus durant sa semaine de congés, Claudine et Véronique sont studieuses et silencieuses, Alexandra aussi. Je me tourne vers Kevin qui me rappelle que le jeu "shadow manager simulation" se déroule aujourd'hui, dès 11H, devant les employés de chez Orange (formation entreprises vendue par l'EM). Il me propose de l'accompagner, j'accepte.

Shadow Manager Simulation

L'intervenante a du retard, nous n'entrons dans le Learning Lab que vers 11H30. Elle semble surprise de me voir arriver, je m'approche pour lui dire qui je suis et elle m'interrompt en disant à voix haute: "on n'entre pas comme cela, il faut se présenter au groupe". Oui, bien sûr. Je ne saisis pas bien ce qui relève de la posture qu'elle adopte (celle de l'intervenante dévouée à ses participants qui tient à instaurer la notion même de "groupe") ou du professeur décontenancé qui n'apprécie pas les surprises de la sorte. Présentations faites, je m'installe sur l'arrière de la salle et j'écoute Kevin présenter le jeu auquel vont se prêter les participants jusqu'à mardi 17h. "jeu" est à mes yeux un mot mal choisi car je ne perçois pas vraiment la dimension ludique : les participants sont divisés en groupe de 4, ils reçoivent une liasse de documents décrivant une entreprise de vélos électriques (deux modèles déjà et deux autres possibles), son capital... (Entreprise avec capital social de 4 millions d’euros, achat de 5 équipements de type 1, embauche 45 ouvriers, frais de structure, 0 stock.) Kevin fixe les objectif à atteindre : garantir rentabilité et favoriser climat social favorable, secteur très spécialisé et concurrentiel. Bref, chaque groupe va devoir faire des choix stratégiques de positionnement, d'investissement, de R&D..., les soumettre pour validation à chaque fois à Kevin ou Véronique (qui sont à la fois Maison mère, actionnaires, banquier, représentants syndicales, investisseurs, fournisseurs, sous-traitance…) et on vise 5 années de fonctionnement. Une mise au point collective est faite à chaque tour (correspondant à une année de fonctionnement) afin que les choix opérés par les autres groupes viennent relancer la dynamique (chaque entreprise, par ses choix, influe sur les décisions des autres groupes qui doivent affiner les stratégies, s’adapter au style du jeu (casser le marché ou autre) Les groupes disposent d'1h30 pour procéder à leurs choix pour le fonctionnement de la première année, ils sont répartis ans 3 salles différentes. Je reste avec Kevin qui m'annonce qu'il va "lancer le jeu" : c'est-à-dire ? Et bien ce jeu fonctionne selon un algorithme, une sorte de calculette géante, que Kevin remplit au fur et à mesure des choix faits par les groupes (ils doivent remplir de grands tableaux très détaillés listant les sommes allouées pour tel ou tel poste, recherches, salaires, achats...). L'ensemble me paraît d'une complexité vertigineuse. je vois trois noms en bas de page et je reconnais celui de Dan : "il fait parti de ceux qui ont conçu le jeu" m'explique Kevin. Evidemment. Entre 3h et 6h50 du matin j'imagine... Kevin est très à l'aise, il veut que je joue aussi en créant une 4ème équipe concurrente : impossible pour moi de saisir la moindre explication dans la liasse de doc qu'il me tend en me demandant, sourire aux lèvres, de checker en le tout en 10 min pour lui soumettre mes choix. J'ai même droit à une petite explication sur les "Mix" qui viennent compliquer encore les décisions à prendre : je suis perdue.

Après la pause déjeuner, je rejoins Greg pour travailler sur l'outil Crowd Grader. Dan nous a donné pas mal de choses à tester, évaluer... le temps manque. Nous allons dans la cafétéria des étudiants car, comme l'explique Greg avec une certaine ironie, "rien de mieux que de se retrouver au milieu des étudiants pour monter les évaluations qu'ils passeront le soir-même". Il doit en effet basculer sur LaTex le QCM envoyé par un prof et automatiser le tout. Ensuite, nous ouvrons une session d'essai Crowd Grader et tentons de comprendre les fonctionnalités de ce énième outil de peer-evaluation, toujours à la recherche de celui qui remplira toutes les fonctions demandées. Bon, Crowd Grader propose des choses intéressantes mais impossible de mettre la main sur un outil de peer évaluation qui permettent de faire tout ce que Monsieur Revat en attend... je fais un mail résumant notre opinion sur l'outil pour Dan.


Mardi 1er mars

Arrivée tard, décidément je mesure de plus en plus le confort de travail que l'on a lorsqu'on arrive tôt. Bien sûr j'avais prévenu que la distance séparant mon lieu d'habitation de l'EM (plus d'une heure de trajet lorsque le trafic est fluide, ce qui n'arrive jamais sur l'axe Saint Etienne-Lyon) ainsi que l'obligation qui est la mienne de déposer mes trois enfants à 8h20 le matin allaient avoir des répercussions, mais là j'ai la sensation d'être un cheveu sur la soupe, chacun est bien engagé dans ses missions lorsque j'arrive si tard et je ne me sens pas très à l'aise. Du coup je ne prends aucune pause sur la journée et mon déjeuner tient en 20 min afin de tenter de récupérer un peu l'heure et demie perdue le matin. Véronique est d'humeur badine, j'ai beaucoup de travail car mes recherches sur les OER n'ont pas avancé mais je saisis la perche et nous discutons un long moment sur ses études très poussées, sa vie familiale, son fils (avocat pénaliste)...

Portrait de Véronique

Grande, élancée, cheveux courts et blonds, la cinquantaine environ, c'est une femme très élégante dont on perçoit tout de suite l'esprit critique et aiguisé tout autant que les origines privilégiées. Elle s'exprime indifféremment en anglais ou en français même pour se parler à elle-même et fait preuve d'une répartie qui peut être cinglante. Son franc-parler déroute de prime abord, elle n'hésite jamais à dire tout haut quand qqch ne va pas, sans considération pour la forme. Elle jure très souvent notamment, employant un vocabulaire très grossier, ce qui étonne de la part d'une femme aussi distinguée. Pour autant, c'est ce que j'apprécie chez elle, ce mélange d'intelligence fine, de grande culture, de distinction et de vulgarité.

Elle me parle notamment d'un moment difficile de sa vie dont elle s'est sortie par la méditation en pleine conscience (?)et me demande régulièrement mon avis sur les questions abordées. Elle semble écouter réellement mon point de vue, brisant l'image assez froide et cassante qu'elle renvoie parfois. J'accepte sans hésitation son invitation à déjeuner avec elle car je sens qu'il n'est pas si facile de trouver grâce à ses yeux. Je ne veux pas manquer une occasion comme celle-là de me rapprocher d'une professeur relativement influente dans l'école, très au fait des innovations pédagogiques et si compétente. Elle m'impressionne beaucoup. J'aborde le sujet de la valse des directeurs de l'EM ces dernières années et Véronique confirme ce qui m'avait été rapporté : les profs sont très influents à l'EM. Se mettre à dos une partie des enseignants est une très mauvaise stratégie visiblement, il vaut mieux rechercher le consensus.


Reste de l'après-midi : recherches avec Greg sur le PowerPoint Labs add on (demande de Dan). Il s'agit d'un plug-in qui permet d'ajouter des animations sur les Powerpoint, facile à utiliser et potentiellement intéressant pour les profs. Bémol : il ne fonctionne que sous Windows et une grande partie des enseignants est sous Mac. Ensuite, nous allons travailler avec une enseignante en stratégie qui a besoin d'aide pour paramétrer un QCM à 720 étudiants, trouver comment contourner les difficultés de connexion soulevées et exporter-importer des QCM sur la plate forme pour un cours qui sera donné à Casablanca. 2H30 de travail plus tard, tout est fait mais j'ai très rapidement lâché prise tant les paramétrages sont compliqués, surtout pour une novice comme moi.

Mercredi 2

Présentation (par un responsable Grands Comptes et un commercial) de l'entreprise Maskott et surtout de l'outil Tactileo. Créé par un ancien prof de SVT agrégé. But : animer salle de classe du début à la fin. Tactileo est un logiciel développé par Maskot pour l'éducation au départ et à présent ouverture pour les usages professionnels et l'enseignement supérieur.

Il s'agit d'une plateforme unique permettant de créer du contenu (mode SAS), diffuser ce contenu (push) et suivre en temps réel progrès des élèves/étudiants. marche même sans connexion internet grâce à une Tactileo box à batterie qui crée elle-même sa propre 3G.

Deux interfaces, formateur et apprenant. Pensé pour les dispositifs tactiles (d’où le nom) Interface formateur, je vais retrouver les activités que j’ai créées plus dans la bibliothèque, les contenus créés par d‘autres Fait suite à un PIA, phase de R&D finie, maintenant en déploiement. Très fort taux de développement (passe de 5 salariés à 22 actuels et bientôt plus de 50). En passe d'être choisie par l'éducation nationale pour primaire et collège, ils reviennent d'une présentation à Las Vegas pour le CES 2017 visiblement très concluante.

Adaptive Learning en cours de déploiement (justement ce sur quoi travaille Dan, chercher à profiler l'élève en alimentant au fur et à mesure la banque de données sur ce qui fonctionne avec tel élève, ce qui ne fonctionne pas, comment l'aider...) et parcours conditionnel déjà mis en place

6 mises à jour par an environ - coût par licence élève, pas de limite compte enseignant - 1 box incluse pour chaque abonnement plusieurs type de licences - jusqu’a 30 utilisateurs on est à 99 euros par mois - forfait 100 utilisateurs 2200 euros par an - 300 users 4000 euros annuel - 500 users environ 10 000 euros annuel engagement de 12 mois

Bilan : outil très performant et clairement la démonstration qui nous en est faite est convaincante.


Après-midi : réunion Brightspace et connections. Wendy (Directrice du projet de la Transformation Digitale) a planifié la réunion dont voici l'objectif, (copie de son mail d'invitation) : "Dans l’objectif de mieux répondre aux besoins de la faculté, il est important d’instaurer le réflexe de tous de ne pas distinguer les deux outils et leur utilisation. Il nous faut parler plus de la notion de plateforme d’apprentissage et de collaboration, et non pas fonctionner en silo par application. Je vous propose donc de se réunir mardi 2 mars prochain pour faire une session autour de l’utilisation de Connections, et d’échanger autour des pratiques et questions qui sont posés par les utilisateurs. La session sera animé par Alex Kane et Mattieu Cottereau de l’équipe digitale".

Sauf que ! Alex Kane débute la réunion en expliquant que l'équipe Indigo doit à présent prendre en charge les demandes d'enseignants concernant la dimension pédagogique de Connections. Mathieu montre l'exemple de ce qu'il fait pour le cours de Véronique justement. En fait, il ne s'agit pas du tout d'un échange autour des pratiques mais on se fait "refiler" le bébé. Dan arrive un peu après le début de la réunion, il ne voit visiblement aucun inconvénient à ce travail supplémentaire (je ne suis même pas étonnée, je commence à comprendre son fonctionnement : tout mettre en oeuvre pour contenter les profs, ne pas compter les heures, se mettre au service du bon fonctionnement général)

Jeudi 3

Formation Piktochart ce matin, animée par Kevin (qui m'apprend qu'il vient à l'instant de la préparer, étant donné qu'il avait oublié devoir assurer cette formation jusqu'à son arrivée à l'EM ce matin). Les capacités d'adaptation, la rapidité d'exécution de Kevin sont assez impressionnantes. Et le tout sans stress aucun, il ne quitte jamais sa flegme qui peut parfois être prise pour une sorte d'arrogance de jeune homme brillant aux dents longues. Voilà une compétence qui me fascine.


réunion Turnitin ensuite au Learning Huh, en présence de la commerciale, de Marie (ingénieur Learning Hub), Dan et moi : Urkund et Turnitin sont mis en compétition par l'EM. Objectif, chercher l'outil qui fonctionne le mieux pour la détection des plagiats. si l'outil peut faire de la peer évaluation en plus, c'est mieux. Il faut aussi qu'on trouve la possibilité de déposer un doc en plusieurs langues, pas seulement anglais et français, et ce indépendamment de l'endroit où se trouve l'étudiant (du fait du campus à Shangai notamment). Turnitin vient de remporter le marché public pour l'Inde. La commerciale, d'origine asiatique, ne parle pas un français toujours très juste. Elle propose de tutoyer Marie à qui elle s'adresse en premier (pour lui faciliter la tâche car le vouvoiement est difficile pour elle on le sent tout de suite) mais Marie la recadre sans appel : "Non, le vous ce sera très bien". Silence. Dan, fidèle à ses habitudes, prend le relais pour arrondir les angles de ce début de réunion. La commerciale laisse souvent des blancs s'installer, me cherchant ostensiblement du regard. Elle me met mal à l'aise, je ne saisis pas ce qu'elle attend de moi, je n'ai rien à dire de plus que Marie et Dan, j'écoute son exposé et attend de voir si elle parvient à me convaincre. Voilà ce que j'avais pu recueillir comme infos sur cet outil : La base de données de recherche de Turnitin est constituée de documents d’étudiants + recherche de plagiat sur Internet + sur de nombreuses autres bases françaises de presse (périodiques), de contenu juridiques, scientifiques et d'ingénierie disponibles. Avantages : - recherche de plagiat très complète Un des mieux noté dans les comparatifs anglophones déjà effectués - téléchargement de fichiers multiples par fichier zip - Possibilité d’ajout de filtre dans l’analyse (citations, bibliography) - Produit complet Inconvénients : - Coût - Ergonomie pas toujours simple

Urkund inclus dans leurs sources de nombreuses bases payantes (Proquest, LexisNexis, DIVA pour les internationales et bien d'autre bases Françaises de presse (périodiques), de contenus juridiques, scientifiques, d'ingénierie (Alternatives Economies, Les techniques de l’Ingénieur, Business Source/EBSCO) + Internet public + travaux étudiants stockés dans la base Avantages : - Base de données importante - Utilisation illimitée du système - Assistance par e-mail gratuite les jours ouvrables, entre 09h00 et 17h00 - Communauté universitaire importante : Paris X, Nîmes, Montpellier I, ... - Guide d'utilisation du système automatisé - historique des documents soumis Inconvénients : - Prix conséquent - Résultats décevants et manque d’efficacité


La commerciale nous présente l'état actuel des avancées de Turnitin qui veut lancer l'idée du feedback automatique : révision assistant. Cette amélioration permettrait aux étudiants, en cours d'élaboration du document, d'obtenir automatiquement des feedbacks dès que l'outil perçoit un changement de style, une construction incorrecte... En fait, l'objectif de Turnitin est de s'éloigner de la simple idée du contrôle de plagiat, ils veulent axer leurs recherches sur l'aide à apporter aux étudiants lorsqu'ils rédigent leurs travaux. Cela plaît à Dan visiblement.

Réunion PLP l'après-midi : Dan, Pauline et son chef de chez IBM, moi ça réfléchit sec, le cerveau chauffe... Où en sommes-nous ? Je suis perdue, énormément de références à des méthodes, outils, "analytics" en anglais auxquels je ne comprends rien. Il faut d'abord, selon Dan, être en mesure de sélectionner du contenu avec intelligence, proposer ce contenu de façon personnalisé et éviter de faire un chemin balisé. Il faut laisser l'étudiant choisir lui-même le parcours d'apprentissage, ne pas faire en sorte que le parcours soit prédéfini par une entité académique ou des enseignants. Tout le questionnement de cette réunion repose sur deux points : projection d'un modèle de profilage intelligent mis en place aux Etats-Unis dans certaines écoles (comment ça marche, on alimente quoi avec quelles infos, collectées où ?....) et réflexion sur ce que IBM peut produire pour fin mars, juin puis septembre afin de le montrer aux décideurs de l'EM.

Remarques en vrac : J'entends Véronique discuter avec son nouveau directeur d'UPR sur les recherches qu'elle a menées durant son congé de recherches. Elle explique les différentes méthodes d'e-learning et de blended learning mais surtout ses conclusions après les avoir mises en place depuis septembre. J'ouvre les écoutilles car le sujet m'intéresse au plus haut point. Selon elle : - ces nouvelles méthodes d'apprentissage ne plaisent pas trop aux parents d'élèves qui ont l'impression que leurs enfants passent tout leur temps devant un ordi, moins en présentiel avec un prof et donc : pourquoi paient-ils si cher ??? - ces méthodes ne conviennent pas à tous les élèves car certains ne sont pas assez mûrs ou motivés pour faire le travail demandé en distanciel et d'autres ont vraiment besoin de passer par du présentiel pour activer les apprentissages. Pour elle, il faut proposer des parcours qui mélangent présentiel et e-learning, surtout pas envisager de passer majoritairement au tout distanciel. Elle pense que pour un niveau donné, les responsables d'UPR doivent être en mesure de quantifier combien d'e-learning sur un niveau et tout matière confondue, il faut une vision d'ensemble, pas juste une vision à l'intérieur d'un cours. - Il y a donc toujours une partie des élèves qui restent mécontents. - son cours, qu'elle a donc entièrement adapté, est à ce jour fait par les étudiants, elle se contente de distribuer les travaux à faire, le parcours, les équipes... et pour bcp, c'est vraiment efficace de devenir acteur du cours et plus juste auditeur.

