Hack programmateur machine à laver
Introduction
Le sujet proposé entre dans le cadre général des enjeux de société autour du développement durable, de l'upcycling et de la redirection écologique. Depuis quelques années ont fleuris les "repair café", qui consistent à mettre à disposition du public des outils et des méthodes pour réparer leur matériel, généralement de l'électroménager. Au cœur de la logique de ces événements réside la lutte contre le gaspillage et l'obsolescence programmée, qui nécessite l'acquisition d'un certain savoir faire et de connaissances. Les tutoriels sur internet sont généralement très utiles pour résoudre un problème précis, réparer un objet d'une marque donnée, mais il est rare de trouver une méthodologie permettant de s'attaquer a priori à n'importe quel problème de réparation d'objet électroménager. D'autant que ces matériels utilisent des circuits de puissance, potentiellement dangereux pour un utilisateur qui ignorerait les problèmes de sécurité.
La première partie de ce projet consiste à entrer dans ce nouveau paradigme, cette nouvelle logique, pour définir la méthodologie générale d'ingénierie permettant l'analyse du besoin, sur le cas précis du programmateur de lave-linge quelle que soit sa marque, pour permettre à des utilisateurs possédant des connaissances minimales de résoudre le problème. La seconde partie consiste à appliquer cette méthodologie sur un cas concret de machine dont le programmateur est HS.
Bibliographie
A l'origine, l'obsolescence planifiée des objets a été théorisée par Bernard London dans son fascicule l'obsolescence planifiée. Cet agent immobilier américain à imaginé cette théorie pour en finir avec la grande dépression durant laquelle les américains ne pouvaient plus acheter d'appareils mais que l'industrie continuait d'en fabriquer en grosse quantité et simplement du fait des innovations technologiques. Cela a eu pour conséquence de créer des stocks qui ne se dilapidaient pas. Dans son ouvrage, London critique le fait que les consommateurs préfèrent user un produit jusqu'à ce qu'il ne soit plus utilisable plutôt que d'en changer. Dans son contexte cette théorie est idéale, elle permet de solutionner les problèmes liés à la grande dépression. Seulement, un élément qui n'a pas été pris en compte est l'impact écologique et environnemental d'un tel mode de consommation. L'impact d'un mode de vie qui aujourd'hui encore et ce même si la grande dépression est finie. En effet, l'obsolescence programmée est aujourd'hui encore un pendant de l'industrie. On distingue deux modes d'obsolescence : évolutive et fonctionnelle. La première s'appuie sur le fait que le constructeur n'apporte pas d'amélioration ni de possibilité d'amélioration à ses appareils (Certains smartphones ne pouvant plus avoir accès à des mise à jours). La seconde est plus classique, elle repose sur le fait que l'industriel va pousser son appareil à la panne (moteur non adapté à son utilisation) avec en général peu de moyen de réparer la panne à moindre coût et simplement. Le hacking est une pratique de plus en plus ancrée dans notre société. Cette culture laisse entrevoir une nouvelle façon d’accéder au savoir par des moyens détournés, comme la pratique de disciplines scientifiques comme l’informatique et l’électronique en loisir. Plus qu’une contre-culture isolante pour ses membres, le hacking s’articule au système de socialisation de base de chaque individu. Subséquemment, le hacking pousse à remettre en question le rapport de chacun à la technologie de plus en plus présente et complexe nous entourant. De par la démocratisation de l’apprentissage par sois même, notamment dans les domaines tel que l’informatique et l’électronique, l’individu apporte une plus-value à son socle de connaissance acquis dans le cadre plus “conforme” de la scolarité.
Du fait que le hacking se base sur un apprentissage en autodidaxie et une importance du partage avec les pairs, la philosophie même de cette culture repose sur une notion de libre accès, de simplicité de conception afin d’être compréhensible par la majorité. Cela, couplé au fait que la plupart des hackers se professionnalisent dans un milieu proche de leur activité de hacking, laisse à penser qu’au fur et à mesure du temps, la conception même des objets technologiques du quotidien finiront par être affectée par cette mentalité. Les premier signes se font d’ailleurs de plus en plus voir (https://frame.work/de/en). Dans The Hackor Manifesto, M. Blankenship met en exergue les propos ci-dessus. En effet, l’auteur exprime le fait que les apprentissages classiques ne le satisfaisait pas. Il met aussi en lumière que le hacking est avant tout une histoire de communauté. -Changer le travail ou changer la société ? Les hackers entre conformation à l’ordre social et volonté d’innover, thèse de Eric Zufferey. -The Hackor Manifesto, Loyd Blankenship Un des impacts de l'obsolescence programmée des objets et bien sûr l’augmentation générale d’appareils. Or, tandis que la consommation augmente, le nombre de déchets augmente tout autant.