Open Edition : Différence entre versions
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Architecte des systèmes d'information - chercheur au CNRS | Architecte des systèmes d'information - chercheur au CNRS | ||
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Marque déposée qui veut dire "tirage illimité". En edition classique ont fait toujours un tirage en edition limité. | Marque déposée qui veut dire "tirage illimité". En edition classique ont fait toujours un tirage en edition limité. | ||
Le tirrage illimité n'existe pas dans le domaine du papier. Mais est possible dans le domaine du numérique. | Le tirrage illimité n'existe pas dans le domaine du papier. Mais est possible dans le domaine du numérique. | ||
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L'économie de la rareté | L'économie de la rareté | ||
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Dans le modèle du numérique, on passe dans une économie de l'abondance car le bien est quasiment multipliable à l'infini. En envoyant un PDF, on ne s'en dépossède pas. | Dans le modèle du numérique, on passe dans une économie de l'abondance car le bien est quasiment multipliable à l'infini. En envoyant un PDF, on ne s'en dépossède pas. | ||
On est donc dans l'économie de l'attention. L'attention du public. Cette attention devient rare. Ce qui est difficile pour le bien, est d'attirer l'attention, car le nombre de bien est très important. | On est donc dans l'économie de l'attention. L'attention du public. Cette attention devient rare. Ce qui est difficile pour le bien, est d'attirer l'attention, car le nombre de bien est très important. | ||
Il faut prendre en compte tout cela pour créer de nouveaux modèles pour la presse et l'édition. Ce nouveaux modèles sont obligatoires pour que les structures survivent. | Il faut prendre en compte tout cela pour créer de nouveaux modèles pour la presse et l'édition. Ce nouveaux modèles sont obligatoires pour que les structures survivent. | ||
| − | Face à cette problématique, Le Monde, Libération, se sont tourné vers un modèle hybride entre | + | Face à cette problématique, Le Monde, Libération, se sont tourné vers un modèle hybride entre accès payant et accès gratuit. Donc beaucoup de lecteurs car certains contenu sont ouvert mais création de frustration pour que les gens s'abonnent. |
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| + | Bine rival : Lorsque je donne un bien, je m'en dépossède | ||
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| + | Le numérique remet la connaissance et le support de cette connaissance sur un même pied d'égalité. | ||
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Le CNRS leur vend donc des fichier PDF ou EPUB. Pour les télécharger il faut donc être abonné. | Le CNRS leur vend donc des fichier PDF ou EPUB. Pour les télécharger il faut donc être abonné. | ||
D'autres services comme les statistiques sont également payants. | D'autres services comme les statistiques sont également payants. | ||
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| + | Un peu d'histoire ... | ||
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| + | Wikipedia date des années 2000. C'est le modèle le plus achevé, le plus moderne d'édition électronique. | ||
| + | Un des gros projet d'édition électronique remonte au projet Gutemberg. Un étudiant tape la déclaration d'indépendance des Etats-Unis et se met à la partager avec d'autres personnes. Cela remonte à 1971. | ||
| + | Le plus vieux projet d' édition électronique remonte à 1949. Un ecclésiastique italien se lie avec IBM qui construit et vends à l'époque des machines à écrire. Celui-ci fait l'index Thomisticus. Ce projet à duré 30 ans et 56 volumes ont été créer. Il a été porté sur CDRom et cet index existe toujours. | ||
| + | Ces exemple permettent d'introduire l'histoire de l'édition electronique qui se décompose en 3 temps. | ||
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| + | 1er temps : la numérisation. | ||
| + | C'est le 1er âge de l'édition électronique. On peut par exemple parler de Gallica. C'est un projet de numérisation. | ||
| + | Puis Google s'est lancé dans un gigantesque programme de numérisation du savoir humaine : Google Books. | ||
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| + | L'édition telle qu'on la conçoit au 21e siècle, comporte des couches de traitements que l'on n'imaginait pas avant. On appelle cela la "fouille de texte" ou "text mining". On essaie de sortir du texte des informations. Mais on ne peut le faire que si l'on a numérisé le texte. Google par exemple fait de la fouille de texte. | ||
| + | autres exemples de text mining: | ||
| + | - Google Ngram : travaille sur le corpus de google books qui a fait de la reconnaissance optique de caractère (OCER). Puis Ngram analyse le nombre de fois qu'un mot ou un expression est utilisé dans l'ensemble du corpus à des moments donnés. | ||
| + | - OpenEdition Lab / Bilbo : cellule de R&D interne au CNRS. | ||
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| + | 2ème temps : l'édition nativement numérique | ||
| + | Utilise des fichiers numériques dès le début. Elle date environ du milieu des années 80 avec l’apparition du Macintosh. | ||
| + | Le WYSIWYG : What you see is what you get. C'est une interface qui permet de sélectionner une zone et modifier l'apparence graphique du texte. Permet la visualisation instatanée par exemple. Mais le défaut étant que l'on ne maîtrise pas le code qu'il y a derrière. | ||
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| + | Découpage en 3 âges fait par Pierre MOUNIER et Marin DACOS | ||
Version du 13 janvier 2016 à 16:26
Marin DACOS
Architecte des systèmes d'information - chercheur au CNRS
Son conseil : Pour créer des projets intéressant il est nécessaire et important de cumuler les compétences/
OpenEdition
Marque déposée qui veut dire "tirage illimité". En edition classique ont fait toujours un tirage en edition limité. Le tirrage illimité n'existe pas dans le domaine du papier. Mais est possible dans le domaine du numérique.