Claudine : "j'ai entendu dire qu'il y a des stagiaires ici qui n'ont rien à faire" et donc elle s'interroge sur ce que j'ai à faire dans l'équipe, si je suis contente de mon stage : cette question anodine démontre clairement que mes missions ne sont claires pour personne, moi la première. J'imagine donc que pour elle je ne suis pas identifiée comme "active" mais comme qqun qui vient faire des recherches ou filer un coup de main ponctuel sur des sujets précis. Bon, mon statut officiel est clair mais pas du tout mon rôle.

Vendredi 4

Remarques en vrac

Dan demande à l'équipe un moment pour "faire le point" de la semaine écoulée et de la semaine à venir. Chacun doit aussi donner son point de vue sur les améliorations à apporter sur les sujets traités. on commence avec Kevin, historique de ce qu'il a fait durant la semaine. Feedback de dan sur la façon dont Kevin a géré une réunion difficile avec les MBA, audience difficile, remontée, et Kevin aurait manqué de tact dans ses réponses, les Exec se seraient plaint. Kevin part au quart de tour, il se sent agressé par la remarque de Dan car il considère que ce n'est pas à lui de faire le job. Estelle devrait assurer ce genre de réunion selon lui, son manque de professionnalisme à elle l'a placé lui dans une situation délicate : "on" (j'ignore de qui il parle) aurait promis tout un tas de fonctionnalités sur la plateforme aux Exec et finalement, il y a de nombreux couacs, c'est une réalité. Les exec ont raison de se plaindre pour Kevin, il a reconnu n'avoir pas eu grand chose à dire pour défendre l'EM sur ce point et sans doute a-t-il fait sentir, dans ses réponses, qu'il n'avait pas de solution à proposer. Les vulgarités fusent, Kevin est vraiment très en colère de se prendre une chasse deux semaines plus tard, à cause de "on dit", personne n'étant venu le trouver depuis pour lui dire clairement ce qui n'avait pas été. Léger malaise au sein de l'équipe, Greg, Claudine et moi restons muets et attendons que le tempête se calme. Dan cherche à apaiser le conflit "don't worry, je cherche à comprendre comment on peut mieux faire pour la suite" Il se propose de faire lui-même ce genre de réunion tendue la prochaine fois pour clamer les possibles problèmes, il a plus d'expérience, a dirigé les MBA durant 3 ans, est respecté, et comme ça Kevin ne va pas au front. Là encore, je suis témoin de la bienveillance à toute épreuve de Dan qui calme le jeu, essaie de bien faire comprendre à tous qu'il cherche la transparence afin d'aider chaque membre de l'équipe. Voyant que Kevin ne redescend pas, Dan lui annonce qu'il lui offrira à midi un cocktail, "avec un petit parasol coloré", lui répétant qu'il a bien compris la situation.

Claudine, Greg font à leur tour le point sur leurs activités. Dan, qui je l'imagine ne veut pas mettre mal à l'aise, me demande si j'ai "quelque chose à partager" avec l'équipe. je trouve la formule joliment tournée pour m'éviter d'avoir à lister ce que j'ai fait ou pas. J'en profite pour dire à tous combien je suis satisfaite de l'accueil qui m'a été fait et de la chance que j'ai d'être ici.

Dan instaure cette réunion comme hebdomadaire, les mardis matins.

Les préconisations de Kevin pour amélioration des usages sur Brightspace - que chaque cours soit remplis amont par les profs - simplifier à mort le LMS, réduire les onglets, ici trop compliqué, on se perd dans les possibilités (je suis à 100% d'accord avec lui)

nouvelles missions qui seront les miennes pour la semaine à venir : - proposer une nouveau design de l'interface Brightspace, plus simple, intuitif, correspondant aux usages réels et mettre en avant une aide plus efficace : un calque qui s'ouvre pour chaque onglet lors des premières utilisations; - Aller sur Brightspace et ouvrir l'onglet Open courses pour me mettre dans la peau d'un étudiant qui découvre le LMS - faire une synthèse des différentes balises les plus utilisées en langage LaTex et AMC (Auto Multiple Choice)


Remarques de Kevin sur les affichages à côté du learning lab qui selon lui, sont très mal faites car elles pourraient laisser croire que l'école ne faisait jusqu'ici pas de design thinking, pas d'innovation ou de co-working... Cela ne montre pas que les investissements matériels s'inscrivent dans une volonté déjà présente depuis longtemps de rester à la pointe de l'innovation. Manque de respect pour les employés. "on investit tout sur les outils, rien sur l'humain" me dit Greg pour qui à l'EM il n'y a pas vraiment de culture d'entreprise alors que c'est ce qu'il faudrait faire. D'ailleurs, Greg finit par m'avouer que le fonctionnement de Dan et de Thierry Picq lui pèse parfois lorsqu'ils parlent outils avant tout (on va acheter des tablettes, mais des pas chères) et lorsqu'on prend des stagiaires au lieu d'embaucher une pointure dans un domaine précis alors qu'on souhaite avoir une équipe de grande qualité. "Je ne dis pas cela pour toi" m'assure-t-il. Ah bon ? Parce que clairement, c'est exactement ma situation, non ?

Instaurer l'esprit d'équipe

Qui veut manger à l'extérieur aujourd'hui ? lance Dan ce matin. Silence, regards croisés, pas de réponse. Dan se tourne vers Claudine puis moi, pourquoi pas. Greg se laisse convaincre aussi au lieu d'aller courir, tout comme Kevin. Réservation faite dans ces chinois proposant des buffets à volonté. Moment agréable, on ne parle pas travail, on parle alimentation des uns et des autres (Greg est végétarien depuis 3 ans, Dan n'a pas droit à certains aliments à cause de sa goutte...), courses prévues le weekend... Kevin a eu droit à son cocktail et l'humeur est détendue. Nous étions d'accord pour payer chacun notre part (deal de départ) mais Dan refuse finalement, il paie la totalité du repas. Visiblement, ce genre de déjeuner avec (presque) toute l'équipe n'était encore jamais arrivé.

Après-midi : j'ai réussi à obtenir un rdv au Learning Hub avec Emilie Rousseau, l'une des responsables, pour évoquer les OER et voir avec elle ce qui pourrait m'aider à opérer un tri, un classement. Dan ne lâche pas le morceau sur ce point, c'est fondamental pour lui. Je la retrouve à 15h dans son bureau. Elle s'excuse par avance, n'aura finalement pas de temps à me consacrer, nous allons devoir fixer un autre rendez-vous. Je la sens agacée et je comprends au fur et à mesure qu'elle me l'explique qu'elle n'est pas du tout d'accord avec Dan pour cette histoire de PLP et d'OER à mettre en avant. Le PLP d'accord, mais les OER ??? Pourquoi faire du push pour des ressources en Open Access alors qu'à l'EM, au Learning Hub, les étudiants ont accès à une sélection de plates-formes de très grandes qualités dont l'EM paie les abonnements au prix fort, et qui permettent d'obtenir les réponses à leurs questions précises. Elle trouve la lubie de Dan sans intérêt, une perte de temps et d'énergie, les OER sont à destination des pays en voie de dévpt, pas des étudiants d'une école payante et de haut niveau comme l'EM. Apparemment, elle a tenté plusieurs fois de faire passer le message à Dan qui selon elle, "n'écoute pas" et n'en fait qu'à sa tête. Je sens que je ne vais pas réussir à obtenir d'elle la moindre aide, elle m'annonce d'ailleurs que "si c'est le sujet de votre stage, il va falloir en changer". Terrain miné. Certains de ses arguments sont pertinents, je lui fais sentir que je comprends que sa position à elle est délicate, elle doit justifier des investissements qui sont faits au Learning Hub et ce n'est pas en mettant l'accent sur les OER qu'elle va pouvoir le faire. Je reviens auprès de Dan, lui explique en souriant que ce rdv était un piège et que j'ai eu la sensation d'être attendue avec un pistolet chargé. Il semble surpris, je lui explique la teneur de mon quart d'heure avec Emilie et essaie de prendre un peu sa défense. Dan comprend mais trouve sa réaction rétrograde, les OER, c'est l'avenir, point barre. Je retourne mi-mars dans le bureau d'Emilie pour un rdv de 2H, c'est pas gagné...

Lundi 7 mars

J'arrive juste à temps, Kevin part justement pour une réunion où se trouvent déjà Greg et Dan. Je peux venir ? Oui, ramène toi ! Nous filons dans le learning lab, waow, il y a beaucoup de monde, je ne m'attendais pas à cela du tout. Mais c'est quoi au fait cette réunion ? Kevin s'est éclipsé, j'aperçois Dan affairé devant les écrans géants, visiblement il va présenter quelque chose, et Greg déjà assis. Ce fameux Learning Lab, je ne cesse d'en entendre parler. Très gros investissement, tout n'est visiblement pas encore fini (des câblages restent à faire) et l'EM est passé par un prestataire, SMART. Du coup, pas évident de comprendre vers qui se tourner lorsque tout ne se met pas en route comme il faut, entre écrans géants qui peuvent servir de tableaux blancs, d'écran d'ordi... Les tables ont été installées en U, je compte une trentaine de personnes présentes environ. Je me glisse auprès de Greg et lui demande l'objet de cette réunion : faire le point sur SBS. Aïe, cela ne m'éclaire pas davantage, toujours leurs sigles, je n'en ai pas encore fait le tour... Après recherches, SBS est le service qui dirige, englobe le processus de digitalisation de l'école. Il veille aux différents projets et c'est Wendy qui le dirige. Elle anime d'ailleurs la réunion, à sa façon, très extravertie, rythme survolté et humour parfois limite. Je ne suis pas très à l'aise avec ce type de management à l'américaine, parfois brusque (elle est hollandaise et a une grande expérience en pays anglos saxons) Résumé de la réunion : il est question de faire le tour des 13 différents chantiers en cours, tous liés à la pratique numérique, les données, l'individualize learning. De grandes colonnes sont dessinées sur les murs laqués blancs, des blocs notes de couleurs devant nous : objectif = en une phrase, un verbe, caractériser en 10 min pour chacun des 13 projets son "quoi" ? et son "pourquoi" ? Chose faite, on colle nos post it dans les bonnes colonnes et ensuite les chefs de projets viennent collecter les infos, rectifier ce qui est vrai, ce qui est incomplet ou faux et résumer leur chantier en 2 min. J'en apprends pas mal sur tout ce qui se trame de concert à l'EM. Tout cela converge sur le PLP, le projet porté par Dan et IBM sur lequel j'ai déjà aussi un peu travaillé. Présentation de Dan (et Pauline), remarquable de clarté. Les slides sont éclairants, les explications pertinentes, l'assemblée est silencieuse. Il s'agit donc bien là d'un très important programme, unique encore dans ce type de grandes écoles, l'EM veut jouer l'innovation, miser sur les compétence, l'employabilité et l'individualisation des parcours/des apprentissages au maximum. Il est enfin demandé à tous de réfléchir à la façon dont leur chantier peuvent permettre d'alimenter la "learning machine" qui va collecter toutes les données possibles sur chaque étudiant pour lui proposer un dashboard totalement personnalisé. Je suis bluffée de voir à quoi correspondent les différentes session de travail auxquelles j'ai participé sur ce sujet. Le travail en amont aussi bien qu'à venir est colossal mais très intéressant. Greg, qui était venu pour une réunion de "travail" est relativement déçu. Il conclut la matinée en me disant "finalement, c'est surtout à toi que cette réunion a dû servir le plus". C'est sûr, vu sous cet angle...

Je passe l'après midi à commencer mon doc de synthèse sur LaTex et AMC, je n'aurais jamais cru être identifiée comme un personnel ressource sur ce type de connaissances, je n'y connais encore pas grand chose mais je m'aperçois que ces balises et ce domaine ne sont pas dénués d'intérêt.

Mardi 8 mars

Journée internationale des droits des femmes, à quelle sauce va-t-on me cuisine aujourd'hui ? :-) (re)formation sur AMC (Print and Scan) et langage Latex. Elle est à destination en priorité de Claudine et d'Alexandra mais je la suis aussi pour prendre des notes. La dernière fois, le combo visioconf/exercice d'application en même temps/prise de notes n'avait pas été efficace, impossible pour moi de garder une trace cohérente de toutes les étapes indispensables. Je vois Claudine et Alex sortir leur cahier de notes, je leur propose de le faire pour nous trois, en direct, sur l'ordi, comme ça elles peuvent mieux se concentrer sur la démonstration de Greg. Nous passons 2H à travailler sur un QCM test, les étapes sont nombreuses et ce n'est pas simple pour qui ne connaît pas. Pour autant, et cela m'étonne moi-même, j'aime bien ce genre de travaux. C'est rigoureux. Repas tous ensemble avec Véro et Alex en plus, c'est la première fois depuis mon arrivée. Ambiance très détendue, il faut dire qu'Estelle n'est pas là depuis plus d'une semaine (arrêt) et on perçoit tout de suite la différence. D'ailleurs, Claudine me confie à la pause déjeuner que mon statut "d'extérieure" pourrait permettre de faire passer un message à Dan au sujet d'Estelle justement. Je vais voir. Dan en a oublié son atelier "Gradebooks" du mardi midi trente, il s'en rend compte à 13h et je l'entends pester "je veux trop bien faire, parfois". Oui, je crois que c'est le moins que l'on puisse dire. Il a passé sa visite médicale ce matin, comme Greg. A la question : "sur une échelle de 1 à 10, combien attriburiez-vous à votre niveau de stress au travail ? Dan a répondu "ah oui, je me sens stressé quand même, je dirais.. 3 ? " toute l'équipe en plaisante mais le pire c'est qu'il est sérieux. Claudine dit à voix haute ce que tout le monde doit penser tout bas : "Dan, tu en fais trop, tu es trop gentil, attention à toi". Pour plaisanter, Greg nous explique qu'à la même question, il a répondu "ben 13 !" Je ne trouve pas que le niveau de stress soit exceptionnellement élevé dans cette équipe mais j'entends dire que certains craquent ici à cause des pressions de toutes part.

Je finalise mon document de synthèse de la formation du matin pour le faire passer à Claudine et Alex. Kevin nous a envoyé, à Greg et moi, une annonce sur LinkedIn pour intégrer l'équipe de Maskott. Sans compter ses contacts perso et les liens vers des annonces qu'il reçoit, j'ai du mal à comprendre pourquoi il est encore à l'EM. J'ai la sensation qu'il veut partir mais il se trouve souvent des excuses (éloignement géographique, mauvais moment...) pour postuler clairement. Son profil correspond à des nombreux intitulés de postes mieux payés et plus motivants ailleurs. Il me montre un échange de mails datant du matin même dans lequel une connaissance sportive l'invite à un entretien le soir-même pour intégrer une entreprise en plein essor basée à la Tour du Pin. Je suis enthousiaste pour lui, c'est un jeune homme vif et intéressant.

Mercredi 9 mars

Ce matin, recherches sur le social learning network dans les entreprises. Dan veut que l'on trouve un moyen de créer une sorte de communauté, de réseau social interne à l'école qui permette de mutualiser des données, des docs, des infos sur des cours ou autre. Le plus ouvert possible, cette communauté pourrait récompenser, valoriser tout au moins les étudiants qui déposeraient le plus de ressources ou seraient les plus actifs (avec un système de badge de validation visible sur LinkedIn par exemple). Du coup, je dois chercher quelles entreprises ont déjà mis en place ce genre de pratiques, comment elles parviennent à motiver la participation de chacun, ce fonctionnement de badge... D'articles en sites je tombe sur un doc qui me parait pertinent, je l'envoie à Dan et là, effet boule de neige : il lit l'article en anglais, achète l'e-book dont il est tiré, me l'imprime en PDF (178 pages recto verso en anglais, omg) et se lance dans un email à Thierry Picq, le directeur innovation, pour lui dire que nous devons lancer une expérimentation sur les réseaux sociaux d'entreprises, le système de validation par badge des compétences transversales mises en oeuvre au travers de telles pratiques... et que "This would be a nice study for Audrey to look into and help implement". Ah bon ? je crois que je viens de me faire refiler le sujet, carrément vaste, pour études et analyses... Le reste de la journée est donc consacré à ces recherches, je trouve beaucoup trop de choses, il va falloir faire du tri.

Bribes de conversation : "les pires personnes pour mettre en place un processus de digitalisation sont les IT" Alex me dit que le souci ces derniers temps c'est que les gens ne comprennent pas quel est l'environnement à présent. Qui fait quoi, tout est devenu flou depuis ce processus de digitalisation. Pour Véro, il faut faire un point d'évaluation, fixer clairement ce qui va être fait l'an prochain, identifier les personnels ressources. Cette digitalisation est une "horreur" selon ses propres mots (et pourtant, elle a vraiment travaillé sur le sujet...) Faire du tête-tête avec les profs pour qu'ils aient un gradebooks, mettent leurs cours sur Brightspace...voilà ce qui devrait être l'objectif pour la rentrée. Thierry Picq passe dans l'après-midi et Véro lui soumet l'idée d'une approche par campagne : gradebook et dropbox seraient l'objectif de la prochaine campagne. Il donne son "go"

Alex me dit comprendre son périmètre d'activités mais pas son environnement. Quand on y réfléchit, c'est déroutant.


Dan nous parle de Kinnect 2 pour animer cours ou formation.


Petit guide de survie en espace digital hostile

LOR : grosse banque de données contenant pleins de ressources, permet de stocker et manager les données, possibilités de créer un lien dynamique pour qu'à chaque modification sur un doc source, cela modifie les docs en rapport qui lui sont reliés.

Crossknowledge permet d'avoir des ressources externes, des ebooks ou des tuto sur pleins de choses.

Pearson : c'est un éditeur de mémoires qui met des ressources à disposition

SBS : Smarter Business School


Jeudi 10 mars

Ce matin , nous avons fixé un rdv boulot Claudine, Alex et moi pour nous atteler à un QCM qu'il faut automatiser. Donc, cession de mise en pratique de la formation Print & Scan faite par Greg mardi. Ambiance détendue, je sens que les filles s'adressent bien plus facilement à moi, me confient des indiscrétions sur les uns ou les autres sur le mode de la plaisanterie (notamment sur Estelle qui est de retour aujourd'hui, - très très court vêtue ce qui fait dire à Kevin qu'elle a "des choses à rattraper" - et qui d'ailleurs ne prend même pas la peine de me dire bonjour...) Nous commençons l'exercice, il s'agit d'un QCM que Greg doit traiter pour demain. Il s'en est déjà occupé hier, l'a fait en 30 min, voici donc notre challenge du matin : faire aussi vite ou à peine moins. Bon, si le début fonctionne plutôt bien, nous ne parvenons pas à transformer le doc word en langage code Latex sur l'éditeur de texte et nous sommes rapidement bloquées... Ainsi va se dérouler le reste de la journée : dès que Greg repasse par l'open space, nous lui demandons de nous aider à avancer un peu et ainsi de suite jusqu'à la fin d'après-midi. Les opérations s'avèrent bien plus difficiles que prévue, il nous faut aussi connaître quelques Expressions Régulières. Je peaufine mon doc de résumé de la procédure à suivre pour basculer un QCM sous Word à un QCM automatisé sous AMC. Greg m'explique qu'il a passé 12h pour un QCM assez complexe mêlant images, graphiques, tableaux, appariements... Je m'interroge : mais où est le gain de temps et à qui profite-t-il ? Si le prof n'a plus à passer des heures en correction, Greg lui passe parfois des heures en montage des docs : principe des vases communicants ? Où est l'intérêt hormis celui du prof ? Ce cas est exceptionnel m'assure-t-il, d'habitude il passe 1H environ pour un QCM.


Vendredi 11 mars

Journée travail sur les badges (un peu) et les réseaux sociaux dans l'entreprise : j'essaie de traduire autant que possible le fameux pdf de Jane Hart imprimé par Dan. 35 pages seulement de balayées au bout d'une après-midi de travail... sentiment de "sur-place" et j'avoue me sentir bien inutile des journées comme celle-là. Nous échangeons avec Dan sur la problématique des "comportements" qui doivent davantage nous intéresser que les outils : distribuer à tout va des outils, des liens ou des articles décrivant de nouveaux outils pédagogique ne peut suffire, il faut nous tourner vers ce qui permettre la rencontre, l'usage réel des enseignants.

Lundi 14

Matin : recherches sur les badges de validation, sujet réellement passionnant. Intérêts ? Problèmes soulevés ? Modèle qui sera prédominant dans les années à venir ? Dan absent, je suis avec Alex, Claudine, Véro et Greg mais ce matin ambiance très studieuse, l'open space est silencieux. Retour du déjeuner, Dan arrive, je lui fais part de mes découvertes (notamment le VTÉ = vitrine technologies éducation qui a pour mission de guider les choix des établissements d'enseignement supérieur québécois en matière de technologie éducative..) "Tu trouves toujours des trucs super !" me dit-il. Euh... suis pas bien sûre mais il ne peut pas s'empêcher, à son habitude, de valoriser le travail de chacun.

ePIC 2016 : the 14th conference on ePortfolios, Open Badges, Personal Ledgers, Identities, Trust, Blockchains... se tiendra les 27-28-29 Octobre 2016 à Bologne. Peut-être une conférence à laquelle il faudrait assister ?


De la difficulté d'être leader

Dan, comme je l'ai écrit, est "fait pour" mettre en valeur le travail de ses collaborateurs/étudiants. De son propre aveu, sa formation dans un collège Jésuite l'a profondément marqué, le dévouement aux autres, à leur bien-être... Mais Aujourd'hui je décèle deux failles :

- la première, il est très mal à l'aise dans les conflits et refuse de trancher. Impossible de ne pas voir, ressentir, l'animosité qui existe entre Estelle et d'autres membres de l'équipe, pourtant il n'intervient pas. Il fait le tampon, fait passer les infos, tente la médiation mais ne prend pas position. Parfois, cela peut en exaspérer certains qui attendent de lui un bon coup de poing sur la table. Mais cela n'arrivera pas, c'est d'ailleurs à l'exact opposé de sa façon de faire : "coooool" répète-t-il à l'envie. Oui, cool d'accord mais parfois, manager une équipe, c'est aussi devoir recadrer certains membres, non ?

- la seconde : il est "radin" comme il dit. Enfin, radin, ce n'est peut être pas le bon terme. Il est plutôt le moins dépensier possible, n'investit dans rien et déteste sortir son argent perso (Pour un docteur en Economie, je trouve cela ironique) Mais pas seulement. Ainsi, aujourd'hui Véro, Alex et Claudine décident de faire une commande de matériels de bureaux (agrafeuses, ciseaux, stylos...) et la somme atteint rapidement 200 euros. Dan fait des bonds : "putain, 200 euros pour des ciseaux ? What's the fuck? " Véronique le tacle sans ménagement : "Dan, arrête, ça fait 1 an que je demande une pauvre agrafeuse, on peut tout de même obtenir cela, non ? " Tout sourire, Dan réplique qu'il faut commencer par fouiller les placards pour faire le tour de ce que nous avons déjà, il prétend être en mesure de trouver des ciseaux et autres en cherchant bien. Ce qu'il fait sous l'oeil exaspéré de Véro. Puis il vient auprès de Claudine pour vérifier avec elle la liste des fournitures sur internet, fait modifier les agrafeuses pour en commander des moins chères, dit qu'il va aller les acheter à Carrefours plutôt que sur Office Dépôt... Véro lève les yeux au ciel d'agacement. Je décide d'en rire, il finit par valider la commande mais on sent qu'il trouve la dépense exagérée.


Mardi 15 mars : des inégalités en milieu digital/pédagogique

Ce matin, j'ai enfin ma fameuse réunion de travail avec Emilie Rousseau, responsable du Learning Hub de l'EM sous la direction "Ressources groupes". J'avoue que j'avais une certaine appréhension à devoir retourner au Learning Hub pour la voir vu la teneur de notre première rencontre. Je prends donc la précaution de bien revalider notre rdv 15 min avant, histoire de ne pas me faire à nouveau "chasser" de son bureau car finalement elle n'est plus dispo. 10h-12h : que va-t-on se dire durant tout ce temps-là ? Je demande à Dan une dernière mise au point de ce qu'il veut que je traite avec elle :

- Comment les étudiants opèrent-ils un tri, un choix, dans les ressources qu'ils utilisent ?

- Quelles sont les ressources les plus utilisées ?

- quid de l'évaluation de ces ressources par leurs pairs ?

- obtenir qq infos de présentation de leur nouvel outil, le Webib


Elle m'accueille dans son bureau, qu'elle partage avec Khatira Odin, la responsable adjointe du Learning Hub, et m'invite à venir m'assoir de son côté. 1h45 plus tard : Au final, il en ressort que je n'ai quasiment aucune des réponses que j'étais venue chercher mais par contre j'ai récolté un certains nombre d'informations sur le fonctionnement du LH et les relations LH/Indigo. Selon Emilie, il y a une injustice évidente : Indigo, conduite par Dan, est sous l'oeil bienveillant de la direction académique. Dan est suivi, écouté, considéré. Emilie, pourtant responsable elle aussi d'une équipe au même titre que Dan, mais dépendant d'une autre direction, est considérée comme mineure, sans grande importance. On n'écoute pas ce qu'elle a à dire et pourtant, des bonnes idées, elle en a. "Mais je les garde pour moi. Je rends à l'école ce qu'elle me donne. C'est-à-dire pas grand-chose". Enfin, pas grand-chose, pas au niveau du travail et de l'implication disons, juste pour ce qui est du partage des idées. D'ailleurs, elle dit que depuis 10 ans qu'elle travaille à l'EM, elle ne cesse d'halluciner sur la façon dont les décisions sont prises, à l'encontre parfois du bon sens et uniquement à travers un prisme de compétitivité et d'économie financière. Elle reste pour les boursiers, les étudiants qui se collent 50 000 euros de dettes pour faire leur cursus ici et qui en veulent vraiment, qui bossent dur. Ceux-là, dit-elle, méritent qu'elle se donne à 100%, ils méritent le meilleur de ce que l'école peut donner.


En vrac (à reprendre) :

Concernant le fonctionnement du LH, son travail de gestion du système d'info

Explication du fonctionnement des bases de données, des chiffres récupérés, à quoi servent-ils, pour qui et quoi l'école paie-t-elle ? Parcours d'Emilie : diplômée de l'ENSIB. Revendique haut et fort ses compétences d'ingénierie de système d'informations, aimerait que cela soit reconnu et valorisé ce qui visiblement n'est pas le cas. Elle n'est la responsable du LB que depuis 1 an.

J'oriente l'entretien en fonction des questions sur lesquelles Dan attend des réponses : quelles sont les bases sur lesquelles les étudiants font le plus de téléchargement : Diane, bussiness source complete, factiva, sciences directes, tagzerfi dans les plus utilisées. On ne peut pas pour l’instant remonter la granularité jusqu'à obtenir : "c’est tel étudiant qui suit tel cursus qui va le plus sur telle base ou type de doc"

Chaque éditeur négocie avec chaque agrégateur la disponibilité des publications auxquelles il aura accès et ce chaque année donc pas possible de faire manuellement l'état des lieux listant à quelles revues chaque agrégateur à accès par périodicité (plus de 20 000 revues pour l'EM) de fait, attention, certaines ressources doc ou pdf peuvent ne plus être accessibles d’une année à l’autre en fonction de la variation des périodicités acquises par les agrégateurs

Webib est leur nouvelle plate-forme à venir, plus intuitive et efficace. On y tagg les infos + publications des profs dans la visée du PLP Fait pour ce qui figure dans les syllabi mais ils sont tous différents, incomplets Etudiants peuvent commenter les bases de données, pas forcément les docs (sauf pour une base d’ebooks). Avec système d’étoiles et de commentaires Avis des lecteurs Recommandations de lecteurs en lien avec la ressource lue. Travail de catégorisation à faire peut-être pour sélectionner quels étudiants, selon quels parcours, choisissent quelles ressources.

Formation continue et master spécialisés sont les plus reconnaissants de tout ce que le Hub fait pour eux : ils veulent conserver accès aux bases de données payantes lorsqu’ils rentrent ou retournent dans le privé. Preuve s'il en est pour Emilie de la grande qualité des ressources mises à disposition. Les OER ne sont pas d'une grande aide pour qui veut monter sa boîte et avoir un aperçu sur les business plan de ses concurrents, les positionnements... Le PLP ne prend pas en considération le pbm de la gestion du système d'info

Les étudiants AST passent au travers des mailles du filet car trop nombreux mais Emilie considère qu'ils ont déjà un bagage en autonomie grâce à leur passage par l'université. LH a mis en place des Tutoriels d’auto formation en ligne pour faire des recherches efficaces sur les différentes bases de données. Sources primaires = document ciblé sur une source ciblée

Dans les projets à venir : l'an prochain EZPAARSE : parseur de logs le LB va l'accoler à EZPROXY = reverse proxy = IP + SIMULATEUR EZPAARSE va être déposé sur EZPROXY et ainsi, dès qu'un étudiant, peu importe sa localisation, va se connecter sur la base de données, on sera en mesure de voir son lot et donc, de le tracer. ON FAIT DU TRACKING SUR CHAQUE étudiant Sur ezproxy, on obtient actuellement seulement stat générique par base de données Avec ezpaarse, on obtient des stat individuelles de connexion par profil d’utilisateur et par granularité de ressources. Très intéressant pour le PLP !

Des outils vont être fournis pour traiter les datas fournies : comment les exporter, les comprendre, les traduire Déjà développé dans une autre école. C'est la façon de faire d'Emile : "je ne veux pas réinventer la roue". Elle regarde ce qui se fait ailleurs, avantages et inconvénients puis elle en tire les conclusions ad hoc avant de se lancer avec un outil.

Concernant les pbatiques à l'EM, les (mauvais) choix opérés

il faudrait que le LH soit associé à l'équipe Indigo pour que les choses aillent dans le bon sens avec intelligence. Le LH est rattaché à la direction des ressources, dirigé par un financier, ce qui complique les choses grandement : on pense, plus haut dans la hiérarchie, qu'elle gère des tables et des chaises, du matériel quoi. Aucune reconnaissance de son travail qui est en fait considérable et vraiment important Lors de la refondation de l'organigramme, LH et Indigo devait être dans un grand pôle "innovation" mais cela à capoté car la future directrice pressentie n'avait pas de PHD (doctorat) et le Comex n'a pas vu d'un bon oeil ce choix de directrice. Ils l'ont écartée et avec elle, le projet d'une direction de l'innovation. Afin de me prouver que le travail des ingénieurs du LB est dévalorisé, elle me montre un doc que la RH vient de lui faire passer, doc sur lequel la RH fait la comparaison avec d'autres responsables de LH dans d'autres écoles de commerce afin d'en faire sortir qu'elle fait trop d'accueil ici à l'EM et que donc, il y a trop de personnel au LH pour faire ce job ! Volonté affichée de réduire l'effectif du LH, quitte à placer les gens dans un autre service pour "dégonfler" artificiellement les chiffres puisqu'il ne s'agit en fait que du principe des vases communicants.

Parfois Indigo et le LH font des choses similaires et se marchent mutuellement sur les pieds, rendant le travail fait de chaque côté inutile ou redondant. D'où la prise de bec par écrans interposés entre Emile et Greg qui proposait un outil de détection de plagiat alors que le LB tourne avec Urkund depuis un bon moment. A quoi sert cette débauche de nouveaux outils si on a déjà des outils qui fonctionnent ?

Pbatique de la sérendipité : découvrir des choses sans que cela soit prévu. Quelque part, le PLP va à l'encontre de cette possibilité. Trop cibler infos à pusher, cela enferme les étudiants dans un chemin qui peut être clivant. Emilie me montre un article provenant du journal des étudiants de l'EM; Une jeune étudiante partie en stage en Chine qui reconnaît être entrée formatée à l'EM, objectif bien gagner sa vie et faire de la rentabilité, qui décide finalement, au contact de l'humain, de s'engager dans des ONG.

Singularity University : s'en méfier ! Les décideurs sont-ils conscients de ce qu'ils signent lorsqu'ils engagent leur école ?