L'économie de la rareté
A construit le modèle économique de l'édition. Un bien est rare, plusieurs personnes qui sont en concurrence pour ce bien, pour le posséder. C'est sur cette propriété que le modèle économique de l’édition et de la presse qui s'est construit. Dans le modèle du numérique, on passe dans une économie de l'abondance car le bien est quasiment multipliable à l'infini. En envoyant un PDF, on ne s'en dépossède pas. On est donc dans l'économie de l'attention. L'attention du public. Cette attention devient rare. Ce qui est difficile pour le bien, est d'attirer l'attention, car le nombre de bien est très important. Il faut prendre en compte tout cela pour créer de nouveaux modèles pour la presse et l'édition. Ce nouveaux modèles sont obligatoires pour que les structures survivent.
Face à cette problématique, Le Monde, Libération, se sont tourné vers un modèle hybride entre accès payant et accès gratuit. Donc beaucoup de lecteurs car certains contenu sont ouvert mais création de frustration pour que les gens s'abonnent.
Bine rival : Lorsque je donne un bien, je m'en dépossède Bien non rival : lorsque je le donne, je ne m'en dépossède pas. La connaissance est un bien non rival. Le numérique remet la connaissance et le support de cette connaissance sur un même pied d'égalité.
Les modèles Freemium
exemple : Dropbox. On accède à toutes les fonctionnalités de Dropbox avec seulement 2Go. Puis passer en premium pour avoir plus d'espace de strockage. C'est donc une expérience complète mais non intense.
Le Pay to Win : si on ne paye rien on ne peut rien gagner. Ce n'est donc pas du Freemium.
Skype était à la base le plus grand projet de Freemium. Certaines fonctionnalités étaient payantes comme la visio-conférence à plus de trois personnes.
Dans L'Open Edition il est important que les lecteurs lisent. Puis il faut trouver des solutions Freemium pour le financement.
Mais cela est assez compliqué car
Il faut créer de la rareté tout en offrant une expérience complète dans le monde free. NewYork Time à trouver une solution : il compte le nombre d'article. Au 10ème article, grâce aux cookies, il bloque l'accès aux contenus des articles au lecteur. En effet, NYT a compris que ce lecteur estintéressé par les articles, que le lecteur créer de la valeur. Donc le NYT demande de payer pour payer les journalistes.
Les coûts de transaction : il est decisif. C'est le cout matériel, le temps que je passe à faire une transaction avec quelqu'un.
l'analyse du CNRS :
le NYT s'est mis dans une logique B2C (business for consumers). Le NYT avait beaucoup d'utilisateur. Ici le CNRS est dans une logique B2B en s'adressant aux bibliothèques universitaire. Ils considèrent que l'usage intensif est liés aux professionnels. On va donc créer des services pour ces professionnels. Ils ont donc décidée de ne pas vendre de contenus, mais de vendre des services. Les cibles sont donc les chercheurs. Et le chercheur adore créer des bibliothèques. Dans le numérique, ils ont envie d'avoir le livr eou la revue dans leur disque dur. A la fois pour l'annoter, ensuite pour pouvoir l'emporter partout sans forcément avoir de connexion Internet. Le CNRS leur vend donc des fichier PDF ou EPUB. Pour les télécharger il faut donc être abonné. D'autres services comme les statistiques sont également payants.
Plusieurs plateformes :
- Revoues.org
- Calenda
- Hypothèses
- OpenEdition Books
Un peu d'histoire ...
Wikipedia date des années 2000. C'est le modèle le plus achevé, le plus moderne d'édition électronique. Un des gros projet d'édition électronique remonte au projet Gutemberg. Un étudiant tape la déclaration d'indépendance des Etats-Unis et se met à la partager avec d'autres personnes. Cela remonte à 1971. Le plus vieux projet d' édition électronique remonte à 1949. Un ecclésiastique italien se lie avec IBM qui construit et vends à l'époque des machines à écrire. Celui-ci fait l'index Thomisticus. Ce projet à duré 30 ans et 56 volumes ont été créer. Il a été porté sur CDRom et cet index existe toujours. Ces exemple permettent d'introduire l'histoire de l'édition electronique qui se décompose en 3 temps.
1er temps : la numérisation. C'est le 1er âge de l'édition électronique. On peut par exemple parler de Gallica. C'est un projet de numérisation. Puis Google s'est lancé dans un gigantesque programme de numérisation du savoir humaine : Google Books.
L'édition telle qu'on la conçoit au 21e siècle, comporte des couches de traitements que l'on n'imaginait pas avant. On appelle cela la "fouille de texte" ou "text mining". On essaie de sortir du texte des informations. Mais on ne peut le faire que si l'on a numérisé le texte. Google par exemple fait de la fouille de texte. autres exemples de text mining: - Google Ngram : travaille sur le corpus de google books qui a fait de la reconnaissance optique de caractère (OCER). Puis Ngram analyse le nombre de fois qu'un mot ou un expression est utilisé dans l'ensemble du corpus à des moments donnés. - OpenEdition Lab / Bilbo : cellule de R&D interne au CNRS.
2ème temps : l'édition nativement numérique
Utilise des fichiers numériques dès le début. Elle date environ du milieu des années 80 avec l’apparition du Macintosh.
Le WYSIWYG : What you see is what you get. C'est une interface qui permet de sélectionner une zone et modifier l'apparence graphique du texte. Permet la visualisation instatanée par exemple. Mais le défaut étant que l'on ne maîtrise pas le code qu'il y a derrière.
Découpage en 3 âges fait par Pierre MOUNIER et Marin DACOS