Fin de la journée

discussion avec Greg sur mon entretien du matin avec Emilie Rousseau. Je lui expose les difficultés à se positionner, finalement, car je me retrouve à entendre les points de vue de personnes, responsables ou non, qui ont forcément des arguments très convaincants et parfois pourtant contradictoires. Comment s'y retrouver ? Mettre en avant toujours de nouveaux outils ? Cesser un moment cette prospection et tenter de plancher sérieusement sur les usages effectifs des profs ? Comment standardiser des pratiques pédagogiques ? Est-ce seulement possible ou même souhaitable ? Impossible pour Greg, la fameuse "liberté pédagogique"... Pour Greg, l'école a fait le choix d'arrêter de payer des logiciels à prix fort et préfère louer, chaque mois, les fonctionnalités de ces outils. C'est un choix qui se défend car les outils sont très vite dépassés par d'autres qui arrivent sur le marché et sont encore plus performants. Seulement, on finit par payer bcp plus cher pour cette "location longue durée". A 'l'inverse, payer le prix fort une fois, investir lourdement fait prendre le risque de se retrouver très vite avec un outil obsolète : c'est un risque mais cela laisse le temps de faire un retour sur investissement, d'assoir des pratiques. Greg est de l'avis de Dan : il vaut mieux tester les nouveaux outils qui arrivent, avec des tests, des versions bêta... histoire de se faire une opinion quitte à ne les utiliser qu'une seule fois : à une situation précise correspond un outil, il ne faut pas chercher forcément à n'utiliser que les mêmes et "investir". Facile à dire mais pour un prof, je vois mal comment concilier les exigences de contenus de cours, de correction, de publications et aller chercher, comprendre et utiliser de nouveaux outils à chaque situation.


la doyenne F. Dany a voulu récupérer le boulot de Véro sur le blended learning pour le présenter à un haut niveau en rapport avec la gestion des RH.


Mercredi 16 mars

Arrivée tôt, je trouve dans ma boîte mail un courriel d'Emile Rousseau qui répond à ma demande de la veille au soir : je lui faisais part de mon envie de monter un questionnaire à destination des étudiants (un panel seulement) qui me permettrait d'obtenir enfin qq indices sur les choix qu'ils opèrent lorsqu'ils sélectionnent de l'aide en ligne, des OER... J'avais bien tourné mon mail de façon à la remercier pour l'entretien du matin et lui faire sentir que son éclairage pro était d'une grande importance pour moi. Elle me renvoie donc plusieurs liens susceptible de m'intéresser, dont l'un vers un PDF résumant les résultats d'un questionnaire donné en 2014 aux étudiants, concernant leurs habitudes, usages et attentes vis à vis de la bibliothèque. Super, j'en parle à Dan qui me répond tout sourire : "Great ! je l'ai vue hier et elle était ravie de votre rencontre, elle m'a dit que tu étais super, que vous aviez bien travaillé ensemble..." Bon, j'ai réussi à l'apprivoiser un peu, tant mieux, ce n'était pas gagné.

Matinée dédiée à la lecture des docs envoyés par Emilie ainsi qu'à la gestion d'un QCM en Print&Scan que je fais enfin entièrement seule : on avance ! Je suis relativement seule avec Alex aujourd'hui, Kevin en congés pour la semaine, Claudine et Greg en off pour la journée et Dan qui navigue de réunions en réunions. je poursuis mes recherches sur les réseaux sociaux d'entreprises, j'avoue que je pique du nez parfois. Passer d'un travail où l'on anime des heures de cours devant des élèves, être à 100% de ses capacités, avoir un oeil partout, utiliser l'espace... puis se retrouver des heures durant devant un ordi pour faire des recherches : le choc est parfois difficile. A dire vrai, j'ai la sensation qu'une heure de cours devant mes collégiens me prenait autant d'énergie que celle d'une matinée entière ici. Je ne trouve pas que le boulot soit difficile ici, au contraire. j'ai l'esprit libre en rentrant le soir chez moi, j'ai enfin de vrais weekend sans corriger des copies, préparer des cours ou autre et ça change la vie. Je mesure à quel point mon travail rythmait totalement mes semaines, mes soirées, mon weekend et surtout le nombre d'heures que j'y consacrais. C'est peut-être aussi cela qui m'a épuisée. Ici c'est presque des vacances pour moi si je dois comparer. Par contre, je sens l'endormissement me guetter de près plusieurs fois par jour ce qui ne m'arrivait pas lorsque j'enseignais, pas le temps pour ça !


Jeudi 17 mars

Journée de conférence à Paris, organisée par EducPros, sur le thème : Innovations pédagogiques, quels retours sur investissements ? Avant cette journée, Dan m'avait demandée sous quel titre je souhaitais qu'il m'inscrive sur les listes de participants : enseignante, stagiaire, étudiante ? Je lui réponds que cela m'est égal, il insiste en me demandant "qu'est-ce qui te met le plus en valeur ?" Je ne suis pas du tout sensible à ce genre de positionnement d'ego, je lui en fais part, en l'état je me sens étudiante et je l'assume totalement. "Va pour étudiante !"

Je pars le mercredi soir, dors sur Paris afin d'être bien à l'heure ce jeudi matin. Honnêtement, je suis vraiment impatiente de voir le déroulé de cette journée. A 550 euros le billet "d'entrée" visiteur (Dan m'a indiquée comme son accompagnatrice et donc, je n'ai pas eu besoin de payer ma place...), je veux en profiter pleinement. La qualité des intervenants est très impressionnante, je m'en frotte les mains d'avance.

Arrivée 8H50 dans le hall des locaux d'EducPros/l'Exress/lire/l'Etudiant... Je me présente l'accueil, mon nom figure bien sur la liste, OUF. Dan arrive assez vite, fatigué par une nuit courte et "sans wifi" dans l'hôtel, ce qui l'a mis de méchante humeur vu qu'il bosse tout le temps. Dingue ce rythme de vie, je me demande comment il tient d'autant qu'il est très lève tôt. En fait, je me demande s'il dort plus de 4H par nuit. Nous sommes invités à prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage ou presque. N'ayant jamais pu assister à ce genre de conférence très "sélective", je suis attentive à tous les détails : la façon dont les hôtesses nous accueillent, le badge nominatif, le sac que l'on peut remplir des publications du groupe disposées sur la table, les deux bars servant boissons et viennoiseries, petits fours et repas au fil de la journée. On peut dire que la qualité du service est soignée, à la hauteur que l'on est en droit d'attendre. La salle, sur les toits avec un accès terrasse, est très lumineuse, des fenêtres partout, assez vaste. Un estrade avec 3 fauteuils, un pupitre, des grand écrans. 7 rangées d'une dizaine de chaises et plus loin, 6 grandes tables rondes pour s'installer plus confortablement avec son ordinateur. Dan et moi nous installons sur une table, autant prendre les notes directement sur l'ordinateur.

Prise de notes de la journée : "I never teach my pupils ; I only attempt to provide the conditions in which they can learn". Einstein

Intro de la nouvelle directrice de la rédaction de l’Etudiant qui en profite pour se présenter ainsi que les objectifs ciblés par la rédaction.

Nicole REGE-COLET

1. Trois conditions pour des innovations pédagogiques durables – Nicole Rege-Colet. « Inertie de l’institution, difficultés de bouger ». Souvent innovations de courtes durée « innovations cosmétiques », difficulté à les installer dans le durée, effet de mode. Sa méthode ? Approche système, avec des communautés différentes. Innovation est un chemin qui mène nécessairement à un changement de paradigme. Quand ? Quand apparaît une crise durable, profonde, qui remet en cause notre manière de penser et d’agir. Dernière crise en date : la Renaissance. Penser l’enseignement qui va changer. Travaux Otto Charmer : théorie U (traduite en français) 5 ruptures pour qualifier la crise : écologique, technologique, économique, philosophique (sens ? Valeurs ?), organisationnelle

qq métaphores « Aller au delà des frontières », « penser hors de la boite », « sortir de sa zone de confort » Penser hors de la boîte implique de pouvoir identifier les limites de sa boîte. Enjeux majeur : pouvoir se mettre au bord du système pour en comprendre le fonctionnement. Donc, comprendre pour pouvoir changer

Un peu de psycho cognitive

Conceptions Façon de voir les choses Système de croyances Conscience de soi Approches Façon de faire les choses Répertoire de stratégies Mode opératoire


Innover nous invite à prêter attention à la manière dont :

- Nous pensons le système

- Nous disons le système

- Nous agissons dans le système

Théorie U (à creuser) Un chemin vers l’apprentissage transformationnel (dessin du passage d’un sommet à un autre) Phase d’observation, puis de réflexion et action

La conduite du changement implique de :

- Aider le système à se voir

- Aux acteurs du système à prendre responsabilité pour leurs actions et leurs conséquences

- Etre le changement que nous voulons être

Trois conditions

1. Expérimenter = Prototypage - Appel à projets - Fonds d’innovation pédagogique - Prix de l’enseignement Espace de liberté et de sécurité - Oser prendre des risques - Lâcher le résultat - Echouer rapidement et apprendre vite (accepter échec, revoir notre rapport à l’échec)

2. Réfléchir sur cette expérience S’appuyer sur l’intelligence collective pour promouvoir le travail collaboratif et renforcer collégialité - Communauté de pratiques - Cercles de coaching

3. Favoriser les conversations génératives = ce qui permette de faire analyse en profondeur Du discours réflexif – empathique et connecté à l’autre au discours génératif - s’exprimer à partir de ce qui met en mouvement - se connecter aux autres et au projet commun - expérimenter la co-création et le feedback formatif - vivre une transformation identitaire/ de Soi

Cette démarche permet aux individus de devenir des créateur et des innovateurs dan un système à fortes contraintes

Les freins

- L’état d’esprit réactif - Les caractéristiques que nous attribuons au système dans lequel nous agissons. Soit les caractéristiques que JE projette sur le système : contraignant, qui surveille, qui soutient…

Un terreau fertile c’est

- Une situation problème, un questionnement - Des personnes engagées - Une étincelle, une idée à suivre - Des convictions et de la curiosité

Schéma du U de Scharmer et Kaufer, 2013

Objectifs :

- Offre de formation qui reflète un contrat social négocié - Enseignement au service des apprentissages des étudiants - Les étudiants au volant - Enseignants devenus apprenants - Des communautés d’apprenants - Sciences de l’apprentissage remplacent les sciences de l’éducation

Confusion outil et sa finalité souvent faite. D’abord coût en temps : il faut se poser et réfléchir ensemble puis distribution des rôles. Faire feuille de route.

Comment faire durer ? Innovation sans cesse en marche ou bien peut-on, une fois cette étape passée, s’installer à nouveau dans une zone de confort ?

Prendre tous les présidents des universités françaises et leur demander ce qu’ils voient pour l’université française dans 100 ans

Il faut être clair sur la destination que nous souhaitons sinon tout le passif revient au galop Quel contrat social voulons-nous ? Changements vont s’opérer sur un bout de chemin, 25, 50 ans. On ne peut faire qu’un bout de chemin, former des étudiants qui poursuivront le travail

On retombe toujours sur les mêmes profs qui sont partants pour les innovations, ils se fatiguent Faire des publications sur ce que les profs font en terme d’innovation Les publications et recherches scientifiques sont un point central pour certaines écoles dont on juge le classement en fonction de ces recherches. Difficile donc de demander encore plus aux profs…

Idée : Equilibrer les axes pour les profs pour évaluation triennale

- Axe recherches - Axes enseignement et innovation (ils doivent montrer leurs innovations) - Axes servicies (contribution à l’institution)

Comment prouver impact, retombées, effet des innovations ? Il faut du temps. 10, 15 ans pour mesurer de tels effets


Héloïse DUFOUR

Classe inversée, blended Learning : quelle valeur ajoutée ? Elle cite Eric Mazur, Harvard Sortir du « lecturing » inefficace et mettre les élèves en activités


Classe inversée : def = Mettre en autonomie les tâches de bas niveau cognitif pour passer plus de temps en présentiel en activités

Trois façons de faire de la classe inversée Places des étudiants : - Acteurs : sont acteurs en cours, ils maîtrisent leur parcours d’apprentissage - Producteur : ils produisent le matériel qu’ils doivent retenir - Concepteur : Jean Charles Caillez

Peer Instruction Poser une question simple à laquelle ils ne peuvent pas tous avoir la bonne réponse. Vote. Laisser discuter après premier vote, expliciter processus cognitif puis revote ensuite Permet de diminuer les décrochages ou abandon des étudiants

Classe inversée : Ce n’est pas donner un poly à l’avance et attendre les questions, ils ne s’approprient pas le doc S’est structurer l’acquisition des connaissances à distance, utilisation de questionnaires notés par exemple Mettre en ligne les cours filmés = non Mais fournir des vidéo digestes 6-8 min


Messages clés de la classe inversée : Facilitation de la mise en activité en cours Réflexion sur la séquence pédagogique, pas juste faire des vidéos pour les élèves.

Peut faire partie de la mallette des enseignants, pas à faire sur tous les cours, à utiliser selon les objectifs de la séquence.

! Congrès CLIC 2016 congrès 1 et 2 juillet !


Henri Benoît

directeur UFR APS, Amphi inversé, univ Grenoble AlpesMise en place d’un système blended suite à expérimentation dans fac de médecine (dont les résultats montrent que cela favorise les boursiers, réduit les écarts entre ceux qui réussissent non boursiers et les boursiers

Taux de décrochage en cours magistraux très rapide Absentéisme sur l’année qui s’amplifie Boitiers électronique pour faire sondage tous les 15 min Pas de places dans les amphis, saturés

Après le parcours en distanciel, étudiants sont invités à poser toutes le questions qu’ils veulent, leur pbm sur des forums Bâtir un cours en présentiel à partir de toutes les questions des étudiants Mais étudiants posent peu de questions donc souci Evaluation toutes les trois semaines Cellules de soutien/tutorat, en groupe de 6 étudiants

Heures en présentiel diminuent Avant on donnait pareil à tous Maintenant, on donne plus de présentiel à ceux qui en ont besoin Donc présentiels supérieurs aux années précédentes pour les élèves en difficultés Il trouve que globalement les notes augmentent Ne favorise pas les meilleurs élèves, profite aux moins bons élèves d’après études. Taux de décrocheur qui diminuent, taux de réussite équivalent voire plus élevé Salles collaboratives, achats de boitiers électronique Faire le moins de CM possible : échange deux heures de CM contre deux heures de TD

Quid des bons élèves ? « Comment les faire courir plus vite ? » demande d’une directrice de lycée. Mais nos bons élèves sont bons, est-il besoin de creuser de nouveau, encore, un écart ? les bons fonctionnent, peu importe la méthode Intervention de Dan sur « Flex » aux Etats Unis Il faudrait permettre aux élèves de passer plus facilement d’un niveau à un autre s’ils avancent plus vite, miser sur le parcours personnalisé comme ça tout le monde avance, mais chacun à son rythme.

Sentiment d’auto efficacité augmente donc étudiants qui réussissent réussissent mieux, surtout. Pas forcément plus d’étudiants qui réussissent.

Cas pratique :

Marc Prunier, PériScope Lab d’innovation pédagogique, Grenoble EM

Ré-apprendre l’improvisation aux enseignants et aux élèves Saxo !

« Un cours, c’est de l’émotion. S’il n’y a pas d’émotion, il n’y a pas d’intelligence ». Deleuze

Outils d’observation des systèmes Periscope, morceau de Bill Evans

Lab nomade, ils vont où ils veulent, choix de lieux inspirants Plexus, nom de leur Fablab Le GEM Learning model Modèle d’apprentissage et de dvpt de compétences inventé à GEM pour généraliser l’adoption de pratiques pédagogiques

How to transform your symphonic Into a jazz band

Les parents se plaignent parfois du faible volume horaire des cours par semaine, ils ne comprennent pas les stratégies derrière le blended Learning, veulent être rassurés sur ce qu’ils paient, et le présentiel est leur schéma de base

Bruno DONDERO, prof de droit Sorbonne

Les réseaux sociaux : gadget ou vrai levier pédagogique ? droit, pas d’incitation réelle à changer de modèle, peu d’échanges avec élèves, ce fonctionnement est établi et peu remis en cause

Twitter comme aide avant le cours : Permet aux étudiants de savoir de quoi on va parler Les twitt d’étudiants posés au fur et à mesure du cours sont regardées par intermittence par le prof qui du coup oriente, personnalise son propos Il peut aussi demander à une personnalité de poser une question durant le cours afin d’ajouter interactions avec l’extérieur

Permet de créer lien entre les étudiants car ils ne connaissent pas bcp dans les amphis

Bertrand MOCQUET : Twitter et le Sup’, premiers résultats d’une enquête sur l’usage du micro-blogging dans l’enseignement sup et la recherche

Twitter comme outil de médiation des travaux de recherches ? Permet de faire lien avec la société et les travaux de recherches. Parmi les résultats obtenus : - Usage en pédagogie : pour provoquer des échanges - Usage pour la recherche : pour communication externe avec société civile et ensuite, provoquer échange, valoriser travail - Usage pour le service : pour valoriser l’établissement


pbm : ne va-t-on pas laisser des profs sur le côté, des « has been » qui n’auront pas envie ou les compétences pour s’embarquer dans ce type d’innovation ? Il y a des heures cachées, comment les valoriser et rester juste par rapport à la rémunération, la valorisation ? Impact managérial non négligeable, peut être peut on proposer de l’accompagnement sur les projets des profs, plus de formations collectives, du cas par cas.


Joséphine Bouchez, Ticket for Change

Leur expérience de design thinking : - Apprendre à désapprendre toutes les intuitions de départ, les convictions. - Il faut apprendre à écouter - Apprendre à se lancer, premiers pas, même pour échouer - Apprendre de chaque étape

Le bénéficiaire est le plus à même de dire de quoi il a besoin, il faut partir de lui. Ce qui compte : La question du sens que l’on donne à ses études, ses cours, son parcours : à quoi ça sert ?

Triple intervention sur le retour ROI

Qu’est ce qu’une école à l’heure où tous les contenus sont en ligne ? Pour être attractif il faut trouver une valeur ajoutée : par exemple, faire un contenu original que je crée et peut-être, un présentiel Le digital prend tout et plus on est gros, plus on est fort Le digital ne va pas nous faire gagner de l’agent, plutôt tuer nos business historiques Le digital permet la notoriété internationale ce qui, du coup, va attirer les étudiants dans les salles de classe Les acteurs qui se font de l’argent sont les plateformes, mass model, le plus fort prend tout. Faut pas croire que ce qui arrive dans le domaine des médias, de la musique n’arrivera pas dans le domaine de l’éducation ? Starification du système Aie aie aie

Intervention de Dan (récupérer slides) 20000 euros pour un MOOC actuellement, pour l'équipe INdiGO : budget qui dépasse 500000 euros incluant salaires… Partenariat avec IBM coûte TRES cher. Dan est très clair avec les chiffres, ne cache rien ce qui tranche totalement avec les interventions des autres, notamment le prof d'économie d'une école de management rivale à côté de lui qui refuse de donner des chiffres précis. J'ai la sensations retrouver cette façon de faire très américaine, on est cash avec les coûts, il faut dire les choses comme elles sont : innover coûte souvent très cher. Ici, Wendy fonctionne de la même façon.

Intervention d'un participant : "De nombreux MOOC pas très innovant d’un point de vue pédagogique : filmer un prof devant un tableau blanc, pas très innovant"… je suis bien d'accord

Réponse : Allier formation à distance avec un experienciel très fort. Voilà ce qui est préconisé. MOOC ne vont pas aider à l’employabilité car dès qu’on rend les choses plus accessibles et plus largement atteignables, cela ne favorise pas l’employabilité. Pas de ressource rare donc pas de valeur économique Dan pas d’accord car MOOC = opportunité d’apprendre avec d’autres personnes dans une situation éphémère C’est pas que le content qui compte, c’est de partager avec d’autres personnes

Vendredi 18 mars

Réunion Indigo ce matin : point sur Blue, sur les améliorations du LMS, et les deux Beam qui vont revenir à Indigo visiblement

BEAM Au départ, objectif = faire participer étudiants qui ne pouvaient se rendre en cours : donc tourné vers public empêché au final, ce beam est souvent voire très souvent utilisé pour des réunions avec l'étranger, surtout de la part du directeur avec ses collaborateurs... On sent très clairement une critique du côté très "bling bling high tech" du directeur qui aimerait visiblement bien en mettre plein la vue. Regards entendus. Les deux machines sont actuellement hébergées par le student affair mais c'est incohérent : cela demande dispo importante des deux personnes "ressources" (mais parachutées comme ça), pour amener et ramener les machines, faire les connexions... sauf qu'ici les deux personnes ressources ne savent pas faire certaines connexions lorsque les conditions ne sont pas réunies. Elles ne trouvent aucune aide ici et se sentent mal placées pour gérer les Beam. Elles demandent donc si Indigo peut reprendre la gestion des Beam.

"la technologie au service des apprentissages", voilà la fonction d'Indigo rappelle Dan. Ici, les usages du Beam ne sont donc pas pédagogiques : cela ne revient pas à Indigo selon Dan. 4 Beam : deux ici, un à Saint-Etienne et un qui va partir à Casablanca Belletante doit, selon Dan, gérer son beam avec son staff perso, en fait on "refile" beam à des gens qui ne sont ni formés ni habilités à le gérer. On décide de provoquer une réunion avec le staff de la gestion informatique, jamais dispo, pour poser à plat le pbm. Indigo ne récupère donc pas les Beam.

LMS une formation structurée pour "on-boarding" à chaque début d'année serait à prévoir, mais pas besoin de réunion en cours d'année. profs aimeraient avoir réunion tous les mois pour retour d'expériences, sur le modèle des réunions mensuelles avec assistantes pédagogiques pour stimuler les échanges et l'utilisation des outils numériques. Dan soupire : encore des réunions ?

Véro annonce à l'assemblée qu'elle vient d'être nommée référente blended par la doyenne, Dany. Elle doit "évangéliser" les profs, dans les UPR. Pauline, d'IBM, vient d'animer des ateliers avec les profs, pour évaluer l'usage par les profs de Brightspace. D'près ce qui en ressort, 93% des cours sont alimentés dans Brightspace. On dénombre un "top users" d'une quinzaine de profs, un gros ventre mou qui s'est contenté de basculer ce qu'ils faisaient sur Icampus à Brightspace. 73% des étudiants satisfait de Brightspace mais bien sûr il faut que les cours soient alimentés en amont. Et là, on observe une très forte disparité entre les cours, évidemment... Retour de l'idée de Véro : objectif dropbox avec dates de limites et gradebook (qui constitue selon elle le seul vrai time saver) Véro et Estelle sont d'accord pour travailler ensemble afin de gérer ces réunions avec les profs. (Estelle est surprenante de conciliation aujourd'hui : souriante et affable, je ne le reconnais pas) Idée : obliger les étudiants à passer par les forums, refuser les mails d'étudiants comme cela ils sont tenus de passer par le LMS idée du minimum requis par enseignant autour de l'utilisation du LMS (à mon avis, c'est un INCONTOURNABLE)

nouvelles fonctionnalités du LMS : - améliorations de l'import export - arrivée de l'app Pulse gratuit pout étudiant, agenda sur portables et tablettes, peuvent voir leurs notes... - les libérations conditionnelles négatives : tu n'as pas fait ça, donc qqch se déclenche

rôle des trois plateformes : - test (là où l'on va amener les évolutions, amener nouveau widget, nouvelles fonctionnalités...) ensuite on écrit des scénarios de migrations que l'on va jouer sur préprod - préprod (est à l'image de prod) réservé aux admins plateforme de sécurité, sorte de sas - prod (celle sur laquelle on travaille) Marche à suivre si l'on souhaite faire tester avant d'implanter un nouvel outil : faire demande au niveau du chantier LMS pour implémenter cette nouvelle fonctionnalité sur "test" ensuite on est convié à venir valider l'intégration.

Blue et Learning Lab : le learning lab n'est pas suffisamment utilisé. Il faut donc réfléchir à la façon dont on peut promouvoir les usages possibles de cette salle qui est seulement présentée, actuellement, comme une vitrine, qqch pour faire bien, faire joli. Pas assez orienté "création", plus "réunion de travail high tech" Dan dispose de pleins d'outils d'animation de cours, qu'il a collecté, conservé à Indigo. Il se propose de les cataloguer.

Il ressort aussi de cette réunion les très fortes pressions qui pèsent par rapport au campus de Paris, délais, équipements en temps et coûts records. étudiants ne vont sur connexions qu'ils y sont obligés, reconnaissent ne pas être assez matures pour y aller seuls, sans crontraintes

posture d'indigo : aider les profs à être innovants. Indigo ne peut pas uniquement promouvoir Brightspace et connexions. On se met d'accord sur une démarche collective : si un prof vient voir Indigo pour demander une aide "voilà les outils possibles pour faire cela, ceux que nous avons trouvé dans notre veille pédagogique.. par contre, on ne peut vous soutenir techniquement que sur untel."

Après-midi : je me lance sur des QCM à basculer sur Print&Scan toute seule (bon, Greg n'est pas loin, d'accord). Je fais le premier en 1H20, c'est pas extraordinaire mais j'ai fait aussi la mise en page, les codes à insérer pour gagner de la place sur les feuilles... Je suis contente de moi. Du coup, Greg m'en donne un autre à faire, un peu différent, pour lundi dernier délai. Je ne peux que le commencer, à fini lundi matin sans faute, donc.

Lundi 21 mars

Je m'attèle au QCM qui m'attendait, je bloque, la partie "questions ouvertes" me donne du fil à retordre. J'ai fait des erreurs dans mon code, clairement, mais où ? Greg est très pris ce matin, je ne parviens pas à trouver de solution... Bon, je remets le nez dans ma documentation, allez, faut trouver ce qui bloque... La commande de fournitures de bureau arrive, éclats de rire général dans l'équipe à l'évocation du comportement de Dan lors de la commande. Véro est ravie, comme une petite fille, de récupérer ses cahiers et autres ciseaux, agrafeuse...


Vrac : le chantier LMS Wendy a fait passer la semaine dernière un doc par mail qui indique à chacun quelle part de son temps de travail il doit consacrer au chantier LMS. Greg et Kevin se retrouvent avec une indication : 0,6 EQTP. C'est-à-dire 3 jours par semaine à consacrer sur Brightspace. Ils ne comprennent pas trop cette répartition. Estelle cherche à filer du boulot, clairement. Elle a des comptes à rendre, à Wendy notamment, et met une forme de pression aux garçons. Dan dit qu'il a discuté avec Wendy et que tout ce que les gars font actuellement rentrent dans Brightspace. Estelle n'est pas r'accord. Il faut travailler le plans e charge. Il faut donc faire remonter éléments factuels pour qu'Estelle puisse reprendre les choses. Elle dit qu'on va lui reprocher de ne pas faire avancer le chantier alors qu'elle a une foule de gens dispo : comment le justifier ? Qui va faire le boulot de Greg : QCM, Blue... s'il doit passer 3 jours par semaine sur le LMS ?

LockDown Browser : comment empêcher les étudiants d'aller pomper lorsqu'ils passent un quizz en ligne. Greg doit faire le point. Tout ceux qui utilisent les quizz sur Brightspace le demandent, à cause de la triche. question des ipad pour faire les quizz pbm de la triche en distanciel, là on ne répond pas au pbm fournisseur, Respond Us, partenaire de D2L. Brighstpasce est préconfiguré pour ce Lock down browser (copie site de Respond Us : LockDown Browser® is a custom browser that locks down the testing environment within Blackboard Learn, Brightspace, Canvas, Moodle, Schoology, ANGEL, and Sakai. When students use LockDown Browser they are unable to print, copy, go to another URL, or access other applications. When an assessment is started, students are locked into it until they submit it for grading.)

Pancarte sur le mur : "adapt or die" avec un dinosaure barré : ça donne le ton... le "murge" à définir crossknowledge : difficulté avec les licences, coût important, on ne peut pas ouvrir à tout le monde. Ces ressources externes sont un souci supplémentaire car il faut adopter une politique pour les accès, vérifier...

Session Open ClassRoom sur le langage HTML 5 et CSS 3 : comme proposé, Claudine, Alex, Kevin et moi nous mettons sur nos ordis, dans une salle réservée, et nous commençons les premières leçons. On en visionne plusieurs, durant 1h, jusqu'au quiz de fin de première session. Bien sûr (et je n'aurais jamais cru pouvoir dire cela un jour), j'ai un sérieux avantage puisque mes cours de code à l'IRAM m'ont permis de saisir une bonne partie des bases. Je ne suis donc absolument pas perdue pour cette première session, j'explique même certains points à Claudine.

Mardi 22 mars

QCM à automatiser rdv avec un prof pour innovation teammates : outil web visiblement excellent pour permettre aux étudiants de s'évaluer à l'intérieur des groupes, à aller voir ! Alex entreprend de démarrer des entretiens : elle commence par Véro sur usages et intégrations des nouveau outils numériques dans la pédagogie. But de ces interviews : promouvoir les usages en interviewant les profs qui font de l'innovation dans leurs cours afin de motiver les plus rétifs. Alex s'intéresse surtout aux profs qui ne sont pas déjà identifiés comme "top users" digital, sinon pas d'impact sur le ventre mou A ma demande, j'accompagne Alex qui interview aujourd'hui Hector (professeur foldingue) prof de RH sujet : les peer quiz Il se dit attentif aux évaluations et aux modalités d'évaluation : comment s'y prend-on pour évaluer ? Qu'est ce que l'on veut que les gens retiennent ? Donc, donne la priorité aux objectifs sur un cours, sur les stratégies de RH peer évaluation sont intéressantes car les étudiants se mettent à la place du prof les étudiants montent les quiz en fonction des champs d'action donnés par le prof (thématique salaire, thématique formation...) ils font sur Brightspace, le soumettent au prof, le mettent en ligne et le font passer aux autres étudiants. Ensuite, les élèves qui ont élaborés le quiz doivent commenter les résultats du quiz, dire ce qui va bien et pourquoi, ce qui ne va pas et pourquoi, comment progresser.

sur Brightspace, fonction Survey (ou enquête) en fin de cours en mode anonyme crée par Véro permet un debrief en temps réel avec les étudiant outil pédagogique : quiz à la volée étudiants voient, par l'ordinateur du prof relié à l'écran, les réponses en temps réel. elle leur avait demandé ce qu'ils avaient aimé le plus dans le cours, le moins, et les améliorations à proposer.

bcp d'idées fausses sur la digitalisation d'après Véro : c'est un processus qui ne propose pas de vrais time saver, il faut consacrer bcp de temps pour le prendre en main et être en mesure de l'utiliser avec intelligence. La différence est donc surtout qualitative. Est-ce un point à mettre en avant particulièrement ? faire accepter aux profs que cette bascule numérique ne leur fera pas gagner du temps en préparation de cours mais uniquement en qualité de travail pour leurs étudiants ?

formation Animoto avec Kevin Animoto est un outil web qui permet de une série de données constituées de vidéos très courtes, audio, photos... utile pour restituer une journée de formation sorte de souvenir

Mercredi 23 mars

Je termine le QCM sur lequel j'ai fini la journée d'hier et que je n'arrivais pas à finaliser. Entretemps, Greg a regardé mon fichier source et trouvé qu'il manquait un antislash au beau milieu d'une ligne de code, voilà ce qui bloquait. Rageant quand même. Je corrige le tout, fais qq motifs sur le code de la mise en page et je peux enfin envoyer au prof pour validation. Une tâche close. Dan me demande ce matin si tout va bien, si j'ai assez de travail. Difficile à dire finalement, du boulot j'en ai plein mais les missions sont très larges, il s'agit surtout de recherches à mener mais on pourrait en avoir pour des mois ! J'essaie de me fixer des objectifs de mi-parcours, d'élaborer des docs de synthèse mais je ne sais pas clairement jusqu'où je dois aller dans les recherches. Je me laisse un peu de temps (fin de semaine) pour tenter d'y voir plus clair.

Discussion du matin entre Dan, Estelle et Véro. Profs doivent être conduits jusqu'aux Dropbox pour septembre. Changement de mentalité qu'il faut mettre en place, gros travail à mettre en oeuvre d'ici là, Dan semble assez peu convaincu de la possibilité d'opérer un tel changement dans un délai si court. Rôle des assistantes très important selon lui, il faut s'appuyer sur elles. Estelle pense qu'il faut mâcher le boulot aux profs pour les aider à démarrer. Véro a fait passer un doc de synthèse de l'utilisation relative, voire faible, de Brightspace par les profs, avec statistiques, préconisations et plan de campagne. Thierry Picq l'a fait parvenir en haut lieu par mail, afin d'impliquer les directeurs d'UPR pour qu'ils fassent pression sur leurs profs. Ce mail se clôt sur la formule suivante : "L’équipe Indigo doit se mettre en ordre de bataille pour préparer et lancer cette campagne d’envergure" ça tique en un peu chez Indigo ce matin, du coup, car cette formule donne un peu l'immersion que jusqu'ici, rien ou presque n'a été fait.

Mathieu Cotterreau a répondu à ma demande de rencontre concernant mon projet de questionnaire auprès des étudiants. Nous nous rencontrons cet après-midi dans son bureau pour défricher la question, j'attends pas mal de cette rencontre.


concernant le temps de travail que l'équipe Indigo doit consacrer pour soutenir le projet SBS : Kevin en reparle à Dan, il ne comprend pas à quoi correspond les deux jours et semai qu'il doit. Dan explique que cela ne s'est pas passé ainsi. C'est lui qui a chiffré ce temps de travail, il prend en compte tout ce qui a été fait déjà et le travail à venir. Peut-être qu'il a surévalué ce temps de travail alloué mais en tout cas, il ne s'agit pas de faire du travail en plus, seulement de quantifier, identifier ceux qui participent au chantier SBS d'après Dan.

RDV Mathieu : très intéressant sur le rapport aux étudiants dans l'école : étrange d'après lui. Les étudiants identifient l'école comme l'administration, des gens "pas fun" et qqch de rigide avec lequel les rapports sont très codifiés. Sous-culture, développement de réseaux parallèles pour contrer le système, contourner. En fait Mathieu, en poste depuis presque 3 ans, reconnait que les étudiants sont assez difficiles à appréhender, aborder, ici on cloisonne bcp. Il se demande si c'est pareil dans les autres grandes écoles du même genre. Je lui indique la raison de ma démarche, les objectifs visés et il m'aide à identifier les réseaux, les communautés susceptibles de répondre favorablement à mon questionnaire. Même cette idée de faire passer un simple questionnaire en ligne est complexe : sur Brightspace, on peut faire une enquête que par communauté, les étudiants sont inondés d'infos en tous genres et donc répondent peu du fait de cette sur-sollicitation. Mathieu craint que je ne reçoive que peu de réponses.

Débrief "Estelle" avec Kevin et Alex : nous avons clairement noté un changement radical d'attitude, elle est polie, dit bonjour, bavarde, demande des conseils ou de menus services. Je ne la reconnais pas, et je ne suis pas la seule. Comment expliquer un tel changement en si peu de temps ? Sa relation avec Aymeric est assez étrange car nous en sommes les témoins malgré nous. On assiste à ses coups de fils auxquels elle raccroche après lui avoir signifié une fin de non recevoir ou un "j'ai pas le temps, lâche-moi" qui nous mettent mal à l'aise. Il vient la chercher dans l'open space et je me sens mal pour lui lorsqu'il trouve son bureau vide et qu'il doit bredouiller une excuse navrante pour justifier pourquoi il la cherche ainsi. C'est limite du harcèlement, ce que croit Véro d'ailleurs.

Les choses s'accèlerent un peu aujourd'hui, j'ai avancé sur le "comment m'y prendre pour le questionnaire", reste à présent à l'élaborer, et vite, les étudiants pour certains vont finir leur cursus. Je suis identifiée comme personnel ressource pour les QCM automatisé, d'ailleurs Greg vient de mettre en place un Trello pour que nous puissions nous partager le travail à faire pour les QCM qui vont tomber en masse en cette période d'examens. Dan vient de plus de me demander de faire une intervention vendredi prochain et exposer une sorte de "rapport d'étonnement" à mi-parcours de mon stage, dire sur quoi je travaille, ce que j'ai observé, ce qui fonctionne ou pas. Les badges cela avance aussi, j'ai contacté, à la demande de Dan, Alex Kane qui est responsable de...... pour lui demander dans quelle mesure les badges sont intégrable sur IBM Connexion, il va se renseigner et me débrieffer à ce sujet. Enfin, j'ai le sentiment que j'ai des objectifs, des délais à respecter, des retours à faire. Pression, un peu, mais je suis ravie de cette accélération. Bon, j'ai du boulot quoi...

Dan est "passé de l'autre côté du miroir" comme dit Véro. Il ne donne plus de cours, n'en a plus besoin car il ne fait plus partie du corps professoral de l'EM. Son supérieur n'est plus la doyenne mais Thierry Picq. Véro, elle, dépend d'une UPR et de la doyenne, Dany. Elle est tenue d'assurer ses cours m^me si elle a migré dans l'équipe Indigo pour son attrait pour le blended learning et l'innovation pédagogique.

Jeudi 24 mars

Matin, rendez-vous avec Robert Revat qui souhaite se lancer dans un MOOC mais ne s'est pas penché jusque là sur les impératifs préalables. Il veut nous soumettre, à Kevin et moi, ses idées, le concept de ce cours et voir avec nous comment structurer l'ensemble, comment fonctionne Coursera... Entretien démarre donc par un rapide débrief de ce dont traite son cours : Enseigne les études de marché, donc comment on utilise les infos recueillies auprès d'un panel de testeurs/consommateurs pour prendre des décisions en marketing, en positionnement de produits... Il veut faire travailler les étudiants sur les cas (Robert en a une quinzaine de prêts qui balaient tous les types de cas que l'on peut rencontrer)

Actuellement, son cours se déroule sur 8 séances, 24H au total. Les étudiants ont bcp de cas à étudier, plus de 100 h de boulot perso pour eux avec Robert. Trois grandes phases de la démarche marketing : les cas sont toujours structurés de la même manière (proposé à la centrale des cas) - Définir pbm, - transforme pbm en diagnostic, en pbm d'études : de quoi j’ai besoin ? - Phase méthodo et ensuite, décision après les résultats

Principe de la vidéo de départ, il en a déjà fait une qu'il nous montre (des slides powerpoint commentés par lui-même qui apparaît dans un petit encart en bas à droite, filmé devant son écran d'ordo, chez lui) en 7-8 min, qu’on va réduire à 3 min et on ajoute des puces qu’on peut ouvrir pour contenus additionnels.

Reflexion se fait en cours de conversation, les idées de Robert fusent : associer Ipsos, les experts responsables études pour les mettre en valeur, les laisser donner leur avis « Y’ a plus qu’à » d’après Kevin. Il faut donc lancer

Juste avant le repas, retour de Véro, qui se met à pleurer : ses étudiants (enfin deux groupes) étaient en évaluation ce matin et ils n'ont pas cessé de tricher lors des quiz en ligne : certains s'ouvrent des doubles écrans avec d'un côté le cours, de l'autre le quiz, certains sont allés le passer en dehors de la salle de classe, à plusieurs, en trichant à foison. Le matin, avec Alex, elles ont "fliqué" les étudiants et ont pris sur le fait plusieurs d'entre eux. Au final, le refus de travailler des étudiants est évident. Après débrief, certains demandent une version papier des slides avec tous les commentaires, ne veulent pas regarder les vidéos avec tout le cours, loi du moindre effort. Véro se dit écoeurée. Elle est très affectée par ces réactions stupides, explique qu'elle a travaillé très dur pour ce cours en blended, pas de reconnaissance et encore moins de respect. Elle explique qu'elle a passé l'âge de faire la police, qui plus est à des étudiants de ce niveau là, qu'elle se sent humiliée. Evidemment, je comprends ce qu'elle ressent et pourtant, je sais que ces stratégies étudiantes sont on ne peut plus courantes, la triche fait partie intégrante du jeu. Chacun essaie de la réconforter. La solution du locked browser Respond Us bientôt dispo, en mai Greg espère. De retour dans l'après-midi, elle trouve Kevin assis à sa place (car Claudine a besoin de l'imac à sa place) -" J'ai une équipe sympa, j'ai pas vraiment une place à moi, mais bon (regard appuyé sur Kevin qui s'est installé à sa place aujourd'hui).Qu'est-ce que ça te fait d'être à ma place ?

- j'ai un sentiment de puissance"

éclats de rire général. On est soulagé de la voir rire à nouveau.


repas avec Marie du Learning Hub, Alex et Kevin. Sujet : Estelle. La façon dont elle s'adresse aux gens, le fait qu'elle n'a aucune légitimité à se prendre pour une chef, qu'elle cherche des gens à diriger, insupportable pour ses collaborateurs. Visiblement, à plus haut niveau, son attitude difficile est connue mais personne ne la remet en place et sa relation avec Aymeric, le directeur financier, la met à l'abri. Marie nous apprend qu'un poste va être fermé au LH. Un remplacement qui ne sera pas reconduit et départ à la retraite anticipé. D'après marie, les RH ne savent même pas en quoi consiste son travail. Elle part dans qq jours en congé maternité et ne sait même pas si elle pourra être remplacée. Elle dit qu'ici, si on est compétent, on ne grimpe pas dans les échelons, au contraire. ceux qui connaissent une ascension rapide sont utilisés pour faire les sales besognes, puis éjectés au bout d'un moment. "Tout dépend de ton réseau, ici", rajoute Alex. C'est ça qui compte, pas les compétences. Il n'est pas évident pour moi de faire la part des choses entre les griefs habituels des employés envers la direction, qui font partie de la règle du jeu, et les problématiques réelles de l'EM qui semble mener une politique de RH assez difficile à comprendre. Multiplication des "chief" mais de quoi ? Auprès de qui ?


Intervention de Abdelassis Moktari, prof d'économie, qui vient dans l'openspace. Il veut fixer une réunion avec Dan et Greg pour trouver les leviers d'action dans les UPR : faire plus utiliser Brightspace par les profs. Il explique que profs sont contre la multiplicité des outils, surtout pour le coût d'inscription à chaque fois. On montre les outils et ensuite il faut que les profs achètent une licence et ça bloque. Et oui ! On en revient à cette multiplication des outils dont on ne sait pas toujours vers quoi ils mènent. Kevin dit qu'on n'arrive pas à investir totalement dans les outils, à l'EM, il reconnaît que c'est un pbm. (cf : la conversation avec Greg sur achat de licences ou juste "trial") barrière technologique importante chez les profs. Saut qualitatif indispensable d'après Abdelassis.

Vendredi 25 mars

copie d'échanges de mails entre Dan et profs sur l'idée de la campagne Dropbox/Grade book pour septembre. C'est important car cela va donner la ligne de conduite d'Indigo pour les mois à venir.

Prof 1 : "Je salue l’idée d’un training/accompagnement des profs, mais est-ce suffisant et/ou optimal ? J’ai personnellement suivi les 4 modules de formation BS et pense être plutôt favorable et à l’aise avec ces outils. Pourtant, il y a qq semaines, j’ai eu besoin de créer un gradebook, une dropbox et y mettre un feedback. Je ne savais plus comment faire et ai dû demander de l’aide. Donc je ne suis pas convaincu qu’une campagne de formation, sur une période courte, soit nécessairement l’approche la plus efficace. Je suggère plutôt : - des formations régulières tout au long de l’année, car tout le monde ne créée pas tous ses cours en juillet (par ex, quand ils se tiennent en 2S ou en 3B) - des formations, pas seulement des profs, mais aussi des assistantes et des onlines- car ce sont les personnes qui sont susceptibles d’aider les profs et de mieux se souvenir des processus, étant amenées à les répéter. - des manuels, « how to », videos, simples et facilement accessibles. Actuellement la page de bienvenue de BS propose des videos (beaucoup) mais qui ne couvrent pas tous les domaines. Indigo a également fait des videos, mais je ne sais plus comment on y accède. Les blogs, FAQ, et assimilés ne sont pas non plus toujours adaptés car ils nécessitent de chercher (parfois longtemps) la réponse. Bref, perso, je préfère un système d’aide bien fait permettant d’apporter une réponse rapide au moment où j’en ai besoin, plutôt que d’avoir à compter sur ma mémoire (défaillante) ou de devoir consulter mes notes (qui ne sont pas faciles à retrouver quand on a… une mémoire défaillante)."

réponse autre prof : "Bonsoir, à mon tour de partager un commentaire avec vous. Je reviens sur « qui fait quoi ? » En septembre 2015, nous avons indiqué aux professeurs qu’ils devaient être autonomes dans l’utilisation de BS, pour les fonctions quotidiennes, c’est à dire: - Mettre leur syllabus sur le LOR - Créer les modules de leurs cours - Télécharger les documents dans un module (supports de cours, articles…) - Consulter les travaux des étudiants, dans les dropbox et mettre l’évaluation en ligne.

Créer une dropbox, ou un gradebook, ne sont pas des opérations quotidiennes. Ce type d’opération n’est à faire qu’une fois pour chaque cours. De ce fait, les profs risquent de ne pas pratiquer assez pour maitriser. Ces opérations sont plutôt réalisées par les assistantes ; celles-ci assurent la mise en œuvre opérationnelle de 20 à 25 cours par semestre, elles pratiquent donc régulièrement toutes ces fonctions.

Naturellement, cela n’empêche que certains veuillent maitriser ces fonctions. En outre, même si ils ne maitrisent pas la création d’une dropbox ou d’un gradebook, il est important qu’ils connaissent leur existence afin qu’ils les intègrent dans leur design pédagogique. En revanche, si certains profs ne maitrisent pas les fonctions quotidiennes, alors il faut vraiment remettre l’accent sur leur maitrise par les profs."

réponse Dan : "I will give you my opinion (which I believe coincides closely with that of Brigitte)…For me, there are 3 roles similar to when you build a Factory: The Architect - The Builders – and the Operator A. The Architect (professor) designs the course. Blended. Learning goals, methods, etc. in partnership with other stakeholders The output of this work is multiple resources (links to resources, favorite web sites, videos, ..) but probably most importantly the syllabus. B. Once the Architect has finished, the Builders (Prof/Assistants) get to work. In my opinion this is a collaborative effort. - The Gradebook, dropboxes, creation of forums, build grading rubrics based on the syllabus, build grading schemes based on syllabus and other ONE time activities should be done by UPR assistants – as Brigitte explains. The syllabus provides them the blueprint to follow. What has to be created. They can do this in many courses and develop a skill mastery. - The module structure, uploaded documents and other materials that are updated/modified regularly should be added by the professor into the 00 master for example. Obviously this is a collaborative work. For example, when quizzes are created – many people may be involved…Professors may write the questions, assistants can help design them, Indigo helps review the quiz settings, etc. At some point “common sense” and team collaborative efforts come into play. C. Once the Building is created, the Operator (professor) needs to Animate what happens in the factory - Open dropped of documents, grade them - Respond to questions in the forum - Add feedback - Grade assignments and update the gradebook with the grades assigned along with any feedback - Follow the class and detect any “decrochage” - Update course content… - …. Obviously, to access a dropbox and grade items, or add items to a gradebook, professors need to know how the tools work. This learning can be with the help of Assistants, Online Instructors & Coordinators, videos, Indigo sessions, workshops, etc…"


Réponse Thierry Picq (le directeur académique) "Merci à tous,Je trouve qu’on avance. En s’appuyant sur la proposition de départ d’Indigo, on commence à être plus précis sur un cahier des charges. Pour ma part, je retiens 2 principes structurant pour construire une offre : - Il s’agit d’une campagne d’accompagnement (et non de formation), où des experts rencontrent les équipes (prof et assistantes) en "one on one" pour mettre en œuvre les outils en question sur leurs propres cours. La période du printemps-été est propice, puisque c’est là qu’on prépare la rentrée. - Il faut bien préciser/distinguer les activités qui doivent être assurées par les profs, celles qui doivent être assurées par les assistantes et celles qui concerne un collectif (prof + assistantes). L’accompagnement devra donc cibler les différentes populations. - Tout cela étant complété par des ressources accessibles à tout moment et pour tout le monde, tout au long de l’année (how to documents, tutorials…) + accompagnement humain de proximité à organiser (au sein de chaque UPR, au plus près des équipes) )

Etes-vous d’accord avec ces principes ? Je vous laisse continuer à construire ensemble une proposition d’accompagnement la plus adaptée possible aux besoins. Prenons du temps à nous mettre d’accord. Nous serons d’autant plus efficace et pertinent dans la mise en œuvre. Nous sommes vraiment dans la bonne direction. On se donner 2-3 semaines pour boucler les contours d’une campagne de printemps ?"


Réponse Wendy (Directrice du projet de la Transformation Digitale)

Je profite de l’occasion des échanges pour revenir sur quelques point qui à mon sens sont clés dans la réussite du plan d’adoption que nous devons continuer à construire ensemble. Au-delà de l’accompagnement individuel du corps professoral et des assistantes qui est nécessaire dans tous les cas, avant de déployer un dispositif d’accompagnement il me semble important de : - Clarifier le positionnement de chacun des outils avec pour objectif de créer une expérience client homogène et sans coutures - Assurer que l’outil serve la pédagogie, et non pas l’inverse. Pour ce faire, il est essentiel de déterminer les « règles d’utilisation » en fonction des usages souhaités par les professeurs, non pas en partant de ce que l’outil permet en termes de fonctionnalités - Partager une position / message commun à porter par tout ceux qui vont à l’encontre des utilisateurs pour les aider à mieux travailler dans ce nouvel environnement – qui inclut les deux plateformes qui constituent aujourd’hui l’environnement d’apprentissage de nos étudiants.

Vous trouverez ci-joint une proposition de positionnement des plateformes, pour discussion, en complément des éléments qu’Estelle a pu vous partager suite aux recueils des retours des utilisateurs. Il serait utile d’organiser une réunion de travail pour caler les éléments et construire un plan d’actions commun et partagé pour exécuter collectivement au printemps.


s'ensuivent deux documents longs et complexes qui mettent en avant les chiffres d'utilisation Brightspace et les conditions préalables à un déploiement plus large.


pbm : il y a des questions pour lesquelles Indigo ne fournit pas de réponses et des questions pour lesquelles ils sont plusieurs à répondre. Dan veut organiser tout cela, faire passer les gens par le forum. Il a mission Alec et Claudine pour mettre en place ce trajet. faire passer message "question prise en compte, réponse d'ici 48h, à aller voir sur le forum" pour inciter à aller sur Brightspace

Aujourd'hui, je rencontre enfin des étudiants, enfin je les vois en action, TADAM ! Suite à un mail, le staff a été invité à assister à l'exercice de la douche/pitch par les étudiants (dans le cadre du cours Marketing Connexion, travail mené par les profs Alice Riou et Robert Revat). Intervenante ce jour : directrice marketing Evian 3 équipes de trois étudiants qui ont planché sur un aspect marketing en particulier viennent présenter sur scène, en 2 min, leur boulot. Chaque orateur a deux minutes pour convaincre qu’ils ont une excellente idée dans son équipe. Il doit présenter le concept. Chaque attaquant a droit à une question critique sur l’adversaire. demande d'Évian : booster une autre cible prometteuse : les séniors (La silver economy). Présentation de trois campagnes de pub pour booster impact auprès des séniors. Euh... c'est ça le concept ? un très mauvais travail de pubards ? Super décevant... Débrief de la directrice d'Evian : Le marketing, ce n’est pas que l’élaboration de campagnes de pub, attention ! Etude de cas ensuite puis R&D. Bon, rien qui m'emballe, je trouve l'ensemble assez peu convaincant mais j'ignore combien de temps ils ont eu pour le préparer.

Conclusion d'Alice et Robert : quel mot pour définir un marketeur selon sondage étudiants EM = créatif avant tout. Pourtant, pas un créatif plus que tout Ouvert, réflexif, méthodique, interactif, concret.


Après-midi je devais aller en réunion avec Emilie du LH et Dan sur les ressources pédagogiques. Ces ressources externes sont payantes, soit à l'unité soit par Licences, en fonction du nombre d'ouverture de consultation demandé. le LH a besoin de connaître les demandes des profs pour l'année à venir afin de négocier au mieux les tarifs et anticiper les potentielles explosions de frais liées aux ouvertures de consultation non prévues. Lorsque j'arrive, personne n'est là. Je cherche Marie qui m'informe qu'Emilie, la responsable, est en arrêt. Comme je sais que Marie part bientôt en congé maternité et qu'elle est débordée, je lui demande si je peux être utile en quoi que ce soit, je sens bien que c'est dur dur au LH depuis qq temps. Elle me fait signe de m'asseoir et me parle d'un questionnaire qu'il faudrait monter à destination des profs afin de connaître, justement, leurs besoins en ressources externes pédagogiques. Je prends note de ce qu'elle m'explique et lui dit que je vais m'en charger. Retour dans l'open space, j'explique cela à Dan et je demande à Greg par quel outil il passerait pour faire un questionnaire en ligne de qualité. Bien sûr je connais Google Forms mais la qualité et les fonctionnalités sont limitées, je cherche qqch de plus professionnel. Il me parle de l'outil Sphynx et Dan m'indique Questback. Va pour Questback, outil payant mais très complet. Il me fait une petite démo/prise en main, interrompant son travail. Fin de journée sur le questionnaire. J'envoie une version Word à Marie pour qu'elle valide avant de lancer le Questback mardi ou mercredi.

Mardi 29 mars

du malheureux mélange Politique/RH...

Discussion ce matin avec Alex et Greg, nous ne sommes que trois dans l'open space. Je cherche à comprendre comment l'équipe s'est constituée. J'apprends ainsi que la valse des sous-directeurs et autres "chief" d'un niveau un peu important est monnaie courante à l'EM, ceux qui dirigent l'école "placent" leurs connaissances ou anciens collaborateurs, en dépit des bons résultats ou du consensus fait autour d'eux par les gens déjà en place. on "débarque" les employés sans trop de scrupule... Il semble assez compliqué de faire une longue carrière ici dès lors qu'on occupe un poste assez important. Mieux vaut rester dans les "petites mains" et tenter de se rapprocher de personnes qui, comme Dan, ont de réelles valeurs dans la gestion RH. Ce fonctionnement me perturbe. Je reconnais qu'au sein de l'Education Nationale, les profs sont avant tout un NUMEN et il est quasiment impossible de "déloger" un prof qui le refuserait. Je n'ai donc jamais senti que mon poste (sauf lors des réductions heures/postes qui menacent dans tous les établissements) était sur la sellette, que je risquais de me faire gentiment montrer la porte de sortie après bons et loyaux services. Difficile, dans de telles conditions, de donner le meilleur de soi-même je trouve. Finalement, l'environnement peut apparaître tour à tour peu sécurisant ou au contraire porteur d'espérances puisque certains gravissent les échelons assez rapidement et changent de postes presque chaque année. L'heure est actuellement aux réductions de coûts, et donc de postes.

Mercredi 30 mars

je soumets mes deux questionnaires (profs/ressources péda et étudiants/ressources open access) à Mathieu et Marie pour qu'ils me fassent leur retours. Ensuite il me faudra encore les traduire puis les faire valider par Dan avant de les basculer. je dois avancer aujourd'hui sur mon rapport d'étonnement pour vendredi, Dan a prévu 10 min pour moi, je dois rassembler mes remarques et les organiser.

Réunion du personnel en présence de Bernard BELLETANTE

Je me rends à cette "grand messe" qui fait suite aux conseils d'administration. Le directeur, Bernard Belletante, vient faire le point sur les chiffres, les finances de l'école, les projets et surtout, comme nous l'avons appris hier par mail à la surprise générale, le rapprochement entre GEM (Grenoble Ecole Management) et l'EMLyon. Cette réunion du personnel se tient dans le grand amphi IBM. très instructif à bien des égards :

Point chiffres : actuellement, 410 équivalents temps plein, l'école a perdu la subvention de plus de 3 millions d'euros qu'elle percevait jusque là et doit aussi payer les loyers sur Ecully. De plus, il y a 4 millions huit cent mille euros d'investissement pour le campus de Paris. Entre les dépenses et le mécénat (d'importantes sommes ont été versées par une banque et un laboratoire), le budget se tient plutôt bien, les chiffres sont bons.

Point digitalisation : ce projet impacte l'école à près de 80%. L'alliance avec IBM est structurante, porte ses fruits. Deux projets forts en cours : - le contrat de transformation digitale - la convention de partenariat académique (menée par Thierry Picq)

Points des axes à améliorer, les faiblesses : selon le directeur, pas encore assez d'innovation, il faut qu'IBM pousse l'école à aller encore plus loin. Ici, il y a une forte tendance à reproduire l'existant qu'il faut dépasser. Une véritable innovation pourtant : le PLP. Il concentre plusieurs axes : confrontation des données, question de la privacy de ces données, l'analyse du cycle étudiants avant de passer au cycle de la vie professionnelle.

Nouveaux territoires : conquête du territoire américain (EM pas présente) : volonté de proposer une sorte de Villa Médicis des Early Makers vers San Francisco afin d'accélérer les connexions de relations d'affaires, les partenariats académiques. Cibles : les profs et les étudiants auxquels il faudrait pouvoir trouver des stages là-bas.Pas normal qu'une école comme l'EM ne soit pas présente sur de tels territoires.

effet d'annonce : le rapprochement avec GEM théâtralisation de l'annonce avec court-circuitage astucieux de Belletante qui annonce d'emblée qu'il n'y avait pas d'autres façons de préparer et d'annoncer ce genre d'alliance "si vous en connaissez d'autres, je suis preneur" : bon, cela coupe court aux discussions sur la façon dont les profs, le staff, a appris la nouvelle, en gros, au pied du mur. but de l'opération : aller chercher les écoles du top trio, surtout HEC et l'Essec. Ce qui est visé : accroître l'excellence, développer la croissance de ces deux écoles, jouer sur le territoire qui est en notre faveur et pouvoir ainsi profiter d'éventuelles subvention régionales puisque les autres sont coupées. Ambition de Belletante de faire se rapprocher les profs pour allier, compléter les compétences Grenoble dispose d'un savoir faire différent sur l'innovation pédagogique, chacun a donc des choses à apprendre de l'autre. Le MBA de ces deux écoles est mal noté dans les classements internationaux, ce peut être l'une des possibilités de le faire évoluer.

Ce type d'alliance entre écoles de haut du tableau ne s'est jamais fait auparavant, de cette manière (à savoir, on ne veut pas faire de la simple addition, ici Task Force qui sera en charge de creuser les intérêts et projets possibles avant de rendre un verdict final, donc pas dans la précipitation) "Rien n'est fait, encore", martèle-t-il. Alex, assise à côté de moi, sourit : "ben voyons, il nous a fait le même coup pour Saint Etienne !" Belletante explique que le périmètre et la profondeur de cette alliance sont à inventer, pas de doc signé actuellement.

Jeudi 31 mars

Aujourd'hui télé travail, une première, mais avec trois enfants à la maison cause grève école et crèche, autant dire une vraie galère. Je dois remettre en ordre toutes mes remarques et pistes de réflexion pour demain matin, finaliser mon questionnaire sur Questback (mais j'attends encore le retour de Marie...) et regarder de plus près l'outil web Whatfix car j'ai rdv demain matin de bonne heure avec Florent qui gère les intégrations de nouveaux outils sur la plate forme test.

Vendredi 1 avril

Rdv avec Florent, du service support, pour discuter de l'intégration de l'outil Whatfix sur Brightspace : quelles modalités ? Quels freins ? En 30 min, nous définissons la marche à suivre et identifions ce qui pourrait poser pbm, notamment l'impossible granularité des tutoriels mis en place (tous les utilisateurs vont y avoir accès, sans prise en compte des besoins réels de chacun).

Réunion Indigo : présents Claudine, Kevin, Véro, Alex, Greg, Mathieu, Estelle, Florent, Claire, Dan et moi. D'abord Dan qui demande à tous de fermer les ordinateurs et déposer les téléphones dans une corbeille au centre de la table : volonté claire que chacun écoute les autres, vraiment. Je sens qu'Estelle, qui est assise à côté de moi et ne lâche jamais son téléphone sur lequel elle pianote sans cesse, est agacée par la demande. D'ailleurs, sa main va plusieurs fois aller effleurer le téléphone dans la corbeille au centre de la table, on sent qu'elle Ensuite, il demande à chacun de lister des points qui nous rendent fiers de ce que l'école à accompli depuis 18 mois. Réactions mitigées à cette annonce mais on s'exécute. Personnellement, je note : le Learning Hub, le PLP et l'alliance EMLyon/GEM. Tour de table, Dan note sur un tableau blanc les points cités et les commente. Florent ne trouve rien à écrire et explique que "c'est bien joli tout ça, mais le service support ne voit rien de tout ce qui se fait" Florent dénonce le climat social déplorable depuis qq temps, il explique qu'on peut être fier de ce qui se fait peut-être mais certainement pas de la façon dont les choses sont faites. "Ah,le vernis brille, mais faut pas regarder les mécanismes !"

Dan, pour sa part, trouve que la bascule sur le LMS s'est plutôt bien faite. Il se dit "bluffé" (c'est l'un de ses termes préféré) par la façon dont les profs ont accepté de se déplacer dans les petites salles de formation d'InDiGo pour apprendre comment utiliser le LMS, les Grade books...

Dan insiste sur le fait qu'il faut apprendre de ses échecs, et pour cela, qu'il faut ESSAYER ! Mot d'ordre : Fail fast Pour la prochaine réunion, il nous demande de venir avec le récit d'un échec à partager aux autres, pour montrer que chacun essaie et se trompe. Si l'on n'a pas d'échec à relater, c'est qu'on n'essaie pas. Demande faite aussi à Alex et Claudine de préparer une journée Indigo à l'extérieure pour planifier et discuter de la ligne de conduite 2016-2017. Ah, enfin une ligne directrice à venir ! Il se trouve justement que sur mon powerpoint de présentation du rapport d'étonnement, j'indique que cette absence de ligne directrice claire est à relever. Pour Dan, il est essentiel de soutenir la réussite du LMS qui est au coeur du projet Besoin d'identification des personnes références pour faire remonter les pbm, quels qu'ils soient. Dan est désormais celui par qui doivent transiter les pbm sur Brightspace pour qu'il en fasse état lors de la réunion hebdomadaire. Volonté : centraliser toutes ces remarques éparses et opérer un entonnoir pour les traiter au mieux. Claire (prof qui vient de soutenir sa thèse sur ce que le numérique a changé dans les entreprises) aborde le point qui m'interroge particulièrement : les outils. On en parle trop, et pas assez des usages réels possibles. Ben oui, c'est exactement ce que je pense aussi... Dan met en avant le fait qu'Indigo reçoit bcp de questions techniques sur Brightspace mais peu de question de pédagogie pure, de design thinking. L'école n'a pas assez aidé les gens à développer un comportement communautaire. Le travail par projet se met petit à petit en oeuvre et c'est déjà mieux que rien, ou mieux qu'avant, d'après Estelle. Véro pas du tout d'accord, trouve que tout est pire depuis la digitalisation. "Essayons d'écouter vraiment la voix des users !" clame-t-elle. "Depuis plusieurs mois, l'école va dans le mur pour plein de monde, Dan" rajoute-t-elle. Fidèle à ses habitudes, Dan est bien plus mesuré et optimiste, il refuse de se concentrer sur le négatif mais il semble désappointé par les remarques de Véro qui sont très agressives "On ne bâtit pas sur des échecs my dear" répond-il...

Estelle et Florent nous quittent, ils ont une autre réunion. A peine sortis, Dan demande à Kevin de nous montrer le Powerpoint de présentation/état des lieux des Moocs dans l'école. Avant de commencer, Kevin lance, rageur : "Et pourquoi je le ferais puisque toute l'équipe n'est plus au complet ? Elle n'est restée que pour parler des sujets qui l'intéressent, après elle se casse, et ce que les autres ont à dire, elle s'en fout !" Evidemment il parle d'Estelle. "c'est soit elle fait partie de l'équipe Indigo et elle reste jusqu'au bout, elle décale sa réunion, soit elle n'en fait plus partie et au moins on sait ce qu'il en est". Dan acquiesce mais refuse d'ouvrir le débat, comme à son habitude. Tension...(enfin personnellement, je souris intérieurement, l'aplomb de Kevin et son antipathie pour Estelle me font rire)

Kevin présente rapidement les 8 MOOCs sur lesquels il travaille, ceux qui sont déjà opérationnels et ceux en cours ou en projets. (Pour info, il savait qu'il avait ce doc (36 slides) à présenter depuis 1 semaine, comme moi pour mon rapport d'étonnement, mais il ne l'a commencé que hier en fin de journée et fini ce matin, juste à temps pour la réunion : ce garçon m'épate. Il me dit qu'il a appris à Sciences Po à improviser dans les prises de parole, à reprendre les arguments des autres pour les renverser... Il n'est stressé par rien, surtout pas le boulot. Et il me dit "je suis très fort pour faire croire qu'il y a des heures de boulot derrière mes docs", clin d’œil en prime.) Dan et Claire commentent les slides de présentation, cette impulsion pour les MOOCs est réelle et à aider, d'ailleurs Claire demande comment les profs peuvent s'y retrouver financièrement, étant donné le travail énorme qu'il y a derrière chaque MOOC. Il y a un modèle économique à trouver, l'école doit avoir une politique favorisant le soutien aux profs qui voudraient se lancer dans des MOOCs. Et puis il y a gros boulot d'animation des forums, promotion des MOOC... et il faudrait trouver qqun pour aider Kevin : "ben on prend Audrey !" lance Kevin. "Pourquoi aller chercher ailleurs qqun alors qu'on a la ressource sous la main, qui connaît l'équipe et l'école ? ". je dois être écarlate tant je ne m'attendais pas à cette remarque. Réaction de Véro : "c'est sûr, tout le monde voudrait la garder, Audrey". Réaction de Dan : "non, ce n'est pas possible, il faut la laisser finir ses études et puis elle a vendu son âme à l'Education Nationale". Aïe, et oui, c'est sûr, ça va bloquer de toute façon ces trois années que je dois comme fonctionnaire, l'EM n'est pas estampillé Educ Nat... Honnêtement ça me gonfle au plus haut point cette chaîne à mes pieds, Educ Nat mon désamour... Étrange aussi cette façon qu'ils ont de parler de moi comme si je n'étais pas présente : pour ne pas me mettre mal à l'aise ? Kevin me glisse à l'oreille "faudra en reparler avec Dan, plus tard". Il est sympa ce Kevin, déroutant mais sympa, et cette marque d’estime me touche vraiment, surtout venant de qqun d'aussi critique et exigeant. J'apprendrai plus tard dans l'après-midi que la veille, alors que j'étais en télé-travail, l'équipe a justement évoqué l'idée d'embaucher qqun et mon nom a été plus qu'évoqué par Kevin, Véro et Alex, sauf que Dan pense que ma situation va bloquer une quelconque proposition et que donc, il faut abandonner l'idée...

Fin de la présentation de Kevin, il reste peu de temps pour mon rapport d'étonnement alors je raccourcis autant que possible. Dan prend des notes sur ce que je dis, commente parfois d'un "bonne remarque, je note" mais c'est tout. je ne sais que penser. Je finis par un point "Auto critique" dans lequel j'explique que je ne suis experte en rien, ici, et que je ne parviens pas à voir en quoi je suis utile réellement. De plus, je pense que les recherches que me demande Dan me mènent souvent très, trop loin, et qu'il m'est difficile de savoir où et quand les stopper. Regards entendus de Dan et Claire qui me dit "tu es chercheuse, Audrey ? " et bien, non, pas vraiment. "parce que tu devrais faire une thèse, tu as vraiment le profil parfait pour ça". AH ? Pourquoi ? "la question d'être expert en rien, des recherches que l'on suit parfois comme dans un labyrinthe : tu as la posture !". Eclats de rire généralisé, surtout que Kevin, par le biais de son ordi encore branché dans la salle, fait passer un morceau de violon lancinant et triste en déclarant : "experte en rien, allez, tu veux nous faire pleurer, là ? Regarde, je t'ai mis le fond sonore approprié". Suis un peu décontenancée je l'avoue, je dois rire ou pas, là ?

Déjeuner avec Dan, Véro, Greg : Véro veut reprendre la conversation sur l'école qui va dans le mur et cette digitalisation qui a des effets ravageurs mais Dan n'est pas d'humeur, il essaie d'orienter la conversation sur du "small talk", peine perdue. De guerre lasse, il finit par indiquer à Véro qu'elle a parfaitement le droit de penser cela mais que pour lui, c'est indispensable d'avoir l'esprit corporate et d'être fier de ce que l'on fait, sinon il vaut mieux cesser de travailler ici.Réponse de Véro : "j'étais fière de bosser ici jusqu'à l'an dernier, depuis, c'est fini". Sujet clos.

Après-midi calme, je relance par mails ceux dont j'attends le retour pour avancer sur mes questionnaires. J'echange qq mails avec la plateforme de Whatfix pour obtenir une démo de qq jours afin de travailler dessus et Claire me demande de lui envoyer mon rapport d'étonnement ou bien, si je suis d'accord, de le publier sur la communauté : est-ce la preuve que mon boulot a été bien reçu ?

Rapport d'étonnement : voir dans la section "Mes travaux" et "Présentation EM"

Lundi 4 avril

matinée assez tranquille, entre réunion LMS hebdomadaire et échanges de mails concernant les questionnaires. J'avance aussi sur mes recherches de RSE. Dan part demain pour 8 jours aux USA (vacances), il me demande d'assister à la prochaine réunion LMS à sa place mais je serai aussi en congés. Mon travail de la journée est essentiellement consacré aux échanges de mails, modification des questionnaires et attente de validation. Dan valide mon questionnaire étudiants, je poursuis mes recherches sur le RSE (lectures de Livres Blancs sur le sujet...) j'ai quasiment finis mes slides de synthèse sur les badges de validation : intérêts, ressorts, freins/pièges, types, processus de création... br />

Lors de la réunion LMS, j'ai relevé des usages particuliers des pronoms personnels dans le discours d'Estelle, notamment : -"pour cette communication, ce sera à vous, équipe Indigo, de porter le message" ou "vous allez devoir expliquer ce problème" : comment ça, "VOUS" ? Elle ne fait donc plus partie d'Indigo ? Etrange cette façon qu'elle a de ne pas s'inclure dans l'équipe alors qu'elle en fait partie (même si son bureau dans l'open space est quasiment toujours vide et qu'elle travaille visiblement de plus en plus sur "le plateau SBS". Suis-je la seule à avoir remarqué ce changement de langage ? (Non, dès le lendemain, j'entends Greg demander à Kevin avec un sourire s'il était au courant d'une bascule définitive d'Estelle sur SBS. "Pourquoi ?" demande Kevin "Parce que lors de la réunion hier, elle a toujours dit "vous, équipe Indigo", jamais "nous", alors bon...)

Autre remarque du jour : S'adresser aux élèves est décidément relativement compliqué, il faut prendre un nombre considérable de précaution, attendre des validations d'Untel et de tel autre, j'avoue ne pas saisir pourquoi il faut en passer par tous ces détours.

Mardi 5 avril

Dan en congés, lorsque j'arrive toute l'équipe (sauf Estelle) est là, silencieuse, les têtes derrière les ordis. Je m'occupe de la version anglaise de mon questionnaire ainsi que de petites tâches. Déjeuner avec Véro : retours sur les pbm soulevés par la digitalisation, le fait que les profs sont exaspérés, rien ne fonctionne dans les salles, on ne sait jamais qui doit s'en occuper, comment faire, ce n'est pas opérationnel. Et du coup, les étudiants se retrouvent devant des salles suréquipées qui ne fonctionnent pas, "expérience usager" pas top, clairement. Le souci, selon Véro, c'est qu'on oublie que l'EM est avant tout une école, il faut absolument s'intéresser aux retours des profs qui actuellement se retrouvent un peu prisonniers des décisions prises par le pôle SBS, un pôle sans prof où se décide les actions menées... Vero m'informe qu'elle doit écrire un livre en anglais (on la presse de le faire depuis 2 ans, une prestigieuse maison d'éditions spécialisées, sur "l'intrapreneuriat", son sujet de recherche depuis 15 ans, l'a sollicitée) mais elle n'est plus très motivée. Ce par quoi elle est passée depuis 2 ans (maladie et décès de son mari, dépression...) n'a pas aidé. Elle a envie de se consacrer à l'innovation pédagogique et d'ailleurs, j'apprends qu'ils préparent avec Dan une analyse fine des usages faits durant cette première année de bascule sur le LMS. Nous échangeons sur ce qui permet ou pas une innovation, ses remarques sont toujours d'une très grande perspicacité. Elle se reconnaît un caractère fonceur, elle va au front et prend les coups mais elle aime essayer, innover, lancer des idées. Et des idées, elle en a en permanence.


fin de semaine

Dan en congés, le rythme se trouve largement ralenti au sein de l'équipe. Je sens que chacun s'astreint à être sur le pont et efficace bien davantage lorsque Dan est là, d'autant qu'il donne dans la journée des directives. J'ai fini mon questionnaire étudiants mais je n'ai toujours pas reçu la validation de la personne propriétaire de la communauté pour le faire passer : j'ai l'impression parfois qu'il y a pas mal de "fonctionnaires" ici aussi, enfin dans la façon de gérer le travail.


Réunion jeudi après-midi avec Alex, Claudine, Kevin et Mathieu pour discuter de la façon dont nous devons repenser la communauté Indigo sur Connexion, comment répondre plus efficacement aux questions. Sans Dan, les langues se délient, chacun parle librement de son ressenti actuel sur la situation, les rapports de force, les profs et leur comportement d'enfants gâtés pour une partie. Dan qui est pourtant particulièrement apprécié, cherche trop à contenter tout le monde, faire plaisir, ce qui se retourne parfois contre lui ou contre l'équipe. Discussion autour de connexion et brightspace : Arrêter Outlook, plus de mails, tout basculer sur les communautés : il ne faut pas laisser le choix entre plusieurs outils pour ce qui est de la communication interne. Mails et communautés/forums se font de la concurrence. Apparemment piste déjà évoquée mais non suivie. Profs, pourquoi ce refus d'une partie d'entre eux d'utiliser réellement le LMS sans se contenter du minimum ? Les pros ne cherchent même pas, pour certains, ils commencent déjà par dire que c’est compliqué, difficile : état d’esprit qui n’y est pas. Accompagnement qui n’y est pas pour certains, d'autres pensent que les profs sont au contraire trop assistés, ils attendent qu'on leur fasse tout, surtout ici puisqu'ils ont une assistante dédiée par UPR. Souvent, travailler avec/pour eux, c'est faire de la « garderie non rémunérés » selon Alex. Indigo se trouve de moins en moins sollicitée pour les formations car trop identifiée comme SAV brightspace Indigo serait peut-être en train d’être mis un peu sur la touche, plus haut, on sent une volonté de ralentir le dvpt pour mettre davantage en lumières SBS (d’où migration d’Estelle peut-être, elle a senti le vent tourner et s’est rapproché de ce qui est plus «intéressant» dans la stratégie qui se met en place : on ne la voit plus du tout dans Indigo, elle semble avoir quitté l'équipe mais personne n'en a été informé si c'est le cas) Les profs sont gâtés, pouvoir terrible ici, ils peuvent planter le projet digital pédagogique. Ras le bol de Kevin qui avoue avoir été à rien de passer voir le docteur pour se mettre en arrêt. Plus du tout motivé. L'équipe, selon lui, crée des jalousies et donc un effet de déséquilibre : à Indigo, chef sympa, ouvert au dialogue, pas de pression de rentabilité ou de finances, grande diversité des missions...ce n'est pas le cas de tout le monde ici.

Quand le chat n'est pas là, les souris dansent... : Kevin est parti en milieu de matinée aujourd'hui, pas venu mercredi après midi, Greg absent hier, tout le monde parti hier 16h20 et moi je procrastine bcp, clairement... J'aurais été plus efficace de chez moi cette semaine. Travailler dans un open space où on bavarde bcp, Kevin et Alex nous envoient des âneries par mail... pas évident de se concentrer que quoi que ce soit. Bref, on ne peut pas dire que l'équipe bosse à fond quand le "chief" est absent. Temporalité différente, plus calme, plus tranquille. Et pourtant, Dan n'est pas anxiogène ou pressant.


Lundi 18

Retour après une semaine de congés, je retrouve l'open space et les collègues, Greg en moins (congés) Les vacances de Dan aux Etats-Unis n'ont visiblement pas été particulièrement sympa, je le sens fatigué ce qui va s'avérer de plus en plus vrai au fil de la journée. journée intéressante à bien des égards : - je passe tout le matin en réunion avec Alejandro Armellini que Dan et Véro ont fait venir de Northampton pour discuter sur l'innovation, la formation de profs et une éventuelle certification. 3h de réunion en anglais, dur dur, mais j'ai appris bcp et son expérience est une piste de reflexion. (voir prise de notes) Il va revenir pour les deux jours de formation Carpe Diem qui aura lieu début mai. Au cours de la réunion, je rencontre enfin la doyenne de la faculté, Françoise Dany, qui vient exposer (en anglais toujours) ce qu'elle souhaite mettre en place à l'EM, ses questionnements, voilà qui éclaire ma lanterne

prise de notes : Réunion lundi 18 avril avec

 Ale Armillini – Véronique Bouchard – Daniel Evans et Françoise Dany

teaching and learning formation des profs, innovation, 900 profs Quid des différences entre enseignants, notamment sur le délai entre évaluations/travaux et feedback du prof ? Réponse Ale : c’est une question de politique globale. Il n’est pas acceptable que certains profs prennent 1 semaine, et d’autres 3 mois pour faire un feedback, il faut des exigences communes que les profs respectent.

D’où question des « standards de qualités » pour un cours : sujet très épineux. Conseil : il faut conserver des éléments d’enseignement traditionnel et proposer une « mixte diet »

Northampton Bussiness School : proposent un système qui fait la part belle au e-learning au fil des années : début de cursus, bcp de présentiel, peu de e-learning puis cela évolue avec les années et la maturité jusqu’à inverser la courbe : e-learning majoritaire en fin de parcours. (Objectif = ne pas perdre trop d’étudiants au départ) NB : à l’EM, politique inverse.

intervention de Françoise Dany : déclinaison des Pbm principaux :

- Digital demande bcp de temps et les profs s’en plaignent, le dénoncent. C’est un réel pbm car freine les profs dans leur envie/besoin de s’investir. Il faut donner l’opportunité aux profs de gagner en compétence sur le digital

- Nécessité de changer la façon dont on évalue les profs : Comment ? (on passe d’un système basé sur le Learning hours au lieu de teaching hours)

- Changer mentalité des enseignants ? introduire de nouveaux rôles ? Volonté faculté que les profs ici aient une aide (on-line instructor par exemple) pour avancer sur la voie du digital. Volonté de proposer une certification des profs qui s’engagent dans le blended

- création de nouveaux postes/ nouveaux rôles ? Les coordinateurs et instructeurs, chacun ayant un rôle différent qui va aider les profs. Attention, les assistantes à l’EM vont être enlevées si on ne prouve pas qu’elles ont des compétences indispensables

Quel est l’avis d’Ale sur training et certification pour coordinateur, instructeur et profs ?

Synthèse d’Ale :

Message is « blended is the new normal », « this is your job ». Etre intransigeant là-dessus.

Interêt du blended (et LMS) ? Qu’est-ce que cela apporte ? - Permettre aux étudiants d’opérer des choix, - gagner en flexibilité, - gagner de nouveaux marchés…

Premier point : éviter l’erreur commune d’interroger les étudiants tout de suite après un changement dans les apprentissages. Il faut attendre un peu (plusieurs mois) avant d’interroger les étudiants et leur demander un feedback sur les innovations. Ils ont besoin de recul.

Comment faire pour évaluer, rétribuer équitablement les enseignants dans un système blended ? à Northampton, on alloue un nombre d’heures pour gérer un groupe de 25 élèves (5, 6 ou 7 heures par semaine pour cela) ces heures peuvent correspondre à des moments en présentiel, des travaux de groupes dirigés, des discussions sur forums… C’est au prof de s’organiser. (MAIS parfois ce système ne fonctionne pas, certains passent 2h par semaine, d’autres, bien plus que les 7 heures allouées) = la partie blended est très dure à quantifier et à rémunérer correctement.

Système pyramidal de l’innovation à Northampton : Trois types de postes spécifiques ont été crées.

Le Learning technologist = il doit trouver ce qui va fonctionner le mieux et le moins bien en fonction de ce qu’on lui demande. Formation Master au minimimum et background académique dans l’enseignement il développe un goût pour ce qui est en rapport avec les nouvelles technologies. Ce type de profil n’est pas celui qui coûte le plus cher, entre 25 et 30 000 euros par an. (Pour exemple, il y a 7 Learning Technologist à Northampton)

ils ont aussi une équipe comme Indigo plus qualifiée pour trouver des nouveaux outils, former des groupes entiers…

Attention aux profs « récalcitrants », il ne faut pas les laisser sur le bord du chemin. Ne rien faire pour ces profs là causent des dommages auprès des étudiants. Solution proposée à Northampton : the Content Developper s’assure que les profs récalcitrants ont le minimum nécessaire pour développer des cours en digital. Il travaille en tête à tête avec les profs, les accompagne sur un projet… 1 personne seulement dédiée à ce travail et pourtant, ça marche

Enfin, 4 Learning designers (un cran au dessus dans la pyramide), qui ont plus de crédit d’un point de vue académique. Personnes tournées vers « pedagogy issue » ils ne s’occupent pas de la mécanique des outils mais de la structure des cours Elaboration des formations style carpe diem… Ils sont appréciés, ont de l’expertise et ils sont reconnus, ont des profils différents et coûtent plus cher (55 à 70 000/an) ils ont plus de responsabilités et certains ont des compétences plus fines que d’autres


- j'apprends dans le courant de l'après-midi que Claudine est en CDD, fin de contrat en juin, et elle ignore ce qu'il va advenir de son poste par la suite. Poussée par Alex et moi, elle demande un moment à Dan pour lui exposer son mal-être dont je n'avais rien soupçonné et qui paraît important. Toute la conversation qui s'ensuit, lorsqu'elle nous raconte son entretien avec Dan, me permet de mieux comprendre la situation actuelle : Dan ne parvient pas à diriger l'équipe, les collaborateurs souffrent d'un manque d'objectifs, de fonctions clairs, certains ont la sensation de ne faire que des choses redondantes par rapport à d'autres, quémander du travail, chercher leur place. Dan a d'ailleurs reconnu ne pas savoir "gérer une équipe", avoir "raté qqch avec Kevin ces derniers temps" (puisqu'il veut partir) et il doit absolument trouver rapidement un axe directeur pour l'équipe, c'est vital. Estelle a donc bien quitté Indigo, et là encore, personne n'en a été clairement informé, tout se passe dans le non-dit, c'est déroutant.

Mardi 19